Archive for mai, 2009

Un « show » très chaud à venir

Posted by Surface On mai - 29 - 2009

Nous y sommes enfin ! A regret, la dernière journée de ce championnat de Ligue 1 arrive à grands pas et nous réserve, plus encore que la saison passée, un final haletant et plus qu’incertain. Entre titre, maintien ou Europe, il y en a pour tous les gouts. Un duel de champions entre Bordeaux et Marseille, une lutte épique pour la survie ainsi qu’une belle bataille en perspective pour décrocher deux tickets pour la Ligue Europa, nouvelle du nom. Les nerfs risquent de trembler  tout au long de la soirée de Samedi sur les pelouses comme dans les chaumières.

L’Europe, deux sièges pour quatre…

Bordeaux, qui a emporté la Coupe de la Ligue a, de ce fait, libéré une place supplémentaire pour la néo-coupe de l’UEFA, l’Europa Ligue. Toulouse et Paris, qui affrontent respectivement Lyon (désormais assuré de terminer sur la troisième marche du podium), et Monaco, n’ont besoin que d’une victoire pour obtenir leur billet européen. Cette victoire sera synonyme pour les deux clubs d’une saison largement réussie. Derrière, en embuscade à deux encablures, Rennes et Lille vont jouer leur chances face à Marseille et Nancy mais n’auront pas leur destin en main. La lutte sera donc très chaude entre ces quatre clubs qui méritent amplement, aux vus des performances réalisées cette saison, leur place européenne.

Les Parisiens, quant à eux, devrait avoir à cœur de célébrer la dernière apparition de Paul Le Guen sur la pelouse du Parc des Princes après deux ans et demi de service. Il a d’ailleurs déclaré que c’était dur de partir de Paris, un club qu’il aimera toujours. Un grand sentimental…  respectable, car il n’est pas  facile de rester si longtemps dans ce club où les entraîneurs sautent aussi vite que des bouchons de champagne un soir de Titre. Malgré une ambiance interne électrique, le Paris-Saint-Germain sera-t-il assez solide pour remplir les objectifs d’une saison placée sous le signe du renouveau ?

Bordeaux, une dixième victoire d’affilée ou un simple nul pour être sacré

« La pression n’est pas que sur Bordeaux, mais aussi sur Caen, Marseille et Rennes » dixit Laurent Blanc, histoire de faire baisser la tension dans les esprits de ses hommes à l’orée du match fatidique face à Caen. Un match nul suffit donc au club aquitain pour décrocher le graal. Seul hic, qui demeure psychologique, les Bordelais ne se sont pas imposés en terre caennaise depuis 11 ans, la dernière confrontation s’était soldée par une sévère et pour le moins surprenante déculottée 5 buts à 0. Drôle de hasard… Mais cette année, la formation girondine fait indiscutablement preuve de force de caractère et de solidité. Et puis il y a ce Yohann Gourcuff… Joueur de l’année, à 22 ans, il a porté le scapulaire en haut de l’affiche. Quand il est en forme, Bordeaux est en forme, quand il ne l’est pas, Bordeaux piétine. Alors quand, hier, aux alentours de 17H30, la nouvelle tombe, on se dit que tout va pour le mieux dans le Sud-ouest. Il restera finalement  la saison prochaine entre les mains de Laurent Blanc, après avoir signé un contrat de 4 ans et un salaire brut mensuel de 370 000 euros (tel est le prix pour garder un joueur talentueux en Ligue 1…). Gourcuff a donc fait le choix de la stabilité et de la raison à un an de la Coupe du monde en Afrique du Sud.

En face, les Marseillais doivent absolument s’imposer au Vélodrome face aux Rennais pour espérer passer devant. Dans ce cas, le titre se jouera à la différence de buts générale (+ 29 pour les bordelais et + 28 pour les Marseillais). Inutile de préciser que les hommes de Gerets auront les griffes sorties et pour devoir d’inscrire deux buts de plus que leur adversaire du jour. Tous les scénarios sont donc envisageables, entre drame, joie et espoirs. Nul doute que l’ambiance sur la  place des Quinconces  et sur la Cannebière sera aux antipodes… Les Girondins de Bordeaux, grands favoris, tiendront-ils la pression qui colle à la peau des leaders ? Rien n’est moins sur.

Du monde au balcon pour le maintien

Nantes peut d’ores et déjà être considéré comme relégué avec une différence de buts trop faible. La lutte pour la survie dans l’élite se jouera donc entre Saint-Etienne, Caen, Le Mans, et Sochaux. Cette bataille sera la plus belle car la plus tragique. Pour les Verts, premiers reléguables, à égalité de points avec Caen (mais une différence de buts inférieure), la situation est intenable. Il doivent obligatoirement gagner face à Valenciennes (qui n’a d’ailleurs plus rien à jouer dans ce championnat) et espérer que Caen ne défasse pas Bordeaux. Si Caen perd, Sainté peut se maintenir en Ligue 1 grâce à un simple match nul. Mais à ce niveau là , à ce moment là de la saison, plus rien n’est simple surtout quand la peur de quitter notre bien-aimée Ligue 1 plane au dessus des têtes. Pour Sochaux et Le Mans, la problématique est un peu plus binaire, ils doivent s’imposer pour être assuré de se maintenir. Le destin en main, Sochaux se déplace à Grenoble et Le Mans ira à Lorient. Beaucoup de scénarios différents peuvent encore être envisagés, mais tout sera beaucoup plus clair dans les dix dernières minutes de cette 38ème journée, le  fameux « Money time ».

Alors que les langues commencent à se délier, que les inimitiés pointent le bout de leur nez dans les médias, que les différents épisodes de la trêve estivale se mettent en branlent, la France du Foot retient son souffle à l’aube d’une journée qui pourrait bien marquer les esprits. Si surprise il y a, elle sera à la hauteur du spectacle fourni et du suspense offert par les acteurs de la Ligue 1. En tête comme en queue de classement, une seule évidence : il y aura de quoi passer une bonne soirée. Malgré tout, une seule question prime, alors soyons laconique : Marseille ou Bordeaux ?

Bon week-end et multiplex à vous, nous attendons vos coms…

Vincent Ricau

Forza Barca

Posted by Surface On mai - 28 - 2009

Voilà, c’est fini. La plus prestigieuse des coupes s’est achevée par une magnifique victoire du FC Barcelone, méritée qui plus est. Et pour tous les amateurs de foot amoureux du beau jeu, c’est une bonne nouvelle.

Barcelone tient toutes ses promesses

On pensait que le football si attractif des catalans, aurait du mal à s’exprimer face à Manchester et son jeu rude et physique à l’anglaise. D’ailleurs, le début de match était au profit des hommes de Fergusson. Mais surtout de Cristiano Ronaldo. Dès les premières secondes, le ballon d’or 2008 faisait parler de lui, d’abord sur un coup franc repoussé par Valdès dans les pieds de Park. On s’est dit ça y est, ça commence mal. Car il faut bien se le dire, tout le monde était un peu pour Barcelone hier soir. Mais le Coréen n’est pas parvenu à pousser la balle au fond des filets grâce à un tacle salvateur de Sylvinho. Et c’est là, contre toute attente, que Barcelone a surpris. Ils étaient solides en défense, et ce malgré les absences (Marquez, Abidal). Seul Ronaldo parvenait à mettre le feu dans ce bloc si compact, sur un enchaînement de grande classe qui frôlait le montant, et sur une frappe lointaine qui en faisait de même. Man U avait la balle, Barcelone procédait en contre. Constatation très bizarre quand on connait l’amour de cette équipe pour la possession du ballon. « Barcelone a besoin du ballon pour vivre » selon Guardiola. Il n’en a fallu que deux à Eto’o pour ouvrir le score. Énorme accélération d’Iniesta dans l’axe, qui décale le Camerounais. Le festival crochet-frappe extérieur du pied droit, laissait Vidic et Van Der Sar sur les fesses (1-0, 10e min). Après cette ouverture du score, le rêve pouvait commencer. La bataille n’a duré que quelques minutes, avant que les Blaugranas ne plient l’affaire. Car après ce but, le bloc barcelonais s’est encore plus resserré ne laissant aucun espace aux Anglais. Et que dire du jeu de passes… un vrai bonheur. Impossible de leur prendre le ballon dans les pieds. Une application de tous les instants pour le transmettre le plus proprement possible, sans précipitation. C’est ce qui caractérise cette équipe de Barcelone. Enfin il y a tellement à dire, qu’il ne faut pas tomber dans l’admiration béate. Mais quel plaisir de voir que ce ne sont pas des monstres physiques d’1m90 pour 80kg qui ont remporté cette Coupe aux grandes oreilles. La finesse dans le football ça existe, et l’équipe de Guardiola en est la preuve. Elle s’est presque amusée tout le long de cette rencontre, avant que son génial meneur de jeu de 1m69 ne porte l’estocade de la tête ( !) sur un caviar de Xavi (2-0, 70emin).

La lutte pour le ballon d’or

Parlons un peu des individualités maintenant. Et il y en a dans ces équipes, enfin surtout du côté du Barça. Qui pourrait remporter le ballon d’or ? Malgré un bon match, Ronaldo ne conservera pas son titre, donc passons vite à autre chose. Messi part favori, et ce serait logique qu’il l’obtienne. Ce garçon a tout et évolue dans la meilleure équipe du monde (n’ayons pas peur des mots). Donc passons également. Un autre joueur de poche pourrait légitimement se positionner pour le trophée : Andres Iniesta. Quel artiste ! Dès qu’il touche le ballon, il se passe quelque chose. Déjà, il ne le perd pas (ça paraît simple mais pas tant que ça…) et le redonne toujours de la façon la plus propre possible. Ses orientations de jeu sont, à chaque fois, parfaites. Ses dribbles sont diablement efficaces, ses frappes finissent la plupart du temps dans la lucarne… on pourrait en écrire des romans tant ce joueur est complet. Il suffit de regarder le jeu de son équipe sans lui. Pas la même profondeur, pas le même impact, en bref pas du tout la même équipe. D’ailleurs, avant d’être champion, le Barça a perdu des matches parce qu’il n’était pas là. Si ce joueur hors norme, certainement l’homme du match hier, remportait le ballon d’or, ça serait d’une logique implacable. C’est un joueur qui rend son équipe vraiment meilleure et lui fait gagner des titres…

Un triplé gravé dans les annales

Champion d’Espagne, vainqueur de la Coupe du Roi et Champion d’Europe, l’équipe catalane a tout raflé. Elle est d’ailleurs la première formation espagnole à réaliser cet exploit. Quel destin pour Guardiola ! Lui qui offert sa première Champion’s League à Barcelone en tant que joueur et, 17 ans après, donne à son club de cœur un triplé inoubliable. Plus qu’un moment historique, c’est avant tout la victoire d’une équipe qui aime jouer au ballon, et qui pratique certainement le meilleur football, le plus agréable à voir et, certainement, à jouer. Une équipe catalane qui met fin à l’hégémonie anglaise sur cette compétition. Peut-être le meilleur football que personne n’a jamais vu. C’est la victoire du football, tout simplement.

Un petit mot sur Thierry Henry pour finir. Il remporte enfin cette Ligue des Champions qui lui manquait tant à son palmarès. Rien ne pouvait remplacer sa joie au coup de sifflet final, et ça aussi ça fait plaisir à voir. C’est ça le football. C’est pour des moments comme ça que l’on aime ce sport.

Sébastien Béquerel

La piste aux étoiles

Posted by Surface On mai - 27 - 2009

Le monde du football la voulait, il l’a eu. Une finale de rêve opposant les deux équipes les plus spectaculaires d’Europe et accessoirement les plus titrées cette année. Le champion d’Espagne, Barcelone, et le champion d’Angleterre, Manchester United, se retrouvent en terre antique, au Stadio Olimpico de Rome, ce soir à 20h45, pour un sacre qui déchaine bien plus de passion que la prochaine échéance électorale européenne du 7 juin. L’épilogue de cette 53ème édition de la Ligue des Champions sera le théâtre d’expression des plus grands noms du football moderne, le nom du futur ballon d’or sera d’ailleurs connu ce soir. Ce sera Messi, Cristiano Ronaldo, ou rien… En attendant, cette finale n’a pas de réel favori .

Un Barca remanié

Considéré comme un rouleau compresseur depuis le début de la saison, les esthètes de la discipline ne jurent que par Barcelone, ses génies nommés Messi, Eto’o, Henry, Xavi ou encore Iniesta et un jeu fluide, d’une efficacité et d’une beauté rare. Car, il parait important de le signaler, le jeu des blaugranas fait rêver petits et grands. Aujourd’hui, ce sont les joueurs eux-mêmes qui se mettent à rêver d’un triplé encore inédit (championnat, coupe, Ligue des Champions).

Cependant, pour cette finale, Barcelone sera amputé d’une bonne partie de sa défense. Rafael Márquez, pièce maitresse, est blessé, Eric Abidal et Alvès sont quant à eux suspendus. «Ces absences ne constitueront pas une excuse, a affirmé l’entraîneur Pep Guadiola, « Nous alignerons une très bonne équipe et nous serons vaillants.» Pour contrecarrer ces carences, le technicien espagnol va aligner une défense inédite avec, vraisemblablement, Seydou Keita en latéral gauche, Carles Puyol au poste de latéral droit et Gérard Piqué associé à Yaya Touré dans l’axe. L’ancien milieu de terrain de l’AS Monaco, auteur d’une saison époustouflante, a assuré qu’il était prêt à relever le défi, « tout le monde le sait, le poste que je préfère, c’est au milieu de terrain. Mais bon en ce moment, on a des petits problèmes sur le plan défensif. Le plus important pour moi, c’est de jouer cette finale ».

Jouer cette finale, tel devait être le leitmotiv de Thierry Henry depuis 3 semaines, depuis sa blessure contractée face au Real de Madrid (et l’insolente victoire catalane 6 buts à 2). La Ligue des Champions est le seul titre qui manque à son palmarès. Ce sera donc, à 31 ans, le match de sa vie, après une finale perdue il y a deux ans face à … Barcelone. Le meilleur buteur français, auteur de 25 réalisations cette année s’est entraîné hier et devrait à priori être titularisé. Iniesta, élevé au rang de demi-dieu après son but décisif face à Chelsea en demi-finale fera lui aussi son retour sur la pelouse romaine après une micro déchirure à la cuisse. Offensivement, toutes les armes sont donc chargées.

Manchester parait bien solide

En face, Manchester United, malgré l’absence du milieu défensif Fletcher suite à son expulsion pour le moins inepte en demi-finale, peut compter sur un effectif complet. Objectif, marquer l’histoire avec un deuxième titre européen consécutif . Supérieurs en tout point par rapport à la formation de Guus Hiddink, les mancuniens peuvent espérer, à raison, contrer les assauts du Barca. Offensivement, les Reds devils n’ont pas grand-chose à envier à la machine catalane, et là se trouve peut-être la clef de la rencontre: la défense « new-age » de Barcelone pourra t- elle contenir la puissance et le réalisme anglais ?

Et puis derrière, que dire du duo axial composé du géant Rio Ferdinand et du Serbe Nemanja Vidic, élu par les supporters meilleur joueur de la saison, devant un certain Cristiano Ronaldo. Cette saison, ils ont été associé 29 fois en défense central et les cages sont restées vierges à 19 reprises. Peut-être est-ce la défense la plus solide au monde ? Réponse ce soir…

Un match dans le match

La pluie va tomber ce soir à Rome. Une pluie d’étoiles et de talent. Le prochain Ballon d’or y sera sacré car, sans aucun doute, l’équipe victorieuse couronnera par la même occasion le joueur de l’année. D’un coté, il y a le tenant du titre, le jeune portugais de 24 ans, Cristiano Ronaldo. Cette saison, il a perdu son titre de meilleur buteur avec 18 buts derrière Nicolas Anelka qui le devance d’une longueur. Il a même enchainé une série de onze matchs de Premier League sans faire trembler une seule fois les filets. « CR7 » aurait-il quelque peu perdu de sa sublime ? Difficile, en même temps, de faire mieux que la saison dernière. Mais aux grands rendez-vous européens, il répond toujours présent. Contre Porto en quart de finale ou encore contre Arsenal en demi, c’est lui qui est décisif. Manchester sans Cristiano Ronaldo ne serait peut-être pas à ce niveau de la compétition.

En face, c’est un génie argentin d’1m 69 et vieux de 21 printemps qui peut espérer être élu meilleur joueur du monde. Lionel Messi a marqué 37 buts cette année, toutes compétitions confondues, et n’a pas moins marqué les esprits. Au delà des chiffres, c’est le style et la technique qui fait la différence. Capable de s’extirper de n’importe quelle situation balle au pied, Messi est un artiste qui fait rêver, qui ramène chacun d’entre nous en enfance, bouche bée , madeleine à la main.

Ce duel Messi-Ronaldo sera le fil rouge de la rencontre et la solution viendra surement de l’un de ces quatre pieds. Souvent les finales déçoivent, ou n’atteignent pas nos espérances. Ce soir, toutes les conditions sont réunies pour un match épique, et du football de haut vol. Figures de prou du football business, le FC Barcelone et Manchester United qui sont à la conquête respectivement de leur troisième et quatrième Coupe aux grandes oreilles, ont pour devoir de nous en mettre plein les yeux.

Vincent Ricau

Le bleu de chauffe

Posted by Surface On mai - 26 - 2009

C’est chaud !! Telle aurait pu être la description de cette dernière semaine du mois de Mai au vu des températures tombées sur l’hexagone depuis le week-end dernier. Mais finalement, cela décrit à merveille ce à quoi les esthètes du ballon rond vont assister à partir de mercredi. Une affiche européenne des grands soirs, une fin de championnat décisive, et le retour de l’équipe de France pour deux matchs amicaux avant l’éparpillement estival de tous les joueurs aux quatre coins de la planète. L’occasion de faire le point, après une saison pleine, des forces bleues en présence juste après l’annonce de la liste des sélectionnés par Raymond Domenech.

Faites vos enjeux

Le choc Manchester United-Barcelone en finale de la Ligue des Champions est d’ores et déjà considéré comme l’affiche de l’année, avec les deux meilleurs joueurs mondiaux sur la même pelouse du Stade Olympique de Rome. L’Argentin Lionel Messi face au Portugais Cristiano Ronaldo. L’autre duel est français, Thierry Henry d’un côté et Patrice Evra de l’autre. Curieux destin pour ces « bleus », tous deux originaires du quartiers des Ulis.

En France, le programme d’une fin de saison aura rarement été aussi prolifique en enjeux et en suspense. La Ligue 1, avant un ultime et décisif épisode, attend toujours son lauréat version 2009 et sera le spectacle de toutes les batailles. Batailles pour se maintenir dans l’élite, pour décrocher un ticket européen ou encore pour ravir un titre de Champion de France si longtemps aux mains des Lyonnais. L’enjeu de la dernière journée de championnat de Ligue 2 n’est pas loin d’être aussi alléchant. La lutte pour l’accession dans l’élite se joue ce vendredi entre 3 clubs, Strasbourg, Montpellier et … Boulogne-sur-Mer, étonnante formation au stade anachronique et au budget faisant bien pâle figure face aux grosses cylindrées du football français.

Les bleus sans enjeux

Le sélectionneur français Raymond Domenech a communiqué, hier en fin d’après-midi, sa liste des 25 joueurs retenus pour les deux amicaux des 2 et 5 juin face au Nigeria et à la Turquie. Dernières échéances avant la trêve, ces deux matchs amicaux sont l’occasion selon Raymond Domenech « de voir comment les joueurs sont capables de réagir dans des périodes difficiles. Car Juin est aussi le mois où on joue des compétitions comme la Coupe du monde ou le championnat d’Europe ». Cependant, ce genre de matchs amicaux réveille inlassablement chez certains joueurs un sentiment de scepticisme. A ce propos, Nicolas Anelka, couronné meilleur buteur de Premier League avec 19 buts au terme d’une saison pleine, a déclaré qu’il « pensait être en vacances lundi » , rajoutant en parlant des deux matchs amicaux à venir, « je me demande bien à quoi ça sert »… Certes il jouera en Finale de Cup samedi face à Everton, mais il devra répondre présent pour enfiler la tunique bleue. Et avec le sourire s’il vous plait !

Ces matchs amicaux sont marqués par le retour de Florent Malouda, de Patrick Vieira et de Sydney Govou en équipe de France. Le lyonnais, blessé au tendon d’achille depuis Janvier fait son retour en sélection nationale après deux apparitions comme titulaire en Ligue 1. Un signe de confiance délivré au septuple champion de France qui a inscrit, le week-end dernier, son premier but de l’année. Patrick Vieira quant à lui, après une saison délicate à l’Inter de Milan, ponctuée par de nombreuses blessures fait son retour en sélection après de longs mois d’absence. Bonne nouvelle pour Raymond Domenech qui tient à faire jouer son capitaine, toujours motivé pour les grands rendez-vous. Son sélectionneur, pense d’ailleurs que « ce sera le seul joueur qui me dira « Encore, encore » ». On comprend mieux pourquoi Patrick Vieira, du haut de ses 106 sélections et ses 32 ans, à déclaré lundi qu’il souhaitait poursuivre sa carrière à l’Inter, même s’il doit s’imposer dans les plans de Mourinho. Les motivations des joueurs paraissent donc contrastées…

Malouda n’est plus banni

La grosse surprise est à mettre au crédit de Florent Malouda, absent de la sélection depuis le match amical France Tunisie en octobre dernier. Auteur d’une fin de saison tonitruante, remis en selle par le magicien Guus Hiddink, Florent Malouda était en froid avec Raymond Domenech après l’avoir critiqué en janvier dernier, expliquant que le sélectionneur l’avait mis à l’écart car il avait osé critiquer les tactiques défensives pendant l’Euro 2008 . Une petite discussion entre hommes et tout sera oublié… jusqu’à la prochaine fois. Le sélectionneur a expliqué ses choix par un besoin de cohérence et par un critère unique de performance : « si des joueurs ne sont pas là, c’est que leur performances ne sont pas suffisantes ou qu’il y a meilleur qu’eux. »

Mis à part ces trois retours, pas de bouleversement majeur dans les rangs de l’équipe de France. Si ce n’est la confirmation de l’intérêt de Domenech pour le Niçois Loïc Rémy, qui avait été appelé sans jouer lors des derniers matches face à la Lituanie. André-Pierre Gignac, meilleur buteur de la Ligue 1 avec 24 buts, sera lui aussi présent, après une première sélection très remarquée.

Deux semaines nous séparent de la fin de cette saison haute en rebondissements. Lorsque que les bleus se déplaceront mardi prochain à Saint-Étienne, le sort de tous les clubs européens seront jetés. L’ambiance de Geoffroy Guichard en sera un des exemples.

Vincent Ricau

Dernier Acte

Posted by Surface On mai - 25 - 2009

En haut, Bordeaux se rapproche de son premier titre de champion depuis 10 ans. Mais ce n’est pas encore fait. En bas, Nantes est pratiquement condamné, Saint-Etienne y croit mais dépend des résultats de Caen et du Mans. Comme l’an passé, tout se jouera lors du dernier acte.

Bordeaux en haut de l’affiche

Les Bordelais avaient tout préparé. Comme si l’histoire ne pouvait s’écrire qu’à Chaban Delmas, les responsables du club avaient déjà organisé la fête consécutive au probable futur titre. Mais l’histoire ne l’a pas entendu ainsi. Marseille a joué l’élément perturbateur en l’emportant à Nancy (1-2). Avec une 8ème victoire à l’extérieur, les Marseillais obligent les Girondins à faire un résultat à Caen, lors de la dernière journée. Le Champagne devra attendre, et Planus également. Le défenseur bordelais avait fait un rêve cette semaine. Il voyait les rues de Bordeaux en liesse samedi soir, les joueurs fêter leur titre de champion. Son enthousiasme a pris le dessus, et il se voyait déjà avec l’Hexagoal au dessus de sa tête, orchestrant un salut majestueux en guise d’hommage à son public. Il faudra attendre. Les verres ont été rangés, le Champagne mis au frais. Le rendez-vous est pris, à Caen, où un nul suffira aux hommes de Laurent Blanc pour s’assurer du sacre. Le successeur de l’ogre lyonnais sera connu samedi prochain aux alentours de 22h45… D’ailleurs, le premier rôle de cette pièce en 38 actes, a été délivré à Yohann Gourcuff lors des trophées UNFP de dimanche.

L’OM s’accroche

Après la claque reçue contre Lyon la semaine passée, l’OM avait ravalé ses ambitions de titre et sa vanité souvent mal placée. Les Olympiens se sont pourtant bien repris. Même si tout est relatif… Nancy jouait sans sa star, Youssouf Hadji, sans son meilleur gardien, Genaro Bracigliano et sans… motivation. Une fois de plus, Marseille est tombé sur une équipe qui lui a laissé le jeu, les initiatives, et les occasions. Mais les 11 acteurs marseillais ont fait ce qu’il fallait pour espérer. Espérer un faux pas des Bordelais, espérer une victoire contre les Rennais qui jouent encore l’Europe. Marseille recevra les Bretons dans son grand théâtre du Vélodrome, pour son dernier match de la saison. Cet avantage n’en est pas un pour des Marseillais incapables de faire la différence à domicile et dont la coutume est de ne plus prendre de points à domicile. Vingt deux points perdus dans leur antre, soit 5 nuls et 4 défaites, impossible dans ces conditions d’ambitionner le titre. Surtout quand on regarde les statistiques des champions européens : Man U n’a perdu qu’une fois à domicile, l’Inter est invaincu, et le néo champion d’Allemagne, Wolsburg, n’a pas perdu de la saison sur ces terres (sauf contre le PSG, mais c’était en UEFA !). Seul le Barça a perdu deux fois à domicile cette saison. Étant en course pour un triplé historique, on ne leur en tiendra pas rigueur…

Le PSG recule, Nantes descend

La Course à l’Europa League n’a, elle non plus, toujours pas livré son dénouement. Et le PSG continue d’enchaîner les prestations de piteuse qualité. Et le mot est faible. Tout le club de la capitale semble démobilisé, sont futur-ex entraîneur ne s’est pas levé une seule fois lors de la rencontre face à Valenciennes, et a laissé son adjoint gérer l’histoire. Enfin, la parodie… Une parodie dont l’acteur principal est sans conteste Mickaël Landreau, auteur une fois de plus d’une boulette inexcusable. Et là, pas de souffleur pour lui rappeler que ses mains peuvent (aussi) bloquer les ballons. Ainsi, les seconds rôles remontent progressivement, et Toulouse s’empare de la 4ème place grâce au meilleur buteur de Ligue 1 (24 buts), Gignac (doublé face à Nice).

En bas, cette fois c’est cuit pour la troupe des canaries. Nantes fera l’ascenseur et retourne au purgatoire. Sauf si les coéquipiers d’Alonzo, qui s’est blessé à la mi-temps du match, inscrivent plus de 16 buts lors de leur dernier match, et que Caen perd. Tout est encore possible. Cette œuvre à suspense, digne des plus grandes pièces de théâtre, devraient nous offrir une scène finale à couper le souffle.

Sébastien Béquerel