Archive for juin, 2009

Le Pari du PSG

Posted by Surface On juin - 30 - 2009

Grégory Coupet a signé, hier, un contrat de deux ans avec le Paris Saint-Germain. Et là, pour beaucoup des supers blogs qui commencent à se multiplier et qui, pour une grande majorité, taillent gratuitement, le PSG redevient, comme la saison dernière, la maison de préretraite de la Ligue 1. Il est grand temps de mesurer ces propos, même s’ils ne sont pas tous complètement faux.

L’avantage de l’expérience

La saison passée, le club de la capitale engageait Claude Makélélé et Ludovic Giuly, soit deux anciens internationaux. Après une saison passée à lutter pour son maintien jusqu’à la dernière journée, le PSG rêvait de retrouver une stabilité, et des résultats sportifs corrects. En faisant confiance à des joueurs d’expérience, Paris espérait pouvoir rendre un peu de stabilité à un club bancal. Et, même si la fin de saison est ratée (pas de qualification pour une Coupe d’Europe), la saison est plutôt réussie et donne raison aux dirigeants voulant miser sur des cadres trentenaires. Commençons par Ludovic Giuly. L’ancien barcelonais a fait taire tous ses détracteurs en réalisant une saison pleine au sein de l’attaque parisienne. Affichant une belle volonté et une envie de bien faire à toute épreuve, Giuly a été l’un des artisans du « renouveau » du PSG. Neuf buts et quelques passes décisives plus tard, le lutin du PSG s’est avéré indispensable à la bonne santé sportive du club de la capitale. Acheté environ 2 millions à l’AS Roma, Giuly est, quoi qu’en pense certains, un très bon joueur capable d’éclat, et sachant se rendre utile à l’équipe. Abordons maintenant le cas Makelele. L’ancien londonien semblait beaucoup moins en verve que son coéquipier. Et sur le terrain, on ne peut que donner raison aux gens qui disent qu’il est dépassé. Même les supporters sont énervés en voyant le capitaine de Paris déambuler sur le terrain comme un cinquantenaire à la recherche d’un second souffle. Malgré sa baisse flagrante de niveau au sein du milieu de terrain parisien, Maké a apporté une aura indispensable et a rassuré une défense en manque de repères. Ainsi Zoumana Camara a pu évoluer avec beaucoup plus de sérénité (malgré quelques bourdes) que lors des exercices précédents. Et dans le vestiaire, son influence semble indispensable pour recadrer les jeunes du groupe. Car, quoi de plus instructif que d’évoluer aux côtés de l’un des meilleurs milieux défensif de la planète, même s’il est beaucoup moins tranchant qu’avant. Aspect sportif mis de côté, la santé financière du club étant au plus bas, il semblerait que ce genre de recrutement soit, en fin de compte, plutôt judicieux.

Avec les moyens du bord

Alors c’est vrai que tous les fans de football préféreraient voir signer des jeunes talents en Ligue 1, que de voir revenir les anciennes gloires. Car comment ne pas se dire que ces trentenaires viennent se planquer en Ligue 1 pour avoir une fin de carrière tranquille ? Oui mais voilà, comme nous l’avons dit à de nombreuses reprises, la Ligue 1 ne fait pas rêver. Même avec des moyens, il paraît difficile de recruter des joueurs de niveau mondial, tant les autres championnats sont plus attractifs. Le PSG, avec des moyens bien inférieurs à ce qu’ils étaient auparavant, doit recruter intelligemment. Avec une enveloppe d’environ 12 millions, pas question de faire des folies. Les négociations sont âpres, et mettent du temps à aboutir. Pas question d’acheter pour acheter. Donc depuis la saison dernière, le PSG recrute utile. Que ce soit sur le terrain ou dans le vestiaire, chaque joueur recruté à son importance. Et, contrairement à ce que pense certains, le PSG a réalisé de bonnes affaires la saison dernière, et tous les recrutements effectués ont apportés quelque chose à l’équipe. Exemple frappant du recrutement intelligent : Guillaume Hoarau. Acheté au Havre pour 500 000 euros, le réunionnais s’est tout de suite imposé au sein de la formation parisienne, s’imposant même comme titulaire indiscutable en attaque. Avec 17 buts au compteur pour sa première saison en Ligue 1, Hoarau a donné raison à ceux qui lui ont fait confiance. Seul « gros » transferts de la saison dernière, Sessegnon a justifié son statut de milieu créatif. Acheté 8 millions au Mans, le Béninois est devenu le fer de lance de l’équipe parisienne. Donc si on fait le bilan, quels sont les gros points négatifs du recrutement parisien l’année dernière ? À part Kezman, (et encore, avec 3 titularisations en Ligue 1, il a marqué à chaque fois), on ne peut pas dire que ce mercato fut un flop.

Pour la saison prochaine, Grégory Coupet gardera donc les cages du PSG. Et à tous les « footix » qui pensent qu’il est trop vieux pour jouer, on peut juste citer Van der Sar, Oliver Kahn, ou Dino Zohff. Certes ces portiers sont d’un gros calibre, mais leur âge ne les a pas empêchés d’être performants. A 39 ans, Van Der Sar n’est-il pas champion d’Angleterre et vice-champion d’Europe ? Paris s’est également offert l’international turc Mevlut Erding qui, pour le coup, représente la vraie bonne idée de ce recrutement. Et n’en déplaise aux nombreux détracteurs du club de la capitale, le désormais ancien attaquant de Sochaux n’a que 22 ans…

Sébastien Béquerel

Making of Surface n°4 « En mode »

Posted by Surface On juin - 29 - 2009

Voici un aperçu de ce qu’il vous attend dans Surface n°4 !

Après le beach soccer, la rubrique « En mode » est encore une fois dédiée à la gente féminine : les joueuses de l’Equipe de France se prêtent au jeu en attendant de rechausser les crampons pour l’Euro (à partir du 23 Aout en Finlande)

Retrouvez le Making of de la séance photo de Corine Franco, Elodie Thomis et Louisa Necib

(réalisé par la Fédération Française de Football)

Le temps des surprises

Posted by Surface On juin - 29 - 2009

Alors que la plupart des clubs de l’élite reprend l’entraînement, il semblerait que les hautes instances de recrutement aient décidé d’accélérer les choses. Fait assez rare pour être souligné, il y a du mouvement en Ligue 1. Certes, rien de folichon mais certaines formations s’étoffent et engagent les négociations. Près d’un mois avant la reprise du championnat, tout le petit monde du football est revenu de vacances et va s’affairer sur les dossiers chauds en cours. La saison se joue aussi là pour les clubs nourrissant des ambitions pour la saison prochaine comme Marseille, Bordeaux, Lyon ou encore le Paris Saint Germain.

Tout est donc possible, surtout dans ce sport. Qui aurait imaginer voir la sélection des Etats-Unis toute proche de remporter une compétition internationale ? Personne. Alors aujourd’hui nous pouvons légitimement (nous forcer à) espérer l’arrivée de grosses pointures internationales dans notre cher pays ou même voir des clubs français opérer de larges plus-values… Restons réaliste, les Etats-Unis ont fini par s’incliner 3 buts à 2 face au Brésil….

Nous pourrions même rêver d’un Kaká à Paris. Le néo galactique à afficher ce week-end dans les colonnes de L’Equipe son attachement pour le club de la capitale : « Paris est une ville merveilleuse. Peut-être qu’un jour, si Leonardo devient le coach ou le directeur sportif du PSG, je jouerai là-bas.» C’est désormais une tradition, les plus grands joueurs brésiliens aiment déclarer qu’ils souhaitent finir leur carrière à Paris. Et ce pour notre plus grande frustration. En attendant, le mercato semble bel et bien engagé.

Les affaires reprennent à Paris

Nul ne peut nier la qualité du recrutement de l’année passé, ou du moins l’intention de la part de la direction d’afficher ses ambitions. Cette année, les cadres devraient rester (sauf négociations fallacieuses), à savoir Giuly, Makélélé, Sessegnon ou encore Hoarau. La stabilité, qui n’est pas le maître mot du club, semble sur le point d’être retrouvée. Premier départ presque officialisé à Paris, celui de Mickael Landreau pour Lille. Malheureusement, le club de la capitale n’a pu en tirer que 1,6 millions d’euros, autant dire des broutilles. Pour le remplacer, Grégory Coupet, qui arrive aujourd’hui au Camp des Loges pour passer la visite médicale, devrait signer pour deux ans, ce qui marque le début du mercato parisien. Autre piste qui devrait être rendue officielle cette semaine, l’arrivée de l’attaquant turc Mevlut Erding, auteur de 11 buts cette saison avec Sochaux, pour un montant de 9 millions d’euros. Cristophe Jallet, arrière latéral de Lorient est aussi sur les tablettes du club parisien. Mais les caisses doivent se remplir, et ce n’est pas le transfert de Williamis Souza, (vendu près de 2 millions d’euros pour le Grêmio Porto Alegre) ou celui de Landreau qui va permettre de rééquilibrer les comptes.

Bordeaux-Marseille, ça s’agite sobrement

Après une semaine fatidique en haut lieu, l’Olympique de Marseille semble de nouveau tourné vers l’intérêt sportif. La bonne nouvelle de la semaine était à coup sûr la vente de Djbril Cissé qui a permis de regonfler les caisses à hauteur de 8 millions d’euros. Les pistes marseillaises sont aujourd’hui multiples. L’OM et le FC Porto seraient sur le point de trouver un accord pour le transfert du milieu Lucho Gonzalez. Le défenseur central bordelais Souleymane Diawara, qui a exprimé à de nombreuses reprises son souhait de rejoindre la cité phocéenne, pourrait bien, lui aussi, être fixé sur son sort dans les jours à venir.

Mais le bas blesse lorsqu’ il s’agit de garder ses joueurs. L’un des plus flagrant exemple est celui de Mamadou Niang qui désire une revalorisation de son salaire. S’il ne l’obtenait pas, l’international sénégalais et homme clef de la formation marseillaise pourrait bien aller exprimer son talent ailleurs.

Du côté du champion en titre, la venue du gardien toulousain Cédric Carrasso enlève une épine du pied au staff girondin. Le club, disposé à laisser partir Diawara s’oriente maintenant vers l’achat du Lillois Adil Rami. Fernando et Chamakh, quant à eux ne font l’objet, selon le président Jean Louis Triaud, d’aucune réelle offre.

Le cas Benzema

Jusque là, le championnat français ne connaît pas, fort heureusement, de lourdes déperditions. Mais durant cette semaine, cela pourrait bien être une formule périclitée avec le feuilleton Benzema qui commence à se faire bruyant. Courtisé par Manchester United et Arsenal, l’international français aurait reçu selon le journal Marca, une offre du Real de Madrid à hauteur de 32 millions d’euros. Devançant les intentions de Sir Alex Fergusson, les dirigeants de la Maison Blanche seraient pressés de s’attacher les services d’un avant-centre de talent car le dossier Villa peine à se concrétiser. De son côté, le club rhodanien dément toutes propositions et contacts avec le Real. La priorité de Manchester United sera l’attraction de ce mercato qui s’achève le 31 Août. En France, il faut se battre pour garder ses joueurs autant que pour en attirer. La surprise serait donc aujourd’hui de voir rester Benzema au sein de l’effectif lyonnais. Préserver nos meilleurs joueurs des offres de clubs anglais ou espagnols doit être l’une des priorités du Big Four français, en mal de stabilité.

A l’heure où on parle de l’éventuelle arrivée de Samuel Eto’o à Manchester City pour un salaire hebdomadaire de 210 000 euros, les velléités de nos clubs hexagonaux sont tout autres. Il s’agit ici de faire « avec les moyens du bords » car, cette année plus que les autres, les clubs français ne semblent pas être en mesure de rivaliser financièrement avec les grosses cylindrées et championnat européens. On ne joue pas dans la même cours, alors que faire ? Alléger les charges fiscales des joueurs de moitié pour qu’il viennent chez nous ? Organiser un Téléthon géant au profit des formations de nos cœurs ? Supplier des Emirats d’injecter des petrodollars ? Pourquoi pas, mais en attendant ce qui ne peut arriver, les clubs français doivent déjà s’efforcer à conserver leurs meilleurs joueurs. Pas si facile… Mais les petits rêveurs que nous sommes se languissent de surprises.

Vincent Ricau

La saga Ribéry Continue

Posted by Surface On juin - 26 - 2009

Nouveau vrai-faux rebondissement sur le marché des transferts. Le président du Bayern Munich a déclaré hier à L’Equipe que Frank Ribéry n’était pas à vendre. Comme à peu près un jour sur deux, la position du Bayern change en ce qui concerne l’international tricolore. Cela à de quoi mettre en Bad les supporters et les dirigeants du Real…

Partira, partira pas ?

Le King of Bundesliga sera, apparemment, toujours sur la scène de l’Allianz Arena la saison prochaine, selon Karl-Heinz Rummenigge. Ribéry, annoncé tour à tour au Real et au Barça, « n’est pas à vendre » dixit le président du Bayern Munich. Une façon de faire monter les enchères ? Apparemment non. Toujours selon l’homme fort du Bayern, « les portes sont solides et très résistantes, et (le Bayern) ne fait pas monter les enchères… » Il faut se décider à un moment. C’est Black or White, mais pas les deux à la fois. L’ancien Marseillais a pourtant clairement indiqué qu’il souhaitait rejoindre le Real de Madrid. Mais tous les jours, le positionnement du club allemand change, et plus personne ne sait où se trouve la vérité. Toujours dans l’Equipe, le président du Bayern annonce qu’il aimerait garder « Kaizer Franck » encore deux ans minimum. Cela ressemble plus à de l’utopie qu’à une réelle envie. Même si l’international tricolore doit être flatté par l’abnégation dont fait preuve son club pour le conserver, il est clair que dans sa tête, il est déjà au Real. Cependant, la volonté de créer une équipe solide tournant autour de Franck Ribéry, est en train de se réaliser. Le club a déjà recensé l’arrivée de sept joueurs de qualité dont Olic et Mario Gomez. Les promesses faites à la star du Bayern semblent donc être tenues. Alors, le risque que prend le club, c’est d’aller directement au bras de fer avec sa star. Pour n’importe quel club, même Boulogne sur Mer, c’est une situation qu’il faut à tout prix éviter. Sans vouloir remettre en cause le professionnalisme de « Franky », pas sûr qu’il soit enjoué à l’idée de rempiler pour une saison avec un club qui l’a empêché de partir contre sa volonté. Il pourrait ne plus prendre de plaisir à évoluer sous les couleurs munichoises et déambuler sur le terrain tel un Ghost et devenir a Stranger in Munich. C’est peut-être un peu exagéré, mais c’est ce qui pourrait arriver, à plus petite échelle bien sûr… Si Rummenigge s’entête, cela pourrait bien devenir plus compliqué que ça ne l’est déjà.

Plus gros salaire de la Bundesliga ?

S’il venait à rester, Frank Ribéry pourrait battre un record. Celui du plus gros salaire jamais attribué à un joueur en Bundesliga. Car pour conserver sa pépite, le Bayern va devoir y mettre le prix. Et il pourrait s’agir de 8 millions d’euros annuels, soit plus de 600 000 euros par mois. Pour rivaliser avec le Real, il n’en faut pas moins. Car La Maison Blanche fait office de Smooth Criminal . En payant des joueurs à un prix exorbitant, le Real Madrid a tué et faussé le marché des transferts. D’ailleurs, on a l’étrange impression que les autres clubs attendent les dernières gesticulations du vice champion d’Espagne, pour démarrer leur mercato. La parenthèse étant refermée, on peut tout de même affirmer que l’affaire s’annonce compliqué, notamment en interne. Franz Beckenbauer avait, par exemple, déclaré : « Si Ribéry veut s’en aller à tout prix, il faudra le laisser partir… » Le président du conseil de surveillance a été immédiatement rappelé à l’ordre par Rummenige et Uli Hoeness, les deux patrons du club. Malgré lui, le Français pourrait mettre un grand désordre au sein de la maison bavaroise. S’il partait, les supporters du Bayern pourraient alors reprendre en chœur : « I want you back.»

Sébastien Béquerel

Paëlla sauce Barbecue

Posted by Surface On juin - 25 - 2009

Alors qu’un Brésil – Espagne alléchant semblait se profiler, il y aura finalement un invité surprise (jusqu’à la 2ème demi-finale Brésil – Afrique du Sud) en finale de la Coupe des Confédérations. Les Etats-Unis se sont débarrassés de l’Espagne hier, 2-0. Après une série de 15 victoires d’affilée, les hommes de Del Bosque redescendent sur terre…

Les USA font tomber la Roja

Avant la rencontre, la seule question qui méritait d’être posée était la suivante : combien les américains vont-ils prendre de buts ? Ou encore : Vont-ils tenir jusqu’en seconde période ? Mais qui aurait pu se douter que les champions d’Europe en titre passeraient à la trappe face à une équipe totalement à leur portée. La plupart des parieurs doivent d’ailleurs regretter de ne pas avoir misé sur les Américains, leur cote allant parfois jusqu’à 12 contre 1 ! Déjouant tous les pronostics, les hommes de Bob Bradley sont entrés sur le terrain avec la ferme intention de ne pas se laisser manger par une équipe supérieure à eux dans tous les domaines. Capable d’inquiéter Casillas de nombreuses fois en début de partie, les Etats-Unis se montraient volontaires et solidaires. Malgré tout ces efforts, l’Espagne reprenait peu à peu le contrôle du match et du ballon, sans pour autant réussir à concrétiser leurs occasions, à l’image d’un Fernando Torres et d’un David Villa étonnement maladroits. Altidore ouvrait le score à la 27ème minute et ruinait par la même occasion les espoirs espagnols. Car après ce but, la Furia Roja était méconnaissable. Incapable de se trouver, multipliant les erreurs individuelles et les mauvais choix collectifs. Au retour des vestiaires, l’Espagne décidait de faire le siège du but américain. Mais c’était sans compter sur le talent de Tim Howard, le dernier rempart de cette surprenante équipe des Etats-Unis. Il stoppait toutes les tentatives des adversaires. Finalement les Américains pliaient le match une bonne fois pour toute, avec le but de Dempsey à la 75e, consécutif à une grossière erreur de Sergio Ramos dans sa propre surface. Fini la suprématie outrageuse de l’Espagne sur le monde du foot. Les Etats-Unis signent ici l’exploit le plus retentissant de la jeune histoire de leur football.

L’Espagne dans le doute

Depuis leur victoire à l’Euro 2008, l’Espagne était considérée comme la meilleure équipe du moment, avec des talents hors normes et capable de battre n’importe quelle grosse sélection. Solide défensivement, avec une ligne d’attaque Torres-Villa en passant par un milieu de terrain créatif, certainement le meilleur d’Europe, la Roja semblait intouchable. Et pourtant, après une saison interminable, on se rend compte que les meilleurs joueurs commencent à tirer la langue, et que les organismes ont besoin de repos. Car comment expliquer autrement une telle déconvenue ? Certes leurs adversaires d’un soir n’ont pas démérité, mais tout de même. Lorsqu’autant de talent est réuni dans une même équipe, on n’a pas l’habitude de la voir perdre. À un an de la Coupe du Monde, cette défaite ne remet évidemment pas tout en question. Mais elle peut servir de leçon aux prochains adversaires des champions d’Europe. Grand favori de la prochaine Coupe du Monde qui se déroulera également en Afrique du Sud, les coéquipiers de Casillas devront se remettre sur les rails de la victoire rapidement pour ne pas douter. Quant aux vainqueurs, ils sont sur la bonne voie pour s’imposer, enfin, dans le monde du soccer. Et ça ne pouvait pas mieux commencer…

Les Américains franchissent un cap

Le football n’est évidemment pas le sport le plus populaire là-bas. On a plus l’habitude de voir les Américains briller en baseball, en football américain ou en basket. Mais depuis quelque temps, le football aux Etats-Unis commence à se développer et semble ne pas vouloir s’arrêter. Présents régulièrement en phase finale de Coupe du Monde depuis 1990, leur meilleure performance reste un quart de finale en 2002, perdu 1-0 face à l’Allemagne. Les Américains avaient d’ailleurs proposé un jeu plutôt intelligent et avaient battu le Portugal en match de poule, 3 buts à 2. Les moyens de développement et la manière dont sont représentés les sports Outre-Atlantique amènent à penser que le football aux Etats-Unis pourrait s’envoler dans les prochaines années. Que l’Europe soit prévenue, les Américains commencent à savoir jouer au foot.

Sébastien Béquerel