Archive for the ‘Président’ Category

Pape Diouf

Posted by Surface On août - 12 - 2009

Il est arrivé à l’Olympique de Marseille par la petite porte, en tant que manager général. Et il en est ressorti par la grande, au poste de président. Symbole d’un OM conquérant, cosmopolite, financièrement stable et quelque peu apaisé, Pape Diouf n’aura finalement pas résisté à l’avis de tempête émis après l’annonce du départ d’Eric Gerets.

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Lors de notre rencontre avec celui qui s’avère désormais être l’ex-président  de l’OM, le club affichait une certaine sérénité. Le titre de champion de France était encore largement jouable puisque Marseille était premier du classement. Et Didier Deschamps venait tout juste d’être choisi comme futur entraîneur du club. À défaut d’éviter une crise induite par le départ d’Eric  Gerets, le club semblait l’avoir surmontée. Impérial, dans son bureau de la Commanderie avec vue imprenable sur les terrains d’entraînement, Pape Diouf semblait malgré tout exténué. Il nous prévenait d’emblée, mais en s’excusant, que notre entrevue n’allait pas s’éterniser, du fait d’un  rendez-vous important avec son médecin. Avait-il conscience que ses jours  à l’OM étaient comptés ? Préparait-il déjà sa sortie ? Se voyait-il encore  champion de France ? On ne le saura sans doute jamais, mais une chose est  sûre : il savourait son bilan avec le sentiment du devoir accompli, sans trop  se faire d’illusion quant à la longévité d’un président. « Nous avons réussi ici à stabiliser le club, qui, il faut le reconnaître, n’était pas à l’abri de certains soubresauts. Aujourd’hui, il y a beaucoup moins d’instabilité. Ensuite, il y a chez moi la volonté chevillée au corps de ne pas me considérer comme président de l’OM ad vitam aeternam. Dans mon esprit, je ne considère pas  ce poste-là comme m’appartenant. Moi, tous les jours qui passent, je travaille comme si c’était les derniers, en essayant de préparer l’avenir. »

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Waldemar Kita

Posted by Surface On juillet - 28 - 2009

Pour un journaliste, Waldemar Kita est ce que l’on appelle un bon client. Le président du FC Nantes dit les choses franchement. Une façon de faire qui peut choquer et lui a déjà joué des tours. Mais sans doute aussi une bonne manière de détourner l’attention pour laisser son équipe travailler plus sereinement.

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Le rendez-vous était pris dans les locaux du club nantais à Paris, en face de  l’ambassade du Congo et à quelques pas de L’Arc de Triomphe. D’entrée, Waldemar Kita évoque les commentaires des médias à son sujet : « Je trouve  qu’il y a quelques fois de la malhonnêteté intellectuelle chez certaines  personnes qui viennent m’interroger. Dans ces cas-là, on voit bien que les journalistes écrivent des articles uniquement pour vendre du papier. Il est  évident que je fais parfois des erreurs mais je ne comprends pas qu’on mette en cause quasi systématiquement mon honnêteté. J’ai aussi parfois l’impression de payer le fait d’être nouveau dans le monde du football professionnel. C’est un peu une forme de bizutage… » Il se défend : « Au contraire, on devrait plutôt encourager des gens comme moi à investir dans le foot. Chaque président de club essaie de faire de son mieux pour son  équipe, mais ce n’est pas évident tous les jours. Le plus difficile est de réussir  à gérer les joueurs et leurs environnements, ce qui n’est pas donné à tout le monde. » Malgré tout, Waldemar Kita réagit souvent avec  philosophie aux critiques. « Je comprends tout à fait qu’on puisse critiquer ma réussite. C’est une réaction humaine. J’ai tellement vécu de choses dans ma vie. Il m’est arrivé par exemple de me faire régulièrement traiter de ‘sale polonais’. Mon éducation et ma culture m’ont permis de supporter ce genre de choses. Après, je suis parfois peiné pour ma famille lorsque je lis et  j’entends certaines choses. Alors que je veux juste donner mon coeur, ma passion et mon argent au FC Nantes. Si certaines personnes pensent toujours que je vais quitter ce club au bout d’un an, c’est qu’elles sont vraiment stupides». [...]

Michel Seydoux

Posted by Surface On mars - 18 - 2009

Il y a 18 ans, il produisait Cyrano de Bergerac et remportait dix Césars. Aujourd’hui, Michel Seydoux est le président du club de Lille. Portrait d’un dirigeant ambitieux qui parle de foot avec les mots du cinéma et entend bien marcher sur les traces de Lyon.

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Michel Seydoux a 61 ans et pourtant, il incarne parfaitement le nouveau  visage des présidents de club de Ligue 1. en avril 2002, celui qui est alors producteur de cinéma prend les commandes de Lille. Alors qu’il n’y connaît  pas grand chose en football et qu’il n’a jamais rêvé d’être là. « Moi, à 20 ans, je ne rêvais de rien. Je n’avais pas d’objectifs de carrière. Je ne fais pas partie du genre de personnes qui rêvaient leur vie, comme Nicolas Sarkozy qui  déjà en tétant son biberon devait se dire qu’il allait être président (rires). J’avais juste l’ambition de faire des choses qui m’intéressent, de participer concrètement aux aventures », confie cet autodidacte, héritier d’une famille fortunée, allergique aux études et dont le profil ne correspondait alors pas du tout à l’image que l’on peut se faire d’un dirigeant de football. Le sexagenaire, passionné de ballon rond, qui pense le foot en noir et blanc, fait désormais figure d’exception. Le président lillois nous reçoit dans son bureau parisien, situé à quelques mètres des champs elysées. Les statuettes des césars sont posées sur les étagères comme des peluches dans une chambre d’enfant. Avec sa moustache élégante et sa paire de lunettes ronde,  le producteur a des airs d’intellectuel du XIXe siècle. Il est d’ailleurs  le seul président de Ligue 1 à avoir été intronisé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. [...]