Archive for the ‘Surface n° 8’ Category

Surface Football Magazine n°8

Posted by Surface On avril - 23 - 2010

SURFACE FOOTBALL MAGAZINE 8

AVEC EN COUVERTURE

HUGO LLORIS

DISPONIBLE MARDI 27 AVRIL


Il est temps de connaître un peu mieux celui que l’on qualifie de plus en plus souvent de « meilleur gardien du monde ». Du haut de ses 23 ans, Hugo Lloris aborde avec le calme et la simplicité qui le caractérise son parcours. De l’OGC Nice à L’Olympique Lyonnais en évoquant les bleus et la spécificité de son poste.

cover Surface 8

AU SOMMAIRE


Le buzz du mois : Eden Hazard

Petite Lucarne : Eric Di Meco

Icônes : Sidney Govou, Souleymane Diawara, Jimmy Briand, Geraldo Wendel, Ireneusz Jelen, François Hollande, Mathieu Valverde, Clovis Cornillac, Yodélice

En mode avec Bakary Sagna

Reportage : L’équipe de France des – de 16 ans

Club mythique : Bordeaux 96, un grand cru européen

L’homme de l’ombre : Baba Cool, profession coiffeur de stars

Et toujours vos pages shopping, high tech, musique, dvd et jeux vidéo

Hugo Lloris

Posted by Surface On avril - 23 - 2010

À 23 ans, Hugo Lloris est considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs gardiens de sa génération. Impressionnant sur sa ligne de but comme sur ses sorties aériennes, le Lyonnais est le genre de portiers qui fait gagner des points à son équipe. Il n’est pas étranger non plus à la qualification de l’équipe de France pour le Mondial. Peu à l’aise lorsqu’il s’agit de parler de lui, il a joué le jeu pour Surface. En toute simplicité.

Tout le monde se souvient d’une frappe dans la lucarne, d’un une-deux magique ou encore d’une reprise de volée phénoménale. Ce sont ces actions qui font rêver les spectateurs. Mais peu garderont en tête une énorme claquette, un arrêt réflexe en fin de match ou une sortie aérienne kamikaze qui soulage toute une défense. Pourtant, ce sont bien ces hommes, les derniers remparts d’une équipe, qui peuvent sauver un match à eux seuls. Hugo Lloris fait partie de ceux-là. Lors du quart de finale de Ligue des Champions entre Bordeaux et Lyon, c’est bien lui qui, après plusieurs envolées décisives, a reçu les louanges de ses partenaires et de ses  adversaires. Quand Wendel le Bordelais le regrettait – « Cela aurait été bien de ne pas jouer contre Lloris. Je pense que c’était le meilleur joueur des deux matches» - et que Laurent Blanc constatait – « Il a confirmé qu’il avait beaucoup de talent. Si l’on analyse bien les deux matches, c’est sûr que son talent personnel joue pour beaucoup dans la qualification de l’OL » -, les Lyonnais Kallström et Cris eux le félicitaient : « Il a encore sorti l’arrêt qu’il fallait au bon moment. Je ne suis même plus surpris, je le vois réaliser ce genre d’arrêts tous les jours à l’entraînement » ; « Pour moi, c’est le meilleur gardien du monde. » Tout est dit en peu de phrases. Ce 7 avril, lors du match retour, Lloris n’a pas eu grand chose à faire. Mais dans les dernières minutes,  il a littéralement décollé pour repousser cette tête surpuissante de Wendel, qui aurait qualifié les Girondins. Le jeune Hugo en avait décidé autrement. Lui qui n’aime pas trop montrer sa joie n’a pas eu le choix lorsque tous ses coéquipiers lui ont sauté dessus après le coup de sifflet final. Une véritable délivrance pour tout un club. Il est temps de connaître un peu mieux ce phénomène, énigmatique et réfléchi, qui est de plus en plus souvent qualifié de « meilleur gardien au monde » et ce, même au-delà de nos frontières.

Hugo des villes vs Hugo des terrains
Tout le monde le sait : gardien de but est un poste à part. Du haut de ses 23 ans, Hugo Lloris ne déroge pas à la règle. Mais avant d’en arriver là, il a d’abord testé tous les postes. Finalement, ce qu’il apprécie avant tout, c’est le football. Peu importe le poste qu’il occupe, il se sent bien sur un terrain. « J’ai évolué un peu partout, comme tous les gardiens. J’aime le jeu et, tout petit,  j’alternais gardien, avant-centre… Même quand j’étais gardien, ça m’arrivait parfois de prendre le ballon et de faire des dribbles. On voyait Olmeta faire ça  à la télé… » Il a donc dribblé en tant qu’avant-centre et cravaché en milieu de terrain avant d’aller dans les cages. Un choix qui s’est imposé à lui comme  une évidence, avec l’aide de Dominique Baratelli. « Petit, c’était avant tout le  football. Après, on m’a reconnu des qualités en tant que gardien. C’est  Baratelli qui avait insisté lorsque j’étais à Nice. Comme quoi, il ne s’est peut-être pas trompé (rires.) » L’ancien gardien du PSG avait vu juste. Mais ne devient pas gardien qui veut. Souvent livré à lui-même, le portier doit  avoir une force de caractère supérieure à la normale. Définitivement, il s’agit d’une question de tempérament. Pas de droit à l’erreur. « Sur le  terrain, on le sait, on est seul et il n’y a personne derrière nous. On n’a pas le  droit à la faute mais c’est ce petit truc qui rend le poste encore plus complexe  et encore plus sympa à vivre.» Souvent comparé à Fabien Barthez,  l’ancien Niçois aime prendre des risques et sortir de sa ligne de but  pour aller au duel. Dans la vie de tous les jours, Hugo Lloris est quelqu’un de  calme, posé et réfléchi. La preuve que l’on peut être tranquille tout en ayant  un caractère à toute épreuve. L’international sort dans les pieds comme un  rugbyman au plaquage et s’envole tel un volleyeur pour capter une balle  aérienne. C’est comme s’il n’avait peur de rien. Dès lors, malgré quelques  ressemblances, le Hugo des villes est bien différent du Hugo des terrains. « Il  y a différents styles de gardien. Je ne suis pas foufou mais j’ai un jeu assez  ouvert et j’aime prendre mes responsabilités. C’est difficile à expliquer.  Quand je suis sur le terrain, je deviens une autre personne. » Une autre  personne qui est capable de rassurer, remotiver et sauver ses partenaires  quand il le faut. C’est en ça qu’un gardien est bon ou moins bon. Plus encore  que pour un joueur « normal », il se doit d’être régulier et ne jamais sortir de  son match. Pendant 90 minutes, le dernier rempart de l’équipe peut très bien  ne jamais voir le ballon. Mais lorsque dans les arrêts de jeu, le sort d’une rencontre se décide, il doit être là et répondre présent. Lloris le fait à la  perfection mais n’en retire pas forcément de satisfaction. Pour lui, il s’agit purement et simplement de son boulot. « La particularité, c’est qu’on ne peut pas sortir du match. On peut le faire à la rigueur, lorsqu’il y a une action de  l’autre côté. On peut relâcher un peu la pression et la concentration. Mais  tout ce qui est dans notre camp, on est à fond. C’est notre boulot d’être décisif, donc il n’y a pas de satisfaction à avoir. » Droit dans ses pompes,  l’oiseau Hugo n’a pas pris son envol en un éclair. Avant de voler de ses  propres ailes, il a été un gamin comme les autres, mêlant études et football,  sans jamais avoir perdu le plaisir d’exercer sa passion.

Amoureux des maths
À l’image de l’homme qu’il est devenu, le gardien de l’équipe de France a toujours été zen et à l’écoute de tout ce qu’on pouvait lui dire. Il avoue tout de même s’être assagi avec les années. « J’ai toujours été poli, correct et à l’écoute. Mais ça ne m’empêchait pas de faire des bêtises aussi. J’étais  peut-être un peu plus foufou quand j’étais petit que maintenant. » Un grain de  folie chez un garçon pondéré et droit. Contrairement à la plupart des  footballeurs, le jeune Hugo n’a jamais voulu lâcher ses études avant le bac.  C’était l’un de ses objectifs et il a réussi à mener cette double vie difficile :  d’un côté les maths et les cours, de l’autre les terrains et l’entraînement. Mais tout ça s’est fait sans forcer, tout comme le chemin qui s’est tracé devant lui.  Naturellement. L’école, il aimait ça. « J’ai suivi le rythme d’un enfant normal.  À l’école, j’étais travailleur et rigoureux, comme dans tout ce que je fais. Je  me suis toujours fixé l’objectif  d’aller le plus loin possible dans le scolaire. L’école, ça me plaisait. J’ai fait un Bac S. Tout ce qui était scientifique, j’adorais. » Et si l’oiseau n’était jamais sorti de son oeuf ? Si la carrière de ce jeune Niçois n’avait jamais décollé ? Ce genre de questions, il ne se les pose pas. Il s’attache avant tout à ne pas se projeter et à laisser les choses se faire d’elles-mêmes. « J’aurais certainement continué mes études, mais cela serait  venu naturellement à moi. Peut-être serais-je resté dans les maths. » Un amoureux des maths qui ne calcule jamais. La volonté qui le guidait et le  guide encore aujourd’hui, c’est celle d’aller toujours plus haut. Depuis son  plus jeune âge, Hugo est un compétiteur. Que ça soit à l’école ou dans ses  cages, son envie d’aller plus loin a rythmé ses jeunes années et continuera à  le faire dans le futur. Même si l’oiseau a besoin de liberté pour s’exprimer, il  doit parfois se raccrocher à quelque chose ou plutôt à quelqu’un. Comme un  point d’ancrage. Ces repères, ce sont les personnes qu’il a pu croiser sur sa  route. Mais surtout ce sont ses parents. « Pour moi, la famille c’est très  important. Je n’ai jamais rien fait sans leur accord ou sans leur en parler. Il y a eu Gérard Buscher et Alain Wathelet, qui s’occupaient de la formation des  jeunes et avec qui j’ai passé des super moments. Ils m’ont toujours accordé  un statut de privilégié parce que j’avais l’école à côté. On essayait de  s’adapter à mes horaires. » Ces personnes ont réussi à faire éclore cette  culture de la gagne, qui a toujours été présente en lui et qui continue encore à  se développer. Quoi de plus normal pour un oiseau que de vouloir aller toujours plus haut ?

[...]

©Vivien Lavau

©Vivien Lavau

©Vivien Lavau

Et si c’était vrai…

Posted by Surface On avril - 23 - 2010

11 Juin 2010, il est midi sur les Champs-Élysées. L’atmosphère est calme, presque un peu trop. Aujourd’hui, on ne se bouscule pas vraiment pour  acheter la tunique bleue au Adidas store. Et pour cause. La France n’est pas au Mondial. Elle aurait dû jouer son match d’ouverture dans quelques heures, mais cela n’arrivera pas. La faute sans doute à un arbitre trop   pointilleux, qui lors du match contre l’Irlande, a cru malin de signaler une toute petite mimine, de notre Titi national. Résultat des courses, le but de  William Gallas qui a suivi, s’est vu logiquement refusé. ça craint quand même ! C’est carrément horrible ! Il n’y aura donc pas de soirées entre potes, à  encourager les Bleus, ni d’apéros en terrasse à refaire le match, et le monde  par la même occasion. Cette fois c’est sûr, nous n’irons pas sur les Champs  fêter notre deuxième étoile. Nos champions ont pris des vacances, quand  même bien méritées. Ils mouillent le maillot, mais à la plage. Et ils ont bien   raison. Que faire de toute façon ? L’histoire va continuer à s’écrire, mais cette fois-ci sans nous, à moins que. À moins qu’Hugo coeur de Lyon ne soit passé   par là. Oh que oui ! À toi tout seul mon petit, qui est déjà si grand… Comment   te remercier à la hauteur de ce que tu nous as offert ? Tout cela aurait pu être  vrai, si tu n’avais pas éclaboussé ces barrages de toute ta classe et ton talent. Alors au nom du peuple, Hugo, merci d’avoir fait en sorte que l’aventure  puisse commencer.

Jérôme Alonzo

Jerome Alonzo ©Vivien Lavau

Jimmy Briand

Posted by Surface On avril - 22 - 2010

Le Rennais Jimmy Briand n’a que 24 ans mais il a déjà connu quelques coups durs. Après une blessure sérieuse, l’international français commence tout juste à retrouver son vrai niveau et pourrait bien être l’attraction du prochain mercato.

Un jour de grisaille à Rennes. L’équipe première s’entraîne sous la menace des gouttes de pluie, qui finiront par tomber. La méthode Antonetti saute aux yeux. Chaque action est décortiquée par le technicien, qui ne cesse d’arrêter les phases de jeu pour expliquer à ses hommes ce qu’il attend d’eux. Pour les milieux de terrain, le but est de trouver Jimmy Briand. À la sortie des vestiaires, c’est un homme souriant mais surtout fatigué qui nous retrouve pour le shooting photo. Les séances de Frédéric Antonetti ne sont pas qu’une partie de plaisir apparemment ! Malgré sa récente blessure et une longue convalescence, l’attaquant donne tout sur le terrain, sans même penser à une éventuelle rechute. « J’ai pris mon temps pour revenir à 100% et pouvoir aller au contact. Dès les premiers chocs, j’étais à fond dedans. C’est vrai qu’on a des joueurs comme Peter (Hansson) ou Kader (Mangane) qui font un peu peur. Mais j’ai pris le temps qu’il fallait pour être au top. » L’international de 24 ans répond à nos questions avec la retenue d’un gamin qui a eu du mal à grandir et pour qui il est temps de connaître autre chose. À la fois un joueur, un homme et un père qui attend de découvrir ce qu’il y a au-delà de la  Bretagne…

NEUF ANS À RENNES, TOUTE UNE VIE
Fidèle à lui-même et aux autres, Jimmy Briand n’oubliera jamais sa vie rennaise. Là où il a tout appris, là où il s’est forgé. Il sait que sa carrière ne fait que commencer et partira sans se retourner lorsqu’il s’agira d’évoluer. « C’est ici que j’ai grandi. Je suis attaché à ce club et à la Bretagne. Quoi qu’il se passe, je garderai d’excellents souvenirs de mon passage à Rennes. Mais je partirai sans regrets. C’était une étape de ma vie. » Lui qui est issu de cette fameuse formation à la rennaise ne se trompe pas en insistant pour mettre en avant les hommes de l’ombre grâce à qui tous ces jeunes parviennent à percer. Des vrais connaisseurs du football, des formateurs. L’attaquant sait ce qu’il doit à ces gens-là « On a des éducateurs de très haut niveau, qui sont patients avec les jeunes et qui ont des programmes adaptés pour chaque joueur. C’est là que se fait la différence. S’il y a autant de bons footballeurs qui sortent du centre de formation, c’est parce que la détection est efficace. Je pense qu’on ne souligne pas assez le travail de ces hommes. » Ce travail a porté ses fruits. Malgré son jeune âge, Jimmy a déjà vécu des expériences que certains ne connaîtront jamais. Pour autant, il a toujours été convaincu de sa réussite. C’est pour cela qu’il a choisi Rennes. C’était le bon choix, le club qui lui convenait parfaitement et où il a passé du temps. Il ne faut pas se tromper lorsque l’on a des rêves. « Je n’ai jamais eu envie de partir parce qu’ici il y a tout pour s’épanouir. Le projet du club, c’est de faire confiance aux jeunes. Je savais que j’allais réussir au plus haut niveau grâce à tous ces éducateurs. C’était mon but dès le départ. » Le plan de carrière du jeune homme était bien établi. Déjà père de deux enfants, il assume les deux côtés de sa personnalité : l’un mature et l’autre un peu moins. « Je profite de mon temps libre pour m’occuper de mes enfants. Sinon, j’aime bien me retrouver avec mes potes pour jouer à la console ou sortir un petit peu. » Une vie rangée, entre responsabilité et tranquillité.

[...]

©Vivien Lavau

©Vivien Lavau

SOULEYMANE DIAWARA

Posted by Surface On avril - 22 - 2010

Sa première saison sous les couleurs ciel et blanc est d’ores et déjà un succès. Débarqué il y a moins d’un an sur la canebière, Souleymane Diawara s’est imposé comme l’un des piliers de l’Olympique de Marseille. Solide défenseur, l’ancien girondin peut aussi être un sérieux atout offensif. C’est d’ailleurs lui qui d’un coup de tête rageur, inscrit contre son ancien club, le premier but des olympiens lors de la finale victorieuse en Coupe de la Ligue.

Au lendemain de sa victoire lors du match en retard à Sochaux, l’équipe de Didier Deschamps compte 5 points d’avance sur son dauphin. Beaucoup se demandent alors comment le titre de champion pourrait échapper aux marseillais. Conscient de faire office d’archi favori pour cette fin de saison, c’est un Souleymane Diawara décontracté et rigolard qui s’est confié à Surface. S’il veut tout de même rester prudent à l’évocation du titre, le Sénégalais nous fait part du bonheur qu’il éprouve à évoluer au sein de l’OM et ose à peine imaginer l’euphorie qui pourrait s’emparer du vieux port en cas de doublé historique…

Dès ton arrivé à l’OM, tu avais un peu égratigné Bordeaux et leurs supporters…
Il n’y avait rien de méchant au début. Mais les supporters ont dépassé les limites. Certains ont proféré des insultes à caractère raciste, sont allés jusqu’à envoyer des messages à mon petit frère. Que cela me touche moi, il n’y a pas de soucis, mais lorsque l’on s’attaque à la famille ou que l’on dit des trucs  comme « sale nègre », « on est partis te chercher en Angleterre, tu vas retourner vendre des bananes… » il fallait que j’intervienne. Les réactions étaient disproportionnées. Proférer des insultes à caractère raciste parce qu’un joueur change de club, ça va trop loin. Aujourd’hui, l’opinion des supporters de Bordeaux ne me préoccupe plus. J’ai choisi d’aller à Marseille
et je suis très heureux ici.

Si l’Om ne remporte pas le championnat …
Ce serait une catastrophe ! C’est pour cela que je ne  eux pas que l’on crie tout de suite victoire. Il reste encore 18 points à prendre (l’interview a été réalisée avant la 33ème journée, ndlr). On sait que dans le foot tout va très vite. Nous étions, il y a pas si longtemps à 12 points de Bordeaux, aujourd’hui, on a 9 points d’avance. Il ne faut donc pas s’enflammer. Il faut continuer à garder  cette dynamique de victoires, on verra à la fin. Mais c’est vrai qu’avec ce que l’on fait depuis un moment, si l’on ne gagne pas le titre, cela sera une petite faute professionnelle.

Toi qui a connu l’OMet Bordeaux, quelles sont les différences entre les deux clubs ?
Tout le monde sait que le foot à Marseille, c’est une religion ! Il y a plus de ferveur. Quand on se ballade dans la rue, on voit les gens avec les maillots de l’OM, les survêtements… Marseille est une ville qui vit le football. Bordeaux est une ville beaucoup plus calme.

Est-ce que l’on peut comparer les Duos Gourcuff / Chamakh et Lucho / Niang ?
Non. À Marseille, on a la chance d’avoir un effectif riche, de qualité. Il y a de nombreux joueurs qui peuvent remplacer entre guillemets, les titulaires. Quand Mamad n’est pas là contre Nice, on a de bonnes solutions pour palier son absence. Même si c’est un joueur important dans l’équipe, on a marqué 4 buts sans lui ! L’OM est moins dépendant de ses individualités, c’est plus un collectif. Mais c’est vrai que quand Mamad et Lucho sont là et qu’ils sont en forme, cela fait la différence.

Tu avais Déclaré qu’il fallait casser la jambe à Cristiano Ronaldo pour ne pas qu’il passe. Pour Messi, que faut-il faire ?
Il faut le tuer ! (rires) Plus sérieusement c’est un joueur exceptionnel, il a été élu meilleur joueur du monde et ce n’est pas pour rien Il démontre dans les matches de Ligue des Champions qu’il est toujours présent dans les grands moments. Je ne sais pas quelles seraient les solutions pour l’arrêter !

On a vu des défenseurs indiscutables en clubs « s’écrouler » en équipe de france…
Jouer en club et en équipe de France, c’est différent. Chez les bleus, c’est le niveau international. C’est beaucoup plus difficile. Quand tu es défenseur, tu n’as vraiment pas le droit à l’erreur. Il faut être concentré à 200%. En sélection, il faudra être deux, même trois fois plus concentré. À ce niveau là, ça ne pardonne pas. La moindre petite faute se paye cash !

[...]

©Hugues Anhes

©Hugues Anhes