Archive for the ‘Surface n°6’ Category

98’s Playlist by Tex

Posted by Surface On juin - 24 - 2010

Et un, et deux et trois zéro
1998 est clairement un tournant dans la musique. Pour la première fois, le rap et le R’n’B dominent les charts aussi bien aux Etats-Unis qu’en France. Sur les 20 single les plus vendus aux States, 17 sont des tracks R’n’B ou hip-hop. Pour une fois, la France n’est pas à la traîne, en partie grâce à la french touch : les Daft Punk, Stardust et Air bénéficient en effet d’un succès international.

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Mamadou Niang

Posted by Surface On juin - 23 - 2010

Capitaine de l’OM, Mamadou Niang s’est imposé au fil des saisons comme l’un des attaquants vedettes de la Ligue 1. Marseillais depuis cinq ans déjà, il aurait pourtant pu mettre un terme à sa carrière prématurément et son ascension s’est faite par le bas. Autant dire que le Sénégalais revient de loin.

Il pourrait avoir un esprit revanchard vis à vis de ceux qui l’ont sous-estimé. Mais, désormais devenu l’une des stars du championnat de France, Mamadou Niang n’en veut à personne. À 30 ans, il affiche une réussite tranquille, lui qui, plusieurs années auparavant, mouillait le maillot du RC Saint-André les- Vergers, en DHR, la septième division du foot tricolore.

À l’époque, personne n’aurait pu prédire que Niang jouerait un jour à l’OM. Après un passage compliqué au centre de formation du Havre, dont il est originaire, Mamadou Niang retrouvait en 1999 le plaisir de jouer chez les amateurs. Plus d’un an après avoir décidé d’arrêter sa carrière. Un nouveau départ. « En sortant du centre de formation, j’avais subi tellement d’injustices et de galères que franchement, le foot m’avait saoulé. J’avais vraiment envie de sortir de ce milieu. Alors pendant un an, j’ai tiré un trait dessus. Heureusement, des personnes ont su me remettre sur le chemin du ballon rond et je ne les en remercierai jamais assez. C’est un peu grâce à elles que j’en suis là aujourd’hui. » Sa voix ne laisse filtrer aucune rancune. « Je n’ai pas spécialement d’esprit revanchard, c’est vrai. C’est juste que de nos jours, certaines personnes constatent que je n’étais pas tel qu’ils pouvaient le penser à l’époque. Ils se sont trompés sur moi. » À Saint-André-les-Vergers, un petit patelin de l’Aube proche de Troyes, Mamadou Niang ne fait pas que jouer au foot. Il travaille aussi comme magasinier à Intermarché et prend conscience de la dureté de la vie. « Je me suis vite dit que ceux qui exercent le métier de footballeur ont beaucoup de chance et qu’énormément de gens aimeraient être à leur place. Aujourd’hui, on a la chance de bien gagner notre vie en faisant ce qu’on aime. Autant en profiter et ne pas pleurer sur notre sort. » Pour avoir grandi dans une cité « difficile » du Havre (Caucriauville, comme Souleymane Diawara, Vikash Dhorasoo et Julien Faubert), l’attaquant de l’OM sait de quoi il parle. Parfaitement connaître la réalité des quartiers populaires ne l’empêche pas d’y conserver de très bons souvenirs. « Quand on évolue dans un cadre comme celui-là, ce n’est jamais évident mais c’est aussi là que j’ai mes meilleurs souvenirs. C’est là que j’ai commencé à jouer au foot et à connaître ce sport. J’ai toute ma vie dans ce quartier ».
De Troyes à Marseille en six saisons
Après Saint-André-les-Vergers, Niang poursuit son retour dans le monde du football en signant à Troyes. Du statut d’amateur, il passe à celui de remplaçant en première division. À Troyes, il joue peu. L’expérience s’avère laborieuse et les doutes sur ses capacités ne s’atténuent pas. Il goûte par intermittence à l’ivresse des sommets et aux rencontres européennes au sein de l’équipe-surprise de l’époque. Niang est finalement prêté à Metz, en D2. Une nouvelle régression, mais quelque part aussi, une deuxième chance. Banco ! En attaque, Niang se révèle aux cotés d’Adebayor et goûte à la joie d’une remontée en L1 grâce à son impact sur l’équipe. En cinq mois, il brille comme jamais. Ironie du sort, Metz monte alors que le club qui l’a prêté est relégué. Pour Niang, le choix est simple. Il quitte Troyes et signe à Strasbourg, malgré les sollicitations de Metz. Avec le club alsacien, le Sénégalais s’affirme un peu plus et retrouve avec Ljuboja, puis Pagis, le même
type de complicité qu’il avait su créer en Lorraine. En deux saisons, il marque 24 buts. Niang remporte son premier titre (la Coupe de la Ligue en 2005) et se fait enfin une place en première division. De grands clubs le courtisent et il finit alors par signer à l’OM. « Marseille, c’était un rêve de gamin. Mais je ne m’y voyais pas, pas plus qu’à Strasbourg ou à Troyes d’ailleurs. Pour moi, c’était déjà énorme d’avoir signé un contrat professionnel. Moi, je profite de l’instant présent. Je ne me projetterai jamais dans l’avenir, car c’est rêver pour rien. J’ai travaillé année après année pour avoir ce que j’ai aujourd’hui », insiste-t-il.

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Marouane Chamakh

Posted by Surface On juin - 23 - 2010

Quel sera son prochain club ? Arsenal ? Liverpool ? Le futur départ de Marouane Chamakh est devenu un feuilleton médiatique à rebondissements. Le Franco- Marocain souhaite quitter Bordeaux à la fin de la saison et préserve le suspense sur sa future destination. Arrivé à maturité grâce à Laurent Blanc, l’attaquant chéri des Girondins se concentre malgré tout sur les défis d’une équipe de plus en plus ambitieuse. Pour lui, l’avenir se conjugue au présent.

Le soleil est couché depuis quelques minutes lorsqu’une longiligne silhouette se présente dans le hall du Regent Grand Hotel de Bordeaux. Malgré la fatigue dûe à une coriace séance d’entraînement, Marouane Chamakh transpire la décontraction et le bien-être lorsqu’il débarque dans le prestigieux palace. Il est ici chez lui, dans une ville, une ambiance, un style de vie qu’il connaît par coeur. Durant la séance photo au parfum so british, une famille marocaine ne peut s’empêcher de lui demander d’immortaliser sa présence, peut-être bien consciente qu’il s’agit là de ses derniers mois sur les bords de la Garonne.

Fidèle aux Girondins de Bordeaux depuis l’âge de 16 ans, Marouane Chamakh a connu dans cette ville joies et désillusions, pour finalement atteindre l’an dernier la plus haute marche du championnat, détrônant un Lyon hégémonique. Régulier et efficace, ce joueur étrangement altruiste pour un attaquant de pointe a pris une dimension supplémentaire depuis l’arrivée en 2007 de Laurent Blanc et de son homme de terrain, Jean-Louis Gasset. « Ce n’est que du bonheur depuis trois ans. Mes quatre premières années en pro se sont bien passées mais elles furent stériles au niveau du palmarès. Là, je gagne des titres et j’y ai vraiment pris goût. » Comme il l’avait déjà annoncé il y a un an dans les colonnes de Surface, le moment est donc venu pour lui de partir l’esprit léger vers d’autres cieux, avec le sentiment du devoir accompli. « Ma priorité, c’est de goûter à la Premier League. Peut-être cet été : j’arrive en fin de contrat en 2010. Partir à la fin de la saison, ça permettrait au club de toucher de l’argent », nous confiait-il en février 2009. Depuis plus de six mois, tout s’est accéléré. L’affaire Chamakh alimente les colonnes de la presse sportive des deux côtés de la Manche.
Un mal pour un bien

Peu habitué à un tel déferlement médiatique, Marouane Chamakh s’en étonnerait presque. « Il y a une focalisation sur mon cas mais c’est normal du fait de mon statut contractuel. Il m’a vraiment fallu faire abstraction de tout ça ». Parfois maladroit face aux journalistes, il se réserve désormais le droit de ne plus communiquer jusqu’à la fin du mois de mars, après le fatidique match retour des huitièmes de finale de la Ligue des Champions face à l’Olympiakos. « Si on parle de moi dans un futur club, ce ne sera pas évident car je suis encore bordelais jusqu’à la fin de la saison,j’ai des obligations. Je souhaite rester en retrait vis-à-vis de tout ça pour me focaliser sur les enjeux du club, sur le terrain. Je déciderai seul d’annoncer mon départ quand bon me semblera. Vers la fin mars je pense. Mais je ne serais plus bordelais, c’est une certitude. » Bordeaux caracole en tête du championnat, et s’est hissé en finale de la Coupe de la Ligue. Son fidèle buteur, déjà auteur de huit réalisations en L1 depuis le début de la saison, se consacre aujourd’hui entièrement à bonifier sa dernière année girondine. Même si ses doléances sont claires. « Je vais émettre le même souhait que l’année dernière, c’est à- dire partir. J’assume et je ne le dis pas trois jours avant la fin du championnat. Je ne vais pas changer d’avis du jour au lendemain. Maintenant, ce qui est sûr, c’est que je veux finir en beauté, encore plus que l’année passée. L’été dernier, je n’ai pas pu partir alors que je le voulais. C’est un mal pour un bien car on a de grands défis à relever. Je ne regrette rien, au contraire.»

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Szarzewski / Harinordoquy / Clerc

Posted by Surface On juin - 22 - 2010

Sport de gentleman joué par des brutes contre sport de brute joué par des gentlemen. Au-delà des formules, trois internationaux de rugby, Dimitri Szarzewski, Imanol Harinordoquy et Vincent Clerc, se prêtent au jeu des comparaisons entre leur discipline et le football. Plaquages garantis !

« Il y a au moins vingt raisons de préférer le rugby au football. » En tout cas, c’est ce qu’affirment les 100 000 utilisateurs du réseau social Facebook réunis dans ce groupe pro-Ovalie. Parmi les arguments évoqués, certains tombent sous le sens : « Il n’y a pas de hooligans au rugby », plusieurs dégoulinent de mauvaise foi : « Au foot, il y a toujours une équipe qui joue la montre », tandis que d’autres, un peu plus originaux, éveillent l’attention : « Les rugbymen connaissent la Marseillaise eux. » C’est vrai, ça. Pourquoi ?
Pour le talonneur du Stade Français, Dimitri Szarzewski, « chanter la Marseillaise est une fierté. On représente notre pays. Si on n’est pas fier de son pays, c’est désolant. Et puis, ça permet de retrouver l’esprit d’équipe : le chant donne de la force. Quand je vois l’équipe de France de foot, je constate que la moitié ne chante pas. Mais je suis persuadé qu’ils la connaissent, sinon ce serait vraiment inquiétant (rires). » Pas sûr, non… À voir l’international français, l’oeil coloré d’un joli coquard, débarquer dans le studio photo pour la campagne de pub de la marque Hippopotamus, on se dit qu’il correspond bien à l’image que l’on se fait du joueur de rugby moderne. Gueule de top model, baraqué comme un gladiateur, crinière d’un autre temps. Quelques questions sur le ballon rond et un sourire frondeur éclaircit son visage.

À QUAND L’ARBITRAGE VIDEO DANS LE FOOT ?
Comme la grande majorité des Français, les trois compères s’intéressent à l’actualité du ballon rond, regardent les grandes affiches européennes et internationales, et suivent les Bleus avec attention. Comme le reste de leurs compatriotes, ils débattent, se prononcent pour ou contre la main de Thierry Henry : « La main d’Henry n’est pas le problème. Le problème, c’est l’erreur de l’arbitre. Les Irlandais méritaient de gagner ce match qu’ils ont dominé de la première à la dernière minute », affirme Imanol Harinordoquy. Au sujet de Domenech, les avis divergent. Pour Vincent Clerc, « il faut soutenir Domenech. Peut-être qu’il a fait des erreurs de communication mais je trouve difficile de parler d’un entraîneur tant qu’on ne l’a pas eu. » Son homologue biarrot est nettement plus tranchant : « À mon goût, Domenech est un peu trop langue de bois. J’aime bien les entraîneurs qui défendent leurs joueurs et qui se mouillent un peu. Domenech ne se mouille pas trop. Mais, bon, cette équipe de France est tellement moyenne qu’elle va faire une bonne Coupe du
monde (rires)! »
Les trois joueurs constatent que le football est victime d’un certain nombre de maladies qui épargnent leur sport. Comme le racisme et la violence dans les tribunes. « Le rugby est moins accessible, les règles sont compliquées. Quelqu’un qui vient voir un match connaît les règles et s’est déjà imprégné de l’ambiance. Ça exclut plein de monde. Et puis, il y a des enfants, beaucoup de mélanges entre les supporters des deux équipes », observe le Toulousain Clerc. L’ailier se dit extrêmement étonné de l’absence de l’arbitrage vidéo dans le football. « Ça me choque énormément. Au rugby, on y est venu très naturellement et je ne comprends pas que ce ne soit pas la même chose au foot. Ça pourrait simplifier la tâche de l’arbitre, ça gommerait beaucoup de problèmes. Surtout que tous les matches sont diffusés à la télévision. Les moyens sont là. Et d’autres sports montrent l’exemple. »

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Yohan Cabaye

Posted by Surface On avril - 2 - 2010

Considéré depuis deux saisons comme l’un des cadres de la formation lilloise, Yohan Cabaye a dû se faire à un nouveau statut. Il est devenu, cet été, l’enfant terrible du LOSC, ratant des entraînements et exprimant sans langue de bois son ressenti. Avant de se reconcentrer sur le terrain.

Yohan Cabayephoto: Hugues Anhes

Le 20 septembre dernier, lors du derby face à Lens, Yohan Cabaye est  expulsé quelques secondes à peine après être entré en jeu. Pourtant malgré tout ce qui a pu être écrit sur lui, la sérénité prédomine dans le regard du jeune homme de 23 ans. Sans détour, il évoque tout ce qu’il a ressenti pendant ces semaines difficiles, sur le terrain comme en dehors. Même s’il s’en défend, cabaye semble perdu dans la formation nordiste. ce club, à qui il a tant donné, est en train de s’éloigner de lui. mais de manière très lucide, il sait qu’il ne doit pas s’arrêter de travailler. C’est sous un ciel grisâtre,  entrecoupé par quelques rayons de soleil, que l’équipe de Surface décharge son matériel, à Lille, devant le carlton. La suite de l’hôtel est prête à accueillir le jeune homme qui, soigneux de son image, a prévu plusieurs tenues pour le  shooting. Apaisé, il prend la pose sous les yeux de sa femme et de son futur bébé. pour un talent comme le sien, le futur est loin d’être aussi gris  que le ciel Lillois.

En début de saison, tu n’étais plus titulaire. N’as-tu pas eu l’impression de faire un pas en arrière dans ta carrière ?
Je ne savais plus où j’en étais. Je ne savais même plus comment il (Rudi Garcia, ndlr) me considèrait dans l’équipe, si j’étais un joueur important ou non. Je ne savais vraiment pas. Mais que tu sois un joueur important ou un joueur de complément, tu dois toujours prouver. Je n’ai pas parlé de ma situation avec le coach, je me donne à fond pendant les entraînements et  c’est tout. S’il me fait jouer, tant mieux. Si je ne joue pas, il faut que lui-même en explique les raisons. Contre Rennes, je me suis servi de ce qu’il m’était arrivé pour me remotiver. J’ai tout fait pour prouver d’abord au coach, mais aussi aux autres personnes qui comptent toujours sur moi. J’avais envie de montrer que je n’étais pas mort.

Tu as dit dans la presse que si ta situation n’évoluait pas, tu ferais tes valises…
Pour un joueur de foot, le plus important, c’est d’être sur le terrain. Ici, j’ai vécu tellement de choses que du jour au lendemain, me retrouver sur le  banc et ne pas savoir quel match je vais jouer, c’est quand même compliqué. Devenir un joueur dont on se sert pour faire tourner l’effectif et pour remplacer les autres, c’est dur. Je me pose des questions. Mais je pense ce que j’ai dit. Si ça continue comme ça jusqu’en janvier, on sera tous perdants. Moi, parce que je ne joue pas beaucoup et que je ne progresse plus, et le club, qui s’attend à mon départ.

Comment décrirais-tu l’ambiance au sein du groupe lillois ?
Il y a eu l’histoire avec Rudi Garcia. Mais également celle avec Malicki et Tafforeau (qui ont quitté le club, ndlr). Pour les anciens et moi, ça a été  difficile à vivre. C’était des coéquipiers mais aussi des amis. On a tout vécu  avec eux et du jour au lendemain, ils sont mis à l’écart. À la reprise, ils ne  s’entraînaient même pas avec nous. On se demandait ce qu’il se passait et  pourquoi ça leur arrivait, eux qui ont toujours été là. Il y a certains joueurs,  des anciens, qui n’ont toujours pas digéré ce qui s’est passé. Mais sinon, ça se passe super bien. Tout le monde est dans le même état d’esprit.

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