Recrue la plus chère de l’histoire de l’OM, meilleur passeur de la saison dernière, Lucho Gonzalez a réussi des débuts en Ligue 1 fracassants. Véritable star de notre championnat, l’Argentin, au look fascinant et au style de jeu éblouissant, est un homme discret, que le football français a appris à apprécier.
Son enfance, passée à manier le cuir sur les potreros, les terrains vagues qui remplis- sent les quartiers pauvres de l’Argentine, a forgé une personnalité humble et discrète. « J’ai passé ma jeunesse à voir mon père, qui était cuisinier, se sacrifier pour que je puisse manger et m’entraîner. Mes parents n’ont cessé de m’apprendre l’humilité. Je ne me sens meilleur que personne, je me vois comme un simple footballeur qui a la chance de vivre de sa passion et de ne pas à avoir à se lever à 5 heures du matin pour faire un travail ingrat », raconte le joueur d’une voix calme et pleine d’assurance. S’il vous vient l’envie d’irriter Lucho, un conseil : appelez-le « El Comandante ». Il exècre ce surnom, bien trop belliqueux et égocentrique à son goût. « C’est un nom qui va bien à quelqu’un qui est tout seul, alors que moi, je me considère comme un membre du collectif. J’ai besoin de mes partenaires pour que tout se passe bien. » Il ajoute, amusé : « Ce sont les supporteurs du FC Porto qui l’ont trouvé. J’avais marqué un but et mis ma main au-dessus de mes yeux pour le célébrer. En vérité, je cherchais mon fils dans les tribunes… »
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