Archive for the ‘Surface n°5’ Category

81’s Playlist by Tex

Posted by Surface On novembre - 18 - 2009

Début des années 1980. Bouillonnement créatif au sein de l’univers musical. New wave, rock et funk fusionnent, s’entrechoquent, brisant ainsi les frontières des styles. À New-York, on découvre le hip-hop culture nee uptown. En Angleterre, les tribus se multiplient : new wave, cold wave, neo-romantique, ska, revival rockabilly. 1981, c’est aussi l’année de  naissance du walk-man qui va révolutionner la manière d’écouter de la musique.

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Tex

Phoenix

Posted by Surface On novembre - 18 - 2009

Bien occupé entre sa vie américaine aux côtés de sa compagne, la réalisatrice Sofia Coppola, et la vie de tournée, le chanteur de Phoenix, Thomas Mars, reste fidèle à son club de coeur : le PSG.

Phoenix

En place depuis plus d’une décennie, le quatuor versaillais phoenix s’exporte avec son nouvel opus « Wolfgang amadeus phoenix », n’hésitant pas à venir titiller la concurrence indie-rock de l’autre côté de l’atlantique. passionné de football et supporter du paris saint-germain, thomas évoque pour nous ses souvenirs de ballon rond : des vignettes panini au fc chesnay en passant par les tacles «sonores» de Jean-Marc Ferreri…

La passion du foot, c’est venu comment chez toi ?
À la base, c’est mon grand frère qui me l’a transmise. Il est plus âgé que moi de neuf ans, il allait souvent au Parc des Princes et aussitôt rentré à la  maison, il me racontait les matches. C’était magique. Je l’enviais beaucoup, j’avais hâte qu’il m’emmène avec lui. J’ai commencé à m’y mettre vers l’âge  de huit ans avec la collection Panini de 84. C’était une vraie passion. Je me pointais en classe avec mes paquets de vignettes dans mon cartable. Le meilleur moment, c’était la récréation, le préau se transformait en braderie à vignettes Panini. Je me souviens que je n’arrivais pas à me défaire de quelques attaquants brésiliens que j’avais en quadruple (rires).

En tant que supporter du psg, faisais tu des déplacements ?
ça m’arrivait parfois. J’en garde encore aujourd’hui de bons souvenirs et beaucoup d’anecdotes. Je suis allé à Auxerre, à l’Abbé-Deschamps. Je trouvais ce stade paisible, très bucolique. On entendait tout ce qui se passait : les coups de tête, les engueulades entre joueurs, les conseils énergiques de Guy Roux qui semblait scotché à son banc de touche et surtout, les tacles de Jean-Marc Ferreri qui résonnaient dans tout le stade. Quelques semaines  plus tard, je suis parti avec mon frère et des copains à Marseille pour un classique OM-PSG. Le résultat avait été sévère et sans appel: Marseille nous avait mis un bon 3 à 0. À la fin du match, je me retrouve dans les couloirs des vestiaires du Vélodrome, ça poussait derrière moi et puis, au lieu de me retrouver dans le vestiaire parisien, je m’aperçois que le mouvement de la foule m’entraîne inexorablement vers celui des marseillais. J’ai réussi tant bien que mal à rebrousser chemin et à éviter la honte du serrage de paluches  aux vainqueurs du PSG (rires).

Penses-tu que dans les années à venir, Paris peut accueillir deux équipes de football de haut-niveau ?
À Londres, il y a plusieurs grosses écuries qui évoluent en première division, comme Arsenal ou Chelsea. À Paris, ça ne prend pas ! Il faudrait qu’un milliardaire russe injecte plusieurs millions d’euros dans un club francilien comme le Red Star ou le Paris FC… Mais bon, ce n’est pas encore fait.

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Carlos Bocanegra / Junichi Inamoto

Posted by Surface On novembre - 18 - 2009

Originaires de deux pays dans lesquels le football n’est pas le sport numéro un, Carlos Bocanegra et Junichi Inamoto ont dû traverser les océans pour trouver des championnats à la mesure de leurs ambitions. Une expatriation qu’ils vivent plutôt bien et qui leur permet d’avoir un regard passionnant sur le ballon rond.

Carlos Bocanegra et Junichi Inamoto

Carlos Bocanegra

Photos: Hugues Anhes

Junichi Inamoto

L’un a la décontraction naturelle des Américains, tandis que que l’autre a la retenue et la politesse des Japonais. Curiosités du championnat français, Carlos Bocanegra et Junichi Inamoto, vraiment pas nés dans des contrées où le ballon rond est roi, étaient pourtant mal partis pour devenir joueurs de foot professionnels au pays « du fromage qui pue ». Leur parcours relève autant du hasard que de la détermination.

« Je joue au foot depuis que je suis tout petit mais j’ai aussi pratiqué des sports plus traditionnels comme le baseball, le foot américain ou le basket. J’aimais particulièrement le foot, donc j’ai continué à en faire. Au fil du temps, il est apparu que j’étais assez doué. J’ai par la suite joué en club, avant de continuer au lycée. Là, j’ai été drafté par la MLS, la ligue américaine. La MLS et la NBA ont un draft similaire: la dernière équipe du championnat est en première position la saison suivante pour choisir les meilleurs joueurs de lycées ou d’universités », résume Bocanegra qui, en tant que capitaine de la sélection nationale des États-Unis, est une véritable star du ballon du rond Outre-Atlantique. Il faut dire que, dans un pays où l’image prédomine, ce joueur à moitié mexicain ne manque pas d’atouts. Lorsque nous l’avons rencontré, il avait, avec son short et ses tongs, plus l’allure d’un surfeur de Californie, d’où il est originaire, que d’un joueur de  foot. Aussi populaire dans son pays, si ce n’est plus, Inamoto affiche pour sa part un parcours légèrement plus classique. « Bien que le sport préféré des Japonais soit le baseball, je me suis mis à jouer au foot dès mon plus jeune âge. Je ne sais pas trop ce qui m’a poussé à ne pratiquer que ce sport, mais toujours est-il que j’ai persévéré dans ce sens. Étudiant à la fac, j’ai commencé à jouer dans une équipe semi-professionnelle qui a pris de plus en plus d’ampleur. Et à 17 ans, j’étais joueur pro. Le système est à peu près le même que dans les pays européens. Mon équipe a gravi les échelons : troisième division, D2, pour finir en première division… À 17 ans, je jouais donc dans la ligue professionnelle du Japon. Au bout de quatre ans, je me suis rendu en Europe », explique Inamoto.

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Jérémy Ménez

Posted by Surface On novembre - 18 - 2009

Formé à Sochaux, Jérémy Ménez a ébloui l’élite du football français dès ses 17 ans. Illustration de son précoce talent, il devient, la même année, le plus jeune auteur d’un triplé de l’histoire de la Ligue 1. Cinq ans plus tard, il vient de terminer une première saison en demie-teinte dans le prestigieux club de l’AS Roma.

Jérémy Ménez

Photo: Hugues Anhes

Des ambitions et des rêves plein la tête, Jérémy Ménez, qui a grandi à vitry-sur-seine, en banlieue parisienne, est parti à 21 ans tenter sa chance en italie. Après une première saison ponctuée d’une série de blessures, le numéro 94 de la Roma, annoncé cet été du côté de Marseille, rempile et compte bien, cette fois-ci, s’imposer chez les Giallorossi. Rencontré à Paris alors qu’il vient juste de signer un contrat avec la marque aux trois bandes, le jeune homme se livre avec une simplicité et une timidité qui le caractérisent. Laconique et direct, le romain sait ce qu’il veut : décrocher la lune. et ce sera avec le club de la louve…

On a beaucoup parlé cet été de ton éventuel retour en France. Etait-ce un souhait de ta part ?
Je trouve qu’il y a une grosse équipe à Marseille, ils jouent la Ligue des Champions et ils visent le titre. C’est clair que ce défi aurait pu m’intéresser. En fait, il fallait que Marseille vende un joueur. Ça n’a pas été le cas, donc le transfert ne s’est pas fait. Je suis resté à Rome et j’en suis heureux. C’est important pour moi de m’imposer ici, de franchir un palier. Partir aurait pu être perçu comme un échec.

A ton Arrivée à La Roma, qu’est ce qui t’a le plus marqué ?
Le fait de voir Francesco Totti pour la première fois. Là-bas, c’est un dieu, c’est impressionnant. Quand tu le vois jouer, tu te dis que c’est trop simple pour lui, le foot. En plus, il ne fait que marquer, il ne s’arrête jamais (rires) ! Tu regardes, tu observes les gestes qu’il répète à l’entraînement, pendant les matches. Et tu t’en inspires pour progresser !

Qui sont justement tes amis à la Roma ?
Je m’entends vraiment bien avec Filou (Phillipe Mexès, ndlr), qui est d’ailleurs mon voisin. Il m’a beaucoup aidé à m’intégrer au sein du club. Il y a aussi De Rossi, Cassetti et Totti. Avec ce petit groupe-là, on joue souvent au poker quand on est au vert, on se voit assez souvent en-dehors des entraînements. Mais ça reste une équipe, un vestiaire qui se mélange. Il n’y a pas de clans, c’est surprenant.

Sur le terrain,  tu avais la réputation d’être sanguin.    As-tu travaillé pour gommer ce coté impulsif ?
Le fait d’aller en Italie m’a fait beaucoup progresser à ce niveau. Aujourd’hui, je me suis calmé. Après, il faut savoir que ton attitude sur le terrain dépend du contexte dans lequel tu évolues. Si les choses se passent mal avec ton club, tu peux facilement avoir un comportement nerveux. Je suis conscient que je pouvais, à cause de ça, perdre en concentration. C’est très important pour un joueur d’être serein. Ça vient naturellement. Je pense évoluer dans le championnat le plus difficile, donc ça ne peut qu’être bénéfique pour moi.

Quelle perception as-tu du public italien ?
Ça n’a rien à voir avec la France. En Italie, ils sont vraiment tous passionnés et ça motive énormément. Tous les clubs, même les derniers ou ceux des divisions inférieures, ont leur stade rempli. Tout le monde est fan d’au moins un club. Le football représente énormément pour les Italiens. À Rome, c’est particulier, c’est vraiment très chaud, le public vit pour son club. Sans oublier la rivalité avec la Lazio…

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Youssouf Hadji

Posted by Surface On novembre - 18 - 2009

La saison passée, Youssouf Hadji a inscrit onze buts sous les couleurs nancéennes. Huit saisons passées avec le maillot lorrain et le petit frère de Mustapha s’est imposé, à l’instar de son aîné, comme une des stars du club. Souriant et timide, le Marocain, natif d’Ifrane, s’est prêté au jeu de l’entretien.

Youssouf Hadji

Manuel Lagos

Difficile de trouver son chemin dans l’immense parc de loisirs au sein duquel se trouve le centre d’entraînement et de formation de l’asnl. C’est dans un ancien camp militaire américain de la seconde guerre mondiale, au beau milieu de la forêt de haye, que l’équipe lorraine s’exerce avec le ballon. hadji semble bien en jambes, gratifiant les quelques spectateurs présents de jolis gestes. après une séance de massage et un petit tour dans le jacuzzi, l’attaquant lorrain est impatient de commencer l’interview. Détendu et faisant preuve d’un humour certain, Hadji nous parle de sa famille, de Mustapha et de son amour pour Nancy.

Chez les hadji, on a l’impression que le foot est une histoire de famille…
C’est vraiment Mustapha qui a commencé. Pour lui, c’était la boxe ou le football. Heureusement; il a choisi le foot (sourire). Le fait qu’il ait réussi dans cette voie-là, ça a donné envie à ses petits frères. C’est une véritable affaire de famille. Mon autre frère a fait un essai au centre de formation, qui n’a malheureusement pas réussi. Il y a aussi le neveu de Mustapha, Samir, qui est également ici au centre, et l’autre petit neveu qui est en pré-formation à Metz. Mouss a donné le déclic et maintenant on essaie de marcher sur ses pas. Les jeunes de notre famille voient que nous avons réussi tous les deux et ils se disent « Pourquoi pas nous ? » Surtout que j’ai pensé la même chose quand je voyais mon frère. Ce serait beau si on réussissait tous. Mais ça n’est pas aussi simple que ça.

Vous retrouvez-vous parfois pour taper un peu la balle ?
On ne fait que ça ! Surtout pendant les vacances, on se fait des petits matches en salle. Il n’y a que des Hadji (rires). On loue un terrain et on fait des 5 contre 5. Il y a même un petit tournoi dans la ville d’où l’on vient. On peut rencontrer n’importe quelle équipe et c’est la famille Hadji qui remporte le tournoi chaque année. C’est super dur, plus qu’un match de Ligue 1 (rires). Quand on joue comme ça, on ne se fait pas de cadeau. Et ça se termine toujours par un petit barbecue.

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