Archive for the ‘Prolongation’ Category

Emmanuel Petit

Posted by Surface On juin - 22 - 2010

En 1998, Emmanuel Petit, le milieu de terrain à la queue de cheval légendaire, inscrivait le dernier but de la victoire de la France en finale de Coupe du monde. Une dizaine d’années plus tard, l’ancien footballeur a changé de coupe de cheveux et officie désormais comme consultant pour L’Équipe TV. Sans rien avoir perdu de sa verve.

COMMENT VIS-TU TON IMAGE MÉDIATIQUE DE REBELLE ?
Si je réponds « Je m’en fous », on va encore dire que je suis rebelle (rires). Je ne comprends pas cette image qui me colle à la peau. Je n’ai pas l’impression de dire des énormités, j’essaie toujours d’argumenter. Après, ce qui est vrai, c’est que le monde du football est très aseptisé et la loi du silence y règne. J’essaie d’avoir du recul, je m’abstiens par exemple de lire la presse sportive pour garder mon indépendance. Je ne suis pas de ceux qui tirent sur l’ambulance mais je ne suis pas non plus quelqu’un qui brosse dans le sens du poil. C’est important de dénoncer certaines choses pour préserver notre sport. Mais je m’autocensure parce que je n’ai pas envie de me retrouver comme Glassmann (le joueur de Valenciennes qui a fait des révélations sur l’affaire VA-OM, ndlr) sur l’île de la Réunion.
D’OÙ VIENT CETTE RÉPUTATION SELON TOI ?
Elle date du début de ma carrière (rires) ! A 18 ans, je jouais à Monaco. La presse s’intéressait à moi en raison du caractère fulgurant de mon ascension : j’étais le seul joueur de ma génération en équipe de France. C’était l’époque de Tapie et compagnie, et je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de corruption dans le foot. C’était une grosse désillusion pour le naïf que j’étais et à l’époque, j’avais dit que sur une course de 100 mètres, l’OM n’avait que 80 mètres à courir. Dès le départ, on m’a collé cette étiquette de rebelle. Beaucoup de journaux étaient au courant de cette corruption mais personne ne disait rien. Et moi, j’ai jeté un pavé dans la mare. Tout le monde s’est retourné contre moi. Pourtant, quelques années plus tard, des sanctions pénales ont été prises.

IL Y A AUSSI EU TES DÉCLARATIONS SUR ZIDANE DANS TON LIVRE…

Oui mais elles ont été sorties de leur contexte. Quand je relis les lignes que j’ai écrites sur Zidane, je continue de penser qu’il n’y a rien de discriminatoire ou d’irrévérencieux. Je veux bien qu’il se soit vexé mais quand tu prends 14 cartons rouges en tant que meneur de jeu, il faut arrêter de passer l’éponge ! Mon image de rebelle est problématique. Pour l’instant, je n’ai pas envie d’occuper un poste dans un club. Mais si c’était le cas, encore faudrait-il qu’on me le propose ! C’est compliqué à cause de cette réputation. Si je dis la même phrase qu’un collègue, on va l’interpréter différemment. C’est comme ça, c’est le système des étiquettes !
POURQUOI ÊTRE DEVENU CONSULTANT ALORS QUE TU CRITIQUES LES MEDIAS ?
J’assume le côté cynique de cette démarche. Pendant longtemps, la presse m’utilisait parce que j’étais celui qui mettait des mots là où il y avait un silence. Avant, beaucoup me le reprochaient. Maintenant, on me paie pour
dire la même chose (rires). La boucle est bouclée ! Et puis, je suis toujours passionné par le football, j’ai mes diplômes pour travailler dans la gestion sportive d’un club. Mais ce métier de consultant est intéressant. C’est bien par exemple pour les entraîneurs qui se retrouvent au chômage. Travailler  comme consultant leur donne la possibilité de garder un pied dans le milieu.

[...]

Christophe Dugarry

Posted by Surface On janvier - 20 - 2010

Depuis qu’il officie sur Canal+, Christophe Dugarry truste les titres de consultant préféré des Français dans les sondages. Une deuxième vie réussie, après une belle carrière de footballeur, couronnée par les sacres de champion du monde en 1998 et d’Europe en 2000.

Christophe DugarryPhotos: Christophe Dugarry

Christophe Dugarry

Il y a le joueur et le consultant. L’homme de terrain et l’homme de télé.  Comme les deux côtés d’une pièce de monnaie. Côté pile, Christophe  Dugarry, c’était la grande gigue nonchalante, au look de vagabond séduisant,  râleur comme pas deux. Côté face, il s’impose comme le  commentateur souriant des grandes affiches de Canal+, carrément sympa et jamais avare de remarques convaincantes. Le premier agaçait autant que  l’autre plaît. Confortablement installé dans un salon de l’hôtel Costes du Ier  arrondissement parisien, l’international aux 55 sélections, 37 ans  aujourd’hui, assure la promotion de son livre Le foot vu par Christophe Dugarry. Champion du monde puis d’Europe avec les Bleus, passé par quatre des principaux championnats européens, l’ancien attaquant, qui a consacré  douze ans de sa carrière aux Girondins de Bordeaux, raconte le pire comme  le meilleur. De son passage au Qatar à son contrôle positif à la nandrolone,  en passant par son inimitié avec Frédéric Déhu, Duga se lâche !

ON APPREND DANS LE LIVRE QU’EN 1995, AVEC ZIDANE, VOUS AVEZ FAILLI SIGNER AU PSG…
C’est Luis Fernandez, l’entraîneur d’alors, qui avait voulu nous rencontrer. Un agent nous avait contactés, Zizou et moi, en nous expliquant que le PSG était intéressé. On s’est dit: « Le PSG, pourquoi pas ? Il faut voir le projet. » Donc, on est allé à Paris, on s’est vu dans une brasserie et on s’est aperçu que c’était pour discuter plus qu’autre chose. Par la suite, ils n’ont jamais creusé  cette piste. Dommage pour eux : ils sont passés à côté de Zizou (rires) !

COMMENT VIVAIS-TU LE FAIT D’ETRE RÉGULIÈREMENT SIFFLÉ LORSQUE  TU ÉTAIS JOUEUR ?
C’était dur, ça ne fait jamais plaisir d’être sifflé mais c’est comme tout : tu te forges une carapace et tu apprends à relativiser. J’essayais de me dire que je  n’étais pas aussi mauvais et désagréable que ça. Heureusement, j’ai vécu de  beaux événements qui m’ont donné un peu d’oxygène. Mais je n’en veux pas  aux gens : j’avais un sale caractère, j’étais toujours en train de gueuler après  les arbitres et mes coéquipiers. C’était ma nature et elle dérangeait beaucoup de gens. J’essayais de modifier ce comportement : dix minutes avant le match, je me disais « Aujourd’hui, tu ne casses pas les couilles aux  arbitres et tu restes dans ton match. » Au bout de dix minutes, ma nature  reprenait le dessus (rire). Ça fait partie de mon histoire même si j’aurais  préféré être adulé et adoré de tous.

ET MAINTENANT, TU ES LE CONSULTANT PRÉFÉRÉ DES FRANÇAIS…
(Sourire) Ça fait partie des paradoxes de ma carrière. Les gens aiment mon ton et mon naturel. Je suis content d’apporter du plaisir aux téléspectateurs. Je n’ai jamais cherché à plaire comme joueur et ça m’a desservi. Là, c’est  pareil et je suis ravi que ça se passe aussi bien. Même si ça se passait  différemment, je ne changerais pas pour autant ma manière d’être.

CHOSE RARE : TU ÉVOQUES « TON MEILLEUR ENNEMI », FRÉDÉRIC DÉHU…
Avec lui, on était dans l’intimidation permanente : il ne pouvait pas me  blairer, je ne pouvais pas le blairer non plus. On était dans la même zone,  donc on se fritait. C’était un combat mais ça ne servait à rien : il n’y avait pas  de vainqueur ! C’est né sur le terrain : il jouait alors à Lens. On se prend la  tête et à la fin du match, je vais le voir pour m’excuser. Et il m’envoie chier !  Il allait alors signer à Barcelone, donc je lui sors un truc du style ‘Bon  courage sur le banc de touche’. À partir de ce moment-là, c’était la guerre (rire). Il y a beaucoup d’histoires comme ça, mais il y en a peu qui les  racontent.

EN 1999, TU AS ÉTÉ CONTROLÉ POSITIF À LA NANDROLONE. QUEL  REGARD PORTES-TU SUR CET ÉPISODE DE TA CARRIÈRE ?
C’est le pire moment de ma carrière, pire encore que les sifflets. Aujourd’hui, je ne comprends toujours pas ce qui s’est passé. Autant, je suis sorti, j’ai fait le con. Des excès, j’en ai faits et j’aurais été prêt à assumer n’importe quoi.  Mais là, non. La nandrolone, quoi… (Ironique) Alors qu’il existait des  produits beaucoup moins détectables que celui- là, j’aurais choisi la  nandrolone… Ça reste une énigme. Tous ceux qui ont été pris à ce  moment-là n’ont pas d’explications. Surtout des gars comme Vincent Guérin  ou Dominique Arribagé, qui sont des professionnels, ne boivent  jamais d’alcool, ne sortent jamais de chez eux, qui sont de vrais moines Shaolin (rire). Eux, ils ne sont pas dans ce truc, ce n’est pas vrai ! Il y a un  truc bizarre. C’est vraiment compliqué : le médecin qui m’avait fait le  contrôle n’était pas homologué pour le faire (Dugarry a d’ailleurs été blanchi  pour cette raison, ndlr). C’est comme si un gardien de parking  venait te mettre un PV ! Et puis, ils avaient perdu mes urines pendant trois  semaines ! C’était une histoire incroyable. Et dix ans plus tard, plus personne  n’est contrôlé positif à la nandrolone ! C’est dur parce que c’est honteux, tu as l’impression de te battre contre des moulins à vent. C’était  horrible.

BORDEAUX EST UNE VILLE IDÉALE POUR L’ÉPANOUISSEMENT D’UN JOUEUR…
Oui, parce que c’est peinard ! À Bordeaux, quand tu gagnes, c’est bien et  quand tu perds, c’est bien ! On dit souvent ça. La ville, la région, le président  sont zen. On aime quand les choses se passent de manière sereine. Tu  t’épanouis plus facilement dans une ville comme ça. Et puis, même si j’ai  adoré la passion marseillaise, Bordeaux reste mon club.

YOANN GOURCUFF EST-IL LE NOUVEAU ZIDANE ?
Peut-être que c’est lui qui a le plus d’attitudes similaires à celles de Zidane,  notamment dans ses prises de balle et dans ses enchaînements. C’est fort  possible. Après, ce n’est pas le premier que l’on a comparé Zizou.  Forcément, il y a un peu de mimétisme : on essaie de ressembler à ses idoles.  Comme Zizou, Gourcuff a la capacité de bien faire jouer les autres. Mais, bon, seul l’avenir nous le dira (sourire).

Luis Fernandez

Posted by Surface On octobre - 2 - 2009

Symbole de la génération Platini, Luis Fernandez semble inamovible. Animateur de sa propre émission sur RMC, consultant pour Orange Sport, l’ancien joueur de l’équipe de France s’impose désormais dans l’univers médiatique. Avec pour atout sa grande gueule légendaire.

Luis Fernandez

Luis Fernandez

Sûr de lui, Luis Fernandez rejoint l’équipe de Surface à l’hôtel Meurice, à  Paris. Comme avant un match, l’ancien joueur du PSG semble prêt à en découdre. Son franc-parler impose tout de suite le respect. Lui, le tireur du  dernier penalty face au Brésil en 1986, est là, plus sérieux que jamais. Très détendu pendant la séance photo, Luis semble impatient de parler football.  Sa passion est restée intacte et le temps s’arrête lorsqu’il commence à évoquer le PSG, son expérience d’entraîneur et sa nouvelle vie d’animateur radio. Fidèle à son style, il ne mâche pas ses mots, n’hésitant pas à nous faire part de ses coups de gueule et à nous faire partager ces moments d’émotions  qui ne se vivent qu’une fois. Le PSG dans la peau, le football dans les veines, Luis Fernandez transmet avec plaisir sa vision tranchante de l’univers du  ballon rond. Plus que jamais, avec Luis, le foot c’est du sérieux.

Lorsque vous remportez La Coupe des Coupes avec le PSG en 1996, plutôt que d’être heureux, vous aviez l’air soulagé d’avoir gagné ?
J’ai été très déçu par certaines personnes, comme Denisot ou Moutier. Ce sont des gens qui, pendant deux ans, ont passé leur temps à me saboter, à  me mettre des bâtons dans les roues. Tout ça parce que je n’étais pas de leur  monde. J’ai eu l’impression que ça les faisait plus chier qu’autre chose de  gagner. Ils se disaient « Il va falloir se le farcir, il va parler… » Moi j’étais content pour le PSG. Je me souviens que Denisot, lors de cette Coupe  d’Europe, voulait me mettre Yannick Noah dans les pattes. Je lui ai dit : « Si Noah vient intervenir dans mon travail, je fais tout péter ici ! » Et  finalement, il s’est occupé de sortir et d’aller manger avec eux. Denisot  savait que je quitterais le Paris Saint-Germain. Plutôt que d’être le seul à recevoir tous les mérites, il voulait que je partage ça avec quelqu’un d’autre.  J’ai pris la décision de partir parce que je ne pouvais plus travailler  dans ces conditions.

On a pu Lire que vous montiez un collectif, en collaboration avec certains  supporters du PSG, pour essayer de trouver des solutions pour le club…
Je suis effectivement en train de monter un collectif autour du PSG, parce  que je pense qu’il est important d’avoir une réflexion. Ce n’est pas un contre-pouvoir. Il s’agit de s’asseoir, d’échanger et d’essayer de faire quelque chose.  Les supporters n’ont pas leur mot à dire concernant les  abonnements, les maillots etc… En Espagne, il y a les socios. Non seulement ils sont abonnés mais en plus, ils votent tous les quatre ans pour élire le  nouveau président. Pourquoi en France, on ne pourrait pas faire ça ? Les présidents ne doivent pas arriver et faire n’importe quoi avec le club. Ça me  met hors de moi. C’est pour ça qu’on en parle. L’objectif serait de réunir ces  supporters de temps en temps.

Pensez-vous que Ce Groupe peut avoir un impact ?
Ça peut toujours avoir des effets. Peut-être qu’ils réfléchiront plus avant de  prendre des décisions. Ils ne pensent qu’à une seule chose, c’est « J’ai vendu 10 millions de maillots, j’ai vendu 20 000 abonnements… » Ils pensent en terme business, il n’y a pas cette notion de réfléchir en terme de résultats  sportifs. Je comprends qu’il faille des ressources économiques. Mais que ce soit toujours au détriment du sportif, ce n’est pas possible.

Pensez-vous que ce groupe peut avoir un impact ?
Ça peut toujours avoir des effets. Peut-être qu’ils réfléchiront plus avant de  prendre des décisions. Ils ne pensent qu’à une seule chose, c’est « J’ai vendu 10 millions de maillots, j’ai vendu 20 000 abonnements… » Ils pensent en terme business, il n’y a pas cette notion de réfléchir en terme de résultats  sportifs. Je comprends qu’il faille des ressources économiques. Mais que ce soit toujours au détriment du sportif, ce n’est pas possible.

Qu’est ce qui vous enrichit dans cette expérience ?
C’est le contact. J’ai envie d’expliquer les choses. On n’est pas la radio de Marseille ou de Paris. Il faut pouvoir parler de tous les clubs. L’avantage, c’est que je eux donner le micro aux gens qui ont envie de parler et en même temps, je peux exprimer mon opinion. Si par exemple, j’ai envie de dire que  je n’aime pas Domenech, et bah je le dis ! Et je ne dis pas ça parce que 60 millions de Français sont contre lui !

Qu’avez-vous contre Raymond Domenech ?
C’est juste qu’il y en a d’autres qui, pour moins que ça, se sont fait dégager.  Donadoni, ils l’ont viré en Italie. Et lui, il a gagné des titres en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Mais pas Domenech. Après l’Euro, il y a des  décisions qui auraient dû être prises. Aujourd’hui, les instances sont un peu  inquiètes et frileuses. Raymond ne propose pas de solutions sur le jeu. Il ne communique pas sur le football. De toute façon, on est jusqu’en 2010 avec  lui. Moi, quand j’étais entraîneur ou joueur, j’en ai pris plein la gueule. Mais la critique, c’est quelque chose qui m’a toujours servi de motivation.

Est-ce qu’il y a une probabilité pour qu’on vous revoie sur le banc du PSG ?
Sur le banc non, mais revenir au club oui. C’est sûr que je reviendrais, mais à  un autre poste. Parce que je ne pense pas que l’équipe qui est en place  actuellement le reste encore longtemps. Je pense qu’il leur reste deux ou  trois ans. Il s’agit de trouver la bonne place pour que je puisse apporter le  plus possible à ce club. J’ai déjà eu l’occasion de discuter avec Sébastien Bazin pendant trois ou quatre heures. L’échange s’était bien passé. Il n’était  pas d’accord avec tout. Il y a surtout une question qui me tient à coeur et à  laquelle je pense souvent, c’est: pourquoi Paris n’a pas un deuxième grand  club ?

Dans le troisième numéro de Surface, Raymond Domenech avait évoqué cette idée de deuxième club parisien…
Qu’il essaie déjà de nous emmener en finale de la Coupe du Monde. Et de nous la faire gagner…

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Bernard Lama

Posted by Surface On juillet - 29 - 2009

Portier emblématique du PSG pour avoir vécu les plus belles années du club en soulevant notamment la Coupe des Coupes, Bernard Lama n’aura jamais été aussi actif depuis qu’il a officiellement raccroché les gants, il y a de cela huit ans. Il prouve qu’il peut y avoir une belle vie après le foot.

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Photos: Hugues Anhes

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Comment définirais-tu Diambars ?
C’est un projet qui conduit à faire de tout : de la politique, du  développement, de l’économie, du sport, de l’éducation. c’est un projet global, donc soit on se forme en allant à l’école (ça été le cas de Jimmy). Soit on se forme sur le tas, ce qui est mon cas. moi j’apprends l’économie même si j’ai suivi une filière économique au lycée. Étant originaire de la Guyane , j’ai beaucoup fait appel à la défiscalisation. il y a des procédés économiques que je connais. Après on fait aussi de la diplomatie, mais c’est ça le footballeur. On essaye d’être aussi bon à l’extérieur que sur le terrain. Sur ce dernier, le footballeur doit être complet, capable de jouer à n’importe quelle place, tout en sachant qu’il n’est pas forcément un spécialiste dans chaque domaine. Il doit savoir se débrouiller à tous les postes. Diambars c’est un peu ça. Je suis le président de l’association, mais je dois être capable de parler de tout. diambars c’est un esprit d’éducation globale qui te permet de
naviguer dans tous les mondes.

Quels conseils donnerais-tu à la nouvelle génération de footballeurs ?
Si j’avais un conseil à leur donner, c’est qu’ils retournent un petit peu à l’école. Qu’en dehors du football, ils soient moins dans la futilité et un peu plus dans le concret. Qu’ils deviennent plus professionnels, parce que je pense que les nouvelles générations manquent de professionnalisme dans le sens où on l’entend: la recherche de leur performance, leur attitude, leur comportement. Je pense qu’ils ne sont pas suffisamment instruits, et cela les amène à faire pas mal de dérapages en n’étant pas conscient de ce qu’ils peuvent représenter. Donc moi ce que je leur demanderais, c’est un petit peu d’humilité.

Avec le recul quel regard portes-tu sur ta carrière ?
Quand j’etais gamin, je rêvais de gagner la coupe du monde. a partir du moment où j’ai accompli mon rêve, demain je peux m’en aller. Ma carrière a duré 20 ans, il y a eu des bons moments et des moins bons. ce que je retiens,
c’est que je voulais gagner la coupe du monde quand j’avais 7 ans, et je l’ai gagnée à 35 ans.ça a pris 28 ans mais je l’ai gagnée.

Tu es l’un des symboles du meilleur PSG de l’histoire. Que penses-tu de ce club ?
A notre époque, on a participé à la construction d’un sentiment d’appartenance très fort. On a placé le PsG à un niveau sportif très élevé, et derrière ça n’a pas suivi, parce que je pense que le club n’etait pas structuré sur la durée, et c’est le gros reproche que je faisais aux dirigeants de l’époque canal +. C’est-à-dire qu’on avait la meilleure équipe, même si on ne l’a pas toujours démontré au niveau du palmarès, mais ce n’est que dernièrement que Paris a inauguré un vrai centre d’entraînement. On ne peut pas être grand

Raï

Posted by Surface On mai - 4 - 2009

Le 28 mars dernier, Raï organisait à Paris la septième édition de son tournoi de football organisé dans le but de lever des fonds pour l’association du Brésilien, Gol de Letra. A cette occasion, Surface a rencontré l’ancien capitaine emblématique du PSG pour parler de son engagement au sein de cette association.

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En quelques mots, tu peux nous raconter quelle mission remplit ton assoc’ ?
L’association vient de fêter ses dix ans. Un an avant d’arrêter le foot, en 1998, j’avais commencé avec Leonardo à préparer et à développer l’idée de créer un centre sportif et culturel à destination des jeunes vivant dans les plus pauvres quartiers de Sao Paulo. On a couché notre idée sur un papier puis on l’a mis en place un an plus tard avec l’aide de nos conseillers (l’agence United Players), mais aussi avec des personnes qui avaient une expérience dans le social. Ce qu’on voulait au départ, c’était monter un centre sportif et culturel, communautaire et éducatif dans un quartier difficile où les jeunes générations n’avaient pas particulièrement d’opportunités. Ce centre doit permettre de juguler la capacité d’échec des jeunes. Notre but est donc de contribuer à la transformation du quartier. Aujourd’hui, on a deux centres à Sao Paulo. Le premier est à Villa Albertina, au nord de la ville, le second au Caju. Deux quartiers défavorisés.

Pendant longtemps, le problème du foot brésilien était son incapacité à lutter contre l’exode de ses joueurs, faute de moyens. Est-ce plus facile aujourd’hui de conserver ces meilleurs éléments ?
On avait peur de la politique économique de quelqu’un qui venait de la « gauche ». Finalement Lula et ses équipes ont su mener une bonne politique économique. Les capitaux étrangers n’ont pas quitté le pays. La croissance est solide. Seul bémol, le rythme des réformes sociales n’est pas le même que pour l’économie. En revanche, je ne crois pas que le problème de l’exode des joueurs brésiliens soit réglé. Au contraire, les joueurs partent de plus en plus jeune du Brésil, à 16-17 ans.

Mais Ronaldo et Fred sont quand même revenus au Pays ?
Ronaldo et Fred sont deux exceptions. Fred revient car il aspire revenir en sélection brésilienne et pense que le meilleur moyen des le faire est d’évoluer au Brésil. Ronaldo, lui, est davantage en fin de carrière. Il n’avait presque pas joué au pays, jeune, car il était parti très tôt, à 17 ans. Donc il rattrape le temps perdu.

Paris avait été le Premier club français à se lancer dans une filière brésilienne Pour constituer l’ossature de son équiPe. Aujourd’hui, c’est Lyon qui a succédé au PSG des années 90. Que Penses-tu des brésiliens de Lyon ?
Il est évident que depuis des années, toutes les grandes équipes européennes ont une ossature brésilienne. Regardez l’Inter Milan, la Roma, le Barça des années Cruyff… Même en Angleterre, vous avez beaucoup de joueurs brésiliens désormais, alors qu’il n’y en avait quasiment pas avant. Fabio Aurelio à Liverpool, Anderson et plein de jeunes à Manchester, Denilson, Eduardo à Arsenal. Lyon a senti que le succès passait par une base de deux-trois grands joueurs brésiliens. Ils l’ont anticipé, il y a quinze ans. Marcelo, qui fut l’un des premiers Brésiliens de Lyon, est devenu le consultant de l’OL au pays. Il a quand même participé à faire venir Caçapa, Juninho, Cris qui ont rencontré beaucoup de succès et, à un degré moindre, Fred.

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