HISTORIQUE DU PARC DES PRINCES : DE SA CREATION A SA RENOVATION

Le 26 janvier 2018, par Alex Paul Demetrius


Témoin des exploits du PSG, le Parc des Princes est un stade dont l'histoire se divise en deux parties : Un avant et un après l'arrivée des nouveaux propriétaires du PSG. Nous avons réunis Roger Taillibert, l'architecte qui a imaginer le Parc, et Tom Sheehan, celui qui s'est chargé de sa rénovation sous l'impulsion de Qatar Sport Investment. Photos et plan : ATSP-PDP

Pouvez-vous nous raconter la genèse du Parc des Princes

Roger Taillibert : À la place du Parc des Princes, il y avait un vieux stade de 29 000 places : le stade vélodrome du Parc des Princes. Puis, est arrivé le périphérique, et on a décrété qu’il fallait détruire ce stade. Au même moment, un concours pour la construction d’un stade d’une capacité de 100 000 places a été organisé à Vincennes. Le projet n’a jamais abouti, à cause du coût et de la gestation. Les délégations du sport de l’époque ont donc décidé d’en faire autrement. Elles ont voulu construire deux stades à Paris. Un premier, spécialisé dans le football et le rugby, Porte d’Auteuil, avec une capacité de 50 000 places. Et un second, dédié à l’athlétisme, dans l’est de Paris, doté du même nombre de places. Quand on m’a invité à la première réunion du projet, une étude avait déjà été réalisée pour la construction d’un stade en ferraille, un bricolage incroyable. De mon côté, je venais de finir le centre d’entraînement pré olympique de Font Romeu, en vue des jeux de Mexico et, comme on avait récolté quelques médailles, on m’a demandé si je ne voulais pas jeter un coup d’oeil sur ce nouveau projet, en tenant bien compte du périphérique. J’ai donc fait une maquette qu’on a montrée au Général De Gaulle.

Roger Taillibert : Je suis parti dans l’idée de réaliser un oeuvre d’art. Le principe du stade était une architecture basée sur les courbes, car j’ai horreur des lignes droites, et parce que le sport est une histoire de courbes. En football par exemple, le ballon évolue en courbe plutôt qu’en ligne droite. Le Parc des Princes est une traduction architecturale des mouvements sportifs. Il y a dans ce stade une forme elliptique qui fait résonner le son. Je me suis inspiré du grand stade de Rome et au final, le Parc est une vraie caisse de résonance.

Tom Sheehan : Nous avons été interroger en octobre 2012 par le PSG. On a été short lister avec trois autres équipes. Il y a eu une série d’entretiens sur la base de notre capacité à fournir aux propriétaires du PSG ce dont ils avaient besoin. Le projet c’est fait avec eux et le maitre d’ouvrage, ce qui est plutôt une manière de travailler à l’Anglo Saxone de travailler. Ils voulaient un architecte qui participe avec eux sur l’élaboration de ce qui était possible de faire. Il était en effet très difficile d’imaginer comment on pouvait rénover le Parc des Princes car il a été conçu dans un contexte ou le sport professionnel était différent de ce qu’il est devenu aujourd’hui. Il n’y avait par exemple par d’hospitalité ni de circuit fonctionnel. Les backstages du Parc étaient vétuste. Nous sommes donc intervenu avec le PSG pour imaginer comment trouver des espaces d’hospitalité et améliorer le fonctionnement du stade pour les sportifs, arbitres, organisateurs, opérateurs ect…

Tom Sheehan : Je le connaissais en tant que supporter mais je ne l’avais pas visité. Pour les spectateurs, il y a une partie totalement invisible de l’iceberg qui est inimaginable. Le Parc est vaste, un peu comme le Stade de France. Il y a 70, 75 000m2 de plancher. C’est un batîment dense et complexe. Le premier constat que nous avons fait c’est qu’il n’y avait pas un mètre carré de disponible... Retrouvez le reste de cette article dans le nouveau Surface avec Neymar en couverture

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