Archive for the ‘Surface n° 5’ Category

SURFACE FOOTBALL MAGAZINE n°5

Posted by Surface On septembre - 23 - 2009

SURFACE N°5 en kiosque

Samedi 26 Septembre


Au sommaire de ce numéro, André-Pierre Gignac, le nouvel attaquant des bleus revient sur ses débuts difficiles, son incroyable saison et son nouveau statut.

« Quand un grand club européen te fait les yeux doux, c’est normal d’être intéressé. J’ai juste dit: ‘j’envisage d’aller à Lyon’. Si vraiment j’avais voulu quitter Toulouse, j’aurais tout fait pour partir et je l’aurais dit. Après, je suis vraiment très content de rester à Toulouse. »

covers5

- Le Buzz du mois : Kévin Gameiro

- Icones : Loïc Rémy, Edouard Cissé, Aly Cissokho, Etienne Capoue, Youssouf Hadji, Carlos Bocanegra, Junichi Inamoto, Mickey 3D, Phoenix, Jérémy Ménez , Philippe Lucas

- Prolongation Luis Fernandez

- Le président: Maurice Cohen

- Petite lucarne : Cyril Linette

- En mode avec Mamadou Sakho En Michael Jackson ou Blues Brothers, le parisien se métamorphose…

- L’homme de l’ombre : Antony Gautier Arbitre de Ligue 1

- Club mythique : Nantes 1994 / 1995

Sans oublier votre Surface personal shopper

Etat Critique

Posted by Surface On septembre - 23 - 2009

Ah la critique ! Quel vaste sujet ! On pourrait aisément la proposer comme sujet au bac de philo. Finalement, ne serions-nous pas tous un peu critiques dans l’âme ? Ne sommes-nous pas tous tour à tour entraîneurs, sélectionneurs, arbitres, présidents, attaquants, défenseurs, goals… ? Bien sûr que si ! On a beau critiquer mais à la fin de la journée, lequel d’entre nous n’a jamais, ne serait-ce que quelques instants, endossé le rôle ingrat de celui qui se fait blâmer. Et pourquoi ? Parce que la passion du ballon rond nous anime et nous rassemble. Voyez vous, on nous parle de Surface à peu près tous les jours, à moi et ma dream team, et vous savez quoi ? Chaque  discussion est une occasion pour grandir, progresser, et ce, en partie, grâce à la critique. Le problème avec la critique, c’est qu’elle est parfois facile et
injuste. Mes amis footballeurs et moi-même le savons mieux que quiconque.
Alors à tous ceux qui pensent que Surface n’a pas grand intérêt, nous disons ceci : regardez ce nouvel opus et dites-nous honnêtement ce que vous en pensez. Aux autres, aux fidèles, nous disons : Merci ! Merci de nous soutenir  depuis le début. Et, promis, nous essayerons de faire encore plus fort dans deux mois. Que vous soyez de l’un ou de l’autre bord, voici pour vous ce numéro 5. Après un été semé d’embûches, place aux nouveaux défis ! Alors  voilà, c’est la rentrée et nous vous la proposons studieuse et musclée, en pariant que ce Surface va vous emballer.

Jérôme Alonzo

Jérôme Alonzo

André-Pierre Gignac

Posted by Surface On septembre - 23 - 2009

Nom de code : APG. Profession : braqueur de la Ligue 1. Déjouant tous les pronostics, André-Pierre Gignac a réussi la saison dernière le casse de l’année en décrochant le titre de meilleur buteur du championnat de France avec 24 réalisations. Devenu un atout offensif incontournable de l’équipe de France, le Toulousain puise dans les erreurs du passé la force nécessaire pour ne pas s’arrêter en si bon chemin et poursuivre sa prodigieuse progression.

gignacAndré-Pierre Porte un jean Chevignon Legend, un blouson, une chemise et un foulard IKKS et des gants Dunhill

gignac

André-Pierre Porte un costume, une chemise, une cravate, des gants et un sac bowling Dunhill, des derbies Paul&Joe, des lunettes Ray Ban et un sac en cuir Stephane Verdino.

André-Pierre Gignac

André-Pierre GignacAndré-Pierre Porte une veste Adidas et des lunettes Ray Ban outdoors man Porsche Prêtée par www.Autoclassic.fr

André-Pierre GignacAndré-Pierre Porte un Pull et un foulard IKKS

André-Pierre GignacAndré-Pierre porte un blouson IKKS, des gants Dunhill et un t-shirt Majestic

Il a mis le sujet sur la table au bout de trente secondes de conversation. « Je suis heureux bien sûr mais en même temps, je suis dans une optique de vie  qui fait que je ne me projette pas trop. Dans le passé, je me suis donné des objectifs élevés et ça m’a complètement mis en-dedans, notamment lorsque  je suis arrivé à Toulouse. L’essentiel est ailleurs maintenant pour moi. Prendre match après match, c’est devenu le plus important. » Plutôt que de  s’enthousiasmer sur son titre de meilleur buteur de la Ligue 1 et sur ses sélections désormais régulières en équipe de France, André-Pierre Gignac, qui partage avec Yoann Gourcuff le titre de grande révélation tricolore de  l’année 2009, a d’emblée pris un ton grave et adopté un discours mesuré. Loin de ce que l’on aurait pu attendre d’un footballeur de 23 ans, aussi rigolard que fougueux. Cette rengaine du « match après match », cent fois rebattue par le petit monde du ballon rond, APG ne semble pas l’avoir  apprise en copiant ses petits copains. C’est l’expérience d’une saison  2007/2008 complètement ratée, à l’âge où l’on rêve de progression perpétuelle, qui l’a converti au relativisme. Alors, très bien, commençons  par là. Été 2007 : après cinq saisons passées à Lorient, Gignac signe à Toulouse pour 5 millions d’euros. Dédé n’est alors qu’un attaquant  prometteur qui vient d’inscrire neuf buts pour sa première saison en Ligue 1. À confirmer, donc. Rien à rajouter. Si, tout de même, alors que ce dernier venait tout juste de jouer trois matches en première division, le  sélectionneur Raymond Domenech avait déclaré garder un oeil sur lui ! « Il a quelque chose. Il a un petit plus, quelque chose qu’on remarque. Quand on est entraîneur, on se dit ‘tiens celui-là, il est à suivre parce qu’il peut se passer quelque chose’, donc je vais le suivre. » Heureuse prédiction. Mais,  en ce mois d’août, c’est un interminable chemin de croix qui démarre. « J’ai vécu une saison catastrophique tant sur le plan mental qu’humain et sportif.  Tout s’est mal passé. Collectivement, c’était pareil, on s’est sauvé à la dernière journée, on s’est fait peur toute l’année. »

La Porte VS Gignac : 1-0
Premier couac : avant de finalement s’engager pour le club de la ville rose, le  joueur avait signé un pré contrat avec Lille. « Cette histoire m’a fait vraiment beaucoup de mal : on m’a fait passer pour un mercenaire alors que ce n’est pas vrai. Le salaire était le même. Seulement voilà, c’était le Sud, c’était un stade déjà construit, c’était la possibilité de jouer en Ligue des  Champions et la promesse d’évoluer en 4-4-2. » Ensuite, tout va de travers. Gignac joue peu, boude, traîne des pieds. Deux petits buts en 28 bouts de matches. La star du Téfécé, c’est le buteur suédois Elmander et  personne d’autre. En-dehors du terrain, sa vie toulousaine n’a pas grand chose de rose non plus. À en croire les rumeurs, le jeune attaquant passe  plus de temps à engloutir des montagnes de charcuterie et à jouer son salaire dans les machines à sous qu’à taper dans un ballon. « Quand je lisais  que je ne pensais qu’à gaspiller de l’argent, à aller au casino et que je ne me  concentrais pas sur le foot, ça me faisait vraiment mal au cœur. C’est dur mais ça rend plus fort. Derrière un footballeur, il y a un humain et j’ai l’impression que certains journalistes ne s’en rendent pas trop compte. » À fleur de peau, le joueur souffre terriblement du flot de sarcasmes  médiatiques qui s’abattent sur lui. « La critique me rend fou. Quand tu es gamin et que tu vois le foot en rose, tu ne penses pas du tout à ça. Il y a des  critiques constructives de la part des gens qui connaissent le football. Mais il y a beaucoup de remarques de gens aigris qui sont dures à avaler. » Il se défend de tous ces excès : « J’ai des conseillers financiers et un budget que je  peux brûler chaque mois. Alors, voilà, je le brûle mais ça ne m’empêche  pas de mettre de l’argent de côté pour les impôts et pour une belle qualité de vie après le foot. J’achète des habits pour moi et pour ma famille, je vais au  restaurant, j’achète des jeux vidéo. Je suis un casanier, moi. Quand je sors, c’est avec ma femme et mon fils. Quand on va au casino, je ne gaspille pas plus de 600 euros par soirée et j’y vais une fois par mois. Et puis, ma façon  de vivre n’a pas changé d’une année à l’autre. » Frustré de si peu de temps de  jeu, gavé de tant d’espoirs déçus, le joueur ne se reconnaît plus : en décembre, il frappe une porte du vestiaire qui remporte le combat. Poignet  fracturé. Un mois d’indisponibilité. Finalement, Toulouse et Gignac ne sauvent leur peau en Ligue 1 qu’à l’issue de la toute dernière journée. Voilà pour la saison catastrophe. Voilà pour l’aspect sombre du personnage, susceptible de perdre pied quand la réussite sportive se dérobe.

[...]

Mamadou Sakho

Posted by Surface On septembre - 22 - 2009

Michael Jackson, Sid Vicious, Slick Rick, Bryan Ferry, les Blues Brothers… Autant de noms qui ont marqué les années 80 dans leurs genres musicaux respectifs, et se sont imposés comme les leaders d’une génération. De par son jeu et son charisme, Mamadou Sakho s’inscrit comme un digne héritier de ces stars intemporelles.

Mamadou Sakho

©Vivien Lavau

Mamadou Sakho

©Vivien Lavau

Mamadou Sakho

©Vivien Lavau

Mamadou Sakho

©Vivien Lavau

Mamadou Sakho

©Vivien Lavau

Cyril Linette

Posted by Surface On septembre - 22 - 2009

Débarqué il y a treize ans sur Canal +, Cyril Linette, journaliste sportif au timbre de voix connu et reconnu, est aujourd’hui aux commandes du plus important service de la chaîne cryptée : le sport. Avide de challenges, communiquant hors pair au mental de compétiteur, il incarne depuis deux ans le renouveau de l’offre foot sur CanaCyril Linette

Qu’est ce qu’il manque aujourd’hui à la ligue 1, selon vous ?
Ce qu’il manque aujourd’hui, et c’est d’ailleurs dans l’air du temps, ce sont des stades de qualité. Surtout pour un diffuseur ! Quand vous hésitez entre deux matches de valeur équivalente à programmer, vous choisissez toujours le match qui se déroule dans le plus beau stade. C’est une lacune  que nous avons par rapport aux autres championnats. Économiquement, c’est difficile, bien sûr, car l’État ne va plus construire de stades. Je suis content car tout le monde s’en rend compte et cela commence à devenir une priorité nationale, notamment aux yeux des politiques. Cela changerait tout  de rénover cinq ou six stades en France. je ne vais pas citer de noms, mais il y a des clubs que je ne peux pas diffuser en prime time car à l’image, un dimanche soir, ce n’est pas possible.

La critique est à la mode. Est-ce pour cela que vous avez fait venir Pierre Ménès ?
Pierre est capable d’une parole libre et subtile, et il est aussi expert du foot. Il est une sorte de trait d’union avec le téléspectateur. C’est un peu comme si on mettait un abonné, certes très averti, sur le plateau. Il apporte le côté spontané de celui qui vit le match comme nous. Quand il ne s’est pas régalé pendant un match, il le dit et on ne lui passe pas un coup de fil derrière en lui disant qu’il est fou. vis-à-vis du monde du foot, on mesure toujours un peu les choses mais il n’a pas de consignes. je trouvais qu’il y avait une sorte de consanguinité entre tous nos consultants experts, entraîneurs ou joueurs. Il fallait un équilibre entre l’esprit critique, basé sur le ressenti, et la pure expertise. on essaie d’agencer nos personnalités. Des consultants comme Reynald Denoueix, permettent, eux , de voir et de comprendre des choses que le téléspectateur ne perçoit pas forcément.

Certains de vos anciens consultants sont justement entraîneurs. Quels sont vos relations avec eux lorsqu’Ils retournent en club ?
Ils oublient instantanément qu’ils ont travaillé avec nous. on est traités comme les autres. Si Didier Deschamps ou paul le guen ne sont pas contents de ce qu’on peut dire, ils ne vont pas se priver pour le signaler sous prétexte qu’on a collaboré ensemble. C’est tout à fait normal. Quand ils travaillent ailleurs, ils rentrent dans leur logique. didier deschamps n’est plus le même, c’est normal. Entraîneur est un métier de fou. Une fois à ce poste, ils voient tout à travers ce prisme-là. on crée des liens amicaux forts quand on  collabore avec eux, mais leur priorité, une fois revenus sur le banc, c’est leur équipe.

Vous appellent-ils plus facilement pour se plaindre de leur traitement ?
Pas forcément. C’est plus souvent les présidents qui nous appellent car il y a une dimension plus politique. On les écoute, on essaie d’être respectueux mais c’est à nous de tenir la distance. j’ai la chance d’avoir des patrons qui font confiance à leur équipe et qui maintiennent le cap quand certains présidents les appellent directement. si on ne fait pas n’importe quoi, il n’y a pas de soucis et puis ce n’est pas la guerre des tranchées non plus, on reste partenaires ! Une petite anecdote : dans les spécialistes, on était devenus amis avec Frédéric antonetti, un type fantastique, et nous diffusions régulièrement des passages de ses frasques sur le banc niçois. au bout de quelques semaines, il nous a gentiment appelés pour nous dire que cela lui  pesait. Nous avons donc arrêté, on essaie de garder cette logique de partenaires. on sait jusqu’où ne pas aller.

Y a-t-Il une formation spéciale pour les consultants ?
C’est une formation sur le tas car on les lance directement dans le bain. On voit ce que ça donne, puis on corrige le tir si besoin est, et petit à petit, on les fait progresser. on l’a fait pour beaucoup, comme Zinédine Zidane qui était à une époque assez mutique car c’est quelqu’un de timide. Ce qu’il dit prend une telle proportion qu’il préfère parfois ne rien dire. Aujourd’hui, il a pris ses marques, il a plus confiance en lui et il va donc logiquement développer prochainement sa présence sur Canal. d’autres sont trop volubiles, il faut donc les recadrer. Certains parlent peu pendant une rencontre et vont vous la commenter en totalité après, pendant le dîner ! Il y a toutes sortes de cas, il faut les accompagner, c’est un vrai travail de coaching.