Portier emblématique du PSG pour avoir vécu les plus belles années du club en soulevant notamment la Coupe des Coupes, Bernard Lama n’aura jamais été aussi actif depuis qu’il a officiellement raccroché les gants, il y a de cela huit ans. Il prouve qu’il peut y avoir une belle vie après le foot.

Photos: Hugues Anhes

Comment définirais-tu Diambars ?
C’est un projet qui conduit à faire de tout : de la politique, du développement, de l’économie, du sport, de l’éducation. c’est un projet global, donc soit on se forme en allant à l’école (ça été le cas de Jimmy). Soit on se forme sur le tas, ce qui est mon cas. moi j’apprends l’économie même si j’ai suivi une filière économique au lycée. Étant originaire de la Guyane , j’ai beaucoup fait appel à la défiscalisation. il y a des procédés économiques que je connais. Après on fait aussi de la diplomatie, mais c’est ça le footballeur. On essaye d’être aussi bon à l’extérieur que sur le terrain. Sur ce dernier, le footballeur doit être complet, capable de jouer à n’importe quelle place, tout en sachant qu’il n’est pas forcément un spécialiste dans chaque domaine. Il doit savoir se débrouiller à tous les postes. Diambars c’est un peu ça. Je suis le président de l’association, mais je dois être capable de parler de tout. diambars c’est un esprit d’éducation globale qui te permet de
naviguer dans tous les mondes.
Quels conseils donnerais-tu à la nouvelle génération de footballeurs ?
Si j’avais un conseil à leur donner, c’est qu’ils retournent un petit peu à l’école. Qu’en dehors du football, ils soient moins dans la futilité et un peu plus dans le concret. Qu’ils deviennent plus professionnels, parce que je pense que les nouvelles générations manquent de professionnalisme dans le sens où on l’entend: la recherche de leur performance, leur attitude, leur comportement. Je pense qu’ils ne sont pas suffisamment instruits, et cela les amène à faire pas mal de dérapages en n’étant pas conscient de ce qu’ils peuvent représenter. Donc moi ce que je leur demanderais, c’est un petit peu d’humilité.
Avec le recul quel regard portes-tu sur ta carrière ?
Quand j’etais gamin, je rêvais de gagner la coupe du monde. a partir du moment où j’ai accompli mon rêve, demain je peux m’en aller. Ma carrière a duré 20 ans, il y a eu des bons moments et des moins bons. ce que je retiens,
c’est que je voulais gagner la coupe du monde quand j’avais 7 ans, et je l’ai gagnée à 35 ans.ça a pris 28 ans mais je l’ai gagnée.
Tu es l’un des symboles du meilleur PSG de l’histoire. Que penses-tu de ce club ?
A notre époque, on a participé à la construction d’un sentiment d’appartenance très fort. On a placé le PsG à un niveau sportif très élevé, et derrière ça n’a pas suivi, parce que je pense que le club n’etait pas structuré sur la durée, et c’est le gros reproche que je faisais aux dirigeants de l’époque canal +. C’est-à-dire qu’on avait la meilleure équipe, même si on ne l’a pas toujours démontré au niveau du palmarès, mais ce n’est que dernièrement que Paris a inauguré un vrai centre d’entraînement. On ne peut pas être grand








