Marouane Chamakh

Le 12 mars 2009, par Surface

Chouchou de la sélection marocaine, Marouane Chamakh, à tout juste 24 ans, balade sa coupe tektonik sur les pelouses de Ligue 1 depuis déjà un bon moment. Toujours avec  le maillot bordelais collé au cœur, avant de se laisser peut être séduire par le chant des sirènes britanniques ?

Marouane porte une veste façonnable, un polo Dolce & Gabbana et une montre Hublot

A quel moment comprends-tu que tu as le potentiel pour devenir pro ? En intégrant le centre de formation. A Bordeaux en plus, mon club de coeur. J’étais aussi heureux que lorsque je suis passé pro. A ce moment-là, on prend conscience de beaucoup de choses. Je me suis dit qu’en travaillant très dur, je pouvais faire quelque chose. Tout s’est joué durant la première année. En moins de 17 ans, j’ai fait une très bonne saison et on finit en finale de Championnat de France où l’on perd contre le Metz d’Adebayor.

Pourquoi avoir accepté la sélection d’un pays dans lequel tu n’as jamais vécu ? Quand la possibilité d’intégrer la sélection marocaine s’est présentée, il fallait que je me décide vite. J’avais déjà joué avec l’équipe de France des moins de 19 ans. J’avais 18 ans, j’ai pesé le pour et le contre. Le Maroc, c’est ma culture, mes parents, mes origines. Je connaissais peu ce pays, j’y allais trois semaines tous les deux ans pendant les vacances. C’est avec la sélection que j’ai vraiment découvert le Maroc, et j’y ai passé des moments exceptionnels. Je ne regrette rien.

On te l’a souvent reproché : tu marques peu. As-tu renoncé à devenir un jour un vrai buteur ? Je n’ai jamais changé mon style de jeu. Je sais que c’est un domaine dans lequel je peux progresser. En tant qu’attaquant, je dois marquer plus et ça ne me suffit pas de me dire que je compense par beaucoup d’efforts. Je travaille à être plus égoïste. Et quand j’y arriverai, je ferai très mal.