Archive for the ‘Surface n°11’ Category

Lucho Gonzalez

Posted by Surface On juin - 28 - 2012

Recrue la plus chère de l’histoire de l’OM, meilleur passeur de la saison dernière, Lucho Gonzalez a réussi des débuts en Ligue 1 fracassants. Véritable star de notre championnat, l’Argentin, au look fascinant et au style de jeu éblouissant, est un homme discret, que le football français a appris à apprécier.

Son enfance, passée à manier le cuir sur les potreros, les terrains vagues qui remplis- sent les quartiers pauvres de l’Argentine, a forgé une personnalité humble et discrète. « J’ai passé ma jeunesse à voir mon père, qui était cuisinier, se sacrifier pour que je puisse manger et m’entraîner. Mes parents n’ont cessé de m’apprendre l’humilité. Je ne me sens meilleur que personne, je me vois comme un simple footballeur qui a la chance de vivre de sa passion et de ne pas à avoir à se lever à 5 heures du matin pour faire un travail ingrat », raconte le joueur d’une voix calme et pleine d’assurance. S’il vous vient l’envie d’irriter Lucho, un conseil : appelez-le « El Comandante ». Il exècre ce surnom, bien trop belliqueux et égocentrique à son goût. « C’est un nom qui va bien à quelqu’un qui est tout seul, alors que moi, je me considère comme un membre du collectif. J’ai besoin de mes partenaires pour que tout se passe bien. » Il ajoute, amusé : « Ce sont les supporteurs du FC Porto qui l’ont trouvé. J’avais marqué un but et mis ma main au-dessus de mes yeux pour le célébrer. En vérité, je cherchais mon fils dans les tribunes… »

[...]

Lucho Gonzalez ©Vivien Lavau

Lucho Gonzalez ©Vivien Lavau

Lucho Gonzalez ©Vivien Lavau

Lucho Gonzalez ©Vivien Lavau

Lucho Gonzalez ©Vivien Lavau

Lucho Gonzalez ©Vivien Lavau

Camille Lacourt

Posted by Surface On juin - 28 - 2012

Passé en quelques semaines du rang d’anonyme à celui d’icône sur papier glacé, le nageur Camille Lacourt, triple médaillé d’or aux championnats d’Europe de Budapest, à 25 ans, est beau, sympa et a une carrière pleine de promesses devant lui. L’effet dos crawlé, plus fort que l’effet papillon ?

TU ÉTAIS À CANET-EN-ROUSSILLON, DANS LE MÊME CLUB QUE LAURE MANAUDOU LORSQU’ELLE ÉTAIT HYPER MÉDIATISÉE…

Je l’ai connue au mauvais moment de sa médiati- sation, lorsqu’elle a eu tous ses problèmes. J’ai vu que l’extrême médiatisation peut briser une carrière et une personne. À ce moment-là, j’ai tout à fait compris sa décision de prendre du recul. D’autant qu’elle avait tout gagné. Elle a commencé par un titre olympique, avant de remporter toutes les compétitions interna- tionales. C’est difficile de trouver de la motivation par la suite. Moi, j’ai la chance d’avoir commencé par un titre de champion d’Europe. Il me reste les championnats du monde et les JO, des perspectives magnifiques. Surtout, son exemple m’est utile. Du coup, maintenant que je profite de ces lumières, je reste très méfiant vis-à-vis de toutes les sollicitations. Pendant le premier mois, j’ai joué entre sportif et extrasportif, et ça n’a pas vraiment marché. J’ai décidé maintenant de me consacrer presque exclusivement à la natation.

QUEL RAPPORT ENTRETIENS-TU AVEC LE FOOTBALL ?

J’ai toujours aimé le foot, c’est un sport spectaculaire lorsqu’il est bien joué. Comme beaucoup de monde, je regarde surtout les beaux matches et me déplace au stade de temps en temps. Par contre, je ne joue pas. J’ai les pieds palmés (rires). Je ne suis pas un fan absolu, même si j’ai eu l’impression d’être meilleur que le sélectionneur français pendant la Coupe du monde (rires) ! Je supporte Marseille à 100%, depuis l’époque de la Ligue des Champions et la petite étoile sur le maillot. J’ai eu l’occasion de donner le coup d’envoi d’un match au Vélodrome : c’était magique. Ce stade représente tellement bien cette ville et son caractère. Metz m’a aussi fait rêver, mon père étant originaire de là-bas. C’était en 1998, lorsqu’ils finissent deuxièmes, avec Pirès et Pouget. Une belle équipe !

[...]

Camille Lacourt ©Sabrina Lambletin

Camille Lacourt ©Sabrina Lambletin

Benoit Hamon

Posted by Surface On juin - 28 - 2012

Porte-parole du Parti socialiste et farouche opposant à la politique de Nicolas Sarkozy, Benoît Hamon n’est pas qu’un homme politique influent. Il est aussi un fan de foot, qui joue dès qu’il en a l’occasion et, en bon Breton, suit avec un réel plaisir le retour du Stade Brestois en Ligue 1.

QUEL REGARD PORTEZ-VOUS SUR L’ÉCO- NOMIE DU FOOTBALL ET LES DÉPENSES INCONSIDÉRÉES DE CERTAINS GRANDS CLUBS ?

Je trouve qu’on a dépassé les bornes. Trop, c’est trop ! Il y a quelques années, j’ai travaillé pour le Parlement européen sur un rapport concernant le sport profes- sionnel. On était plusieurs députés chargés du sujet. On réfléchissait à une directive sur la profession d’agents de joueurs ainsi que sur la question des autorisations de déficits qui permettent à certains clubs étrangers possédés par des oligarques russes comme à Chelsea de brasser des revenus un peu suspects. J’étais favorable à ce qu’on arrive à mettre en place un organisme de régulation européen qui permettrait à tous les clubs d’être dans une position équivalente en terme de gestion. Il n’y a pas de raison qu’en France, il y ait une DNCG qui impose des règles strictes de gestion et qu’en Angleterre ou en Espagne, on laisse filer les déficits. Heureusement, les instances du football européen ont pris de bonnes résolutions ces derniers temps. Ça va calmer les ardeurs de certains présidents de clubs.

QUELLE SERAIT LA MEILLEURE ÉQUIPE DE FOOT POSSIBLE AU PS ?

Si je devais monter une équipe de foot à 7 au PS, je choisirais des homme en forme, avec David Assouline (sénateur de Paris, ndlr) en attaque. C’est une sorte de Pippo Inzaghi du PS. Il fait toujours le petit dribble qui va bien et il sait la mettre au fond. Malgré ses cinquante ans, c’est toujours un renard des surfaces et quand il a le ballon, c’est danger immédiat ! Dans le couloir droit, je mettrais un joueur élégant, avec une bonne vision du jeu, comme Pierre Moscovici (député du Doubs, voir Surface 10, ndlr). De l’autre côté, je placerais Razzy Hammadi (secrétaire national au service public, ndlr), il a beaucoup de percussion. À la récupération, François Hollande et moi. Derrière, Strauss-Kahn. Non ! Sur un terrain de foot, ça ne le fait pas trop… Je pencherais davantage pour un Stéphane Le Foll, l’ex-directeur de cabinet de Hollande qui est aujourd’hui député européen, en défense centrale. C’est une grande tour qui voit tout de suite le danger venir. Comme gardien, je mettrais un costaud avec du caractère, genre Henri Emmanuelli (président du Conseil général des Landes, ndlr). Rien qu’avec son regard noir, il est capable de troubler un tireur de penalty chevronné (sourire).

[...]

Benoit Hamon ©Fabien Campoverde

Cali

Posted by Surface On juin - 28 - 2012

Dans son quatrième album, intitulé La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon coeur, tout en mélodies tenaces et en refrains conquérants, Cali nous offre 13 titres vifs et aériens. Parmi eux, une chanson baptisée « Cantona », l’hommage vibrant d’un fan à l’une des figures emblématiques du football. Quand il parle de Canto, Cali a du velours dans les yeux et des buts plein la tête.

L’OM, C’EST TON CLUB DE COEUR. QU’EST- CE QUE CETTE ÉQUIPE A DE PLUS QUE LES AUTRES ?

D’abord, Marseille a un stade et un public. Le Vélodrome est un lieu extraordinaire : ça chante sans arrêt, tout le monde vit l’OM à fond et la tranche d’âge va de 7 à 77 ans. L’équipe a toujours abrité des footballeurs de caractère. De Skoblar à Cantona, les footballeurs marseillais étaient reconnus pour leur talent et leur côté pas commode. À une époque, la défense était réputée très sévère : les Galtier, Dib, Di Meco ne faisaient pas dans la dentelle. Quand l’attaquant déboulait un peu trop vite, ils savaient comment le stopper ! Et puis, il y a eu Cantona… Il a commencé à Marseille mais il a vraiment éclaté en Angleterre. Tout de suite, j’ai aimé le footballeur et apprécié l’homme : son côté imprévisible me fascinait. Certains entraîneurs le redoutaient un peu car il ne rentrait pas dans les cases mais à Auxerre, il avait bizarrement une sorte de relation patriarcale avec Guy Roux. Ce ne fut pas le cas avec Henri Michel ou dans une moindre proportion avec Aimé Jacquet, qui n’arrivait visiblement pas à le cerner. À part avec Alex Ferguson et Guy Roux, Cantona a toujours entretenu une relation un peu ombrageuse avec ses entraîneurs.

À MARSEILLE, MÊME LES ENTRAÎNEURS SONT SOUVENT HORS NORME…

Pour entraîner un club comme l’Olympique de Marseille, il faut avoir les nerfs solides. Je me souviens des prises de bec entre Bernard Tapie et Raymond Goethals. Ils étaient tous les deux sur le banc de touche : le premier téléguidait l’autre qui se foutait ouvertement de ce qu’il pouvait lui dire (rires). Gerets a aussi été un très bon entraîneur pour le club, tout comme Courbis pour qui j’ai une réelle affection. Sa vie est un vrai roman : c’est un personnage truculent, comme on les aime dans le Sud. Il mériterait de retrouver un club de Ligue 1 : il en a les compétences et surtout l’envie.

[...]

Cali ©Vivien Lavau

Cali ©Vivien Lavau

Thomas Ngijol

Posted by Surface On juin - 28 - 2012

A l’occasion de la sortie en DVD de son spectacle À Block, Thomas Ngijol nous a fait le plaisir de prendre part à une séance photo décalée et de répondre à nos questions. Piquant, taquin, blagueur, et avec un vrai regard sur le football, l’humoriste nous a donné envie de le revoir sur scène. Avec un sketch sur le milieu du foot ?

COMMENT QUALIFIES-TU TON INTÉRÊT POUR LE FOOTBALL ?

Je suis désintéressé, dans le sens où je ne vis pas de ça, ce n’est pas mon métier. Je regarde ça comme un hobby. Avant, j’étais passionné, plus jeune et sûrement frustré de ne pas être un joueur pro. Je le suis toujours d’ailleurs mais j’ai plus de légèreté par rapport à ça.

TU AURAIS PU LE DEVENIR ?

Non ! J’étais une starlette de quartier. J’ai eu une période où j’ai fini meilleur buteur de foot en salle quand j’étais en 4ème. On avait fait un tournoi et j’avais dû finir à 38 buts. Je pense qu’à un moment, j’avais la psychologie d’un joueur de foot. Dans ma tête, j’étais le plus fort. En fait, je suis né le même jour que Maradona. Quand je me suis rendu compte de ça, ça m’a un peu rendu fou, je n’avais peur de personne, et je jouais très bien à cette époque-là. J’étais une sorte de Sangoku dans Dragon Ball ! Plus les défenseurs étaient costauds et balèzes, plus ça m’amusait. Je ne prenais pas beaucoup de coups, parce que j’arrivais à anticiper. Comme Jérôme Leroy, tout frêle mais qui prend rarement des coups parce qu’il a une intelligence de jeu supérieure. Malheureusement, il est passé à côté d’une carrière. Mais c’est parce qu’il est complètement con ! Je l’ai vu étranglé son homonyme lors d’un PSG-Marseille, parce qu’il l’avait poussé ! Je me suis dit : « Il est fou ce mec, qu’est-ce qu’il lui arrive ? » En tout cas, c’est un mec qui joue avec sa tête, et ça, c’est rare. Un mec comme Ronaldinho, il ne peut pas jouer avec sa tête, il est trop con. Pour lui, 2+2, ça fait 8 !

[...]

Thomas Ngijol ©Vivien Lavau

Thomas Ngijol ©Vivien Lavau