Archive for juillet, 2009

Vous avez dit l’amour du maillot ?

Posted by Surface On juillet - 31 - 2009

Les footballeurs aiment l’argent, ça on le savait. Mais une petite lueur persistait, certains naïfs croyant encore qu’un maillot pouvait occulter n’importe qu’elle autre facteur. Illusion. Désillusion même. Les supporters du PSG s’en sont rendu compte hier, lorsque Gabriel Heinze avait finalement trouvé un accord avec l’OM…

Le désamour des couleurs

En France, on est loin de beaucoup de choses. Loin de l’Espagne et de ses millions d’euros, loin de l’Angleterre et de ses joueurs fidèles, bref, loin du niveau européen. En France plus qu’ailleurs, l’amour du maillot n’existe plus. Et il n’y a que dans les clubs aux gros sous, au palmarès aussi gros que leur budget, que les joueurs sont prêts à rester éternellement avec le même maillot sur le dos. Et ça, qu’ils soient jeunes ou plus âgés. Lionel Messi déclarait récemment que ça ne le dérangerait pas de rester à Barcelone jusqu’à la fin de sa carrière. Etonnant, non ? Vouloir rester dans un club qui a fait le triplé l’année dernière avec notamment une Ligue des Champions, c’est un véritable sacrifice. On pourrait également citer Scholes et Giggs à Manchester, Gerrard à Liverpool, Franck Ribéry au Bayern Munich… Non, ça c’est une blague ! Plus sérieusement, en France ce genre de joueur est rare, voir même inexistant. Mais quand on clame son amour pour un club où les supporters l’ont idolâtré pendant plusieurs saisons, il est tout de même beaucoup plus compliqué de virer de bord, et de retourner sa veste. Août 2008, Heinze déclare : « J’ai ce club dans le cœur. En France, je ne peux jouer qu’au PSG. D’ailleurs, j’aimerais y revenir dans deux ans, à l’issue de mon contrat. Faites passer le mot aux dirigeants. » Le mot est passé… à la Commanderie. Le fait qu’un ancien parisien s’en aille vers l’ennemi, n’est pas un fait historique (Cana, Fiorèse, M’bami, Cissé, Abriel, Déhu, Leroy…). Mais aucun de tout ces joueurs n’avait déclaré une flamme aussi incandescente au club de la capitale. Et c’est certainement ça qui irrite au plus haut point les supporters parisiens. Certains pensent que c’est ridicule d’en vouloir à un joueur qui s’engage avec le rival historique. Mais il faut leur rappeler que certaines personnes dans les tribunes, ont toujours une âme d’enfant et croient vainement en certaines valeurs qui ne sont finalement que de la poudre aux yeux. Naïveté ? Utopisme ? Certainement. Mais le football moderne a besoin de ces joueurs qui, quoi qu’il arrive, dans la victoire ou la défaite, restent fidèles. A chacun son point de vue… Il reste que l’OM fait une très bonne affaire en recrutant l’Argentin d’expérience, de talent, et de rugosité. Pour 1,5 millions, Marseille fait un joli pied de nez au Paris-Saint Germain. N’en déplaise aux fans de « Gaby. »

Le PSG n’en a pas voulu…

L’info est tombée ce matin. Le PSG aurait refusé le retour de Heinze pour laisser à Sakho sa place de titulaire. C’est une bonne raison quand on connaît le talent et la marge de progression énorme que le jeune homme de 19 ans possède. «On avait les moyens, on y a pensé, mais on n’a pas été jusqu’au bout comme Marseille, a indiqué Sébastien Bazin, le président du PSG. C’est un choix : le choix consensuel a été de ne pas aller plus loin. Heinze est un joueur emblématique, mais Sakho a tellement de talent qu’il faut le faire jouer.» Mais cela risque d’irriter encore plus les supporters parisiens qui voient une nouvelle fois leur club passer pour le dindon de la farce. Heinze n’était plus désiré au Real, et a donc choisi l’OM pour se relancer. C’était ça où ne pas jouer. Ou tout simplement, essayer de trouver un autre club… tout de même ça ne paraît pas très compliqué. Mais passons. L’argent a largement pris le dessus sur le reste, et cet épisode diminue un peu plus les croyances de certains. Alors, Gabriel Heinze a-t-il signé à l’OM pour se « venger » du refus parisien ? Là ça serait pire que tout pour les aficionados du PSG. Toujours est-il que le désormais ancien défenseur du Real Madrid devra sortir la carapace lors de son retour au Parc des Princes. Mamahadou Sakho devra prouver que le club n’avait pas besoin de l’Argentin, ce qui ne devrait pas être très compliqué. Ce dernier sort de deux saisons très moyennes au Real, alors que Sakho est devenu en une saison (et à seulement 19 ans) le pilier incontournable de la défense parisienne. La pression s’accentue sur les épaules du jeune homme, mais à 19 ans, Sakho affiche une maturité impressionnante. Pendant ce temps, l’OM a fait tranquillement signer sa 10ème recrue estivale, et Didier Deschamps va bientôt demander à ses joueurs d’écrire leur nom sur un bout de papier et de l’accrocher au devant de leur maillot. Bah oui, ce n’est pas facile de retenir tous ces noms…

Fidélité = liquidité ?

Nous citions plus haut, quelques exemples de joueurs attachés à leurs couleurs. Et on trouve la plupart d’entre eux dans les gros championnats européens. Lorsqu’un club descend en Ligue 2, il perd la plupart de ses joueurs cadres, jeunes ou moins jeunes. C’est beau l’esprit d’équipe… A l’étranger, on peut citer le cas de la Juventus Turin. En 2006, suite à une affaire de matches truqués, la Vieille Dame était reléguée en Série B, un drame pour le club. Mais, avec Didier Deschamps à sa tête (décidément, la Dèche est partout), la Juve était parvenue à conserver la plupart de ses cadres reléguant au second plan le fait d’évoluer dans une division inférieure. Ainsi, Trezeguet, Buffon, Del Piero et Pavel Nedved avait décidé de ne pas laisser tomber leur club et de tout faire pour remonter l’année suivante. La Juve a bien évidemment beaucoup plus de moyens que les clubs français, et même en Série B, pouvait rémunérer ces joueurs beaucoup plus que la plupart des clubs de Ligue 1. Les footballeurs sont-ils tous des mercenaires ? Peut-être, peut-être pas. Mais Heinze, sans aucun doute. Avant d’aller à Madrid, l’Argentin avait déclaré son envie de jouer à Barcelone et il avait également fait le forcing pour rejoindre Liverpool alors qu’il était encore à Manchester.

Ah ! l’amour du maillot… ça fait tellement rêver ces supporters qui dépensent une bonne partie de leur salaire pour voir des mecs qui touchent en un mois ce que beaucoup gagne dans toute une vie et qui ont oublié que certaines valeurs existaient.

Sébastien Béquerel

Le Big Four à la française dans les starting-block

Posted by Surface On juillet - 30 - 2009

Ces jours-ci se jouait une série de matches amicaux à l’issue desquels trois illustres clubs, sur qui chaque esthète du ballon rond compte pour faire briller notre cher championnat hexagonal, se sont imposés. Pendant que Lyon façonne un nouvel effectif et se plonge avec empressement dans le marché des transferts, Bordeaux, Marseille et Paris ont connu un destin similaire en match de préparation. Entre tuiles, surprises et satisfactions, les performances de ces clubs laissent présager un début de saison très disputé… Enfin espérons-le…

Bordeaux conclut avec succès sa tournée canadienne

Après avoir remporté son quatrième titre en un an et accessoirement son deuxième Trophée des Champions consécutif face à Guingamp, les Girondins de Bordeaux affrontaient en amical, ce mardi soir, le club de l’Impact Montréal, modeste 7ème de l’actuel championnat de l’United Soccer League. L’équipe Bis de Laurent Blanc s’est donc imposée sur le score de 2 buts à 1, avec des réalisations de Yoan Gouffran et du jeune Henry Saivet, 18 ans, titularisé pour la première fois, qui ouvre ainsi son compteur avec les Marine et Blanc. Blessé toute la saison dernière, le jeune Saivet n’aura pas manqué l’occasion de marquer les esprits, et notamment celui du « Président » Laurent Blanc. Mais le jeune parisien sait d’où il vient : « Après une année sans jouer, j’ai besoin de retrouver du rythme. Mais j’espère d’abord ne pas me blesser, ensuite gagner du temps de jeu. »

Avec une défense inédite, Jurietti étant placé dans l’axe et Ducasse sur le côté droit, les hommes de Laurent Blanc ont assuré la victoire avant de retrouver la France et une nouvelle rencontre de préparation ce Dimanche face aux espagnols de Villareal.

L’OM gagne et perd

Hier soir à Valence, l’OM recevait l’équipe de Saint-Etienne, qui est d’ailleurs sur le point de perdre son attaquant vedette, Bafetimbi Gomis, qui devrait signer dans les heures qui viennent un contrat de cinq ans avec le club lyonnais pour 15 millions d’euros. La rencontre s’est soldée par une victoire olympienne sur le plus petit des scores. C’est Baky Koné qui a offert la victoire aux siens sur une superbe frappe enroulée de l’entrée de la surface finissant sa course en pleine lucarne. Mais cette rencontre, du côté marseillais, a été marquée principalement par la blessure de la nouvelle recrue Lucho Gonzales, qui est au passage la plus chère de l’histoire du club (18 millions d’euros), coup dur… A la suite d’une chute, le milieu de terrain argentin s’est fracturé la clavicule gauche, et devrait être indisponible durant 6 semaines. Il manquera ainsi la reprise du championnat de France. Peut-être surpris par l’engagement et le niveau physique de ses adversaires, Lucho Gonzalez le confiera lui-même un peu plus tard en attendant les médecins, « c’est sur, c’est plus dur qu’au Portugal ».

Paris impressionne en Toscane

La plus belle affaire est, sans aucun doute, à mettre au crédit des parisiens qui ont atomisé (3 buts à 0) la Fiorentina, tout de même 4ème du dernier du dernier championnat italien. En déplacement en Toscane, les hommes de Kombouaré ont tout d’abord brillé par leur efficacité et leur dynamisme offensif. Mevlut Erding, titularisé, a fait forte impression jusqu’à son remplacement à la 53ème minutes par le serbe Mateja Kezman. Auteur du premier but, l’ancien Sochalien s’est montré disponible et très en jambe. Ludovic Giuly et Peggy Luyindula ont inscrit les deux autres buts de la rencontre. Cette année, on le savait déjà, le PSG dispose d’une force offensive de très haut standing. C’est en défense axiale que cela pêche un peu plus notamment à cause de la blessure de Zoumana Camara (indisponible pendant trois mois). Hier, Antoine Kombouré avait choisi d’aligner aux côtés de Mamadou Sakho, l’ancien Rennais Grégory Bourillon. Ce fut une réussite car les deux hommes, assistés par la paire Makélélé-Clément ont réussi à ceinturer pendant la rencontre le duo pour le moins prestigieux Mutu-Gilardino. Tout cela laisse donc espérer au club de la capitale et à son tout nouveau président, Robin Leproux, de pouvoir disputer légitimement les premières places du championnat. Pour Antoine Kombouaré, «  c’est une grosse satisfaction d’avoir gagné cette rencontre. Nous avons construit ce succès à travers une bonne assise défensive. Les attaquants et les milieux y ont bien contribué soulageant ainsi le travail de la défense. Cela reste une rencontre amicale, mais c’est une victoire de prestige importante. »

Certes ce ne sont que des matches amicaux, certes les hommes de Cesare Prandelli ont repris l’entraînement il y a seulement 2 semaines, mais le PSG semble cette année, bien placé pour jouer les troubles fêtes. Après l’orage de la fin de saison, le club de la capitale aurait-il retrouver une sérénité avec son nouvel homme fort, Antoine Kombouaré ? Est-il en mesure cette année d’espérer se battre pour le titre comme l’avait déclaré l’expérimenté Grégory Coupet ?… Habitués aux désillusions, les Parisiens devront attendre le 8 Août et le déplacement chez les Montpelliérains avant de s’enflammer.

En faisant les comptes, beaucoup de clubs sont apparemment taillés pour aller loin dans ce championnat 2010. Même si tous les ans, on a le droit à la même chanson, on assiste, cette année, au retour en force des grands noms du championnat de France. Y aura-t-il donc bagarre dans le Big Four Français ?

Vincent Ricau

86’s Playlist by Tex

Posted by Surface On juillet - 29 - 2009

Le top 50 de l’année 86 impose sa marque,  les « one hits wonder » et autres singles makers règnent quasiment sans compétition sur les ventes de disques.

Ecoutez la playlist: 86’s playlist by Tex

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Bernard Lama

Posted by Surface On juillet - 29 - 2009

Portier emblématique du PSG pour avoir vécu les plus belles années du club en soulevant notamment la Coupe des Coupes, Bernard Lama n’aura jamais été aussi actif depuis qu’il a officiellement raccroché les gants, il y a de cela huit ans. Il prouve qu’il peut y avoir une belle vie après le foot.

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Photos: Hugues Anhes

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Comment définirais-tu Diambars ?
C’est un projet qui conduit à faire de tout : de la politique, du  développement, de l’économie, du sport, de l’éducation. c’est un projet global, donc soit on se forme en allant à l’école (ça été le cas de Jimmy). Soit on se forme sur le tas, ce qui est mon cas. moi j’apprends l’économie même si j’ai suivi une filière économique au lycée. Étant originaire de la Guyane , j’ai beaucoup fait appel à la défiscalisation. il y a des procédés économiques que je connais. Après on fait aussi de la diplomatie, mais c’est ça le footballeur. On essaye d’être aussi bon à l’extérieur que sur le terrain. Sur ce dernier, le footballeur doit être complet, capable de jouer à n’importe quelle place, tout en sachant qu’il n’est pas forcément un spécialiste dans chaque domaine. Il doit savoir se débrouiller à tous les postes. Diambars c’est un peu ça. Je suis le président de l’association, mais je dois être capable de parler de tout. diambars c’est un esprit d’éducation globale qui te permet de
naviguer dans tous les mondes.

Quels conseils donnerais-tu à la nouvelle génération de footballeurs ?
Si j’avais un conseil à leur donner, c’est qu’ils retournent un petit peu à l’école. Qu’en dehors du football, ils soient moins dans la futilité et un peu plus dans le concret. Qu’ils deviennent plus professionnels, parce que je pense que les nouvelles générations manquent de professionnalisme dans le sens où on l’entend: la recherche de leur performance, leur attitude, leur comportement. Je pense qu’ils ne sont pas suffisamment instruits, et cela les amène à faire pas mal de dérapages en n’étant pas conscient de ce qu’ils peuvent représenter. Donc moi ce que je leur demanderais, c’est un petit peu d’humilité.

Avec le recul quel regard portes-tu sur ta carrière ?
Quand j’etais gamin, je rêvais de gagner la coupe du monde. a partir du moment où j’ai accompli mon rêve, demain je peux m’en aller. Ma carrière a duré 20 ans, il y a eu des bons moments et des moins bons. ce que je retiens,
c’est que je voulais gagner la coupe du monde quand j’avais 7 ans, et je l’ai gagnée à 35 ans.ça a pris 28 ans mais je l’ai gagnée.

Tu es l’un des symboles du meilleur PSG de l’histoire. Que penses-tu de ce club ?
A notre époque, on a participé à la construction d’un sentiment d’appartenance très fort. On a placé le PsG à un niveau sportif très élevé, et derrière ça n’a pas suivi, parce que je pense que le club n’etait pas structuré sur la durée, et c’est le gros reproche que je faisais aux dirigeants de l’époque canal +. C’est-à-dire qu’on avait la meilleure équipe, même si on ne l’a pas toujours démontré au niveau du palmarès, mais ce n’est que dernièrement que Paris a inauguré un vrai centre d’entraînement. On ne peut pas être grand

Mathieu Coutadeur

Posted by Surface On juillet - 29 - 2009

Figure emblématique du mans, Mathieu Coutadeur, semble promis à un avenir des plus radieux. Il porte les couleurs de l’équipe de France espoirs, s’impose à 22 ans comme l’une des révélations de la ligue 1. En deux ans, le jeune milieu de terrain a joué sous le maillot manceau près de cent matches de Ligue 1. En bon amateur des 24h du Mans, il pilote sa carrière comme un bolide et porte aujourd’hui les couleurs de l’AS Monaco.

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Drogba a fait ses gammes au centre de formation du muc 72. Quand on en fait partie, se dit-on qu’on est promis à un avenir radieux ?
Ce n’est pas ce que je me suis dit. J’ai considéré que je n’étais pas plus fort que les autres mais que mentalement, j’en voulais peut-être plus. En fait, je ne me suis jamais pris la tête. Je prenais du plaisir à jouer chaque week-end et ça se passait bien. Puis j’ai lu mes premiers contrats, touché un peu à l’argent, et à partir de là, je me suis dit que je pourrais peut-être en faire mon métier.

Maintenant Que tu es pro, quelle est ta vision du Foot ?
Qu’il faut véhiculer une bonne image auprès des jeunes. Ok, il y a beaucoup d’argent mais il ne faut pas oublier d’où l’on vient, et je m’y emploie. Dès que je peux faire plaisir à des jeunes, en donnant une paire de chaussures par exemple, je le fais car ceux qui m’ont précédé l’ont fait avec moi. Je sais que ça représente beaucoup.