Archive for août, 2009

Promus et « gros quatre » à la barre

Posted by Surface On août - 31 - 2009

Le spectacle de cette 4ème journée de Ligue 1 n’aura pas manqué à l’appel. Paris et Lyon se positionnent en haut de tableau de la plus belle manière et Bordeaux, au terme d’un match nul pourtant spectaculaire face à l’OM, voit ses rêves d’une quinzième victoire consécutive s’envoler. Outre le « Gros quatre », Montpellier, Lens et Boulogne sont les surprises de l’été 2010.

OM-Bordeaux, quand le sort s’en mêle
Ce premier match au Vélodrome et ce premier choc attendu du championnat fut chaud, rugueux et émouvant. Emouvant car Marseille avait décidé pour l’occasion de rendre hommage à son ancien mécène, Robert Louis Dreyfus. Une cérémonie en grande pompe et un « Merci RLD » floqué sur le maillot olympien pour un dernier adieu au passionné et actionnaire majoritaire du club pendant 13 années. Mais l’enjeu a vite dépassé l’émotion. Dès les premières minutes, l’impact physique tétanise le jeu et le public assiste à une guerre de tranchée en milieu de terrain. Des coups, des contacts, de l’engagement, des duels âpres, voilà ce qu’on pouvait voir en première mi-temps. L’attaquant Girondin Marouane Chamackh en a fait l’expérience lorsqu’il croisait la route de son ancien coéquipier Souleymane Diawara. Alou Diarra, solide capitaine au scapulaire le confirme, « c’était un match très physique où il n’y a pas eu beaucoup de jeu. On n’a pas réussi à poser le nôtre, car on a été gêné par le pressing de l’OM qui a préféré joué long sur Brandao. » Un Brandao en forme hier soir qui aurait même pu faire chavirer le stade à la 35ème minute sur une frappe lourde qui finit sa course sur le montant droit du but de Cédric Carasso. La chance du champion ? Sûrement, car le petit brin de réussite réapparait à la 64ème minute quand une reprise à l’entrée de la surface de Benoit Cheyroux, le maître à jouer Marseillais, s’écrase violemment sur la barre. Il n’en faut pas plus pour que Didier Deschamps déclare que « les Girondins ont eu beaucoup de réussite défensive et nous pas de réussite offensive. Ce fut un match de haut niveau, que nous n’avons pas pu gagner par malchance, avec des transversales et un poteau. » Mais la malchance est à mettre au crédit des deux formations. Légèrement supérieurs techniquement et dans le jeu en deuxième mi-temps, les Girondins devaient avoir match gagné à la 89ème minute lorsque Jussiê, sur un corner de Gourcuff et une déviation de Wendel trouve le chemin des filets. Mais Monsieur Gautier, l’arbitre du match, lui, ne regarde pas le ballon mais un duel rugeux Ciani – Taiwo et siffle une faute qui annule le but décisif. Une faute qui n’influe en rien sur le but, mais faute quand même ! Marseille aura beau avoir eu les plus grosses occasions, Bordeaux aurait du légitimement repartir de la cité phocéenne avec trois points de plus et une série de 15 victoires consécutives (record détenu par le Real de Di Stephano et le Bayern de 2005 !) dans la besace. Laurent Blanc, lui, n’alimentera pas la polémique, et se satisfait de ce point obtenu, « Marseille a eu des occasions, il y a eu des poteaux. On a eu beaucoup de réussite ce soir, on n’a pas su développer notre jeu. On s’attendait à un combat, on l’a eu. On prend un point ce soir, c’est bien payé… ». Et revenant sur le fait du match, « peut-être que si on n’avait pas été au Vélodrome, il y aurait eu but. Mais on était au Vélodrome, donc il y a faute… » Toujours est-il que le champion en titre prend la première place du championnat, devant Paris et Lyon.

Le PSG et l’OL font le spectacle
Le Paris Saint-Germain s’est offert un dimanche après midi festif au Parc des Princes pour son deuxième match à domicile face à des Lillois aujourd’hui 18èmes du championnat avec 1 point. Sans être transcendantale, l’équipe de Kombouaré à assurer la victoire grâce à une réussite offensive retrouvée et une grande application dans le placement. Une victoire 3-0, un but venu d’ailleurs de Clément à la 27ème minute d’une demi volée de 20 mètres, et un Christophe Jallet impérial. Entré à la 71ème minute, l’ancien Lorientais s’est de suite illustré avec une passe décisive pour Luyindula et un but (plutôt chanceux) dans les arrêts de jeu. Antoine Kombouaré a pu savourer pendant quelques heures la première place du championnat avant que Bordeaux ne récupère son point de retard, « on a bien joué, on s’est procuré beaucoup de situations et, à l’arrivée, on marque deux superbes buts. C’est une énorme victoire, une belle satisfaction parce qu’on marque trois fois sans encaisser de but. Nous sommes contents d’être leaders, mais il y a encore beaucoup de chemin pour aller au bout. Je suis un entraîneur comblé et fier de ce que font les joueurs, car avoir dix points après quatre journées, c’est fantastique.» A noter dans les rangs parisiens le départ de Mateja Kezman, prêté un an au Zentih Saint Petersbourg. Peiné, Sammy Traoré exprime son sentiment dans les colonnes du Parisien « cela m’attriste, car c’est un ami. Mais il cherchait du temps de jeu et avec les “animaux” qu’il y a chez nous devant, c’était difficile ». On aura compris…
Du côté de Lyon, la machine semble être en fin de rodage. Victorieux 3-1 face à Nancy, les hommes de Claude Puel se sont imposés logiquement face à une équipe Nancéenne bien organisée et qui a joué crânement sa chance. Mais la nouvelle ligne d’attaque lyonnaise fait mal, très mal, et ce constat fut encore vérifié avec trois buts des trois recrues nommées Gomis, Lisandro et Bastos, auteur d’un but stratosphérique. Les équipes du « gros quatre » version 2010 ont des arguments à faire valoir et n’ont pour l’instant, pas encore failli.

Les promus jubilent
On aurait pu sans difficultés parier dès le début du championnat sur les équipes du « gros quatre ». Bordeaux, Paris, Lyon et l’OM en tête, compte tenu du recrutement et des forces en présence, cela n’a rien de très surprenant. Mais voir Montpellier s’intercaler à la quatrième place avec deux victoires et deux nuls, voir Lens, Boulogne et Lorient avec 7 points, ça c’est une belle surprise. Les trois promus sont donc dans les 8 premières places du championnat et contredisent ainsi tous les pronostics. Mais il reste encore 34 matches et bien futé celui qui peut s’avancer sur le dénouement des deux extrémités du classement. En attendant, savourons cette incertitude…
Vincent Ricau

Faites vos jeux… Rien ne va plus

Posted by Surface On août - 28 - 2009

Le tirage au sort de la 55ème édition de la Ligue des Champions a eu lieu hier à Monaco. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le hasard n’a pas épargné les clubs français, surtout l’Olympique de Marseille et les Girondins de Bordeaux. Lyon s’en sort plutôt bien, tandis que Manchester et Arsenal peuvent déjà préparer leurs huitièmes de finale…

Mission impossible pour l’OM

Comme le veut la coutume, ou plutôt l’organisation, de la plus prestigieuse des Coupes d’Europe, toutes les équipes ont été réparties en 4 chapeaux. Nous n’allons pas revenir dessus mais, grossomodo, les grosses écuries ne peuvent pas jouer les unes contre les autres. C’est intéressant, sauf que nos pauvres clubs français qui ne font pas partie des têtes de série auront l’immense honneur de se faire étriller par l’élite du football européen. Ainsi, Marseille affrontera le Milan AC pour son entrée en lice dans ces phases de poules, le 15 septembre. Ce match rappellera des bons souvenirs aux Marseillais (la fameuse victoire en finale de la Ligue des Champions face au même Milan). Mouais… Calmons les ardeurs des phocéens, il y a désormais une différence de classe et de palmarès entre les deux équipes. Par exemple, depuis cette finale perdue en 1993 face à l’OM, l’AC Milan a remporté 3 fois la Coupe aux grandes oreilles. Outre Milan, qui est déjà un très gros morceau, Marseille affrontera le Real Madrid des Galactiques, version 2. Les dirigeants marseillais y sont déjà allés de leurs petites déclarations. Lucide, Didier Deschamps sait que lui et ses joueurs auront besoin d’un exploit : « Il faudra faire un exploit face à l’un de ces deux clubs tout en ne négligeant pas Zurich. Il s’agira de ne pas perdre de points contre cette équipe pour garder un espoir. Il faudra un OM à son meilleur niveau pour sortir des poules.» Oui car il y a tout de même un club qui est largement à portée des olympiens, le FC Zurich. Comme le dit Deschamps, l’avenir de l’OM en Ligue des Champions passe par deux victoires face à Zurich, et à au moins un exploit face aux deux poids lourds. Le Real semble intouchable, sauf pour Jean-Claude Dassier, le président de l’OM : « Le football n’est pas une science exacte, et pour prendre l’exemple du Real, le recrutement ne fait pas automatiquement une grande équipe.» M. Dassier semble oublier que la même remarque peut-être appliquée à son club, auteur d’un recrutement plus qu’important.

Bordeaux devra batailler
Bordeaux aura également, dans une moindre mesure, fort à faire. Le Champion de France en titre devra affronter le Bayern Munich de Franck Ribéry et la Juventus de Diego. Il y a quelques années, ces deux équipes seraient apparues comme injouables aux yeux d’un club français. Mais la cote des deux formations est moindre depuis plusieurs saisons. Ca reste tout de même la Juve et le Bayern ! Les Allemands viennent par ailleurs d’annoncer l’arrivée d’un renfort de poids en la personne d’Arjen Robben. Indésirable au sein du Real Madrid, le Néerlandais a mis du temps à trouver son point de chute. Evoluant dans le couloir gauche, on comprend mieux le repositionnement de Franck Ribéry dans l’axe de la formation munichoise. Bordeaux est certes mieux loti que ses compatriotes, mais devra tout de même sortir le grand jeu pour espérer faire bonne figure lors de cette phase de poules. Le dernier club de ce groupe sera un revenant, le Macabi Haïfa. Le club israëlien s’est qualifié en battant lors des barrages le FC Salzburg (2-1, 3-0). Ces trois clubs ne doivent pas être pris à la légère, et même la Juve se méfie des Girondins, comme l’évoque le nouveau meneur de jeu de la vieille dame, Diego : « Bordeaux est une équipe forte, ils étaient très bons la saison dernière. » Yoann Gourcuff et ses coéquipiers savent déjà ce qui les attendent.

Lyon est le mieux servi
Quant à Lyon, le dernier représentant français dans cette compétition, la route des huitièmes de finale semble beaucoup plus dégagée. Le seul véritable gros poisson qui se dressera face à l’OL est Liverpool. Certes il s’agit là d’un des meilleurs club d’Europe, mais Lyon peut légitimement ambitionner une deuxième place derrière les Reds. Pour cela il faudra battre une équipe désormais bien connue par les Gones, la Fiorentina. Les hommes de Claude Puel avaient déjà croisé la route de la Viola l’année dernière lors de cette même phase de poules. Les Lyonnais avaient arraché leur qualification sur la pelouse des Florentins en gagnant 2 buts à 1. Le match aller à Gerland s’était soldé par un match nul 2-2. Si l’équipe lyonnaise semble avoir les meilleurs arguments pour se qualifier, elle dispose en plus d’un groupe à sa portée. Le 4ème club en lice dans cette poule est l’équipe hongroise de Debrecen qui ne devrait pas poser de problème particulier au septuple champion de France.

Rendez-vous le 15 septembre pour Juventus Turin – Bordeaux, Marseille-Milan AC, et le 16 septembre pour Lyon-Fiorentina. Vous en salivez d’avance ? Nous aussi.
Sébastien Béquerel

Les Français tirent leurs chapeaux

Posted by Surface On août - 27 - 2009

Les chapeaux de la Ligue des Champions sont fins prêts après une dernière journée de qualification en barrages. Trois clubs français, qui sont d’ailleurs les mêmes que la saison passée, seront fixés ce soir à partir de 18h sur les adversaires qu’ils devront affronter pour espérer dépasser le stade , infranchissable depuis l’épopée monégasque de 2004, des quarts de finale. La cuvée 2010 sera-t-elle la bonne ?
Arsenal et la Viola, qualifications contrastées
Les Gunners recevaient hier soir à domicile l’équipe des Celtics Glasgow et ont assuré une qualification sans douleurs. Après une victoire ramenée du match aller 2 buts à rien, la tâche londonienne fut simplifiée à la 21ème minute lorsque l’arbitre de la rencontre désigne le point de penalty sur une simulation d’ Eduardo dans la surface. Score final, 3-1 et l’assurance pour les hommes d’Arsène Wenger de se positionner dans le premier tableau qui leur assure une phase de poule plutôt allégée.
Autre qualification attendue, celle de la Fiorentina qui s’est cependant, sur les deux rencontres face au Sporting Portugal, procurée quelques sueurs froides. Après le match nul 2-2 obtenu au match aller au Portugal, les hommes de Cesare Prandelli se devaient de ne pas perdre. Menés à la 35ème minute sur un magnifique coup franc de Moutinho, les Florentins étaient virtuellement éliminés jusqu’à l’égalisation à la 54ème minute du héro du soir, le milieu de terrain Monténégrin Stevan Jovetic. Un score nul qui assure la qualification du quatrième club italien (avec le Milan AC, l’Inter et la Juventus).
Les coqs attendent leurs poules
C’est donc ce soir à partir de 18h que les dirigeants Lyonnais, Bordelais et Marseillais seront fixés sur leur avenir en Ligue des Champions. Lyon, aux vus de ses résultats des cinq dernières années, est placé dans le deuxième chapeau (sur quatre) et est donc à l’abri de certaines déconvenues, à savoir de se retrouver face à des équipes comme l’Inter, la Juve, le Real ou Porto ! Pour Marseille et Bordeaux, situés dans le troisième chapeau, le sort pourrait bien être plus cruel. En effet, ces deux clubs sont assurés d’affronter une équipe du premier et du deuxième tableau, et autant dire qu’il y a du beau monde…
Cette journée est donc traditionnellement propice aux souhaits et espérances des joueurs et dirigeants. Et, ce n’est plus une surprise, les Lyonnais excellent dans cet exercice. Jean Michel Aulas ne s’est donc pas privé de se prêter à ce petit jeu, « Manchester United et le Barça nous font un peu peur en tant que champions d’Europe en titre ». Ravi et fier d’être, pour la dixième année consécutive, en phase de poule de la Ligue des Champions, Jean Michel Aulas souhaite à présent affronter des nouvelles équipes comme la Juve ou Chelsea.
Jean-Alain Boumsong a, lui, « envie d’aller à Santiago Bernabeu ». Etant placé dans le même chapeau, le Real et Lyon ne pourront s’affronter en poule ! « Bon alors San Siro. Mais ce que je veux surtout éviter, c’est d’aller en Russie ou dans un coin aussi reculé de l’Europe. En novembre, il fait trop froid ».
Une chose est sûre, c’est qu’il sera très difficile pour les trois clubs français de passer entre les gouttes… Toujours est-il que la France attend depuis maintenant 6 ans et un certain Didier Deschamps aux commandes, un exploit d’un club français dans la plus prestigieuse des coupes d’Europe. La Ligue des Champions cuvée 2010 commence le 15 septembre prochain, ce qui nous assure une rentrée footballistique plus qu’alléchante, avec en point de mire un championnat français captivant, et deux matches de qualification pour le Mondial 2010, les 5 et 9 septembre. En septembre, ça jouera gros…
Vincent Ricau

Tour d’horizon

Posted by Surface On août - 26 - 2009

Aujourd’hui, petit tour dans l’actualité du ballon rond. Hier, Lyon s’est qualifié facilement pour les phases de poules de la Ligue des Champions, grâce au coup de chapeau de Lisandro Lopez. Mais qui est ce joueur ? Le pire ennemi des Gones recrute lui aussi en Argentine : l’ASSE est sur le point de signer Gonzalo Bergessio, l’attaquant de San Lorenzo ainsi que Augusto Fernandez, le milieu de River Plate. Enfin de l’autre côté des Pyrénées, Karim Benzema devient peu à peu le chouchou des supporters merengue, alors que la Liga n’a toujours pas repris.

Lisandro, déjà une valeur sûre

On savait presque de manière certaine que Lyon se qualifierait pour cette Ligue des Champions, avant et après la correction infligée aux Belges d’Anderlecht la semaine dernière. Les joueurs de Claude Puel n’ont pas fait les petites frappes lors du match retour et ont corrigé une nouvelle fois la faible équipe (oui faible c’est le mot, quoi qu’en dise Ariel Jacobs, l’entraîneur) d’Anderlecht sur le score de 3 buts à 1. De là à dire que Lisandro Lopez a fait tout le travail, il n’y a qu’un pas. L’argentin, fraîchement débarqué du FC Porto cet été, a réalisé le triplé lors de ce match retour. Et ses buts sont loin d’être à jeter. Au contraire, ils reflètent parfaitement le sang froid, la technique et la finition du buteur, les qualités dont avaient besoin l’OL suite au départ de Benzema. Méconnu en France, l’Argentin était l’une des stars du championnat portugais. Transféré du Racing club de Avellaneda (Argentine) à Porto pour 2,5 millions d’euros, Lisandro ne met pas longtemps à montrer ses qualités aux supporters portugais. Auteur de 24 buts pour sa troisième saison à Porto, il commence à se faire connaître dans toute l’Europe. Mais il était encore sous-évalué. C’est vraiment l’année dernière que les lumières ont commencé à se braquer sur lui. Lors de la Ligue des Champions, Lisandro Lopez inscrit six buts en 10 matches de C1 et étonnent les observateurs. Ce n’est donc vraiment pas une surprise de le retrouver au plus haut niveau avec l’Olympique Lyonnais. Ceux qui doutaient de l’utilité de son transfert (prix trop élevé?) ont vite vu leur pessimisme s’évaporer au regard de ses premières performances sous le maillot lyonnais. Maintenant, la somme dépensée par Aulas est oubliée et toute la Ligue 1 chante les louanges de cet attaquant à la technique et à la volonté incontestable. On peut d’ores et déjà affirmer que l’Argentin figurera parmi les meilleurs buteurs de la Ligue 1, s’il continue sur ce rythme. De quoi rassurer les supporters du septuple champion de France.

Saint-Etienne à la mode argentine
Décidément, les joueurs argentins plaisent à notre Ligue 1. En grande difficulté dès les 3 premiers matches (3 défaites), Saint-Etienne devait palier le départ de Bafé Gomis vers le rival lyonnais. Après avoir enregistré l’arrivée de Sanogo (auteur d’une prestation encourageante face à Boulogne) en provenance du Werder Brême, les Verts s’apprêtent à faire signer l’Argentin Gonzalo Bergessio, qui évoluait à San Lorenzo. Plusieurs fois sélectionné avec l’Argentine de Maradonna, Bergessio apparaît comme un choix judicieux pour une équipe de Sainté qui se doit de relever la tête. Petit bémol : l’Argentin avait déjà fait une pige en Europe, plus particulièrement au Benfica Lisbonne, et cela avait été un échec puisqu’il n’avait joué que 4 matches. De plus, l’Argentin débarque dans un club en crise (même si du côté du Forez tout le monde se refuse à employer ce mot) et devra rapidement prendre ses marques. Le montant du transfert est estimé aux environs de 6 millions d’euros. Un autre argentin devrait le suivre et rejoindre la formation d’Alain Perrin : Augusto Fernandez. Ce joueur n’a pas fait d’éclat à River Plate, et devra vite s’adapter aux système de jeu stéphanois. Toujours est-il que ça bouge du côté des verts, et c’est ça la vraie bonne nouvelle. Car depuis le départ surprenant de Gomis, on sentait les dirigeants un peu frileux à l’idée de recruter, les finances du club étant loin d’être au vert. Les deux Sud-américains pourraient débarquer aujourd’hui ou demain pour signer leur contrat, et être aligner dès samedi face à Grenoble. A surveiller…

Benzema adopté
De son côté, Karim Benzema n’a pas eu de mal à s’intégrer au groupe des néo galactiques. Auteur d’un beau doublé en match amical face à Rosenborg il y a deux jours, l’ancien lyonnais a déjà conquis le coeur des supporters madrilènes. Même si ces derniers auraient préféré voir David Villa débarquer au sein de la Maison Blanche, le scepticisme quant au transfert de l’international français a disparu. Benzema fait l’unanimité dans la presse espagnole, pourtant réputée comme tranchante. D’ailleurs cette dernière n’épargne pas le joueur le plus cher de l’histoire, le portugais Cristiano Ronaldo. Arrivé pour 94 millions d’euros, le ballon d’or 2008 a du mal à trouver sa place au sein de l’effectif merengue. Contrairement au Français, Ronaldo n’a pas été décisif lors des matches amicaux, et de nombreuses interrogations commencent à apparaître dans les rang madrilènes. Benzema est loin de tout ça. Acclamé pour son doublé face à Rosenborg, le Français a eu le droit à une standing ovation lors de sa sortie. La Liga n’a pas encore commencé, mais Benzema est déjà dans le coeur des supporters. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer…
Sébastien Béquerel

Tout un programme

Posted by Surface On août - 25 - 2009

Une semaine européenne, un championnat de France en plein envol, c’est sûr, nous entrons dans le vif de la saison avec en point de mire de la semaine le choc entre le champion Bordelais et son dauphin phocéen. Le champion 2010 sera-t-il sur la pelouse du Vélodrome dimanche soir? Impossible de le savoir, surtout que le Lyon peut ressusciter… Mais pour l’heure, le club rhodanien a d’autres chats à fouetter.

Lyon joue sa place en Ligue des Champions

Après leur victoire facile (pour ne pas dire la correction) 5 à 1 obtenue à domicile face à une impuissante équipe d’Anderlecht, les Lyonnais ont ce soir la tâche de se qualifier pour la Ligue des Champions, pour la dixième année consécutive. Voilà 8 ans qu’on n’avait pas vu Lyon jouer sa peau en barrage… Même si tout est possible dans le football, la qualification semble être acquise à moins que les joueurs Lyonnais ne se présentent pas sur la pelouse ! Mais Claude Puel assure, lui, que « Anderlecht a l’équipe et le stade pour le faire ». Si Claude Puel le dit… Mais il faut bien comprendre qu’une qualification pour la phase de poules de la Ligue des Champions relève d’intérêts sportifs mais surtout économiques très importants. Le coach rhodanien le sait très bien, et il a , pour l’occasion, fait tourner son effectif face à Auxerre le week-end dernier (victoire 3 à 0) pour présenter ce soir, à la périphérie de Bruxelles, une équipe fraîche et compétitive, capable de tuer le match dès les premières minutes comme elle l’avait fait au match aller avec un but de Pjanic à la 11ème minute. Pour se mettre à l’abri, Claude Puel devrait aligner Bafetimbi Gomis en pointe, épaulé par Bastos et Lisandro. Une ligne d’attaque lyonnaise « new wave », achetée aux alentours de 57 millions d’euros à l’intersaison. Autant dire que les 20 millions de prime d’accès à la plus prestigieuse des compétitions européennes ne seraient pas de refus…

Ariël Jacobs, l’entraîneur d’Anderlecht lui-même ne croit plus à la qualification mais il a quand même tenu à avertir ses troupes : « Un joueur professionnel a une certaine fierté. Il veut se défendre après une telle humiliation. Il veut montrer qu’il est meilleur que ce qu’il a montré. En tant que groupe, il y a un certain sentiment de culpabilité. La majorité des joueurs a abandonné ses coéquipiers. Il y a la réputation du club qui joue, même si l’amour d’un club n’est plus comme avant. Tous les six mois, un joueur peut changer de club. Mais il y a aussi le respect pour les 2.300 supporters qui ont fait le déplacement à Lyon, et qui ont fait beaucoup de bruit avant le match ». Et ça a le mérite d’être clair ! Toujours est-il que ce soir, vers 22h45, il est fort probable que la Ligue 1 compte en son sein trois clubs en course pour la C1. Un club français dépassera t-il cette année les quarts de finale ? Là est toute la question.

Le football français prends donc de nouvelles couleurs, et ce, joueurs comme observateurs s’accordent pour le dire : le niveau de la Ligue 1, après quelques années de stagnation, semble progresser. Même s’il est encore trot tôt pour l’affirmer, à l’image du quarté de tête de notre championnat, les grosses équipes françaises ont peut-être retrouvé de leur prestige.

Ligue 1, le premier choc

C’est déjà dans toute les têtes, la prochaine journée nous promet une affiche de taille, qui pourrait même être qualifiée d’européenne, à savoir le choc entre l’OM et Bordeaux. Comme l’a souligné Marouane Chamack, « Ce n’est pas un match capital mais très important ». Et pour le premier match des Marseillais au Vélodrome, le club phocéen, déjà à deux longueurs des Girondins devra contenir la meilleur attaque du championnat (et c’est plutôt une surprise !) avec 11 buts en trois matches. Cette équipe Girondine continuera t-elle à nous étonner et à écraser tout sur son passage ? Orchestrée par le maître du jeu bordelais Gourcuff, la rencontre fait déjà saliver, et le meilleur joueur de la Ligue 1 en rajoute une couche : «Ce sera compliqué mais les Marseillais auront une certaine pression au Vélodrome. Une chose est sûre : il y aura du spectacle» . Faisons donc confiance a celui qui, en trois rencontres, a déjà marqué 4 buts et adressé 2 passes décisives…

En attendant, il y a de quoi patienter avec le match de ce soir qui pourrait nous réserver tout autant de spectacle et les matches retour du tour préliminaire de l’Europa League qui verra Lille et Toulouse jouer la qualification.

Vincent Ricau