Capitaine de l’OM, Mamadou Niang s’est imposé au fil des saisons comme l’un des attaquants vedettes de la Ligue 1. Marseillais depuis cinq ans déjà, il aurait pourtant pu mettre un terme à sa carrière prématurément et son ascension s’est faite par le bas. Autant dire que le Sénégalais revient de loin.
Il pourrait avoir un esprit revanchard vis à vis de ceux qui l’ont sous-estimé. Mais, désormais devenu l’une des stars du championnat de France, Mamadou Niang n’en veut à personne. À 30 ans, il affiche une réussite tranquille, lui qui, plusieurs années auparavant, mouillait le maillot du RC Saint-André les- Vergers, en DHR, la septième division du foot tricolore.
À l’époque, personne n’aurait pu prédire que Niang jouerait un jour à l’OM. Après un passage compliqué au centre de formation du Havre, dont il est originaire, Mamadou Niang retrouvait en 1999 le plaisir de jouer chez les amateurs. Plus d’un an après avoir décidé d’arrêter sa carrière. Un nouveau départ. « En sortant du centre de formation, j’avais subi tellement d’injustices et de galères que franchement, le foot m’avait saoulé. J’avais vraiment envie de sortir de ce milieu. Alors pendant un an, j’ai tiré un trait dessus. Heureusement, des personnes ont su me remettre sur le chemin du ballon rond et je ne les en remercierai jamais assez. C’est un peu grâce à elles que j’en suis là aujourd’hui. » Sa voix ne laisse filtrer aucune rancune. « Je n’ai pas spécialement d’esprit revanchard, c’est vrai. C’est juste que de nos jours, certaines personnes constatent que je n’étais pas tel qu’ils pouvaient le penser à l’époque. Ils se sont trompés sur moi. » À Saint-André-les-Vergers, un petit patelin de l’Aube proche de Troyes, Mamadou Niang ne fait pas que jouer au foot. Il travaille aussi comme magasinier à Intermarché et prend conscience de la dureté de la vie. « Je me suis vite dit que ceux qui exercent le métier de footballeur ont beaucoup de chance et qu’énormément de gens aimeraient être à leur place. Aujourd’hui, on a la chance de bien gagner notre vie en faisant ce qu’on aime. Autant en profiter et ne pas pleurer sur notre sort. » Pour avoir grandi dans une cité « difficile » du Havre (Caucriauville, comme Souleymane Diawara, Vikash Dhorasoo et Julien Faubert), l’attaquant de l’OM sait de quoi il parle. Parfaitement connaître la réalité des quartiers populaires ne l’empêche pas d’y conserver de très bons souvenirs. « Quand on évolue dans un cadre comme celui-là, ce n’est jamais évident mais c’est aussi là que j’ai mes meilleurs souvenirs. C’est là que j’ai commencé à jouer au foot et à connaître ce sport. J’ai toute ma vie dans ce quartier ».
De Troyes à Marseille en six saisons
Après Saint-André-les-Vergers, Niang poursuit son retour dans le monde du football en signant à Troyes. Du statut d’amateur, il passe à celui de remplaçant en première division. À Troyes, il joue peu. L’expérience s’avère laborieuse et les doutes sur ses capacités ne s’atténuent pas. Il goûte par intermittence à l’ivresse des sommets et aux rencontres européennes au sein de l’équipe-surprise de l’époque. Niang est finalement prêté à Metz, en D2. Une nouvelle régression, mais quelque part aussi, une deuxième chance. Banco ! En attaque, Niang se révèle aux cotés d’Adebayor et goûte à la joie d’une remontée en L1 grâce à son impact sur l’équipe. En cinq mois, il brille comme jamais. Ironie du sort, Metz monte alors que le club qui l’a prêté est relégué. Pour Niang, le choix est simple. Il quitte Troyes et signe à Strasbourg, malgré les sollicitations de Metz. Avec le club alsacien, le Sénégalais s’affirme un peu plus et retrouve avec Ljuboja, puis Pagis, le même
type de complicité qu’il avait su créer en Lorraine. En deux saisons, il marque 24 buts. Niang remporte son premier titre (la Coupe de la Ligue en 2005) et se fait enfin une place en première division. De grands clubs le courtisent et il finit alors par signer à l’OM. « Marseille, c’était un rêve de gamin. Mais je ne m’y voyais pas, pas plus qu’à Strasbourg ou à Troyes d’ailleurs. Pour moi, c’était déjà énorme d’avoir signé un contrat professionnel. Moi, je profite de l’instant présent. Je ne me projetterai jamais dans l’avenir, car c’est rêver pour rien. J’ai travaillé année après année pour avoir ce que j’ai aujourd’hui », insiste-t-il.
[...]







Thierry porte une chemise Hugo boss et un track Zip Reebok
Thierry porte une doudoune Moncler, T-shirt et des chaussures Reebok et un jean Wesc.


André-Pierre Porte un jean Chevignon Legend, un blouson, une chemise et un foulard IKKS et des gants Dunhill

André-Pierre Porte une veste Adidas et des lunettes Ray Ban outdoors man Porsche Prêtée par www.Autoclassic.fr
André-Pierre Porte un Pull et un foulard IKKS
André-Pierre porte un blouson IKKS, des gants Dunhill et un t-shirt Majestic



