DANTE : L’INTERVIEW TUDO BEM

Le 15 février 2018, par Alex Paul Demetrius


Son nom et sa légendaire coupe Afro évoquent les récentes épopées du Bayern, mais c’est à l'OGC Nice qu’il pourrait bien finir sa carrière, dans le championnat où il a fait ses débuts européens, avec le LOSC, quatorze ans plus tôt. Défenseur brésilien emblématique, Dante vit le football comme un partage. Interview avec le défenseur Niçois. Photos : Vivien Lavau

Quand tu as retrouvé la Ligue 1, qu’est-ce qui t’a le plus surpris ? Surtout la discipline tactique de toutes les équipes. Il y a des joueurs costauds, athlétiques, mais toutes les équipes sont très fortes tactiquement, c’est une culture française. Tu as noté une évolution du championnat français. Était il moins compétitif autrefois ? Je dirais plutôt que le championnat français a évolué avec le football. Depuis 2004, le football s’est transformé. A l’époque où je jouais à Lille, je me rappelle qu’on cherchait à trouver un numéro 10 pour qu’il fasse des passes en profondeur à l’attaquant… Aujourd’hui c’est encore un peu ça. Mais on a d’autres options. Il y a des équipes françaises qui jouent très bien la possession du ballon, comme Paris ou Lyon, par exemple, et d’autres qui jouent très bien en contre. Le plus important, c’est que le championnat n’ait pas stoppé sa progression par rapport au football mondial.

Tu penses que la Ligue 1 Conforama est un championnat qui prépare bien ses équipes aux compétitions européennes ?

Le championnat français a sa propre philosophie de jeu. Mais je ne vais pas vous cacher qu’un match en Allemagne ou en Angleterre prépare mieux à la Champions League, car les équipes se comportent différemment, surtout contre les grands clubs. Après, ça ne veut rien dire en termes de qualité. Les Allemands ont une intensité plus importante (attaque, contre-attaque), les Anglais mettent davantage d’impact physique.

Que retiens-tu de ton expérience au Bayern ?

Au Bayern j’ai pris goût à la victoire et aux titres. Cela signifie qu’à la fin du championnat, même si tu considères qu’avoir remporté tel ou tel titre est magnifique, il faut intégrer qu’il s’agit d’un événement tout à fait habituel pour le club. Et tu dois t’adapter à cette mentalité. Tu dois te dire : « c’est bien, on à gagné cette coupe, mais l’année prochaine on repart de zéro, d’autres joueurs vont arriver, il va y avoir une grosse concurrence et tout ce que tu as fait avant, ça ne sert plus à rien ».

Au Bayern et à Wolfsburg, on a toujours connu Dante leader. Aujourd’hui, quand on parle avec tes coéquipiers de Nice, c’est le premier mot qui leur vient à l’esprit. Ressens-tu ce statut dans le vestiaire ?

C’est ma philosophie de travail. Je me suis toujours dit : « il y a forcément quelque chose à faire sur le terrain. Que ce soit pour toi, ou pour les autres ». Parfois, tu ne peux pas courir à la place des autres, mais tu peux leur indiquer un espace. Quand tu vois un coéquipier qui baisse la tête, il faut le secouer, le remotiver. En tout cas, cela a toujours été ma mentalité... Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le numéro de Surface avec Neymar en couverture.

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