Archive for mars, 2009

Lorik Cana

Posted by Surface On mars - 27 - 2009

A 25 ans, Lorik Cana affiche déjà 139 matchs au compteur. Formé au PSG, lancé en Ligue 1 à 20 ans, il est aujourd’hui le patron de l’OM. Arrivé en Aout 2006 sur la Canebière, l’Albanais a su s’ imposer rapidement et est devenu une pièce maîtresse de l’équipe.

cana-copier

Lorik porte un ensemble Borsalino

cana3cmyk

Lorik porte un pull et une casquette Dunhill ainsi qu’un pantalon Borsalino.

Ne vous fiez surtout pas à son apparence. À sa gueule d’ange, à son regard ténébreux et à son sourire charmeur. Sur un terrain, Lorik Cana n’a rien d’une gravure de mode. Il percute, sulfate, pose le pied là où d’autres ne mettraient même pas le petit doigt. « C’est le genre de joueur avec lequel vous partiriez à la guerre », déclare de manière imagée Eric Gerets, le coach marseillais. La jouer muscler, Cana sait faire. Pas seulement en match. Le capitaine de l’OM peut tout à fait hausser le ton à la mi-temps quand ses partenaires s’avèrent atones. Ou bien hurler à en faire lézarder les murs du vestiaire, s’il juge son interlocuteur mahonnête. « Je peux être très dur avec mes coéquipiers ou avec le groupe, martèle Cana. Mais jamais gratuitement. La plupart du temps, je suis plutôt partisan d’un dialogue constructif. La limite que je me pose en tant que capitaine, c’est de ne pas me substituer au coach, qui sait d’ailleurs très bien se faire entendre de l’équipe. Disons que je suis un intermédiaire attentif qui peut parfois se fâcher. » Formé au PSG, propulsé à 20 ans en Ligue 1, Lorik la « jeune pousse » parisienne s’est métamorphosé en Cana « le vieux routier » des pelouses de L1 après seulement trois saisons sur la Canebière.

REVELE A L’OM

À 25 ans, il affiche déjà 139 matches au compteur et tient la taule du plus grand club français de l’histoire ! Son secret de fabrication ? Le maillot olympien, qui agit sur lui comme un révélateur. Cana : « À l’OM, j’ai explosé. J’ai progressé dans tous les domaines. En technique, en expérience, en leadership mais également en tant qu’homme. Je suis plus épanoui. » D’autant plus que le peuple de Marseille en a fait son chouchou, avec Steve Mandanda et Mathieu Valbuena. « J’ai découvert ici une passion sans équivalent, même si je venais du PSG, un club qui bénéficie d’un gros soutien populaire, analyse le capitaine de l’OM. Les Marseillais sont ahurissants. Il n’y a pas un aéroport en France ou à l’étranger qui ne soit pas bondé de supporters olympiens lorsqu’on doit s’y déplacer. Si je suis apprécié par les Marseillais, c’est parce qu’ils savent que je ne triche pas. Je donne tout. De toute manière, un capitaine se doit d’être exemplaire. » Ce foisonnement populaire se révèle parfois étouffant. Pour Cana, il n’est pas toujours aisé de circuler dans la cité phocéene. « Marseille, c’est une passion. Mais qui peut se révéler parfois démesurée, glisse-t-il laconiquement. À l’agitation de Marseille, le milieu défensif a préféré le calme de Cassis, dans l’arrière-pays aubagnais, où il a élu domicile dès son arrivée. « J’aime me balader sur les plages, j’apprécie cette région et les gens qui la peuplent, assure le capitaine olympien. Je vis plus tranquillement loin de la ville. »

FOU DE VITESSE ET DE LITTÉRATURE

Cana se trouve aussi parfaitement positionné pour rayonner vers les nombreux circuits automobiles qui pullulent dans la région. Car derrière le foot, le pilotage est la seconde passion de l’international albanais. Cana : « Si je n’avais pas été footballeur professionnel, je me serais bien vu pilote automobile. Dès que j’en ai l’occasion, je prends ma voiture, une Porsche GT 2, et je vais enchaîner les tours de pistes au Castelet ou sur des circuits près d’Istres et Martigues. J’y allais souvent avec Fabien Barthez, quand il était encore à l’OM (en 2005-2006). En plus de la passion pour le pilotage, on est tous deux super fans de la marque Porsche. » Pied au plancher, les mains cramponnées au volant de son bolide, Cana assouvit sa pulsion pour les sensations fortes. « J’ai besoin de ma dose quotidienne d’adrénaline, avoue Cana. Le foot me l’amène, la conduite le complète. J’appréhende le pilotage de la même manière qu’un match. Quand je fais une faute, j’essaie de l’analyser en profondeur puis je trouve des réponses pour ne pas la renouveler. Comme pour le foot, je crois que j’ai une très grosse marge de progression. » Tempétueux dans un stade ou incisif sur une piste, Cana se comporte toutefois à l’opposé en privé. Cana l’homme civil s’avère plus posé, patient et même cérébral. « Mon autre passion, c’est l’Histoire, et plus particulièrement l’Histoire antique », avance-t-il sans ambages. Sa dernière lecture ? « Albanie ou l’incroyable odyssée du peuple préhellénique », de Mathieu Aref. « J’adore les livres d’Histoire. Je dois en avoir près de 200 dans ma bibliothèque, dont une bonne centaine sur l’Histoire antique et le peuple albanais. » Cana va bientôt s’entretenir sur le sujet avec Ismaël Kadaré, le plus grand écrivain albanais. « C’est un très grand auteur qui a failli décrocher le Prix Nobel de Littérature. Il habite à Paris, et moi-même j’y vais régulièrement pour voir mes parents, annonce Cana. On s’est promis de se voir, a priori avant la fin de l’année. » Le milieu de terrain aura l’occasion de confronter les réponses de Kadaré aux questions sur le sens de l’humanité qui le taraudent sans cesse. « Mon carburant dans la vie, c’est de comprendre d’où je viens et où je vais, affirme Cana. Ça explique peut-être pourquoi je suis passionné par l’Histoire de mon peuple. »

[...]

93’s Playlist by Tex

Posted by Surface On mars - 24 - 2009

1993 n’est pas seulement l’année de la seule victoire française en Ligue des Champions… Musicalement aussi l’année a été riche en émotion.

Ecoutez la playlist : 93’s Playlist by Tex

texaco-l

82’s Playlists by Tex

Posted by Surface On mars - 24 - 2009

Tex a fait une sélection des meilleurs titres de 1982 pour revivre l’ambiance d’une année de légende.

Venez la découvrir:   82’s Playlist by Tex

A la croisée des chemins

Posted by Surface On mars - 23 - 2009

Je sais bien que chaque match me rapproche de la fin. Pour tout vous dire, cette idée me terrifie souvent quand je me retrouve seul dans le vestiaire, mais un peu moins, je l’avoue, depuis que Surface Football Magazine existe.
On a coutume de dire que la fin d’une aventure marque le début d’une autre…
En ce qui me concerne, j’ai 36 ans, je suis gardien de but au FC Nantes, je travaille également à l’élaboration de votre magazine, et je m’occupe des miens, comme quoi le cumul des mandats… Je sais aussi qu’un jour prochain, les jeunes arriveront. Alors fin du voyage pour la génération 72 dont je fais partie ? Un jour prochain, sans doute, mais pas tout de suite.
Depuis 16 ans que je suis dans le circuit, les années sont passées comme l’éclair, alors assez parlé et bienvenue dans notre Surface.

Jérôme Alonzo

billetjerome-2

Photo: Hugues Anhes

Ladji Doucouré

Posted by Surface On mars - 18 - 2009

Un bouc en trait de crayon, un bonnet péruvien sur la tête. Ladji Doucouré est une des stars de l’athlétisme français et un ancien espoir du foot francilien. Du carré vert aux terrains de course, il n’y a qu’un pas que le jeune homme a franchi à la vitesse de la lumière.

doucoure1

Avant de devenir un athlète, tu avais joué aussi au foot ?
Jusqu’en 13 ans, je jouais à Morsang-sur-Orge. J’étais milieu gauche et parfois arrière gauche quand il fallait défendre contre les attaquants les plus costauds des gros quartiers du 91, Evry, Corbeil, Etampes, Palaiseau.

Aurais-tu pu devenir pro ?
Je ne crois pas. Mais j’ai quand même joué face à quelques bons joueurs qui sont devenus pros par la suite, comme Jacques Faty, qui évoluait à Brétigny. Autrement, passé des tests pour des clubs pros. J’étais convoqué pour les premiers essais mais jamais pour les seconds car ils avaient lieu en juillet alors que j’étais en stage avec l’athlé. Mon entraîneur d’athlé ne voulait d’ailleurs pas que je fasse du foot. J’ai donc joué pendant deux ans, en la faisant discret. Jusqu’au jour où je suis parti au championnat de France scolaire, avec une équipe de potes. Le tournoi avait eu lieu à Caen, en 1997. On s’était monté la tête car on savait qu’il y avait plein de recruteurs présents. Mais ça s’est vite calmé car je me suis fait péter le tibia par un mec. Le gars, il l’a fait volontairement mais l’arbitre a dit que j’avais simulé car on était en plein effet Ravanelli (ndlr : du nom de l’ancien attaquant italien de l’OM, connu pour se crocheter lui-même dans la surface de réparation afin de provoquer des penalties en sa faveur). J’étais dégoûté. Mes rêves de foot se sont arrêtés là.

Le foot, ça t’a aidé à être bon en athlé ?
Le foot, ça déforme. Les appuis surtout. C’est un sport où il faut tout le temps compenser avec le bas du corps car on ne fait presque jamais travailler le haut. L’équilibre n’est donc pas bon. Les quelques footeux qui réussissent à  s’équilibrer aussi bien avec le haut que le bas du corps sont souvent les plus forts techniquement. Ronaldo, il tirait sur ses bras, Thierry Henry, il est hyper aérien. Benzema, c’est un mélange des deux. Tu sens qu’ils ont fait du travail athlétique.