Archive for the ‘Surface n° 1’ Category

SURFACE FOOTBALL MAGAZINE n°1

Posted by Surface On mars - 12 - 2009

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Dans ce numéro: Lorik Cana, Mathieu Valbuena, Jérôme Rothen, Hervé Mathoux, Soprano, Roschdy Zem…

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Coup d’envoi

Posted by Surface On mars - 12 - 2009

Ne vous méprenez pas. Je ne change pas de métier. Pas encore… Juste un défi, un de plus. Sans aucune prétention et avec beaucoup d’humilité, l’envie d’être différent, et de l’assumer, ma dream team et moi. Envie aussi de vous plonger au cœur des hommes et des femmes. Ceux et celles qui nous feront l’amitié de croiser notre route, le temps de quelques pages. Les découvrir et les découvrir avec un autre regard, tout simplement. Alors pour le plaisir des yeux et de l’esprit, nous nous mettons pour vous en quatre. Peu importe de quoi sera fait le lendemain, merci de partager l’aventure et de vous joindre au voyage. Et n’oubliez pas: c’est dans Surface que ça se passe !!

Jérôme Alonzo

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Photo: Benoist Lechevallier

Lorik Cana

Posted by Surface On mars - 12 - 2009

A 25 ans, Lorik Cana affiche déjà 139 matchs au compteur. Formé au PSG, lancé en Ligue 1 à 20 ans, il est aujourd’hui le patron de l’OM. Arrivé en Aout 2006 sur la Canebière, l’Albanais a su s’ imposer rapidement et est devenu une pièce maîtresse de l’équipe.

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Lorik porte un ensemble Borsalino

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Lorik porte un pull et une casquette Dunhill ainsi qu’un pantalon Borsalino.

Ne vous fiez surtout pas à son apparence. À sa gueule d’ange, à son regard ténébreux et à son sourire charmeur. Sur un terrain, Lorik Cana n’a rien d’une gravure de mode. Il percute, sulfate, pose le pied là où d’autres ne mettraient même pas le petit doigt. « C’est le genre de joueur avec lequel vous partiriez à la guerre », déclare de manière imagée Eric Gerets, le coach marseillais. La jouer muscler, Cana sait faire. Pas seulement en match. Le capitaine de l’OM peut tout à fait hausser le ton à la mi-temps quand ses partenaires s’avèrent atones. Ou bien hurler à en faire lézarder les murs du vestiaire, s’il juge son interlocuteur mahonnête. « Je peux être très dur avec mes coéquipiers ou avec le groupe, martèle Cana. Mais jamais gratuitement. La plupart du temps, je suis plutôt partisan d’un dialogue constructif. La limite que je me pose en tant que capitaine, c’est de ne pas me substituer au coach, qui sait d’ailleurs très bien se faire entendre de l’équipe. Disons que je suis un intermédiaire attentif qui peut parfois se fâcher. » Formé au PSG, propulsé à 20 ans en Ligue 1, Lorik la « jeune pousse » parisienne s’est métamorphosé en Cana « le vieux routier » des pelouses de L1 après seulement trois saisons sur la Canebière.

REVELE A L’OM

À 25 ans, il affiche déjà 139 matches au compteur et tient la taule du plus grand club français de l’histoire ! Son secret de fabrication ? Le maillot olympien, qui agit sur lui comme un révélateur. Cana : « À l’OM, j’ai explosé. J’ai progressé dans tous les domaines. En technique, en expérience, en leadership mais également en tant qu’homme. Je suis plus épanoui. » D’autant plus que le peuple de Marseille en a fait son chouchou, avec Steve Mandanda et Mathieu Valbuena. « J’ai découvert ici une passion sans équivalent, même si je venais du PSG, un club qui bénéficie d’un gros soutien populaire, analyse le capitaine de l’OM. Les Marseillais sont ahurissants. Il n’y a pas un aéroport en France ou à l’étranger qui ne soit pas bondé de supporters olympiens lorsqu’on doit s’y déplacer. Si je suis apprécié par les Marseillais, c’est parce qu’ils savent que je ne triche pas. Je donne tout. De toute manière, un capitaine se doit d’être exemplaire. » Ce foisonnement populaire se révèle parfois étouffant. Pour Cana, il n’est pas toujours aisé de circuler dans la cité phocéene. « Marseille, c’est une passion. Mais qui peut se révéler parfois démesurée, glisse-t-il laconiquement. À l’agitation de Marseille, le milieu défensif a préféré le calme de Cassis, dans l’arrière-pays aubagnais, où il a élu domicile dès son arrivée. « J’aime me balader sur les plages, j’apprécie cette région et les gens qui la peuplent, assure le capitaine olympien. Je vis plus tranquillement loin de la ville. »

FOU DE VITESSE ET DE LITTÉRATURE

Cana se trouve aussi parfaitement positionné pour rayonner vers les nombreux circuits automobiles qui pullulent dans la région. Car derrière le foot, le pilotage est la seconde passion de l’international albanais. Cana : « Si je n’avais pas été footballeur professionnel, je me serais bien vu pilote automobile. Dès que j’en ai l’occasion, je prends ma voiture, une Porsche GT 2, et je vais enchaîner les tours de pistes au Castelet ou sur des circuits près d’Istres et Martigues. J’y allais souvent avec Fabien Barthez, quand il était encore à l’OM (en 2005-2006). En plus de la passion pour le pilotage, on est tous deux super fans de la marque Porsche. » Pied au plancher, les mains cramponnées au volant de son bolide, Cana assouvit sa pulsion pour les sensations fortes. « J’ai besoin de ma dose quotidienne d’adrénaline, avoue Cana. Le foot me l’amène, la conduite le complète. J’appréhende le pilotage de la même manière qu’un match. Quand je fais une faute, j’essaie de l’analyser en profondeur puis je trouve des réponses pour ne pas la renouveler. Comme pour le foot, je crois que j’ai une très grosse marge de progression. » Tempétueux dans un stade ou incisif sur une piste, Cana se comporte toutefois à l’opposé en privé. Cana l’homme civil s’avère plus posé, patient et même cérébral. « Mon autre passion, c’est l’Histoire, et plus particulièrement l’Histoire antique », avance-t-il sans ambages. Sa dernière lecture ? « Albanie ou l’incroyable odyssée du peuple préhellénique », de Mathieu Aref. « J’adore les livres d’Histoire. Je dois en avoir près de 200 dans ma bibliothèque, dont une bonne centaine sur l’Histoire antique et le peuple albanais. » Cana va bientôt s’entretenir sur le sujet avec Ismaël Kadaré, le plus grand écrivain albanais. « C’est un très grand auteur qui a failli décrocher le Prix Nobel de Littérature. Il habite à Paris, et moi-même j’y vais régulièrement pour voir mes parents, annonce Cana. On s’est promis de se voir, a priori avant la fin de l’année. » Le milieu de terrain aura l’occasion de confronter les réponses de Kadaré aux questions sur le sens de l’humanité qui le taraudent sans cesse. « Mon carburant dans la vie, c’est de comprendre d’où je viens et où je vais, affirme Cana. Ça explique peut-être pourquoi je suis passionné par l’Histoire de mon peuple. »

[...]

Mathieu Valbuena

Posted by Surface On mars - 12 - 2009

Le « petit » comme le surnomme Eric Gerets s’est révélé un soir d’Octobre 2007 sur la pelouse d’Anfield Road. Auteur d’un but splendide, il donna la victoire aux marseillais. Sa carrière est alors lancée, pré-sélectionné en Équipe de France, il sera malheureusement freiné par une longue blessure qui l’éloigna des terrains jusqu’à l’automne 2008. De retour au sein de l’OM, il a à cœur de rattraper le temps perdu.

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Que ce soit dans la vie ou sur les terrains de foot, la présence du minot détonne, même si au début de sa carrière, son physique s’est plutôt avéré être un handicap. Avec son 1 m 63, l’attaquant de l’OM fait en effet parti de ces footballeurs courts sur pattes et insaisissables, qui n’ont pas d’autre choix que de réussir pour ne pas finir dans l’oubli. L’oubli, Valbuena a failli le connaître prématurément, malgré un début de carrière passé au centre de formation des Girondins de Bordeaux. Formé au club, Mathieu n’est finalement pas retenu par ce dernier en raison de sa petite taille, ce qui constitue l’une de ses premières blessures. « Quand on est dans un centre de formation et qu’on y reste dix ans, voir les pros s’entraîner à proximité, nous donne toujours l’espoir de passer un jour de l’autre côté de la barrière » explique l’attaquant de l’OM. « Quand on est jeune, on a envie d’y arriver, de s’entraîner avec les pros, et surtout, on veut avoir sa chance. Malheureusement, je ne l’ai pas eue, mais ça ne m’a pas empêché de me faire beaucoup d’amis comme Rio Mavuba, Marouane Chamakh, ou Juan Pablo Francia, qui aujourd’hui n’est plus à Bordeaux. Ces joueurs, c’était un peu ma génération ». Malgré cette première déconvenue Mathieu Valbuena ne se laisse pas pour autant abattre. Joueur de foot professionnel il voulait être, joueur de foot il sera, même si le chemin pour y arriver relève du parcours du combattant,. Attablé au restaurant de l’hôtel où il déjeune tardivement, Mathieu, entre deux bouchées, se remémore l’état d’esprit dans lequel il pouvait se trouver à l’époque de sa mise à l’écart. « J’ai vraiment été blessé et triste. Pour moi, cela représentait un rêve qui ne se réalisait pas. Et puis quand on a 18 ans, moralement, on est un peu faible. Après, il y a eu le soutien de mes parents, qui ont été décisifs à ce niveau-là. Ils m’ont toujours dit – si tu veux être footballeur, eh bien il faut que tu redoubles d’efforts. Je me suis donc mis au travail, en me disant que rien n’était acquis. Maintenant, ne pas avoir été conservé aux Girondins… C’est vrai que quand on est formé dans le centre de formation d’un club, réussir dans ce dernier est toujours une grande fierté. Ça n’a pas été le cas, mais au final ce fut un mal pour un bien, parce que je me suis mis au boulot par la suite, en me disant qu’il fallait se battre encore plus pour arriver à ce que je voulais ». Travailler durement et sans relâche afin de vivre pleinement son rêve, Mathieu connaît. Loin de baisser les bras après l’échec de Bordeaux, il s’accroche, même si cela doit passer par le monde du football amateur, qui, quoi qu’on en dise, a ses vertus. En CFA 2, à Langon Castets, il muscle son jeu, avant de rebondir au club de Libourne-Saint-Seurin, au sein duquel il s’impose comme l’un des meilleurs joueurs de Nationale. Si sa petite taille a pu être un inconvénient, elle est désormais un atout. Sous la houlette de Didier Tholot, il révèle son potentiel, motivé par les valeurs de solidarité qui règnent dans cette équipe, qui finira d’ailleurs par se hisser en L2. Pour Valbuena, il est temps de partir. Pris en main par Cristophe Hutteau, son agent, il signe à l’OM en juin 2006. Le rêve peut enfin commencer. « Porter la tenue marseillaise, ça a quand même été une grande fierté » se remémore Mathieu, « la revêtir pour la première fois à l’entraînement, ça vous fait tout drôle. On a parfois du mal à réaliser. En ce qui me concerne, ma première année fut très difficile, car j’ai été blessé d’entrée. À la veille de mon premier match en L1, j’ai eu une grave blessure qui m’a ennuyé pendant quelques mois. Par la suite, ce fut difficile dans le sens où je ne me suis pas senti accepté dans le groupe. J’avais l’impression de ne pas exister, de ne pas être aimé. Mes débuts n’ont donc pas été faciles, surtout venant d’un niveau national. Entre la Nationale et l’Olympique de Marseille, il y a quand même un grand fossé. L’Olympique de Marseille, c’est pas vraiment un club comme les autres. Le fait que je sois blessé m’a cependant permis de digérer un petit peu ces événements, de me retirer, de prendre du recul par rapport au fait que l’OM est très médiatisé ». Médiatique et populaire, L’Olympique est un club où l’on peut aussi bien réussir que se brûler les ailes. À Marseille, le foot se vit en effet comme nulle part ailleurs, ce que nous confirme Mathieu Valbuena. «Dès qu’on fait quelque chose à Marseille, on sait très bien que tout est surmédiatisé. Un match en Ligue des Champions, ça vaut 10 matchs en Ligue 1. Ce que je veux dire par là, c’est qu’une saison à L’Olympique de Marseille, ça vaut 5 saisons dans un autre club. Et puis l’engouement qu’il y a autour de ce club, que ce soit les supporters ou les gens, est sans commune mesure. Voilà, la ville est née pour le football et ici c’est une religion. C’est quelque chose qu’on ne retrouve pas en France. En Europe, il n’y a que quelques grandes équipes comparables », résume-t-il. Puis il ajoute : « Je pense qu’à L’OM, le talent ne suffit pas. Il faut être exigeant, déterminé, ne pas se mettre la pression, et surtout ne pas avoir de complexe. Beaucoup de grands joueurs ont été à L’OM, mais n’ont pas forcément réussi ». Déterminé, Mathieu l’est assurément. Il suffit de le voir jouer au sein de l’Olympique pour constater qu’il ne ménage pas sa peine. Certains diront qu’il court souvent pour rien, qu’à chaque contact il a un peu trop tendance à se rouler dans l’herbe. Peut-être, s’ils veulent. En attendant, le minot mouille le maillot, prend des risques, enflamme, déborde, sème la panique, et décoche des pralines fulgurantes capables de mettre le feu aux diables de Liverpool. « Mettre le feu, c’est dans mon tempérament. J’ai un jeu pour le faire. J’ai envie d’enflammer, de toujours provoquer puis d’être décisif » confesse le joueur avec un brin de malice. Ce style de jeu peut malheureusement aussi lui être fatal. Avec ses 1 mètre 60, le minot ne pèse souvent pas lourd face à la hargne de certains défenseurs. « C’est vrai que mon jeu veut qu’on fasse souvent des fautes sur ma personne, que je prenne beaucoup de coups. Maintenant, j’anticipe aussi énormément les coups. Mais j’aime la percussion, donc automatiquement, je suis voué à des chocs physiques ». Le dernier en date l’a immobilisé jusqu’à ce qu’il fasse une rentrée hautement symbolique contre Liverpool, lors d’un match ou il n’a malheureusement pas pu s’avérer décisif, ce qui n’a rien enlevé à son plaisir de rejouer : « c’est un tel bonheur de jouer au stade vélodrome devant 50 000 spectateurs » confie l’intéressé avant de poursuivre « c’est que du bonheur, et puis un match en Ligue des Champions contre Liverpool, c’est super beau à jouer, ça n’arrive pas tous les jours. Nous, footballeurs, c’est aussi pour cela qu’on fait ce métier, pour vivre de beaux moments comme ça. Et puis il y a la communion avec le public ».

[...]

Steve Savidan

Posted by Surface On mars - 11 - 2009

Au foot professionnel, il préfère le foot du dimanche, voire le foot de quartier. Personnage atypique du football français, Steve Savidan tape le ballon avec simplicité, ce qui ne l’empêche pas d’être redoutable quand il s’agit d’envoyer la balle dans les filets.

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