Archive for the ‘News’ Category

Le début d’un règne ?

Posted by Surface On mai - 13 - 2013

Non sans mal, le PSG l’a fait. En l’emportant 1-0 sur la pelouse de l’Olympique Lyonnais, le Paris Saint-Germain est devenu champion de France pour la troisième fois de son histoire. Mais que ce fut dur ! Il aura fallu deux ans, et surtout plus de 250 millions d’euros investis, pour que les Qataris atteignent leur objectif. La Ligue des Champions, elle, devra certainement attendre un peu… En attendant, les hommes d’Ancelotti vont certainement fêter dignement un titre qui aurait dû leur revenir la saison dernière si l’on en croit la logique économique. Mais celle du terrain est tout autre, et cela a bien failli se vérifier cette année encore, quand les Parisiens sombraient à domicile contre Rennes (1-2) ou lorsqu’ils s’inclinaient à Reims (0-1). Heureusement pour eux, les individualités et une défense de fer leur ont malgré tout permis de décrocher ce titre tant désiré. Et maintenant ?

Le PSG semble bien parti pour régner sur la Ligue 1 pour les années à venir, après ce titre qui va certainement être vécu comme une libération pour tout un club et une ville. Mais des incertitudes demeurent, et non des moindres. Ancelotti sera-t-il toujours sur le banc ? Ibrahimovic et Leonardo vont-ils rester, alors que l’Italie leur fait les yeux doux ? De plus leur relation semble tendu si l’on en croit leur altercation dans le vestiaire ce dimanche, alors que le reste de l’équipe éclatait de joie, chantait, et dansait… De part son effectif, le PSG a de la marge sur les autres clubs français. Mais il ne faudrait pas que les tensions entraperçues lors des derniers matches ne perdurent, sous peine de voir d’autres clubs les gêner. Si l’OM et l’OL auront du mal à résister encore longtemps, un promu pourrait, lui, créer la sensation. L’AS Monaco (avec le richissime Dmitry Rybolovlev à sa tête), sera de la partie la saison prochaine, et il y a fort à parier que ça ne sera pas pour faire de la figuration. Le formidable attaquant de l’Atletico Madrid, Radamel Falcao est par exemple annoncé avec insistance sur le rocher, ainsi que l’entraîneur Roberto Mancini, entre autres. Le règne de Paris commence et pourrait bien durer un moment certes, mais il risque de ne pas être aussi paisible que prévu et c’est tant mieux pour le spectacle.

©Nike

Thuram et Desailly, les anciens se confient

Posted by Surface On avril - 17 - 2013

Ce lundi, deux champions du monde étaient présents pour l’inauguration du centre de foot à cinq de Jean-Alain Boumsong à Nanterre. Très disponibles, Lilian Thuram et Marcel Desailly nous ont accordé quelques minutes. Pendant que le premier s’enthousiasmait devant les récentes performances du PSG et le travail de leur entraîneur Carlo Ancelotti, le second évoquait l’équipe de France qu’il n’a plus trop le temps de suivre…

Certains Bleus se font plus rares que d’autres dans les médias. L’inauguration de l’ « Elite 5 Soccer » était l’occasion de croiser d’anciennes gloires de l’équipe de France 98, venus rendre visite à l’hôte des lieux, Jean-Alain Boumsong. L’opportunité était belle de demander à Lilian Thuram ses impressions sur le club de la capitale (il a failli porter le maillot du PSG, mais à du renoncer à cause d’une malformation cardiaque). Et visiblement, la performance du club en Ligue des Champions ne l’a pas laissé insensible, de même que le travail de Carlo Ancelotti : « Lors du dernier match à Barcelone, l’équipe a très, très bien joué, et avec autorité. On voit à quel point le Paris Saint-Germain a un très grand entraîneur parce que je crois que la stratégie de jeu était vraiment fantastique. Il y a des joueurs que l’on a parfois tendance à critiquer quand ce sont des petits matches de championnat… Mais il faut savoir que quand vous êtes programmés pour le haut-niveau, vos performances se voient en face d’une équipe de haut-niveau. Et là, on a vu que le Paris Saint-Germain avait une très bonne équipe, et j’espère que l’année prochaine les choses iront encore plus loin. »

Jean Alain Boumsong et Lilian Thuram ©Vincent Krieger


Desailly ne suit pas l’équipe de France

Entre deux cocktails, on est ensuite allé à la rencontre de Marcel Desailly. Il nous confie passer son temps dans les avions : il était par exemple la veille à Kinshasa, avant de s’envoler le lendemain vers de nouveaux horizons. Un planning chargé donc, qui l’empêche visiblement de suivre les matches des Bleus : « Malheureusement, je n’ai pas le temps. J’attends qu’ils se qualifient pour les observer à la Coupe du monde, comme je suis toujours dans les avions. Avec Didier à leur tête, on aimerait bien qu’ils se qualifient, cela serait une très belle chose, même si c’est difficile. Il y a l’air d’y avoir quelques soucis puisqu’on attend une contre-performance de l’Espagne pour espérer leur passer devant. » Croit-il tout de même en cette nouvelle génération? « Oui. Et je vais être égoïste : nous autant, on a fait vivre aux gens des périodes assez sympathiques de six ou sept ans. Mais j’aimerais bien les vivre aussi en tant que supporter avec mes enfants et mon jus d’orange sur mon canapé, regarder l’équipe de France gagner, et chanter moi aussi la Marseillaise. On attend vraiment ça, avec impatience. » Nous aussi.

Jean Alain Boumsong et Marcel Desailly ©Vincent Krieger

T.D et M.M

Ça boum’ pour Boumsong

Posted by Surface On avril - 16 - 2013

Pour l’inauguration de son centre de football à cinq, l’« Elite 5 Soccer », Jean-Alain Boumsong avait vu les choses en grand. Du côté de Nanterre, une pléiade de VIPs était de la partie, allant des plus gros médias aux stars d’hier et d’aujourd’hui de notre championnat : Desailly, Thuram, Dacourt ou encore Grenier, Gomis et Chedjou. Buffet, tournoi de foot,… le cocktail était savoureux. Pour Surface, le maître des lieux partage ses premières impressions.

Pourquoi avoir créé ce centre de football à cinq ?

Parce que j’aime le foot, et le foot à 5 est relativement plus fun. Et parce que lors d’une journée un peu ludique, j’avais découvert le foot à 5 lors d’un tournoi organisé par l’Olympique Lyonnais. Et c’est là que l’idée de créer un tel centre m’est venue. Et par l’intermédiaire d’un ami, j’ai rencontré mon partenaire sur ce projet.

Que pensez-vous du résultat ?

On est relativement contents ! Il y en a de plus en plus mais pour se différencier, on a voulu donner un caractère un peu premium à ce centre : les terrains sont climatisés et chauffés, on a un espace VIP avec sauna et jacuzzi,… Et c’est une véritable construction, et non pas juste de la tôle posée. Avec aussi un salon lounge… Disons qu’on a voulu mettre un certain confort pour agrémenter ce lieu et pour que la clientèle se sente à l’aise.

Le but est-il de faire mieux que le Z5 de Zinedine Zidane ?

(Rires) Non, non ! Le but est juste d’avoir un lieu agréable où l’on peut s’amuser en jouant au foot et non pas pour concurrencer qui que ce soit.

Des centres comme celui-ci peuvent-ils à des joueurs moins « formatés » de percer ?

Oh, je ne suis pas sûr. Je pense que le foot à 5 est beaucoup plus intéressant pour des gens qui bossent et qui n’ont peut-être pas envie de « subir » les contraintes d’une licence dans un club où il faut s’entraîner, participer aux matches programmés… C’est relativement flexible ici. Moi je suis fan, je n’oublie pas le foot à 11 tout de même ! Mais pour Monsieur tout le monde qui souhaite s’amuser entre amis, en afterwork, c’est le must.

Inauguration de l'Elite 5 Soccer ©Vincent Krieger

Le destin au rendez-vous

Posted by Surface On avril - 12 - 2013

Ruud van Nistelrooy a eu la main heureuse au moment de tirer les fameuses boules de l’UEFA, lors du tirage au sort de la Ligue des Champions à Nyon. Déjà, le destin nous a offert des demies hispano-allemandes. Inédit. Puis, il s’est chargé de bien faire les choses en « croisant les deux nations ». Ainsi, Bayern Munich – FC Barcelone et Borussia Dortmund – Real Madrid seront donc les affiches qui feront vibrer l’Europe dès les 23 et 24 avril. Le choc, évidemment, opposera les deux formations premières de leur championnat respectif. Déjà champions (ou presque), les deux clubs ne s’étaient plus affrontés depuis 2009 en quarts, où les Blaugrana avaient infligé une belle fessée aux Bavarois. Un homme sera d’ailleurs au centre de tous les regards : Pep Guardiola, forcément, en tant qu’ex-entraîneur du Barça et futur du Bayern. De l’autre côté, Dortmund-Real. Un peu moins de prestige, mais tout aussi emballant. Si les Merengue auront les faveurs des pronostics, rappelons que Dortmund les avaient sévèrement chatouillé en phase de poule avec une victoire (2-1) à domicile et un nul à Bernabéu (1-1).

©Real Madrid

C1 – C3, destins croisés

Le destin, encore lui, s’est plutôt bien débrouillé en Ligue Europa aussi. Les deux favoris, Chelsea et Benfica, affronteront respectivement Bâle et Fenerbahçe (à partir du 25 avril) et ne pourraient donc croiser le fer qu’en finale. D’autant plus qu’ils recevront au match retour… Attention toutefois aux outsiders et notamment à Bâle, vainqueur de Tottenham au tour précédent, qui pourrait à nouveau créer la surprise. « Terriblement excitant » déclarait d’ailleurs Karl-Heinz Rummenigge suite au tirage. Ça le sera, sans nul doute.

Demi-finales :

Ligue des champions

Bayern Munich – Barcelone

Dortmund – Real Madrid

Ligue Europa

Fenerbahçe – Benfica

Bâle – Chelsea

M.M

Quand le classement FIFA vise juste

Posted by Surface On avril - 12 - 2013

La FIFA vient de mettre à jour son classement des nations. Et comme d’habitude, il est contesté : la France est 18e, le Brésil 19e, alors que l’Equateur est par exemple 10e. Intrigant si l’on compare la qualité des effectifs. Mais pas étonnant au vu des derniers résultats internationaux.

Le classement de la FIFA est un éternel débat. Que font la France et le Brésil à la 18e et 19e place de la hiérarchie mondiale ? On peut considérer cela comme une absurdité, lorsqu’on constate par exemple que la Croatie est 4e (grosse progression des coéquipiers de Modric qui gagnent cinq places), la Colombie est 6e, ou encore que l’Equateur est 10e. Sauf que ce classement n’est pas une vitrine des trophées, où le nombre d’étoiles sur le maillot seraient davantage à l’honneur que les récentes victoires. Il n’est pas non plus un ordinateur qui analyse les forces intrinsèques de chaque nation, ce qui aurait permis au Brésil de figurer à une autre place aujourd’hui, tant il possède des joueurs talentueux. Non, ce classement représente la valeur actuelle des équipes en tenant compte – notamment – des derniers résultats. Les Bleus et les Auriverdes par exemple, n’ont pas forcément été brillants depuis février : les hommes de Didier Deschamps se sont inclinés deux fois contre l’Allemagne et l’Espagne, pour une victoire contre la modeste Géorgie. De son côté, les Sud-Américains ont perdu une fois en Angleterre, fait deux matches nuls face à l’Italie et la Russie, et gagné une fois contre la Bolivie. Légèrement inquiétant pour les partenaires de Neymar, qui n’ont jamais été aussi mal classés de leur histoire, et cela, à un an de leur Coupe du monde. Alors certes, vous me direz sans doute qu’une rencontre face à ces nations n’a pas la même valeur que des matches face au Nicaragua ou aux Philippines. Pas faux. Sauf que la FIFA prend en compte de nombreux critères pour comptabiliser les points, qui sont difficiles à contester.

©Nike

Depuis 2001, la France est passée de la 2e à la 18e place

Par exemple, la valeur de la confédération n’est pas la même suivant que vous affrontez un pays d’Europe (le maximum) ou d’Océanie (le plus faible), de même qu’un match amical gagné rapportera moins de points qu’un match officiel. Voilà qui explique en partie les points perdus par les Brésiliens, qui en tant qu’organisateurs n’ont pas de matchs officiels à disputer en ce moment. Et la France dans tout ça ? Malgré une bonne dynamique depuis l’arrivée de Didier Deschamps, les Bleus stagnent au dessus de la dixième place. Les performances mitigées dans les dernières grandes compétitions (en 2010 et 2012) y sont sans doute pour quelque chose, même si ces années ne « pèsent » que pour 20% et 50% dans le calcul des points. Si ce classement ne donne pas automatiquement le tableau final de la prochaine Coupe du monde, il prédit tout de même une bonne idée de l’avenir : depuis 1997, le nom du futur vainqueur figure toujours sur le podium du classement FIFA à un an de la compétition… Sauf en 2005 où l’Italie n’était que dixième. Le champion du monde 2014, pourrait ainsi être l’Espagne, l’Allemagne ou l’Argentine si l’on se fit aux rangs actuels. Pas impossible. Mais difficile en revanche pour nos Bleus, qui n’ont fait que dégringoler dans ce classement depuis le titre de champion du monde. Deuxièmes en 2001, ils sont descendus à la quatrième place en 2005, la dixième en 2009, et donc la 18e cette année. Ces chiffres ne laissent rien présager de très bon surtout qu’ils se sont souvent avérés juste l’année d’après en compétition… Mais, en football, on n’est jamais à l’abri d’une (bonne) surprise… Ou d’une mauvaise comme en 2002.

T.D