Archive for the ‘Surface n°17’ Category

Brice Jovial

Posted by Surface On juillet - 3 - 2012

Ce n’est pas ce qu’on appelle un jeune loup ni une première main. Après avoir longtemps séduit, Brice Jovial, avant-centre, a dû attendre 27 ans avant de connaître l’ivresse de l’élite. Buteur aussi précieux que spectaculaire, il tient la pointe de l’attaque dijonnaise et fait gagner de précieux points à sa nouvelle équipe dans la perspective du maintien. Focus sur un des hommes du moment, au parcours plus que singulier.

Son numéro 9 lui colle à la peau. À tout juste 28 ans, Brice savoure enfin de pouvoir s’exprimer au plus haut niveau. Car il aura fallu du temps pour faire fructifier des débuts prometteurs. « Je suis arrivé à Beauvais il y a deux ans par l’intermédiaire d’Olivier Miannay, qui est maintenant recruteur de Dijon. J’ai joué six mois là-bas en National avant de jouer un an et demi au Havre. J’ai eu une éclosion tardive. » Pourtant, tout aurait pu être plus rapide. À 18 ans, il intègre l’équipe de Empoli, en Serie A italienne. « Je n’en garde pas un très bon souvenir, j’y suis resté trois mois et j’ai dû revenir en France à cause de problèmes avec mon agent. » Cette saison, il explose en toute décontraction. « Mon meilleur match est celui contre Lorient (2-1) où je marque le but de la victoire sur un retourné acrobatique. Surtout qu’on était à dix contre onze et qu’on s’est fait dominer tout le match. » Au mois de janvier, il s’illustre à nouveau dans le choc des promus, face à Evian. Un doublé qui offre une victoire (3-1) aussi symbolique qu’importante. Il se souvient : « Eric Bauthéac m’a fait un centre au premier poteau après s’être arraché sur l’aile. Je l’ai prise comme elle venait, je n’ai pas vu ce qu’il s’est passé à part qu’elle était dedans. Le deuxième, sur un coup franc de Bauthéac : je suis seul aux six mètres et je l’effleure pour battre le gardien. » Une efficacité qui a permis à Dijon de se maintenir dans le ventre mou du classement. Dans les vestiaires, il fait partie de ceux sur qui l’on compte pour endosser certaines responsabilités. Mais de sa propre confession : « Je suis plutôt le déconneur du vestiaire. J’aime bien chambrer, tout le monde en prend un peu pour son grade mais ça reste bon-enfant. » Il aura fallu patienter dix ans pour régaler en L1. Un parcours du combattant marqué par une volonté de ne jamais renoncer. Une preuve qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Brice Jovial ©Fabien Campoverde

Brice Jovial ©Fabien Campoverde

Renaud Muselier

Posted by Surface On juillet - 3 - 2012

Premier adjoint à la mairie de Marseille depuis plus d’une décennie, Renaud Muselier est une figure politique de la cité phocéenne. Initiateur du projet de rénovation du Stade Vélodrome et grand connaisseur de l’OM (il en fut le vice-président de 95 à 97), Renaud Muselier mouille le maillot pour sa ville. Et il aimerait bien que l’équipe de Didier Deschamps en fasse de même.

Renaud Muselier est né à Marseille le 6 Mars 1959. Son père, homme de lettres et docteur en pharmacie, n’est pas sportif. Tout l’inverse du jeune Renaud qui dès l’âge de 7 ans se passionne pour le football. Encore minot, il s’échappe en douce de la maison familiale pour filer au Stade Vélodrome et assister aux matches de l’Olympique de Marseille. Adolescent, il joue au foot et rentre au SMUC au poste d’ailier gauche. En 71, l’OM remporte le doublé (Coupe de France / Championnat). C’est la liesse sur la Canebière. Renaud Muselier, le visage peint en bleu et blanc fête ce double événement. Les héros de cette époque ont pour noms Skoblar, Magnusson, Carnus etc. Au cours d’une détection organisée par l’OM, il tente de rentrer dans les sections de jeunes du club. Vaillant mais manquant de technique, il est recalé. Peu importe, il reste un fidèle supporter du onze olympien. Karatéka, il est ceinture noire 2ème dan et double vice champion de France en 1982 et 83. Elu premier adjoint de la ville de Marseille en 95, il devient le vice-président de l’OM pour deux saisons (1995-1997). Sous sa vice-présidence, le club retrouve l’élite après 2 années passées en D2. Président du Conseil Culturel de la Méditerranée et membre du bureau politique de l’UMP, Renaud Muselier reste un passionné du ballon rond et ne manquerait pour rien au monde un match au Vélodrome. De passage à Paris, il nous reçoit dans ses bureaux au Palais Bourbon. Sans langue de bois, il nous parle de son OM : un sujet qu’il connaît visiblement aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.

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Renaud Muselier ©Fabien Campoverde

Boris Diaw

Posted by Surface On juillet - 3 - 2012

Pilier de l’équipe de France aux côtés de Tony Parker, et vétéran de la NBA, Boris Diaw est venu le temps d’une grève, poser ses valises dans un club de 2ème division bordelais. Un retour aux sources loin des parquets américains, qui lui permet de renouer avec le basket français, dont il vient d’écrire une nouvelle page d’histoire en devenant vice-champion d’Europe.

Boris Diaw évoluant en Pro B, c’est un peu comme si Eric Abidal chaussait ses crampons du côté de l’US Créteil ! Mais ce qui pourrait être un gag, est pourtant devenu une réalité à la faveur d’une grève opposant les propriétaires des clubs de la NBA au syndicat des joueurs. Le litige porte sur la répartition des revenus générés par la NBA. Les joueurs veulent conserver leur plus grosse part du gâteau, alors que les propriétaires aimeraient que la situation s’inverse. Les uns et les autres n’arrivant pas à s’entendre, les propriétaires ont décidé de mettre la pré-saison, et peut-être même plusieurs mois de la saison, entre parenthèses. Du coup, les joueurs ont été obligés de s’exiler provisoirement. Boris, qui joue désormais aux Charlotte Bobcats, a choisi la France et les JSA de Bordeaux, le club de basket d’une association sportive et culturelle dont il est président. Un choix du coeur, justifié par l’envie de rendre à la France et à l’une de ses régions, ce qu’elles ont pu lui donner. On comprend d’ailleurs mieux son engagement quand on foule le parquet d’entraînement des JSA. Dans ce gymnase de quartier ouvert à tout le monde, Boris est un sportif comme les autres, loin des paillettes de la NBA. Pour s’en convaincre, il suffit de le voir encourager ses coéquipiers et se plier aux injonctions de l’entraîneur avant de répondre à nos questions.

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Boris Diaw ©Vivien Lavau

Boris Diaw ©Vivien Lavau

Guy Carlier

Posted by Surface On juillet - 3 - 2012

Après avoir terrorisé et égratigné la majeure partie des politiques et des footeux à la télévision comme à la radio, Guy Carlier s’est lancé un ultime défi, monter sur scène. Dans « ici et maintenant », one man show autobiographique, il revient sur les épisodes qui ont marqué une vie hors normes, à savoir les premiers râteaux, le sexe, l’obésité, la destruction, la rencontre du grand amour, les années médias. Tout cela saupoudré d’un sens aigu du bon mot et d’une sensibilité méconnue du grand public. Interview d’un méchant au « gros coeur » qui a su réaliser ses rêves d’enfant.

Nous nous retrouvons au studio des Champs Elysées, lieu où il se produit en attendant sa tournée. Il arrive lentement, au bras de son épouse qui l’accompagne partout et s’installe dans un canapé situé dans les coulisses. Une voix douce, un ton apaisé, il nous demande un avis sur le spectacle vu trois jours auparavant. Réponse sincère : « On a adoré ». Du rire et de la sensibilité. Ravi, il confirme pudiquement que ses débuts se passent bien et que d’ici dix jours, il passera chez Drucker. Un tremplin pour un jeune artiste…

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Guy Carlier ©Sabrina Lambletin

Mamadou Sakho – JoeyStarr

Posted by Surface On juillet - 3 - 2012

Premier rôle du film Polisse , JoeyStarr cartonne au cinéma. De son côté, Mamadou Sakho, le capitaine du PSG, domine la Ligue 1 avec une équipe parisienne new-look. Rencontre au sommet avec deux figures du milieu parisien.

JoeyStarr est né en 1967, Mamadou Sakho en 1990. 23 années les séparent. Joey a l’âge d’être son père, mais il a l’énergie d’un grand frère. Le premier a bourlingué, le second sort de l’adolescence. Mamadou avait tout juste 1 an quand la figure emblématique du rap français chantait avec son acolyte Kool Shen d’NTM : « Le Monde de demain quoi qu’il advienne nous appartient. La puissance est dans nos mains alors écoute ce refrain… » Pouvaient-ils imaginer que la puissance serait aussi dans les pieds d’une génération de footballeurs surdoués dont Mamadou fait partie ? Dans le clip de La Fièvre, le rappeur arborait un sweet noir avec l’inscription « Negro League », comme pour dire qu’il n’est pas du genre à chanter la Marseillaise. JoeyStarr chante d’autres choses. Mamadou, lui, est plus conventionnel. Il porte le maillot des bleus et chante l’hymne national fièrement. Mais alors, qu’ont-ils en commun ? Ce sont tous les deux des Parisiens viscéraux, des supporters indéfectibles du PSG. C’est dans les gênes, dans l’attitude, dans l’accent. Les visages sont fermés comme sur la pochette d’un album de gangsta-rap ou l’affiche d’un film de mauvais garçons. Jouer de la musique, jouer la comédie, jouer au football… Si tout ceci n’est qu’un jeu ? Surface veut en connaître les règles.

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Mamadou Sakho - JoeyStarr ©Vivien Lavau

JoeyStarr ©Vivien Lavau

Mamadou Sakho ©Vivien Lavau