Archive for the ‘A la une’ Category

LES OLYMPIQUES SUR LE PONT

Posted by Surface On avril - 27 - 2011

Ce soir se joue la deuxième partie des matches de la 32 journée de Ligue 1. Celle qui oppose l’Olympique de Marseille à Nice et Lyon face à Montpellier. Après son titre en Coupe de la Ligue, l’OM a l’occasion de prendre la tête du championnat, tandis que Lyon peut conforter sa place sur le podium en cas de victoire.

OM : La victoire sinon rien

Si le championnat de Ligue 1 se joue en 38 journée réparties sur 10 mois, Marseille a l’occasion de réussir sa saison en à peine peine cinq jours. Fraichement auréolé de son titre de vainqueur de la Coupe de la Ligue, les Marseillais ont le vent dans le dos et pourraient bien dessiner leur second titre de champion de France ce soir au Vélodrome avec la réception de Nice. Le match nul de Lille dimanche face à Lorient place les protégés de Didier Deschamps à un point des Dogues. Les Phocéens ont donc leur destin entre les mains mais surtout la connaissance des sprints finaux. A l’image de la saison précédente, l’OM paraît plus que jamais lancer dans la dernière ligne droite du championnat et prêt à coiffer sur le poteau le leader lillois. Surtout que les statistiques jouent en leur faveur. Sur les 16 dernières réceptions des Aiglons au Vélodrome, la bande à Mandanda s’est imposée 15 fois. En Ligue 1, l’OM reste sur une série de cinq matches sans défaite. Mais paradoxalement, Marseille ne semble pas dans les meilleures dispositions. Certes les Phocéens ont gagné leur deuxième Coupe de la Ligue en deux ans il y a quatre jours, mais l’euphorie de ce nouveau titre pourrait bien leur jouer des tours. Comme ce fut par exemple le cas de Taye Taiwo. Samedi soir, le Nigérian s’est laissé emporté par la liesse générale du Stade de France et a chanté une chanson bien mal choisie à l’encontre du PSG, qui a suscité beaucoup de critiques et gâché la fête. Taiwo a par ailleurs été convoqué par la commission de discipline de la ligue professionnelle, et est sous la menace de plusieurs matches de suspension. Un événement qui pourrait donc couter cher à l’OM en fin de saison. Cette histoire, Deschamps s’en serait bien passé, surtout qu’il a d’autres problèmes à régler. Entre la blessure de M’Bia, indisponible pour au moins trois semaines, et la suspension de Rémy pour trois matches, le technicien de l’OM devra composer sans sa sentinelle défensive et son meilleur buteur (9 buts). Mais il y a plus malheureux que le coach olympien. Car les Azuréens, fouleront la pelouse de Marseille affaiblis. Mounier, Digard, Faé, Bellion, Paisley, Mbiala, Cantareil, Gace et Diakité, soit neuf titulaires de l’OGC Nice squattent actuellement l’infirmerie du club. C’est donc une équipe B, voir C que composera Eric Roy ce soir. Mais sur la promenade des Anglais, on peut toujours se rassurer avec la victoire obtenu à domicile au match aller à la 92e et sur le fait qu’aucune victoire à l’extérieur n’a été enregistrée lors de cette 32e journée. Chose statistiquement unique, qui pourrait bien voir Nice gagner, pour ne pas déroger à la règle. La volonté d’effacer l’élimination en demi-finale de Coupe de France la semaine dernière sera un gage de motivation supplémentaire pour les Rouges et Noirs. Alors même si la victoire semble tendre les bras à l’OM, gare aux Aiglons.

Montpellier, l’Hérault malheureux

L’autre match de ce mercredi, entre Lyon et Montpellier s’annonce lui plus indécis. Avec l’OL qui doit effacer sa défaite la semaine dernière en championnat face au PSG et Montpellier qui doit digérer sa finale perdue face à Marseille, il y a une obligation de victoire pour les deux formations. Les hommes de Claude Puel ont la chance de recevoir et bénéficient surtout de quatre jours de récupération de plus que leur adversaire du soir. L’objectif des Gônes, sera de consolider leur troisième place, grâce au match nul du PSG à Brest. Un performance à la portée des Lyonnais, d’autant plus que Montpellier s’apparente plus à une bête perdue, qu’à une bête blessée. La déception de la finale perdue est encore bien présente dans les têtes héraultaises, malgré une volonté d’aller faire un résultat à Gerland, pour espérer une place européenne en fin de saison. Attention à Lyon. Car les statistiques ne sont pas tendres avec les sextuples champions de France. Sur les cinq derniers OL – Montpellier, le bilan des coéquipiers de Cris est très médiocre. Les Lyonnais n’ont gagné qu’une seule fois, pour deux matches nuls et deux défaites. Louis Nicollin a donc de quoi se frotter les mains. D’autant plus que Lyon devra se passer des services de Bastos, qui revient à peine de blessure et de Pjanic suspendu. Montpellier a donc un coup à jouer et Lyon une opportunité à saisir. Bonne vieille Ligue 1.

Rémi Dumont

TAIWO REMONTERA A PARIS…

Posted by Surface On avril - 26 - 2011

Au lendemain de la finale de la Coupe de la Ligue remportée par l’OM tout le monde ne parle plus que du dérapage de Taye Taiwo. Le défenseur marseillais a entonné un chant cher aux supporters olympiens, «  Les Marseillais montent à Paris pour enc…. le PSG », une plaisanterie de mauvais goût pour le conseil de l’éthique qui a convoqué illico le joueur. Mais alors affaire d’état ou simple boutade à la sauce marseillaise?

Taiwo le bon gars!

Arrivé en France et à Marseille en 2004, le joueur n’a pas tardé à faire parler de lui. Un style bien particulier qui reflète son absence de formation, ce côté rentre-dedans mais « garçon pas méchant » a séduit et à la fois énervé. Avec son faux pas au stade de France, ces détracteurs ne se sont pas gênés et une chose est sûre, le Nigérian doit avoir les oreilles qui sifflent depuis samedi. Une fois que les trois coup de sifflet ont retentit, le stade vêtu de bleu et blanc exulte, les joueurs comme les supporters sont sur une autre planète et ne pense qu’à une chose : fêté la victoire ensemble! C’est là que Taye Taiwo prend le micro et dérape. Un « gros mot » qui a suffit pour mettre le feu aux poudres… Les camps se divisent. Les pro olympiens qui, par cette convocation au conseil de l’éthique, ne voient qu’un énième acharnement envers le club phocéen – A sept journées de la fin, Taiwo risque quatre matches de suspension. L’OM étant plus que jamais dans la course au titre cette sanction pénaliserait le club – Et il y a le reste du monde qui fustige le défenseur marseillais, en ne voyant dans ces paroles qu’une provocation gratuite qui contraste fortement avec les efforts entreprit depuis un an par le PSG pour pérenniser le club.

Makélélé solidaire

Si bon nombre de personnalités ont critiqué les paroles du futur ex-marseillais (et futur milanais), certains, même du « camp ennemis » ont appelé à un apaisement comme Claude Makelele sur RTL, « On se focalise sur certaines choses. Taiwo c’est quelqu’un de bien, il a demandé des excuses tant mieux. Ça peut arriver à n’importe qui, je ne pense pas qu’il le pensait à 100% » Il conviendrait effectivement d’adopter plutôt cette position. Taiwo, très attaché au club phocéen, a voulu profiter de cette victoire avec le douzième homme. L’acte en lui même est stupide et cela ne peut être contesté, mais l’ampleur que cet événement a prit l’est encore plus. Une fête gâchée, et une polémique supplémentaire dont les Marseillais se passeraient bien, voilà ce qui découle de l’après-victoire. Taiwo n’est pas le seul à avoir provoqué le camp adverse. On se rappelle de Samuel Eto’o après un titre remporté avec Barcelone insultant le Real Madrid, ou encore de Didier Drogba qui, après avoir marqué au Parc des Princes avec Chelsea, avait fêté sa réalisation en chantant « Allez l’OM » devant les supporters Parisiens… Rien de bien méchant juste de la moquerie bonne enfant. Mais voilà dans le football moderne on ne peut plus rien dire, parce qu’on craint, à raison, une poignée d’imbéciles prêts à tout pour défendre leur club. On en oublierait presque que le football n’est qu’un jeu et qu’il convient de temps à autres d’en rire un peu.

Leproux sur ses grands chevaux

Au même titre que l’entraîneur, le président du PSG n’a pas apprécié cette blague de mauvais goût et n’a pas tardé à le faire savoir. Un coup de fil à son homologue marseillais pour s’indigner des propos de Taiwo et quelques larmichettes auprès des ministres pour faire bouger les choses. Le président parisien a exigé des excuses du joueur marseillais. Taye Taiwo, sûrement craintif de la sanction s’est exprimé sur le site officiel de l’OM, parlant de son respect pour le club de la capitale. Comme on pouvait l’imaginer , le joueur a déclaré s’être laissé emporter par la victoire. Une affaire qui n’en est finalement pas une, la chanson n’a même pas été diffusée par les médias, en tout cas pas en direct, le live étant coupé après la remise du trophée. Les seuls à avoir entendu la comptine n’étaient que les supporters marseillais. Le coach olympiens n’y avait même pas prêté attention. Si les médias n’en avaient pas fait tout un foin, celle qu’on a déjà nommé «  Affaire Taiwo » ne serait déjà que du passé. Seule cette histoire entache le succès marseillais et complique la fin de saison Olympienne. Après Loic Rémy qui a encore deux matches à purger après sa gifle sur El Kaoutari, Marseille pourrait donc être privé de Taye Taiwo pendant quatre matches. On n’imagine pas une clémence du conseil de l’éthique. Le défenseur nigérian n’en est pas à son premier tube et il semblerait que la berceuse marseillaise soit l’unique chanson de son répertoire. Sur internet on peut trouver d’autres vidéos où il fredonne ce chant. Si son français est balbutié, on peut dire qu’il maîtrise néanmoins le jargon footix. De plus, la prochaine finale au Stade de France accueillera le PSG, et le conseil de l’éthique voudra surement donné une bonne leçon à l’africain pour éviter tout débordement le 14 mai prochain…

Pour conclure, il est nécessaire de ranger le maillot et de laisser parler l’honnêteté et l’objectivité. N’y a t-il pas des choses bien plus importante qu’un pauvre chant de supporter? Un joueur pas forcément réputé pour sa présence d’esprit, qui n’a eu que le mot de violent. Après une saison riche en suspens il serait dommage qu’il soit gâché pour une chanson et par une punition des messieurs en costard. Parce que finalement, on ne peut que regretter que Taye Taiwo est offert une coupe mais aussi une bien piètre image du footballeur.

LA ROONEYSSANCE

Posted by Surface On avril - 26 - 2011

Conspué médiatiquement, bousculé sportivement il y a quelques mois, l’attaquant de Manchester United a vécu un début de saison on ne peut plus difficile. Mais Wayne Rooney est de la race des durs à cuir, et le prouve sur la deuxième partie du championnat. De nouveau décisif en Premier League et en Coupe d’Europe, l’Anglais démontre qu’il sait toujours répondre présent aux moments où on l’attend.

Des débuts cauchemardesques

Wayne Rooney le sait. Si cette saison est de loin sa plus difficile sous le maillot de Manchester United, il ressortira grandit de cet exercice 2010/2011. Et tout cela il ne le doit qu’à lui même. S’il voulait repousser ses limites, c’est chose faite. Car après une Coupe du Monde 2010 bien décevante avec l’Angleterre et aucun but marqué en Afrique du Sud, le numéro 10 des Reds aurait pu être naturalisé Français, au vue de ses performances après Mondial. Visiblement marqué par ses prestations sud africaines, «  Shrek » se savait attendu au tournant par tout le peuple Anglais mais s’est vautré dans la rambarde de sécurité de la Premier League. Pour ses premiers matches en championnat, le natif de Liverpool joue sans briller et continue de rester muet devant le buts adverses. D’abord étonnant, l’Anglais devient décevant. Ses prestations sont à l’image de son club en ce début de saison : en deçà de son réel niveau. Un phénomène rare pour un joueur de sa trempe, qui a toujours su sauver son équipe. Jusque là, rien de bien grave pour le natif de Liverpool, à qui on promet des jours meilleurs. Mais le pire est à venir pour l’ancien boxeur, qui va se mettre à jouer dans une autre catégorie. Celle des tabloïds et de faits divers. Rooney, pour la deuxième fois de sa carrière, va se faire remarquer en dehors des terrains. Alors que sa femme est sur le point d’accoucher, les journaux anglo-saxons affirment que l’attaquant anglais a eu plusieurs relations tarifiées avec une prostitué de 21 ans en 2009. Cette annonce a l’effet d’un uppercut pour toute l’Angleterre, et met le joueur KO. Rooney est désormais la honte de toute la Grande Bretagne. C’est la descente aux enfers pour le joueur de Manchester, qui se voit pointer du doigt, sur et hors du terrain. Pour ne pas arranger les choses, beaucoup de ses sponsors lui tournent le dos. La firme Coca Cola décide de se séparer de son buteur anglais, en enlevant l’image de ce dernier sur certains de ses produits. Néanmoins, les deux parties restent liées pour certaines opérations marketings. Le joueur envisage même de quitter United pour Manchester City, à cause du traitement médiatique qu’il reçoit. Ce qui a le don de déchainer les supporters mancuniens. Le joueur ne passera finalement pas à l’acte. Sportivement, le Rooney ne s’en sort pas, et peine à dépasser la barres des cinq buts. Rooney est dans les cordes, et continue d’encaisser les coups sans réagir. L’Angleterre est alors orphelin de son buteur fétiche. Mais « Shrek » va profiter du deuxième round, la seconde partie du championnat, pour se rebiffer, et montrer qu’il est bel et bien un joueur exceptionnel.

Rooney et United de retour

Le début d’année 2011 voit Rooney refaire surface. Son retour coïncide avec celui de Manchester sur les devants de la scène. Au coude à coude avec Arsenal en championnat, les Red Devils vont s’envoler au classement grâce à leur buteur. Car une fois les événements de 2010 digérés, le numéro dix de United semble retrouver son réel niveau ainsi que le chemin des filets. La preuve, lors du derby de Manchester, qui oppose City contre United à Old Trafford. L’attaquant de 25 ans efface ses cauchemars du début de saison dans le Théâtre des Rêves d’un superbe ciseaux acrobatique, qui donne la victoire aux siens. Avec ce but, l’anglais marque les esprits et son retour à son meilleur niveau. Le numéro 10 séduit et fait à nouveau. En Ligue des Champions, « Shrek » est encore décisif. Face à Chelsea, en quart de finale, il offre la victoire à son équipe et met fin à neuf ans d’insuccès de Manchester à Stamford Bridge. Rooney version 2011, c’est des buts, des passes et des coups d’éclats. Contre West Ham, alors que les Red Devils sont menés 2 à 0 après seulement 25 minutes de jeu, l’attaquant anglais endosse une nouvelle fois son costume de sauveurs et réalise un superbe triplé, qui voit finalement Manchester l’emporter 4-2. Encore marqué par ses histoires extra-sportives, Rooney laisse éclater sa rage et profère des insultes face caméra. Malgré ses excuses, il écopera de deux matches de suspensions. Pas grave, Rooney est en forme et le montre à chaque rencontre. Attaquant de formation, l’Anglais se montre tout aussi performant aux autres postes. En Premier League, il a récemment évolué en soutien de Hernandes. En Ligue des Champions, Rooney montre toute sa technique face à Chelsea en quart de finale retour, en tant que meneur de jeu. Dernièrement, l’Anglais a même évolué en tant que numéro 6, en fin de rencontre face à Newcastle, sans pour autant baisser de niveau. Rooney est décidément un poids lourd dans sa catégorie. Ce soir face à Schalke 04, l’attaquant mancunien pourrait de nouveau briller face aux Allemands et mettre tout le monde d’accord. Si Rooney n’a pas encore remporté de match par KO cette année, il semble bien parti pour gagner sa fin de saison aux points.

Rémi Dumont

LILLE, LA FIN QUI ENLEVE LES MOYENS

Posted by Surface On avril - 26 - 2011

Encore premier du classement, le LOSC accuse le coup. Les deux petits points engrangés lors des trois dernières journées pourraient lui faire perdre sa place de leader dès demain, au bénéfice de Marseille. Si les Nordistes ont séduit et convaincu le plus grand nombre qu’il ferait un beau champion, ils semblent connaître un passage à vide qui pourrait leur être fatal. Si la première place n’est plus acquise,  les Lillois pourraient connaître une fin de saison catastrophique et même perdre la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions. Et si le syndrome de l’an passé se reproduisait…

L’autre visage de Lille

Soyons clair. Au risque de nous répéter, Lille a réconcilié cette saison bon nombre d’amateurs de ballon rond avec la Ligue 1  en alliant le beau jeu à l’efficacité. Véritable rouleau compresseur offensif, le club émergeant du championnat de France a impressionné là où il est allé, notamment par sa triplette d’attaquants Sow, Hasard et Gervinho. Des mois qu’on répète ce discours qui fait aujourd’hui figure de banalité. Et si Lille avait fait le trou, notamment en s’imposant (1-2) avec la manière (encore) au Vélodrome dans le duel au sommet, c’était pour confirmer ce qui se rabachait dans tous les médias. Seulement, il y a eu ce match anodin. Un déplacement à Monaco, modeste 19e du classement soldé par une défaite surprise (1-0). Un match certainement pris à la légère, une bourde de Rami (qui n’en est pas à son coup d’essai cette saison), une première exclusion (Gervinho), un pétage de plomb des joueurs qui semblaient prêts à en découdre avec les Monégasques à la fin du match et des déclarations tapageuses et accusatrices du fautif de la soirée (Rami) vis-à-vis de ses coéquipiers. Scénario hallucinant qui est vite passé aux oubliettes, tant Lille bénéficie d’un capital sympathie. Mais cette défaite, largement mise en scène par les joueurs, aura sans doute mis en lumière le grain de sable dans la machine Lilloise. Relativement épargnés médiatiquement sur le plan de la pression, les Hommes de Rudi Garcia ont longtemps évité les pseudos-scandales qui gravitent autour des grandes écuries telles que Marseille, Paris ou Lyon. On ne sait pas bien ce qui s’est passé dans le vestiaire mais une chose est sure, Lille n’a pas su rebondir face à Bordeaux. Nouveau nul et ça aurait pu être pire pour les Lillois, dépassés ce soir-là (1-1). Il a fallu réagir au stade du Ray, à Nice lors des demi-finales de la Coupe de France. Et malgré un jeu un peu empreinté, Lille a montré le réalisme et la sérénité nécessaire pour sortir victorieux du chaudron niçois (0-2). On pensait que le leader du championnat (depuis le 5 décembre) avait repris le taureau par les cornes et risquait désormais de caracoler en tête de la L1 jusqu’au bout.

Le traumatisme lorientais

Mais, il y a eu ce déplacement de la peur ce week-end lors de la 32e journée de championnat. Lorient ou le traumatisme de la dernière journée de la saison précédente. A l’époque, Lille est second du classement, il ne reste qu’une journée à disputer. Un nul suffit au LOSC pour décrocher une place en Champions League… Et au final, Lille perd le match et, d’une pierre deux coups, sa place en Champions League au profit d’Auxerre. Cette quatrième place est vécue comme une grosse désillusion de la part de l’équipe la plus créatrice en terme de jeu et la plus efficace sur le plan offensif. Le LOSC, malgré toutes ses qualités a péché par naïveté et a dû se contenter de l’Europa League cette année. Il s’agissait donc cette saison de tirer les enseignements de cette mésaventure et surtout de ne pas reproduire les erreurs du passé, à commencer par bien démarrer l’exercice. Et même s’ils ont quelques peu piétiné avec une série de matches nuls qui les ont empêchés de décoller au classement au début de la saison, l’objectif était en partie réussi. Car une belle série de victoires a propulsé Lille dans les hauteurs du classement, jusqu’à devenir leader, peu avant les matches allers. Depuis Lille était en roue libre, surclassant ses adversaires et réussissant à arracher des victoires sur le fil lorsqu’il le fallait.

Lille et Arsenal, même combat !

Mais Lorient est revenue sur la route des Lillois à un moment crucial. Et ils peuvent remercier Landreau qui a multiplié les parades et sans lequel le match nul se serait transformé en cuisante défaite. Lorient, autre équipe à produire du beau jeu, a su renvoyer le leader à ses anciens démons. Si bien qu’on sent l’aura des Nordistes diminuer semaine après semaine. La peur de gagner ou l’incapacité à finir le travail. Futurs finalistes de la Coupe de France le 14 mai prochain, les Loscistes pourraient connaître, en cas de défaite, un parcours à la Arsenal. Les Gunners peuvent en témoigner, eux qui ont perdu leur football, aussi séduisant fût-il, après la défaite en finale de la coupe de la Ligue anglaise face à Birmingham (2-1). Depuis, ils s’éloignent chaque journée un peu plus de Manchester United, destiné au titre de champion d’Angleterre. On se souvient qu’Evra avait ironisé sur la jeunesse d’Arsenal, que tout le monde encense pour le jeu produit mais qui finalement ne remporte pas de titre. On se rappelle tout autant les déclarations provocatrices de Diawara, défenseur marseillais, à l’approche du sommet Marseille-Lille, qui faisait des commentaires semblables sur l’équipe de Rudi Garcia. A six journées de la fin du championnat, on craint que le cynisme ne l’emporte sur le jeu. Si Arsenal et Lille ont grandi, le réalisme et la solidité de leurs concurrents directs (Manchester et Marseille) pourraient une nouvelle fois faire la différence.  Pour Arsenal, l’espoir de décrocher un trophée cette saison est vain. Pas pour Lille, qui peut toujours rêver secrètement au doublé même si la dynamique des résultats ne plaide pas en leur faveur. Si Lille semble fébrile en cette fin d’exercice et pourrait pêcher de nouveau par jeunesse, il pourrait aussi bénéficier du péché d’orgueil de Marseillais peu séduisants, mais qui pensent que rien ne peut leur arriver. Rien n’est fait dans ce championnat aux rebondissements chroniques. Si on s’attend d’avantage à voir craquer Lille aujourd’hui, il reste probable que survienne une panne marseillaise… Et pourquoi pas un retour fulgurant de Paris ou Lyon pour mettre tout le monde d’accord !

Laurent Tavernier

LES DECEPTIONS DE LA SAISON

Posted by Surface On avril - 22 - 2011

Après les révélations et les confirmations il est indispensable de révéler également les déceptions de la saison presque achevée. Les critères sont simples il s’agit de joueurs ayant déçus, qui n’ont pas eu le rendement escompté…

Gourcuff le mal aimé

Sans surprise la grosse déception de la saison c’est Yohann Gourcuff. Acheté 26 millions par Lyon à Bordeaux, les Gônes attendaient bien plus de l’international. C’est un peu une année noire pour le Breton, après le naufrage de Knysna, le néo lyonnais subit les critiques de Paolo Maldini,son coéquipier du Milan qui revient, pour qui pourquoi ,sur l’attitude de Gourcuff au sein du club de Berlusconi. Mais les excuses ne servent à rien et le mal est bien plus profond. L’année dernière le joueur ne finit pas la saison comme il l’avait commencé et s’attire les foudres des supporters Bordelais. Cette saison aura été dans la même lignée, Claude Puel lui a pourtant donné les clés du jeu lyonnais sans réponses, le milieu de terrain n’y arrive pas. En mal de confiance il a pourtant le soutient entier de Laurent Blanc qui ne cesse de le défendre. Ses prestations en club, comme en sélection sont décevantes. Il serait temps pour le beau gosse breton de rechausser ses crampons à l’endroit, le talent ça ne se perd pas!

Lucho, le fantôme

Après une première saison détonante à Marseille, où il grandement contribué à la course au titre, l’argentin n’a été que l’ombre de lui même cette année. Le joueur n’y arrive plus mais a toujours la confiance de ses dirigeants qui ont néanmoins reconnu sa piètre saison. En conférence de presse Didier Deschamps a déclaré que son joueur « manquait de lucidité et de jus » le coach ne remet cependant pas en question ses qualités, « l’équipe peut mieux jouer quand il y a Lucho » Reste à savoir si l’argentin aura le temps de se refaire auprès du club Marseillais, bon nombre de rumeurs l’annonce partant surtout si l’OM ne décroche pas de place en Ligue des Champions. De son côté l’Argentin a déclaré au site officiel du club que « la probabilité de rester est forte ». Dans ce cas il faudra mettre les bouchées doubles, à Marseille les supporters sont exigeants!

Lucho Gonzalez ©Vivien Lavau

Erding, l’irrégulier

Chez l’éternel rival de l’OM, Paris, Mevlut Erding n’a pas non plus régalé cette année. Après deux très belles saisons à Sochaux, son club formateur, l’attaquant turc est recruté par le Paris Saint Germain et réalise une belle performance sous le maillot parisien. Avec 15 buts pour 31 matches, Erding avait donc pour obligation de faire aussi bien si ce n’est plus. Mais le buteur a déçu. Moins décisif, moins percutant, et surtout moins efficace, le Parisien a littéralement bouffé les feuilles de match du club de la capitale. L’avenir de l’attaquant est pour le moment très flou. Lille et Rudi Garcia seraient intéressés par le Turc, un signe peut être pour Antoine Kombouaré de ne pas laisser filer cette déception 2010-2011.

Edel, la boulette

Dur pour le Paris Saint Germain qui a pourtant réalisé une belle saison. Les bleus et rouges comptent dans leur effectif deux déceptions dans leur rang. Apoula Edel n’a pas été à la hauteur cette année. Une des plus grandes équipes de France doit avoir un des meilleurs gardien et cette saison ce n’était pas le cas. Il faut dire que le portier parisien a du palier à l’absence de Grégory Coupet gravement blessé au genou. Combatif mais très maladroit, l’arméno-camerounais est devenu la risée des terrains de football, cruel pour un joueur en perpétuel conflit d’identité que cela soit dans sa vie professionnelle ou au sein du club. Apoula Edel n’a pas vraiment un profil qui correspond au Parc des Princes, à l’inverse d’un Grégory Coupet charismatique et très démonstratif envers les supporters. Ultra critiqué et très peu soutenu, son mental compense sa maladresse.

Bordeaux, le mauvais cru

Lille a eu le trophée de la confirmation 2010-2011, et bien bordeaux à celui de la plus grande déception! Après un titre en 2009, et une triste 6ème place en 2010, on attendait un nouveau Bordeaux, celui de Tigana, figure emblématique du club et qui paraissait très motivé par le challenge à relever. Zéro pointé pour les bleus marines qui nous ont amené de déceptions en déceptions, avec un effectif qui aurait ravît les clubs aujourd’hui classés devant Bordeaux. Certains joueurs sont à pointer du doigt comme Michaël Ciani, excellent lors de sa première saison chez les girondins et qui n’a pas été à la hauteur cette année. On attendait également plus de Gouffran, Wendel et que dire de Modeste qui n’a que le mérite de ne pas rater ses pénaltys. L’ancien Niçois n’a jamais convaincu Chaban-Delmas, nostalgique de Marouane Chamakh. Jean Tigana n’a pas non plus fait rêver le public girondin, il faut dire qu’arrivé en remettant en cause le travail de Laurent Blanc, qui a tout de même offert le titre de champion de France que Bordeaux attendait depuis des lustres, n’était pas très intelligent. Un froid qui a donné le ton de la saison….Aujourd’hui classé 10ème il s’agira pour Bordeaux de limiter la casse pour les 7 dernières journée, surtout en vue du recrutement estival car on attrape pas les mouches avec du vinaigre!

Aurait aussi pu être classé André-Pierre Gignac, avec seulement 6 buts cette saison le marseillais à tout de même offert 6 points à son club, avec la finale de samedi, l’attaquant pourrait bien se racheter et terminer sa saison en beauté. En ce qui concerne les autres désillusions de la saison elles sont nombreuses et la liste est une fois de plus exhaustive. L’objectif pour ces joueurs reste maintenant de ne plus y figurer!