Archive for the ‘Surface n° 3’ Category

SURFACE FOOTBALL MAGAZINE n°3

Posted by Surface On mai - 4 - 2009

En kiosque le 25 Avril

Au sommaire, l’entretien exclusif entre Raymond Domenech et Jérôme Alonzo, découvrez le sélectionneur de l’équipe de France comme vous ne l’avez jamais vu.

1eredecouv_n3ok

Le buzz du mois: Michel Bastos

Icones: Sylvain Wiltord Le Déclic, Ludovic Obraniak A fleur de peau, Rod Fanni L’ambianceur, Yohan Mollo Le petit prince du rocher, Souleymane Diawara King Diawara, Jean Claude Darcheville La voie du Nord, Cédric Carrasso Cédric aux mains d’argent, Michael Llodra Jeu, Set et Foot, Sefyu Rap en pleine lucarne

Petite Lucarne: Thierry Rolland L’évangile selon Thierry

Prolongation: Rai La classe brésilienne

Président: Waldemar Kita Le regard de Kita

L’homme de l’ombre: Karl Olive Training days

En mode: Mathieu Bodmer et les Sunrising Dolls

Club mythique: L’AJ Auxerre

Foot business: Cliquer c’est gagner

Raymond DOMENECH

Posted by Surface On mai - 4 - 2009

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Raymond Domenech ne laisse personne indifférent. Sélectionneur de l’équipe de France depuis déjà cinq ans, ses moindres faits et choix sont scrutés, décortiqués, puis analysés par la France entière.  Une responsabilité énorme et une pression de tous les instants, qui induisent des rapports parfois compliqués avec les médias et ceux qui se passionnent pour le ballon rond. Après les deux victoires des Bleus contre la Lituanie, il a toutefois accepté de répondre aux questions de Jérôme Alonzo, lors d’un entretien où il revient sur ses débuts, la finale de la Coupe du Monde, son rapport avec les journalistes et sa vision de la jeune génération.

domenech-05-l

domenech-07-l

Raymond Domenech porte une veste et une chemise Ralph Lauren

01-domenech-045-l

Raymond Domenech porte un ensemble Hugo Boss

01-domenech-07-l

domenech-06-l

Raymond Domenech porte une veste et une chemise Dunhill

Quand on est sélectionneur de l’équipe de France, se sent-on parfois seul ?
C’est vrai que quand tu es seul, tu es vraiment seul. Mais j’ai une chance exceptionnelle. J’ai un staff fabuleux, et on a travaillé dur pour ça. Tu sais, j’ai fait beaucoup de choses : des séminaires sur la communication en groupe, la vie du groupe, avec le staff, etc. On en a fait pratiquement deux par an, où l’on s’est retrouvé à vingt-cinq personnes pour travailler sur la solidarité.

On vous entend souvent parler de la Finale de la coupe du monde 2006 et on constate que c’est un traumatisme. J’ai perdu deux coupes de France et je n’arrive toujours pas à le digérer (contre auxerre à la 91ème et lyon dans les prolongations). Pour tout le monde, le fait de cette finale, c’est l’expulsion de ZiZou. mais je voudrais revenir sur la blessure de Patrick Vieira dont personne ne parle. Elle est aussi importante, non ?
Oui, évidemment. Dans le jeu, elle est même capitale parce qu’il se blesse à la 56ème, je crois. Derrière tu dois faire une heure et Pat à ce moment-là, il était au-dessus du lot. Avec l’impact qu’il avait, j’étais tranquille. Je n’ai pas eu un instant d’inquiétude. Pour moi, c’etait gagné. Après, tu n’es plus dans la même configuration. Et puis tu perds Zizou, donc …

Est-ce que vous avez vu ce qui s’est passé ?
Non… Mais tu sais, quand tu es à mon poste, il y a des choses que tu sens. J’ai tout de suite eu en tête l’image du match contre Israël où Trézeguet s’était fait virer parce qu’il avait mis un coup de tête. Au moment où je me remémore cela, tout se passe là-bas, sur le côté. Je me dis : « Oh ! il y a un coup tordu là. Il y a un coup tordu, c’est sûr ». Et puis je vois Buffon qui commence à gueuler et Materazzi qui se tord de douleur.

Personne n’a vu ce qui s’est passé alors ? Rétablissons un peu l’histoire, qui a vu quelque chose ?
La télé. Le quatrième arbitre l’a vu à la télé, sur le banc. C’est ce que je dis toujours : « On a inventé l’arbitrage télé le jour de la finale de la Coupe du Monde ». C’est sûr, j’y étais. D’abord, ça commence avec un attaquant qui a le ballon de l’autre côté, il était en train de regarder ce qui se passait, donc je lui hurle : « Mais joue, joue, t’arrête pas ». Et il va me mettre le ballon en touche, tu t’imagines ? Tu crois que moi, sur le terrain, je vais mettre le ballon en touche ? Moi, je vais au but et puis j’attends que l’arbitre siffle (rires). Si tu continues à jouer, qu’est-ce que tu crois qu’ils font les mecs ? Ils se relèvent, et ils reviennent dans la partie. Materazzi, il aurait eu mal, il serait resté deux minutes à terre, et puis basta. Personne n’aurait rien vu. Mais quand le ballon est dehors et qu’il y a attroupement … Je revois très bien l’arbitre, il regarde le juge de touche, et ce dernier lui signifie qu’il ne sait pas, qu’il n’a rien vu. Et il y a le quatrième arbitre. J’étais juste en face de lui, je le vois planté là : il était en train de regarder la télé. Je l’ai traité de tous les noms, en me disant qu’il allait bien finir par tourner la tête, s’occuper de moi, et ne pas regarder ce qui se passait là-bas. Il n’a pas bougé, il regardait l’autre arbitre et il était en train de lui parler. Pourtant, avec ce que je lui ai dit, j’aurais dû être viré 10 000 fois du terrain ! Mais non, il ne voulait pas tourner la tête, il expliquait à l’arbitre du milieu ce qui s’était passé. Sur le terrain, personne n’a rien vu car le jeu était à l’autre bout. Il n’y a que les mecs qui étaient de l’autre côté, juste dans l’axe, qui ont pu le voir. Et Materazzi aussi bien sûr (rires).

Au niveau du foot, l’après, vous le voyez comment ?
Le challenge du deuxième club parisien me passionnerait. Comment expliques-tu que dans toutes les capitales du monde, il y a deux, voire dix clubs, comme à Londres, et qu’à Paris il n’y en a qu’un? Que tu n’arrives même pas à faire un second club, ne serait-ce qu’en deuxième division. Il y a largement la place pour en avoir un autre et c’est un vrai travail de construction et de mise en place. Je suis sûr qu’il y a de quoi le faire parce que tu as vraiment tout à mettre en place. Transformer les mentalités, t’imposer, etc…

[...]

Souleymane Diawara

Posted by Surface On mai - 3 - 2009

Passé par le Havre, Sochaux, puis par le club anglais de Charlton, Souleymane Diawara s’impose désormais comme le pilier de la défense bordelaise. Véritable rempart, l’international sénégalais se paie parfois le luxe de marquer des buts décisifs, à l’image de son geste technique contre le PSG en Coupe de la Ligue.

diawara-l

Souleymane porte un jean et un tee shirt Dolce&Gabbana

TON PASSAGE EN ANGLETERRE T’A PLU ?
Tout le monde pensait que signer à Charlton serait pour moi une erreur car c’était une équipe promue qui est directement redescendue en deuxième division. On a dit que jouer là-bas me ferait régresser, ce qui n’a absolument pas été le cas. À Charlton, je me suis éclaté et j’espère, pourquoi pas, pouvoir un jour retourner en Angleterre.

QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE L’ANGLETERRE ET LA FRANCE ?
Le jeu va beaucoup plus vite et les Anglais sont beaucoup plus agressifs. C’est une autre mentalité : il faut toujours aller de l’avant, marquer, gagner. Et puis le public est toujours derrière vous. Même si vous perdez 4-0, ils continuent de chanter. L’ambiance dans les stades est sans commune mesure. Nous étions classés dans les trois derniers et le stade était toujours complet.

TU ES L’UN DES PREMIERS jOUEURS À ÊTRE PASSÉ EN COMMISSION DE DISCIPLINE. QU’EN PENSES-TU ?
Je trouve cela un peu contradictoire. D’un côté, on ne veut pas d’arbitrage par vidéo, mais de l’autre on fait du visionnage après match. Ce n’est pas logique. Quand il y a des faits qui sont susceptibles de changer le cours d’un match, on ne revient pas dessus. Alors qu’on le fait pour autre chose.

QUAND EST-CE QU’UN PAYS AFRICAIN VA GAGNER UNE COUPE DU MONDE ?
On a des talents, tout ce qu’il faut, mais il y a toujours des petits détails qui font qu’on ne peut pas encore gagner une Coupe du Monde. L’Afrique est mal organisée. On ne te paye pas tes primes, tu ne reçois pas tes équipements etc… En France, on fait en sorte que tu ne penses qu’au foot. Maintenant au niveau du style de jeu, on n’a rien à leur envier, même si niveau expérience, les Européens sont largement en avance sur nous.

[...]

Sylvain Wiltord

Posted by Surface On mai - 2 - 2009

Passé de Rennes à l’Olympique de Marseille à l’issue du mercato d’hiver, Sylvain Wiltord a posé ses valises remplies  d’expérience du côté de la cité Phocéenne. Entre sa passion pour la photo, son adaptation à l’OM, et son regard sur le monde du football professionnel, il revient pour nous, sur sa très riche carrière.

wiltorld3-l

wiltorld2-l

Avec le recul, le but que tu as marqué contre l’Italie en coupe d’Europe, ça n’a pas mis une certaine pression sur toi ?
Ça n’a été que du bonheur. Je suis arrivé en 99 et un an après, j’étais, entre guillemets, le sauveur. Ça m’a fait plaisir. Mais surtout, j’ai eu la reconnaissance des joueurs qui étaient là en 98, et ça c’était une fierté, un réel bonheur. Et, pourtant je ne partais pas avec un groupe facile. Intégrer celui des champions du monde, c’était pas évident. J’ai fait mon petit bonhomme de chemin, je les ai écoutés, je les ai respectés. J’ai pris les conseils et j’ai avancé avec eux.

Tu es un peu le buteur miracle. À quoi le dois-tu ? la spontanéité, l’adrénaline, la pression ?
C’est vrai qu’en étant remplaçant, j’ai débloqué quelques situations. Je ne pense pas que ce soit une tare d’être remplaçant. Il y a un groupe, et à un moment donné, les autres comptent sur moi. À mes yeux, c’est super important. Le truc, c’est de bien se préparer, d’avoir envie. Même si on est compétiteur, il faut mettre ses états d’âme de coté et rentrer sur le terrain avec cette envie, cette niaque. Que ce soit en club ou en équipe de France, il m’est arrivé de marquer des buts, alors que je n’avais qu’un quart d’heure de jeu. Ça fait plaisir.

Tu es passé par Rennes, Arsenal, l’OL, Bordeaux. En dehors de ton club actuel, quelle est l’équipe avec laquelle tu t’es le plus éclaté ?
En 99, avec Bordeaux. Tout roulait bien pour l’équipe et pour moi. Chaque fois que je frappais, que ce soit du genou ou de la tête, le ballon rentrait. C’était une année magnifique. Je dis toujours que c’est l’année où j’ai le mieux joué au football. Il ne pouvait rien m’arriver. Pourtant, la lutte pour le titre a été difficile jusqu’à la dernière journée. Il y a aussi l’année avec Lyon, où on avait des joueurs exceptionnels, comme Tiago, Essien, Diarra. On a été mené au score de nombreuses fois, mais on n’a jamais paniqué. Finir une saison avec 12, 13 points d’avance, je ne pense pas que ce soit facile. Nous avons redoublé d’attention et de respect par rapport aux autres équipes.

[...]

Mathieu Bodmer

Posted by Surface On mai - 2 - 2009

Homme de terrain, homme de style et homme de coeur, Mathieu Bodmer mettra le foot à l’honneur le 7 juin prochain à Evreux, lors d’une manifestation sportive et musicale à vocation caritative : Foot Live.

bodemer1-l

©Vivien Lavau

bodemer2-l

©Vivien Lavau

bodemer3-l

©Vivien Lavau

bodemer4-l

©Vivien Lavau

bodemer5-l

©Vivien Lavau