Archive for the ‘Covers’ Category

Mamadou Niang

Posted by Surface On juin - 23 - 2010

Capitaine de l’OM, Mamadou Niang s’est imposé au fil des saisons comme l’un des attaquants vedettes de la Ligue 1. Marseillais depuis cinq ans déjà, il aurait pourtant pu mettre un terme à sa carrière prématurément et son ascension s’est faite par le bas. Autant dire que le Sénégalais revient de loin.

Il pourrait avoir un esprit revanchard vis à vis de ceux qui l’ont sous-estimé. Mais, désormais devenu l’une des stars du championnat de France, Mamadou Niang n’en veut à personne. À 30 ans, il affiche une réussite tranquille, lui qui, plusieurs années auparavant, mouillait le maillot du RC Saint-André les- Vergers, en DHR, la septième division du foot tricolore.

À l’époque, personne n’aurait pu prédire que Niang jouerait un jour à l’OM. Après un passage compliqué au centre de formation du Havre, dont il est originaire, Mamadou Niang retrouvait en 1999 le plaisir de jouer chez les amateurs. Plus d’un an après avoir décidé d’arrêter sa carrière. Un nouveau départ. « En sortant du centre de formation, j’avais subi tellement d’injustices et de galères que franchement, le foot m’avait saoulé. J’avais vraiment envie de sortir de ce milieu. Alors pendant un an, j’ai tiré un trait dessus. Heureusement, des personnes ont su me remettre sur le chemin du ballon rond et je ne les en remercierai jamais assez. C’est un peu grâce à elles que j’en suis là aujourd’hui. » Sa voix ne laisse filtrer aucune rancune. « Je n’ai pas spécialement d’esprit revanchard, c’est vrai. C’est juste que de nos jours, certaines personnes constatent que je n’étais pas tel qu’ils pouvaient le penser à l’époque. Ils se sont trompés sur moi. » À Saint-André-les-Vergers, un petit patelin de l’Aube proche de Troyes, Mamadou Niang ne fait pas que jouer au foot. Il travaille aussi comme magasinier à Intermarché et prend conscience de la dureté de la vie. « Je me suis vite dit que ceux qui exercent le métier de footballeur ont beaucoup de chance et qu’énormément de gens aimeraient être à leur place. Aujourd’hui, on a la chance de bien gagner notre vie en faisant ce qu’on aime. Autant en profiter et ne pas pleurer sur notre sort. » Pour avoir grandi dans une cité « difficile » du Havre (Caucriauville, comme Souleymane Diawara, Vikash Dhorasoo et Julien Faubert), l’attaquant de l’OM sait de quoi il parle. Parfaitement connaître la réalité des quartiers populaires ne l’empêche pas d’y conserver de très bons souvenirs. « Quand on évolue dans un cadre comme celui-là, ce n’est jamais évident mais c’est aussi là que j’ai mes meilleurs souvenirs. C’est là que j’ai commencé à jouer au foot et à connaître ce sport. J’ai toute ma vie dans ce quartier ».
De Troyes à Marseille en six saisons
Après Saint-André-les-Vergers, Niang poursuit son retour dans le monde du football en signant à Troyes. Du statut d’amateur, il passe à celui de remplaçant en première division. À Troyes, il joue peu. L’expérience s’avère laborieuse et les doutes sur ses capacités ne s’atténuent pas. Il goûte par intermittence à l’ivresse des sommets et aux rencontres européennes au sein de l’équipe-surprise de l’époque. Niang est finalement prêté à Metz, en D2. Une nouvelle régression, mais quelque part aussi, une deuxième chance. Banco ! En attaque, Niang se révèle aux cotés d’Adebayor et goûte à la joie d’une remontée en L1 grâce à son impact sur l’équipe. En cinq mois, il brille comme jamais. Ironie du sort, Metz monte alors que le club qui l’a prêté est relégué. Pour Niang, le choix est simple. Il quitte Troyes et signe à Strasbourg, malgré les sollicitations de Metz. Avec le club alsacien, le Sénégalais s’affirme un peu plus et retrouve avec Ljuboja, puis Pagis, le même
type de complicité qu’il avait su créer en Lorraine. En deux saisons, il marque 24 buts. Niang remporte son premier titre (la Coupe de la Ligue en 2005) et se fait enfin une place en première division. De grands clubs le courtisent et il finit alors par signer à l’OM. « Marseille, c’était un rêve de gamin. Mais je ne m’y voyais pas, pas plus qu’à Strasbourg ou à Troyes d’ailleurs. Pour moi, c’était déjà énorme d’avoir signé un contrat professionnel. Moi, je profite de l’instant présent. Je ne me projetterai jamais dans l’avenir, car c’est rêver pour rien. J’ai travaillé année après année pour avoir ce que j’ai aujourd’hui », insiste-t-il.

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Marouane Chamakh

Posted by Surface On juin - 23 - 2010

Quel sera son prochain club ? Arsenal ? Liverpool ? Le futur départ de Marouane Chamakh est devenu un feuilleton médiatique à rebondissements. Le Franco- Marocain souhaite quitter Bordeaux à la fin de la saison et préserve le suspense sur sa future destination. Arrivé à maturité grâce à Laurent Blanc, l’attaquant chéri des Girondins se concentre malgré tout sur les défis d’une équipe de plus en plus ambitieuse. Pour lui, l’avenir se conjugue au présent.

Le soleil est couché depuis quelques minutes lorsqu’une longiligne silhouette se présente dans le hall du Regent Grand Hotel de Bordeaux. Malgré la fatigue dûe à une coriace séance d’entraînement, Marouane Chamakh transpire la décontraction et le bien-être lorsqu’il débarque dans le prestigieux palace. Il est ici chez lui, dans une ville, une ambiance, un style de vie qu’il connaît par coeur. Durant la séance photo au parfum so british, une famille marocaine ne peut s’empêcher de lui demander d’immortaliser sa présence, peut-être bien consciente qu’il s’agit là de ses derniers mois sur les bords de la Garonne.

Fidèle aux Girondins de Bordeaux depuis l’âge de 16 ans, Marouane Chamakh a connu dans cette ville joies et désillusions, pour finalement atteindre l’an dernier la plus haute marche du championnat, détrônant un Lyon hégémonique. Régulier et efficace, ce joueur étrangement altruiste pour un attaquant de pointe a pris une dimension supplémentaire depuis l’arrivée en 2007 de Laurent Blanc et de son homme de terrain, Jean-Louis Gasset. « Ce n’est que du bonheur depuis trois ans. Mes quatre premières années en pro se sont bien passées mais elles furent stériles au niveau du palmarès. Là, je gagne des titres et j’y ai vraiment pris goût. » Comme il l’avait déjà annoncé il y a un an dans les colonnes de Surface, le moment est donc venu pour lui de partir l’esprit léger vers d’autres cieux, avec le sentiment du devoir accompli. « Ma priorité, c’est de goûter à la Premier League. Peut-être cet été : j’arrive en fin de contrat en 2010. Partir à la fin de la saison, ça permettrait au club de toucher de l’argent », nous confiait-il en février 2009. Depuis plus de six mois, tout s’est accéléré. L’affaire Chamakh alimente les colonnes de la presse sportive des deux côtés de la Manche.
Un mal pour un bien

Peu habitué à un tel déferlement médiatique, Marouane Chamakh s’en étonnerait presque. « Il y a une focalisation sur mon cas mais c’est normal du fait de mon statut contractuel. Il m’a vraiment fallu faire abstraction de tout ça ». Parfois maladroit face aux journalistes, il se réserve désormais le droit de ne plus communiquer jusqu’à la fin du mois de mars, après le fatidique match retour des huitièmes de finale de la Ligue des Champions face à l’Olympiakos. « Si on parle de moi dans un futur club, ce ne sera pas évident car je suis encore bordelais jusqu’à la fin de la saison,j’ai des obligations. Je souhaite rester en retrait vis-à-vis de tout ça pour me focaliser sur les enjeux du club, sur le terrain. Je déciderai seul d’annoncer mon départ quand bon me semblera. Vers la fin mars je pense. Mais je ne serais plus bordelais, c’est une certitude. » Bordeaux caracole en tête du championnat, et s’est hissé en finale de la Coupe de la Ligue. Son fidèle buteur, déjà auteur de huit réalisations en L1 depuis le début de la saison, se consacre aujourd’hui entièrement à bonifier sa dernière année girondine. Même si ses doléances sont claires. « Je vais émettre le même souhait que l’année dernière, c’est à- dire partir. J’assume et je ne le dis pas trois jours avant la fin du championnat. Je ne vais pas changer d’avis du jour au lendemain. Maintenant, ce qui est sûr, c’est que je veux finir en beauté, encore plus que l’année passée. L’été dernier, je n’ai pas pu partir alors que je le voulais. C’est un mal pour un bien car on a de grands défis à relever. Je ne regrette rien, au contraire.»

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Thierry Henry

Posted by Surface On janvier - 20 - 2010

Malgré un palmarès qui fait de lui un des meilleurs joueurs français de l’Histoire, Thierry Henry s’est retrouvé au coeur d’une polémique, pour avoir envoyé la sélection nationale en Afrique du Sud par un coup de main du destin. A suivi une tempête médiatique, parfois proche du dénigrement, qui ferait oublier que derrière ce joueur d’exception, se cache un homme de 32 ans presque comme les autres.

Thierry HenryThierry porte une chemise Hugo boss et un track Zip Reebok

Thierry HenryThierry porte une doudoune Moncler, T-shirt et des chaussures Reebok et un jean Wesc.

Thierry Henry

Thierry Henry

Thierry Henry

Ses états de service sont flatteurs. En équipe de France, à Arsenal ou au Barça, Thierry Henry a tout vu et surtout tout gagné : Coupe du monde,  Euro, Ligue des champions, sans oublier ses multiples titres de champion national. Sportif préféré des Français en 2008, le natif des Ulis (Essonne)  faisait jusque là l’unanimité pour son attitude exemplaire, chez nous comme  à l’étranger. Et puis, il y a eu cette qualification pénible, laborieuse. Il fallait vraiment être au Stade de France lors de cette soirée maussade du mercredi 18 novembre pour comprendre. Vivre 120 minutes de peur et de suspense  insoutenable. Assister à la déception du public après le but refusé de Govou  et le penalty non sif!é sur Anelka. Exploser de joie suite au but libérateur de  Gallas. Soyons honnêtes : du terrain, personne n’a rien vu. Une fois de plus,  l’arbitrage vidéo a prouvé sa nécessité, là où l’arbitre a montré ses limites.   Ensuite, à chacun de faire son travail. Thierry Henry a quant à lui permis  d’envoyer une nouvelle génération de joueurs disputer une compétition à  laquelle il a participé trois fois de suite. Cette génération, Henry, qui vient de nous rejoindre dans un studio photo de Barcelone juste après son entraînement du matin, nous la décrit comme brillante. « En France, on a  toujours eu de bons joueurs, qu’ils soient jeunes ou confirmés. On peut le vérifier aujourd’hui. De nos jours, toutes les grandes équipes courent après nos jeunes. Ça veut dire ce que ça veut dire. Il y a une génération qui arrive,  elle est douée, et ça, tout le monde le sait. J’espère juste qu’elle fera briller le  football français dans le futur. »

QUESTION DE GÉNÉRATIONS
Avant de briller et d’embrasser la carrière internationale qu’on lui connaît,  Thierry Henry a dû gagner sa place à la sueur de son front : des débuts à  Monaco à son nouveau défi réussi à Barcelone, entrecoupés d’un passage  éclair à la Juve et de la consécration à Arsenal. Issu de la génération 98, il  s’est retrouvé au contact à la fois de l’ancienne et de la nouvelle école, ce qui lui permet de mesurer l’évolution des rapports entre les joueurs. « Quand je  suis arrivé dans le groupe France, je me souviens que c’était autre chose. Les  joueurs étaient beaucoup plus durs, c’était vraiment à l’ancienne. Les  jeunes devaient écouter les anciens et faire ce qu’ils leur disaient. C’était au  jeune d’attendre, de voir où les anciens allaient s’asseoir par exemple. Par  contre, sur le terrain, il n’y avait plus d’histoire de jeunes et de vieux, il  fallait montrer que tu étais aussi présent qu’eux et que tu allais te mettre à  leur niveau. Maintenant c’est différent car la société a évolué. De nos jours,  c’est plutôt à nous d’aller vers eux. Je pense que ce n’est pas plus mal que ça ait changé. À nous de nous ouvrir aux jeunes parce que quand tu arrives  dans un groupe, c’est toujours bien de te sentir accueilli et de pouvoir t’exprimer. » Un constat qui nous ramène à ses premiers pas monégasques,  à la Coupe du monde 1998 et à cette image émouvante d’un jeune Thierry  Henry ivre de joie, qui déboule sur le terrain bras ouverts après le but  d’Emmanuel Petit. Pour avoir vécu des moments comme celui-là, l’attaquant  du Barça aurait facilement pu se complaire dans le rôle du grand  frère inaccessible et intimidant. Mais Henry partage une toute autre philosophie. « Quand je suis arrivé en sélection, il fallait que je m’asseye à  côté de Zidane, Deschamps, Desailly, Blanc, Djorkaeff, Petit… Si jamais tu te  sens intimidé, tu ne viens pas là ! Quand je rentrais sur le terrain, les mecs ne  se posaient pas la question de savoir si j’étais intimidé ou pas. Ils se  disaient : ‘Le petit, il faut qu’il nous aide comme nous allons essayer de  l’aider’. Le truc, c’est qu’il faut qu’on soit tous ensemble. Quand on joue, il  n’y a pas d’histoire d’une, deux ou cent sélections. Il faut que tout le monde  prenne ses responsabilités et fasse ce qu’il y a à faire »

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André-Pierre Gignac

Posted by Surface On octobre - 2 - 2009

Nom de code : APG. Profession : braqueur de la Ligue 1. Déjouant tous les pronostics, André-Pierre Gignac a réussi la saison dernière le casse de l’année en décrochant le titre de meilleur buteur du championnat de France avec 24 réalisations. Devenu un atout offensif incontournable de l’équipe de France, le Toulousain puise dans les erreurs du passé la force nécessaire pour ne pas s’arrêter en si bon chemin et poursuivre sa prodigieuse progression.

gignacAndré-Pierre Porte un jean Chevignon Legend, un blouson, une chemise et un foulard IKKS et des gants Dunhill

gignac

André-Pierre Porte un costume, une chemise, une cravate, des gants et un sac bowling Dunhill, des derbies Paul&Joe, des lunettes Ray Ban et un sac en cuir Stephane Verdino.

André-Pierre Gignac

André-Pierre GignacAndré-Pierre Porte une veste Adidas et des lunettes Ray Ban outdoors man Porsche Prêtée par www.Autoclassic.fr

André-Pierre GignacAndré-Pierre Porte un Pull et un foulard IKKS

André-Pierre GignacAndré-Pierre porte un blouson IKKS, des gants Dunhill et un t-shirt Majestic

Il a mis le sujet sur la table au bout de trente secondes de conversation. « Je suis heureux bien sûr mais en même temps, je suis dans une optique de vie  qui fait que je ne me projette pas trop. Dans le passé, je me suis donné des objectifs élevés et ça m’a complètement mis en-dedans, notamment lorsque  je suis arrivé à Toulouse. L’essentiel est ailleurs maintenant pour moi. Prendre match après match, c’est devenu le plus important. » Plutôt que de  s’enthousiasmer sur son titre de meilleur buteur de la Ligue 1 et sur ses sélections désormais régulières en équipe de France, André-Pierre Gignac, qui partage avec Yoann Gourcuff le titre de grande révélation tricolore de  l’année 2009, a d’emblée pris un ton grave et adopté un discours mesuré. Loin de ce que l’on aurait pu attendre d’un footballeur de 23 ans, aussi rigolard que fougueux. Cette rengaine du « match après match », cent fois rebattue par le petit monde du ballon rond, APG ne semble pas l’avoir  apprise en copiant ses petits copains. C’est l’expérience d’une saison  2007/2008 complètement ratée, à l’âge où l’on rêve de progression perpétuelle, qui l’a converti au relativisme. Alors, très bien, commençons  par là. Été 2007 : après cinq saisons passées à Lorient, Gignac signe à Toulouse pour 5 millions d’euros. Dédé n’est alors qu’un attaquant  prometteur qui vient d’inscrire neuf buts pour sa première saison en Ligue 1. À confirmer, donc. Rien à rajouter. Si, tout de même, alors que ce dernier venait tout juste de jouer trois matches en première division, le  sélectionneur Raymond Domenech avait déclaré garder un oeil sur lui ! « Il a quelque chose. Il a un petit plus, quelque chose qu’on remarque. Quand on est entraîneur, on se dit ‘tiens celui-là, il est à suivre parce qu’il peut se passer quelque chose’, donc je vais le suivre. » Heureuse prédiction. Mais,  en ce mois d’août, c’est un interminable chemin de croix qui démarre. « J’ai vécu une saison catastrophique tant sur le plan mental qu’humain et sportif.  Tout s’est mal passé. Collectivement, c’était pareil, on s’est sauvé à la dernière journée, on s’est fait peur toute l’année. »

La Porte VS Gignac : 1-0
Premier couac : avant de finalement s’engager pour le club de la ville rose, le  joueur avait signé un pré contrat avec Lille. « Cette histoire m’a fait vraiment beaucoup de mal : on m’a fait passer pour un mercenaire alors que ce n’est pas vrai. Le salaire était le même. Seulement voilà, c’était le Sud, c’était un stade déjà construit, c’était la possibilité de jouer en Ligue des  Champions et la promesse d’évoluer en 4-4-2. » Ensuite, tout va de travers. Gignac joue peu, boude, traîne des pieds. Deux petits buts en 28 bouts de matches. La star du Téfécé, c’est le buteur suédois Elmander et  personne d’autre. En-dehors du terrain, sa vie toulousaine n’a pas grand chose de rose non plus. À en croire les rumeurs, le jeune attaquant passe  plus de temps à engloutir des montagnes de charcuterie et à jouer son salaire dans les machines à sous qu’à taper dans un ballon. « Quand je lisais  que je ne pensais qu’à gaspiller de l’argent, à aller au casino et que je ne me  concentrais pas sur le foot, ça me faisait vraiment mal au cœur. C’est dur mais ça rend plus fort. Derrière un footballeur, il y a un humain et j’ai l’impression que certains journalistes ne s’en rendent pas trop compte. » À fleur de peau, le joueur souffre terriblement du flot de sarcasmes  médiatiques qui s’abattent sur lui. « La critique me rend fou. Quand tu es gamin et que tu vois le foot en rose, tu ne penses pas du tout à ça. Il y a des  critiques constructives de la part des gens qui connaissent le football. Mais il y a beaucoup de remarques de gens aigris qui sont dures à avaler. » Il se défend de tous ces excès : « J’ai des conseillers financiers et un budget que je  peux brûler chaque mois. Alors, voilà, je le brûle mais ça ne m’empêche  pas de mettre de l’argent de côté pour les impôts et pour une belle qualité de vie après le foot. J’achète des habits pour moi et pour ma famille, je vais au  restaurant, j’achète des jeux vidéo. Je suis un casanier, moi. Quand je sors, c’est avec ma femme et mon fils. Quand on va au casino, je ne gaspille pas plus de 600 euros par soirée et j’y vais une fois par mois. Et puis, ma façon  de vivre n’a pas changé d’une année à l’autre. » Frustré de si peu de temps de  jeu, gavé de tant d’espoirs déçus, le joueur ne se reconnaît plus : en décembre, il frappe une porte du vestiaire qui remporte le combat. Poignet  fracturé. Un mois d’indisponibilité. Finalement, Toulouse et Gignac ne sauvent leur peau en Ligue 1 qu’à l’issue de la toute dernière journée. Voilà pour la saison catastrophe. Voilà pour l’aspect sombre du personnage, susceptible de perdre pied quand la réussite sportive se dérobe.

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SURFACE FOOTBALL MAGAZINE n°5

Posted by Surface On septembre - 23 - 2009

SURFACE N°5 en kiosque

Samedi 26 Septembre


Au sommaire de ce numéro, André-Pierre Gignac, le nouvel attaquant des bleus revient sur ses débuts difficiles, son incroyable saison et son nouveau statut.

« Quand un grand club européen te fait les yeux doux, c’est normal d’être intéressé. J’ai juste dit: ‘j’envisage d’aller à Lyon’. Si vraiment j’avais voulu quitter Toulouse, j’aurais tout fait pour partir et je l’aurais dit. Après, je suis vraiment très content de rester à Toulouse. »

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- Le Buzz du mois : Kévin Gameiro

- Icones : Loïc Rémy, Edouard Cissé, Aly Cissokho, Etienne Capoue, Youssouf Hadji, Carlos Bocanegra, Junichi Inamoto, Mickey 3D, Phoenix, Jérémy Ménez , Philippe Lucas

- Prolongation Luis Fernandez

- Le président: Maurice Cohen

- Petite lucarne : Cyril Linette

- En mode avec Mamadou Sakho En Michael Jackson ou Blues Brothers, le parisien se métamorphose…

- L’homme de l’ombre : Antony Gautier Arbitre de Ligue 1

- Club mythique : Nantes 1994 / 1995

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