Archive for septembre, 2009

Un Lyon de gala

Posted by Surface On septembre - 30 - 2009

 

Hier avait lieu la première partie des deuxièmes matches de poule de la Ligue des Champions. Lyon s’est facilement imposé sur la pelouse du champion hongrois 4 buts à 0. En attendant les rencontres de ce soir, les hommes de Claude Puel ont montré une fois de plus à la France du foot, qu’il faudrait certainement compter sur eux pour les huitièmes de finale. Dans le même groupe, Liverpool a pris une douche froide face à la Fiorentina (2-0) tandis qu’Arsenal s’est logiquement imposé 2-0 face à l’Olympiakos, malgré un excellent match du gardien grec, Nikopolidis.

 

Une histoire de coup de pieds arrêtés

Privée d’un certain nombre de joueurs, c’est une équipe lyonnaise remaniée qui se présentait hier soir sur la pelouse de Debrecen. Gomis et Pjanic titulaire, Toulalan en défense centrale tandis que Jean II Makoun le remplaçait au milieu de terrain. Il s’agissait pour les Lyonnais de ne pas tomber dans le piège évident d’une équipe qui défend et qui ne voulait pas passer au travers. C’est raté pour les hommes d’Andras Herzczeg qui ont subi la loi de Lyonnais au-dessus techniquement, tactiquement et physiquement. Dès la 3ème minute, la première mèche était allumée sur un corner parfaitement tiré par Miralem Pjanic et repris tout aussi parfaitement de volée par Kim Kallström. 1-0, le ton était donné d’entrée pour des Hongrois vite dépassés par le niveau de leur adversaire. Dix minutes plus tard, Pjanic se muait en buteur sur un très joli coup franc direct. A croire que le numéro 8 de Juninho porte chance sur les coups francs. Si le match était lancé dès la 3ème minute, on peut dire qu’il était plié 10 minutes après. Histoire de tuer tout suspens, Pjanic (encore lui) décidait, toujours dix minutes plus tard, de déposer un caviar sur la tête de l’incontournable Sydney Govou, étonnamment seul dans la surface adverse. 3-0 à la 24ème minute ! Merci d’être venu… Pour parachever l’oeuvre, Bafé Gomis apposa le point final de cette rencontre d’un lob astucieux à la 54ème minute. L’addition aurait pu être bien plus lourde encore. Et voilà Lyon qui trône fièrement à la première place de son groupe devant la Fiorentina et Liverpool. Les hommes de Benitez devront montrer autre chose s’ils veulent passer en huitième de final.

 

Liverpool la tête sous l’eau

Les Reds savaient que le match face à la Fiorentina seraient compliqué. D’autant que leur entrée dans la compétition s’est fait dans la douleur face aux mêmes hongrois étrillés hier par Lyon. En ne gagnant que par un but à zéro, Liverpool inquiétait. Et cela s’est confirmé hier à Florence. Malgré l’absence de Gilardino au sein de l’attaque florentine, il a suffit d’une mi-temps à la Viola pour plier la rencontre et prendre le dessus sur des Reds bien pâles. La suspension du buteur italien a permis au Monténégrin Jovetic (seulement 19 ans) de s’illustrer en marquant les deux buts de sa formation. Le premier à la 28ème minute sur un service de Zanetti et le deuxième 9 minutes plus tard. Liverpool a été absent du match pendant toute la première mi-temps avant de se réveiller lors du deuxième acte. Cela aurait pu fonctionner mais c’était sans compter un Sébastien Frey vigilant dans les buts florentins. Le Français reste l’un des tout meilleurs gardiens de la série A et l’a encore prouvé hier soir en conservant sa cage inviolée. Les tentatives de Kuyt et de Benayoun furent vaines et le score ne bougea plus jusqu’à la fin du match. Fernando Torres ? Après avoir inscrit un triplé le week end dernier, l’attaquant espagnol n’a été que l’ombre de lui-même, bien pris par Gamberini, son « bodyguard » pour la soirée. Une rencontre à oublier pour Torres…

 

Arsenal tranquille

Chaque début de saison en Angleterre, on se demande ce que donnera, sur le terrain, l’équipe d’Arsène Wenger. Aucun grand bouleversement à noter au niveau de l’effectif à part le départ d’Adebayor vers Manchester City. En Ligue des Champions, il y a pourtant un changement majeur par rapport à la saison précédente. Ce changement s’appelle Andreï Arshavin. Arrivé en cours de saison l’année dernière, le Russe n’était pas qualifié pour la plus prestigieuse des coupes, l’ayant joué avec le Zénith Saint Petersbourg. Mais cette année, le petit prodige révélé lors de l’euro 2008, peut en découdre. Et il a déjà prouvé son utilité hier en inscrivant le deuxième but des siens face à l’Olympiakos, d’une très belle Madjer. Même si ce but est entaché d’une position de hors-jeu de l’international russe, il a beaucoup pesé sur cette rencontre. Une fois de plus, il faudra certainement compter sur les Gunners pour cette édition de la C1.

 

Dans les autres rencontres, l’Inter n’a pu faire mieux que match nul face à Rubin Kazan malgré un but de Samuel Eto’o. Le Barça s’est débarassé du Dynamo Kiev 2 à 0, avec un but de Lionel Messi.

 

Nous attendons tous le match de ce soir entre le Real Madrid et l’OM, en espérant voir les Marseillais relever la tête après leur défaite à Valenciennes.

Sébastien Béquerel

 

 

Kombouaré et son indigestion du Merlu

Posted by Surface On septembre - 29 - 2009

On aurait pu, ces dernières semaines, se dire que le championnat français avait décidemment bien changé. Finies les polémiques, clashs et  affaires sulfureuses ultra-sportives… Rien à se mettre sous des dents avides de sang. Mais rebondissement, la saison des clashs et « boulettes » en tout genre reprend du service en cette fin de mois de septembre avec pour chef de file un Antoine Kombouaré à la susceptibilité légitimement  aiguisée. Et pour le coup, il n’y va pas de mains mortes… Après être monté au créneau à la suite de l’affaire « Aulas » la semaine dernière, l’ancien entraîneur de Valenciennes se charge maintenant du cas « Gourcuff »…

Makelele sème le trouble

Samedi dernier, aux alentours de 20h40, le match Lorient-PSG touche à sa fin sur le score final de 1-1. Mais un match dans le match va durer bien plus longtemps… A l’issue de cette rencontre, Christian Gourcuff, se précipite sur les micros pour mettre en cause l’impunité dont jouirait Claude Makelele ( il est vrai, auteur d’un tacle en retard sur le bas ventre de Sigamary Diarra) auprès des arbitres, « Makelele peut prendre le sifflet, c’est pareil. Son comportement et celui de l’arbitrage à son égard, c’est un scandale(…) Makelele, qui n’a pas non plus commis attentat sur attentat, n’est pas arbitré comme les autres. » Sanctionné d’un carton jaune, Makelele ne sera pas expulsé. Et l’arbitre de la rencontre, Saïd Ennjimi a d’ailleurs répondu à ces premières accusations : « C’est ahurissant de penser qu’il est arbitré différemment. Sur la faute où je lui donne un carton jaune, je suis formel : il ne méritait absolument pas d’être expulsé. Ce n’était pas la plus grosse faute du match. Makelele est un joueur comme un autre. Son jeu fait qu’il est parfois en retard, mais il n’est pas plus violent qu’un autre. » Peut-être frustré car son équipe méritait amplement la victoire notamment après une première période outrageusement dominée, Christian Gourcuff ne va pas s’arrêter là. Car le noyau dur de cette affaire repose sur la suite de ses déclarations où il s’attaque personnellement au joueur qu’est Claude Makelele : « Mais à la limite, ce n’est pas la faute de Makelele, il est dépassé et en bout de course et compense par des fautes.(…) Il n’a plus rien à faire sur un terrain »

Kombouaré s’insurge

Deux jours après ces déclarations, Antoine Kombouaré, après avoir répondu par voie de presse interposée que « les gens sont libres de leur propos » s’est réveillé ce lundi sur les ondes de RMC : « Il y a des choses qu’un éducateur n’a pas le droit de dire, je suis outré. (…) C’est une pleureuse. Je suis en colère. Gourcuff, il faut lui dégonfler le cigare. Il faut qu’il parle football et arrête de se prendre pour un autre. J’ai l’impression que ce mec-là est aigri. A-t-il un souci ? Excusez-moi de parler avec mes mots mais ce genre de mec mérite des claques dans la gueule… » Une vrai soufflante qui a le mérite d’être claire ! Après Aulas, Kombouaré a perdu un nouveau compagnon de vacances… Pour l’entraîneur parisien , il est certes légitime d’être frustré et acerbe envers l’arbitrage mais de là à remettre en cause un de ses joueurs… Ca ne passe pas ! « Je n’accepte pas qu’il s’attaque à l‘intégrité d’un joueur, mon joueur en l’occurrence. Quand il dit qu’il est dépassé et qu’il n’a plus rien à faire sur un terrain, je dis stop. Il est irrespectueux, dépasse les limites et va avoir affaire à moi.»

Voilà qui est dit, et pour le coup, le retour de bâton est plus que violent pour l’entraîneur breton. Antoine Kombouaré protège ses joueurs et nul doute que cela va encore faire grandir sa cote de popularité au Parc des Princes… et même ailleurs. Il faut maintenant faire attention à ce qu’on dit sur le PSG et sur ses joueurs car l’ancien valenciennois est là pour prendre leur défense, et ce, coûte que coûte : «Je suis là pour défendre le PSG et je réagis par rapport à des gens qui nous attaquent, on ne va pas tout de même pas tendre l’autre joue! Avant, peut-être qu’on ne disait rien. Mais il faut que les gens arrêtent de nous marcher sur la tête. Je n’accepte pas ce genre de réflexions. Ce n’est pas à Claude de répondre à Gourcuff, c’est à moi. Je réponds à quelqu’un qui attaque mes joueurs. Car mes joueurs, ce sont mes enfants. Lui, qu’il s’occupe des siens!»


Ce genre de dialogues et d’échanges de petits mots affectueux entre entraîneurs sont plutôt rares et illustrent parfaitement la frustration d’un côté et l’indignation de l’autre. Seule certitude, le Kanak ne se laissera pas marcher sur les pieds et ne laissera pas le club parisien subir les foudres des dirigeants français. Alors avis aux amateurs…

Antoine Kombouaré, qui dit avoir laissé des messages sur la boite vocale du Breton, « espère qu’il présentera ses excuses. C’est le minimum. » Au lieu d’excuses, Christian Gourcuff à donner une réponse ce matin dans les colonnes du Parisien : « J’ai constaté qu’Antoine avait essayé de me joindre, mais je n’ai pas encore eu le temps de le rappeler. Je ne suis pas non plus pendu à mon téléphone 24 heures sur 24 ! Il veut que je m’excuse. Mais de quoi ? J’ai dit ce que je pensais. J’ai d’ailleurs toujours été correct dans mes propos. Mais dès qu’on touche à Makelele, j’ai l’impression que ça prend des proportions démesurées.» Affaire à suivre… Notons que le match retour aura lieu le 6 février prochain…

Gourcuff

Mais Christian Gourcuff n’en est pas à son coup d’essai vis-à-vis du PSG. Il y a 8 ans de cela, alors qu’il entraînait Rennes, il avait plutôt mal pris une défaite face au club de la capitale : « Ce PSG est une vraie équipe de bûcherons. C’est un scandale de voir ça. Il n’arrête pas de mettre des coups et de provoquer des fautes à quarante mètres. L’attitude de l’arbitre me sidère. Il s’est rendu complice du matraquage parisien. Et par-dessus le marché, je me fais insulter par un énergumène (Luis Fernandez). Ce n’est pas toujours les meilleurs qui gagnent. On a péché par la naïveté face à la manière forte. »

La rédaction de Surface tient à adresser ses condoléances à la famille et aux proches de Brice Taton, le supporter toulousain grièvement blessé lors d’une agression à l’occasion du match Belgrade-Toulouse en Ligue Europa le 17 septembre dernier. Le jeune homme est décédé des suites de ses blessures, il avait 28 ans. Quand le football n’est plus un sport mais une indignation…

Vincent Ricau

Une journée riche en enseignements

Posted by Surface On septembre - 28 - 2009

Au terme de cette 7ème journée, certains enseignements sont bons à tirer pour la plupart des équipes de Ligue 1. Le week-end s’est terminé sur une pression qui demeure depuis le début de championnat : Bordeaux semble être le concurrent le plus sérieux à sa propre succession.

Bordeaux solide leader

La courte victoire obtenue à Chaban Delmas face à Rennes (1-0) confirme la supériorité des Bordelais en ce début de saison. En consolidant sa place de leader du championnat, Bordeaux a envoyé un signe fort à ses concurrents. Pourtant les Rennais n’ont jamais rien lâché, prouvant au passage que leur statut d’outsider n’est pas un hasard, à l’image d’un Jérôme Leroy toujours aussi précieux dans sa conservation du ballon et dans ses transmissions. Côté girondins, le duo Gourcuff-Chamakh a une fois de plus offert à son public quelques combinaisons splendides, notamment ce triple une-deux magnifique conclu par une frappe non cadrée du Marocain. Et c’est Wendel qui a offert la victoire aux siens d’une tête plongeante rageuse et pleine de réalisme. Le Brésilien était d’ailleurs tout proche de faire le break sur un sublime coup franc. Sans un grand Douchez, l’addition se serait alourdie pour la formation d’Antonetti. Les Bordelais confirme leur supériorité physique et technique. Après 7 journées, les hommes de Laurent Blanc restent invaincus et sont bien décidés à conserver leur place de leader jusqu’au bout quitte à être comparé au Lyon des grandes années. De bon augure avant de recevoir le Macabi Haïfa pour le deuxième match en Ligue des Champions.

Marseille a du boulot

Contrairement à son rival bordelais, Marseille n’a pas respiré la sérénité lors de son déplacement à Valenciennes. En menant deux fois au score, les Olympiens ont réussi l’exploit de perdre le match dans les dernières minutes de la rencontre sur un but de Shmidt. Ce but a mis en exergue la passivité de la défense marseillaise avec pour symbole Gabriel Heinze, pourtant infranchissable jusque là, mais qui a joué trop facile à Nungesser, comme en témoigne le 3ème but valenciennois. Malgré le premier but de Morientes sous ses nouvelles couleurs, l’OM enregistre sa première défaite face à une équipe nordiste accrocheuse, mais surtout solidaire et qui a toujours cru en ses chances de résultat face à un des gros de Ligue 1. Toujours est-il que Didier Deschamps semble ne pas avoir encore trouvé son équipe type, tant les changements qui interviennent au fil des matches sont nombreux. Il reste que le jeu de Marseille est loin d’être au point, malgré les quelques coups de génie de Mamadou Niang qui, lui, est toujours à son meilleur niveau. D’ailleurs que serait Marseille sans son capitaine ? Niang est bel et bien l’homme fort de cette équipe. Cette défaite est inquiétante à deux jours du déplacement à Santiago Bernabeu face au Real, malgré ce que peut en dire Souleymane Diawara… Valenciennes ce n’est pas le Real, s’évertue à dire les Marseillais. C’est bien ça le problème. Cependant, quoi de plus beau pour relever la tête que de faire un résultat face à l’une des meilleures équipes du monde ?

Un caractère de Lyon

La deuxième affiche du week-end, opposait Lyon à Toulouse. Et ce match fut riche en enseignements. D’abord Toulouse aurait mérité mieux dans cette rencontre. En entamant la première mi-temps par le bon bout, les coéquipiers de Gignac ont ouvert le score rapidement par l’incontournable Sissokho et aurait pu faire le break si le meilleur buteur de la saison dernière avait transformé son face à face. Les hommes de Claude Puel sont retournés au vestiaire avec un retard d’un petit but. Un moindre mal. Et c’est là que l’ancien coach de Lille a décidé de modifier ses plans en passant en 4-3-3 et en faisant rentrer Gomis et surtout le jeune Yanis Tafer. Le jeune lyonnais a inscrit son premier but en Ligue 1, offrant par la même occasion l’égalisation à l’OL. Gomis finissait le travail en prolongeant une frappe de Miralem Pjanic. Score final : 2-1, Lyon a su réagir et à défaut d’être brillant, a fait preuve de caractère. Cette qualité qui manque encore au Paris-Saint Germain.

gignac

Paris s’endort

Après une excellente prestation, face aux mêmes lyonnais, les Parisiens se déplaçaient au Stade du Moustoir pour espérer confirmer leur performance du week-end passé. Mais au lieu de voir un PSG conquérant, on a vu des joueurs peu impliqués, notamment en première période où la bande à Gourcuf avaient la mainmise sur le jeu. C’est d’ailleurs très logiquement que les Merlus ouvraient le score par l’intermédiaire de Mvuemba suite à une action collective de grande classe. Les Parisiens ont pourtant eu la bonne idée d’égaliser juste avant la pause grâce à la première réalisation de Guillaume Hoarau cette saison. Score final 1-1. Les joueurs de la capitale ne s’y trompent pas et savent bien que ce match a été en dessous de tout. Rajoutez à ça la polémique née de la discussion entre Aulas et Freddy Fautrel l’arbitre de la rencontre face à Lyon, et vous n’êtes pas loin de rentrer dans la crise d’octobre du PSG… Malgré tout, l’heure n’est pas encore à l’inquiétude du côté du camp des loges. La formation d’Antoine Kombouaré a un potentiel certain en attaque, il ne manque plus que le réalisme. Les absences de Mevlut Erding et de Zoumana Camara se font sentir, et nul doute que Paris devrait retrouver son équilibre lorsque ces deux hommes seront aptes.

Grenoble plonge

Comme l’a dit Hervé Mathoux sur l’antenne de Canal+ hier soir, il est possible de se maintenir après avoir enregistré 6 défaites lors des 6 premiers matches. Mais les statistiques s’inversent lorsqu’on ajoute une énième défaite à cette série noire. Mecha Bazdarevic en était conscient, et cette rencontre face à Auxerre sonnait comme l’heure de la révolte. Fuyant le contexte normal, les Grenoblois sont partis se ressourcer au centre de Clairefontaine, d’abord pour retrouver un esprit de groupe, et pour essayer d’occulter de leurs esprits cette série noire. Apparemment cela n’a pas suffit. Les Isérois se sont inclinés 2 buts à 0 à l’Abbé Deschamps, plongeant un peu plus dans le gouffre de la Ligue 1. Sept défaites en autant de match, record battu. Les supporters s’agacent et commencent à viser directement certains joueurs comme le jeune Sofiane Feghouli, qui leur a répondu par un bras d’honneur. Symbole d’une équipe en perdition…

Montpellier, la rage au ventre

Voici la surprise de ce début de championnat. Après leur victoire face à Boulogne, les Montpelliérains pointent à une étonnante 4ème place. Une solidarité exemplaire, des joueurs qui se révèlent, et surtout, une volonté de donner le meilleur de soi à chaque match. Voici la recette de Montpellier. Et ça fonctionne. La seule défaite à noter pour les hommes de René Girard fut la rencontre face à l’OM. Alors la question est : cela va-t-il durer ? Pour l’instant tout roule pour Montpellier qui, comme Grenoble l’an dernier, est sans aucun doute la surprise de ce début de championnat. L’occasion pour Louis Nicollin de continuer à chambrer tout ses adversaires gratuitement…

Voilà pour ce petit résumé de la 7ème journée. On notera au passage le non-match des Lensois face à une équipe du Mans décomplexée (3-0) et le laborieux match nul de Lille face à Nice (1-1).

Sébastien Béquerel

L’homme qui murmurait à l’oreille des arbitres

Posted by Surface On septembre - 24 - 2009

Décidemment, il y en a qui ont le don de faire parler d’eux. Cette semaine, Jean-Michel Aulas reprend du service après quelques semaines bien discrètes. Rompu à l’exercice des piques, scandales et phrases bien senties, le président et homme fort de l’OL depuis maintenant 22 ans se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une polémique qu’il a déclenchée. Avide d’explications et accessoirement de victoires, Jean-Michel Aulas est allé voir, à la mi-temps du match PSG-Lyon, l’arbitre de la rencontre, Fredy Frautel. Les deux hommes se sont ensuite retrouvés seuls…

Certes la communication est la base de l’entente mais la rumeur d’une pression exercée enfle et prend une dimension supplémentaire quand un fait de match comme un but hors-jeu accepté dans les dernières minutes pointe le bout de son nez…

Rappel des faits
Menés 1 but à rien à la mi-temps, les hommes de Claude Puel rentraient au vestiaire la tête basse tant la domination parisienne était intense. Ni une, ni deux, Jean-Michel Aulas ne se faisait pas prier pour aller dans les coursives du Parc des Princes, histoire d’interpeler Fredy Fautrel, arbitre du match. Pour Olivier Blanc, directeur adjoint de l’Olympique Lyonnais et témoin de la scène, ses motivations sont multiples : « Il lui a dit qu’il n’y avait pas de problèmes sur le but de Giuly et s’est excusé pour l’attitude Joël Bats (exclu du banc durant cette première période, ndlr). Il lui a, en revanche, signalé qu’il trouvait l’avertissement de François Clerc sévère. » C’est à ce moment là que l’arbitre de la rencontre décide, de lui-même, de le convoquer dans son bureau, « M. Aulas m’avait pris à parti devant témoins. Il avait critiqué l’avertissement que j’ai donné à Clerc. Sur la faute, il estimait que Giuly en avait rajouté des tonnes. Il n’était pas content (…). Mais c’est moi qui l’ai convoqué dans mon vestiaire pour faire une mise au point, parce que ce genre de comportement est intolérable. On a parlé entre hommes, il n’y a pas eu de pression, ni d’injures. Il n’a rien dit, il m’a écouté. J’ai pensé que M. Aulas avait dépassé les bornes, je lui ai dit c’est tout.(…) Pour moi, ce genre de comportement est inadmissible de la part d’un président .»Mais cette entrevue aurait pu passer inaperçue si le scénario de cette deuxième période n’avait pas vu l’égalisation de Lyon sur un but entaché d’un hors jeu acceptée à la 85ème minute. A la simple évocation de cette polémique, M. Frautel se dit « scandalisé » que l’on puisse remettre en cause sa « probité ». Lui, arbitre respecté de Ligue 1. Mais dans le football, dans cet univers où les enjeux sont énormes et où les passions se déchaînent aussi vite qu’elles disparaissent, ce genre d’évènement attise les rumeurs les plus excentriques.

Les Parisiens « consternés »
Même s’il n’y a surement jamais eu de pression, ou qu’elle n’ait eu aucun effet, le fait d’aller se plaindre durant la mi-temps auprès de l’arbitre a choqué. Les premiers à monter au créneau sont bien sûr les parisiens. Interrogé hier sur les ondes d’Europe 1, Antoine Kombouaré exprime sa colère avec véhémence : « C’est interdit de venir à la mi-temps, c’est trop grave. Discuter pour dire: Je ne suis pas d’accord, ça peut arriver à la fin du match. A la mi-temps, ça ne se fait pas. Je vais même aller plus loin, tu peux non seulement gueuler mais aussi soudoyer l’arbitre si tu veux. Ça me fout les boules aujourd’hui. On perd deux points. Ça me rend fou de savoir qu’on a eu une erreur d’arbitrage et que l’arbitre a été influencé. Je ne peux pas l’accepter ». Les deux hommes ne partiront décidemment pas en vacances ensemble.

Souvenez-vous, l’année passé, Jean-Michel Aulas n’avait pas hésité à remettre en cause l’intégrité d’Antoine Kombouaré, alors entraîneur de Valenciennes, lorsqu’il recevait un PSG à la lutte avec Lyon pour la troisième place du championnat. On attend donc avec impatience les réactions du président rhodanien. Et généralement, Jean-Michel Aulas ne fait pas dans la demi mesure !

JMA n’est pas de ceux qui compte se faire des amis dans cet impitoyable microcosme. Le son de cloche du président parisien, Robin Leproux, confirme qu’il n’est pas considéré comme un enfant de cœur, « les arbitres ont une pression suffisamment forte comme ça pour ne pas en rajouter. Il faut les protéger. En plus ça vient de la part de quelqu’un qui, à la Ligue ou à l’UCPF (Union des Clubs Professionnels de Football, ndlr), veut travailler sur un projet sur le comportement des arbitres et défend une position pour que les dirigeants n’interviennent pas à la mi-temps… » On comprend alors sa stupéfaction.
Un arbitre international français est allé encore plus loin sous couvert d’anonymat en affirmant que «de la pression a été mise volontairement ou involontairement et, à priori, cela a joué sur l’arbitre assistant.»

Mais Jean Michel Aulas est plutôt coutumier du fait. En 2007/2008 à la 37ème journée, il avait réussi à faire changer les désignations des arbitres pour un Lyon-Nancy car 2 des 4 officiels étaient originaires de Bordeaux, à l’époque à la lutte avec Lyon pour le titre ! En 2005, il avait été vu raccompagner Laurent Duhamel à la mi-temps d’un Lyon-Lille. En 2000/2001, il avait émis « ses doutes quant à l’équité du championnat à cause de l’arbitrage », trop favorable au FC Nantes à son goût. Ou encore en 2002 lorsqu’il avait déclaré avant un Lyon-PSG, « Je suis inquiet car nous n’aborderons pas ce match à armes égales. Le club de la Capitale a des atouts extra-sportifs dans sa manche, contre lesquels nous ne pouvons malheureusement rien ».De quoi mettre la pression sur le corps arbitral ou juste un savant coup médiatique ? Peut-être les deux…. L’homme sait user de sa verve pour tenter de déstabiliser l’adversaire et notamment le corps arbitral. Son influence sur le football français n’est pas contestable. Rien de très surprenant pour cet homme de 60 ans qui a fait de Lyon le plus grand club de Ligue 1 et l’a sauvé des méandres de la D2, pour en faire 22 ans plus tard, un septuple champion de France.

Sur cette affaire il serait bien étonnant (autant qu’attristant) que Jean Michel Aulas ait pu influencer l’arbitre. Mais il est vrai que la démarche puisse choquer. Des buts entachés d’un hors-jeu, cela arrive malheureusement souvent, comme lors du dernier OM-Milan, mais le monde du foot aime le sang, le scandale et cette affaire fera parler… Nous attendons donc la réponse de JMA, celui qu’on surnomme « le Napoléon du ballon rond ». Ses envies impérialistes expliquent peut-être son attitude…
Vincent Ricau

SURFACE FOOTBALL MAGAZINE n°5

Posted by Surface On septembre - 23 - 2009

SURFACE N°5 en kiosque

Samedi 26 Septembre


Au sommaire de ce numéro, André-Pierre Gignac, le nouvel attaquant des bleus revient sur ses débuts difficiles, son incroyable saison et son nouveau statut.

« Quand un grand club européen te fait les yeux doux, c’est normal d’être intéressé. J’ai juste dit: ‘j’envisage d’aller à Lyon’. Si vraiment j’avais voulu quitter Toulouse, j’aurais tout fait pour partir et je l’aurais dit. Après, je suis vraiment très content de rester à Toulouse. »

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- Le Buzz du mois : Kévin Gameiro

- Icones : Loïc Rémy, Edouard Cissé, Aly Cissokho, Etienne Capoue, Youssouf Hadji, Carlos Bocanegra, Junichi Inamoto, Mickey 3D, Phoenix, Jérémy Ménez , Philippe Lucas

- Prolongation Luis Fernandez

- Le président: Maurice Cohen

- Petite lucarne : Cyril Linette

- En mode avec Mamadou Sakho En Michael Jackson ou Blues Brothers, le parisien se métamorphose…

- L’homme de l’ombre : Antony Gautier Arbitre de Ligue 1

- Club mythique : Nantes 1994 / 1995

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