Yohan Cabaye vire au rouge

Le 21 février 2017, par Alex Paul Demetrius


De retour dans le championnat anglais après un passage au PSG mitigé et une campagne européenne inaboutie, Yohan Cabaye s’est confié dans un hôtel de Londres, où il avait rendez vous avec New Balance son équipementier. Toujours aussi affuté, Yohan Cabaye a le sourire. Il a enfin retrouvé cette Premier League qui a fait tant de bien à sa carrière, même si il joue pour Crystal Palace, un club qui se bat pour éviter la relégation. Pas grave pour l’ancien Lillois qui habite désormais à Londres et jouit d’un cadre de vie qui ne lui donne apparemment pas du tout l’envie de revenir en France.

SURFACE : Quel est ton sentiment vis à vis de ce retour en Angleterre ?

Yohan Cabaye : Je me suis toujours bien senti ici. La Premier League, c’est vraiment un championnat que j’adore. Je n’avais envie que d’une chose : revenir. A partir du moment ou ça n’avait pas fonctionné à Paris, je ne me voyais pas ailleurs qu’en Angleterre. L’ambiance et l’atmosphère du championnat anglais c’est quelque chose de spécial à vivre tous les week-ends.

S : As tu l’impression d’avoir retrouvé ce que tu avais laissé ici avant de rejoindre Paris ?

YC : Non, car le championnat a encore évolué, il a progressé, et puis de très bon joueurs sont arrivés. Tous les clubs ont une certaine puissance. Ils peuvent se permettre d’être armés, à tout point de vue. En 2014, c’était déjà un peu le cas, mais de nos jours c’est valable pour les 20 équipes présentes dans le championnat. Chaque club peut se renforcer à tous les postes, et on l’a vue lors du mercato de janvier.

S : Qu’est-ce qui fait la différence ? La puissance du championnat ? Le style de jeu ?

YC : C’est un ensemble de choses, mais les anglais et les fans, donnent ce petit, disons même ce gros plus, qui fait que la Premier League est ce qu’elle est aujourd’hui. Après, l’aspect financier est important, mais il faut aussi le style de jeu qui va avec. C’est un championnat assez équilibré, et cela contribue à ce qu’il soit le plus regardé au monde. C’est aussi la League la plus captivante. Au final on ne sait presque jamais qui va être champion à la fin. Bon, actuellement Chelsea s’envole, l’année dernière Leicester à crée la surprise. Quand tu commences la saison tu n’es jamais sûr de rien. Tout le monde peut battre tout le monde, et c’est ce qui fait la beauté de ce championnat.

S : Avec le recul, le PSG, c’était une bonne expérience ?

YC : Comme je l’ai déjà dit, cela ne c’est pas bien passé pour moi, mais aujourd’hui je ne vais pas me plaindre car je prends chaque expérience comme quelque chose de positif. J’ai essayé de travailler très dur et depuis très longtemps pour avoir l’opportunité de vivre ses moments là. J’ai eu l’occasion de le faire, alors je ne regrette rien. Au final, je suis très content d’avoir joué au PSG, où j’ai côtoyé des joueurs extraordinaire, tant professionnellement qu’humainement.

S : Est-ce que tu as toujours une affection particulière pour la Ligue 1 ?

YC : Oui, il y a en ce moment du suspense, et c’est très bien. La Ligue 1, c’est un championnat que je regarderais et que je respecterais toute ma vie. Si j’ai cette carrière c’est en partie grâce à la Ligue 1, alors en aucun je dénigrerais ce championnat. Je n’oublie pas les bons moments que j’ai vécu avec Lille. Pour moi ce championnat est important. Je la regarde dès que j’en ai l’occasion car je suis français. J’ai aussi des connaissances ainsi que des amis dans différents clubs de Ligue 1. Je suis content de voir les matchs, et je suis très heureux que certains investisseurs viennent dans ce championnat pour acquérir des clubs et faire en sorte qu’il soit plus attractif, notamment à Lille. J’ai d’ailleurs une petite pensée pour le Président Seydoux, car tout ce qu’il a fait pour Lille a tout simplement été extraordinaire.

S : Ca se passe comment à Crystal Palace ?

YC : C’est un club très uni et familiale où il faut avoir un certains états d’esprit pour être dans le groupe. On tire tous dans le même sens car nous sommes tous dans le même bateau. On sait que l’on a besoin de travailler très dur pour avoir des résultats. Malheureusement l’équation ne fonctionne pas trop en ce moment car nous sommes mal placé et les résultats sont difficiles. Mais l’ambiance est là, le respect envers chacun aussi. Avec la qualité que l’on a dans l’équipe, il n’y a pas de raisons que l’on ne s’en sorte pas. Après il faut gagner les matchs, et plus on avance, plus cela devient difficile. Il faut en tout cas essayer de garder la confiance et travailler dur.

S : Tu as suivi l’affaire Payet ?

YC : Il est difficile de donner un avis. Il n’y a que Dimitri, son coach, et ses dirigeants qui savent exactement pourquoi il a fait ça. Il ne faut pas porter de jugement tant qu’on ne le sait pas. Revenir à Marseille, c’était, je pense, quelque chose qu’il voulait absolument, donc c’est très bien que cela ce soit produit. C’est une bonne chose pour Marseille et parfait pour la Ligue 1. C’est un très bon retour et je suis très heureux que cela ce soit décanter.

S : Que retiendras-tu de ton expérience en coupe d’Europe sous le maillot bleu ?

YC : Excepté le résultat, et au final c’est le plus important, on a passé 40, 50 jours ensemble extraordinaire. C’est passé tellement vite. C’était une expérience extraordinaire. Avoir vécu ça avec ma famille, mes amis, mes proches, mes enfants, c’était magnifique et inoubliable. Mais comme je l’ai dit, le plus important on ne l’a pas et c’est frustrant et décevant.

S : Didier Deschamps a dit « ce match, on le joue 10 fois, on la gagne 9 fois, mais la seule fois où on le perd, c’est le jour de la finale ».

YC : Il n’a pas tort, quand on voit le tournoi que l’on a réalisé. Avec tout le respect que j’ai pour le Portugal, je pense qu’on était supérieur, mais ils ont été beaucoup plus réalistes que nous. On a eu des occasions de pouvoir marquer dans ce match, et on ne l’a pas fait. C’est très douloureux à la fin, alors qu’on avait tout pour faite une fête énorme et gagner un nouveau trophée à la maison.

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