Archive for the ‘Le Buzz’ Category

Adrien Regattin

Posted by Surface On janvier - 21 - 2013

À chaque début de championnat, on cherche toujours celui qui sera la nouvelle star de la saison surtout quand il marque des buts. à Toulouse, il n’y a pas que Wissam Ben Yedder, il y a aussi une autre perle dans la Garonne : Adrien Regattin. tout aussi technique que son compère de l’attaque du TFC, le parisien d’origine a le mérite de jouer au haut niveau depuis plusieurs saisons. à l’image de son club, l’ailier toulousain est jeune, ambitieux et si le titre semble promis au club de la capitale, derrière toutes les cartes ne sont pas encore distribuées. avec Regattin, Toulouse jouit de l’insouciance et de la jeunesse, un cocktail bien connu en ligue 1 ces dernières années.

Son début de saison a commencé par un carton rouge contre Montpellier, suite à un tacle dangereux sur Daniel Congré son ancien partenaire. Mais nul doute qu’Adrien Regattin devrait voir la vie en rose cette saison avec Toulouse, tant ce jeune milieu de terrain offensif est promis à un bel avenir. Percutant par ses dribbles comme par ses tacles, vif et travailleur, le joueur de 20 ans n’a pas mis longtemps à s’imposer au TFC. Après avoir été formé à… Montpellier, qui ne l’a pas retenu à la n de son cycle, puis un passage au FC Sète en National qu’il quittera après une rétrogradation du club en Division d’Honneur suite à une liquidation judiciaire, le natif de Champigny sur Marne débarque dans la ville rose en 2009 avec le statut d’un joueur promis à la CFA 2. Pas de quoi égayer un parcours parsemé jusqu’ici d’embûches. Mais son talent et son comportement vont en décider autrement et pousser Alain Casonova à l’intégrer au groupe pro seulement quelques mois après son arrivée. Des matches de haut vol en CFA et plusieurs entraînements plus tard, voilà Adrien propulsé dans le groupe professionnel du TFC. Il fera d’abord ses premiers pas dans l’élite face à Montpellier (encore), puis connaîtra ensuite une première titularisation contre Dijon, puis marquera son premier but en Ligue 1 à Nice une semaine plus tard, d’une bicyclette somptueuse pleine de culot, comme pour montrer qu’il n’est pas là pour faire de la figuration. Un parcours aussi fulgurant que compliqué donc, mais qui n’est pas sans rappeler un certain Franck Ribéry, lui aussi passé par la case National après plusieurs années au centre de formation avant d’éclore en première division. Des similitudes qui se retrouvent presque dans les mensurations : 1,70m et 62 kg pour le Bavarois, 1,66m et 67 kg pour le Toulousain. Si le mimétisme est assez prononcé entre les deux joueurs, il n’y aura en revanche, aucune chance de voir un jour Regattin évoluer sous le maillot Bleu avec le Munichois. Originaire du Maroc, Adrien a récemment fait savoir qu’il comptait jouer pour la sélection des Lions de l’Atlas espérant même participer aux JO 2012 et ce, malgré un match avec les Bleus dans les catégories de jeunes et les appels du pied de Phillipe Bergeroo, l’entraîneur des -21 ans. Si cette sélection n’est pas encore arrivée pour Regattin, elle ne saurait tarder pour ce joueur talentueux. Après avoir été comparé à Franck Ribéry, il pourrait être le nouveau Mathieu Valbuena d’Eric Gerets, l’actuel sélectionneur du Maroc. Quoiqu’il en soit, la Ligue 1 possède encore de sérieux réservoirs de talents. Adrien Regattin en est la preuve incarnée et surtout rassurante pour un championnat en perte de talents issus des centres de formation. À l’image de son club, le numéro 17 est jeune certes, mais bourré de qualités. Alors cette saison, c’est sûr, Regattin a tout pour faire un carton…

Adrien Regattin ©Vivien Lavau

Adrien Regattin ©Vivien Lavau

IDRISSA GUEYE

Posted by Surface On novembre - 26 - 2012

Après avoir longtemps fait sortir des jeunes de son centre de formation avant de les intégrer dans l’équipe pro, le LOSC a dû changer son fusil d’épaule. Car jouer les trois premières places du championnat implique d’évoluer avec des joueurs déjà rodés au haut niveau. Difficile pour les jeunes de se révéler au grand jour dans un tel contexte. Idrissa Gueye est l’un des rares qui a su tirer son épingle du jeu, même si d’autres comme Lucas Digne ou Gianni Bruno lui emboîtent le pas aujourd’hui. Milieu de terrain défensif, le jeune sénégalais fait partie de ceux sur qui Rudi Garcia compte pour représenter l’avenir du LOSC .

Il a 22 ans, mesure 1m74 pour 66 kg, mais pèse surtout 22 matches de L1 cette saison et déjà trois matches de Ligue des Champions dans les jambes. On ne parle pourtant pas d’un jeune de la Masia mais bel et bien d’Idrissa Gueye. Tout droit débarqué de l’Académie Diembars, fondée par Bernard Lama, Patrick Vieira et Adjovi Boco, il est détecté par le LOSC avec un de ses collègues Pape Souaré lors d’un match amical prévu à cet effet. Pourtant, rien n’est gagné encore. Il poursuit ses classes au centre de formation avant de signer pro. « C’est de plus en plus difficile pour les jeunes de s’imposer et de gagner leur place dans les clubs qui visent la Ligue des Champions » concède t-il. Son baptême du feu, un certain Lille-Marseille (1 à 3), le 24 octobre 2010. Premier choc ponctué par une défaite. Un mal pour un bien puisqu’il réussira à enchaîner de belles performances (11 matches en L1) qui l’emmèneront au titre de champion de France dès sa première saison. C’est durant cette même saison qu’il connaîtra l’ivresse des matches européens, avec six rencontres disputées en Europa League et un premier but inscrit chez les pros. Cette saison, il confirme avec une vingtaine de rencontres en L1. Un apprentissage qu’il poursuit « entre de bonnes mains ». « Il y a des anciens comme Rio Mavuba dont je m’inspire beaucoup. En plus, je joue au même poste que lui. Il y a aussi Florent Balmont qui est un joueur que j’aime bien. » Voilà pour ses modèles, côté grand frère, c’est le défenseur central, tour de contrôle de l’équipe camerounaise qui s’y colle. « Aurélien Chedjou est comme un grand frère, il s’occupe de moi, il me parle beaucoup. » Si Idrissa affiche de la maturité sur le terrain comme en dehors, il doit encore faire preuve de patience et de travail pour gratter une place de titulaire dans un secteur fortement concurrencé. Ce qui ne l’empêche pas de saisir sa chance lorsque le stratège “Garcia” pratique le turn-over ou lorsqu’il doit faire face à des problèmes d’infirmerie. Dernier exemple en date, la victoire à Dijon (0-2) où, porté par un enthousiasme démesuré et une pelouse gorgée d’eau, il délivra un tacle qui lui valut sa première biscotte rouge. « J’ai mis un tacle, un peu en retard mais je ne l’ai pas touché. J’ai été surpris de prendre un carton rouge, je pensais au maximum à un avertissement. J’ai entendu Rio Mavuba dire “oh non” alors que je ne regardais même pas l’arbitre. J’ai été choqué de voir que j’avais pris un rouge. Après, c’est comme ça, c’est le foot. Rudi Garcia m’a dit que ce n’était pas grave, que l’arbitre s’était trompé. » Une sanction qui l’a privé du choc face au PSG. Cruel mais formateur. « Je suis déçu d’avoir manqué Lille-PSG, car c’est le match de l’année, celui que tout le monde regarde en Afrique et au Sénégal… »

L’OEIL DE GIANNI BRUNO

« J’ai joué en CFA avec lui. Il a beaucoup progressé. Il travaille comme un fou à l’entraînement. C’est un guerrier, il ne lâche rien. On peut lui faire confiance sur le terrain. Il a progressé également techniquement. Il est meilleur dans son jeu au sol, dans les petits espaces. Il est en train de devenir un très bon milieu de L1. Humainement, c’est quelqu’un de très attachant, qui adore rire mais qui sait être sérieux aussi. Il est arrivé en 2008, c’est sa quatrième saison et il a franchi les paliers petit à petit. »

Idrissa Gueye ©Sabrina Lambletin

Idrissa Gueye ©Sabrina Lambletin


Brice Jovial

Posted by Surface On juillet - 3 - 2012

Ce n’est pas ce qu’on appelle un jeune loup ni une première main. Après avoir longtemps séduit, Brice Jovial, avant-centre, a dû attendre 27 ans avant de connaître l’ivresse de l’élite. Buteur aussi précieux que spectaculaire, il tient la pointe de l’attaque dijonnaise et fait gagner de précieux points à sa nouvelle équipe dans la perspective du maintien. Focus sur un des hommes du moment, au parcours plus que singulier.

Son numéro 9 lui colle à la peau. À tout juste 28 ans, Brice savoure enfin de pouvoir s’exprimer au plus haut niveau. Car il aura fallu du temps pour faire fructifier des débuts prometteurs. « Je suis arrivé à Beauvais il y a deux ans par l’intermédiaire d’Olivier Miannay, qui est maintenant recruteur de Dijon. J’ai joué six mois là-bas en National avant de jouer un an et demi au Havre. J’ai eu une éclosion tardive. » Pourtant, tout aurait pu être plus rapide. À 18 ans, il intègre l’équipe de Empoli, en Serie A italienne. « Je n’en garde pas un très bon souvenir, j’y suis resté trois mois et j’ai dû revenir en France à cause de problèmes avec mon agent. » Cette saison, il explose en toute décontraction. « Mon meilleur match est celui contre Lorient (2-1) où je marque le but de la victoire sur un retourné acrobatique. Surtout qu’on était à dix contre onze et qu’on s’est fait dominer tout le match. » Au mois de janvier, il s’illustre à nouveau dans le choc des promus, face à Evian. Un doublé qui offre une victoire (3-1) aussi symbolique qu’importante. Il se souvient : « Eric Bauthéac m’a fait un centre au premier poteau après s’être arraché sur l’aile. Je l’ai prise comme elle venait, je n’ai pas vu ce qu’il s’est passé à part qu’elle était dedans. Le deuxième, sur un coup franc de Bauthéac : je suis seul aux six mètres et je l’effleure pour battre le gardien. » Une efficacité qui a permis à Dijon de se maintenir dans le ventre mou du classement. Dans les vestiaires, il fait partie de ceux sur qui l’on compte pour endosser certaines responsabilités. Mais de sa propre confession : « Je suis plutôt le déconneur du vestiaire. J’aime bien chambrer, tout le monde en prend un peu pour son grade mais ça reste bon-enfant. » Il aura fallu patienter dix ans pour régaler en L1. Un parcours du combattant marqué par une volonté de ne jamais renoncer. Une preuve qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Brice Jovial ©Fabien Campoverde

Brice Jovial ©Fabien Campoverde

M’baye Niang

Posted by Surface On juillet - 3 - 2012

Si le talent n’a pas d’âge, M’baye Niang n’a lui pas de limites. Professionnel à 16 ans et 4 mois, le natif de Melun a marqué son premier but en Ligue 1 la saison passée après seulement trois matches en pros, ce qui fait de lui le deuxième plus jeune buteur de l’histoire du championnat de France derrière un certain Laurent Roussey. Aujourd’hui, si Caen est encore parmi l’élite, il le doit en particulier à son jeune poulain, grand artisan du maintien du Stade Malherbe en Ligue 1. Le numéro 9 normand a donc pour particularité de bruler les étapes en enflammant les stades puisque pour sa première sélection avec les espoirs, il signe sa première réalisation face à la Lettonie. Cette saison, malgré des débuts 2011/2012 poussifs, le franco-sénégalais a retrouvé le chemin des filets face à Evian TG, d’une superbe frappe des 30 mètres et prouvé qu’il faudra compter sur lui cette année. Courtisé par les plus grands clubs d’Europe, le jeune buteur ne devrait pas faire de vieux os dans le championnat de France. Avec Niang, le talent n’attend pas, il file droit au but.

M'Baye Niang ©Sabrina Lambletin

Sébastien Corchia

Posted by Surface On juin - 29 - 2012

Si recruter de jeunes joueurs est souvent synonyme de pari sur l’avenir pour les clubs, engager Sébastien Corchia dans son effectif est un gage de sûreté. À 20 ans, le jeune latéral droit de Sochaux fait à la fois figure de jeune espoir du football français et de joueur expérimenté. Élu homme du match pour sa première rencontre en professionnel avec Le Mans en 2008 face à Nice, Sébastien Corchia a toujours gravi les échelons de sa carrière sans jamais trébucher. Aujourd’hui capitaine de l’équipe de France Espoir, le natif de Noisy-le-Sec est un joueur responsable, capable aussi bien de défendre que d’attaquer, à l’image de son doublé en février dernier face à la Slovaquie. Endurant, technique et doté d’une belle vision de jeu, le néo Sochalien possède toutes les qualités pour réussir dans son nouveau club. Après une saison 2010-2011 réussie, le FCSM aura la lourde tâche de confirmer. En recrutant Sébastien Corchia, le club du Doubs met toutes les chances de son côté.

Sébastien Corchia ©Sabrina Lambletin