Archive for octobre, 2009

La bonne année ?

Posted by Surface On octobre - 22 - 2009

Cette 3ème journée de phase de poules de la Ligue des Champions fut riche, très riche. Les clubs français, à la peine ces dernières années dans la plus prestigieuse des coupes européennes, ont parfaitement redoré leur blason, grâce à un Lyon plein de coeur et de courage, et un Bordeaux maîtrisant son sujet.

Des Reds bien pâles

Anfield Road. Rien que ce nom fait trembler la plupart des clubs qui s’y rendent. Une seule formation tricolore avait réussi à s’imposer dans l’antre des Reds et c’était Marseille (tout le monde se souvient de cette lucarne splendide de Valbuena). Mardi soir, Lyon a rajouté une page à son histoire et à celle du football français. L’équipe de Claude Puel a démontré une fois de plus que l’expérience européenne est un atout certain. Pris à la gorge par un but de Benayoun, les Lyonnais ont parfaitement su réagir. Le scénario du match avait de quoi laisser songeur. Gerard, hors du coup et en manque de rythme, a quitté la pelouse 25 minutes après le début de la rencontre, remplacé par Fabio Aurélio. Cris est sorti sur blessure, pour laisser sa place au jeune Gonalon qui a vécu une soirée extraordinaire. Non seulement il offre l’égalisation à ses partenaires, mais est également à créditer d’un excellent match à un poste d’arrière central qui n’est pas le sien. Le jeune homme de 20 ans se souviendra longtemps de son premier but en pro… Comme un vieux briscard, le Lyon de Claude Puel a su prendre son temps pour revenir dans le match. Et quel meilleur scénario que de prendre l’avantage à la 91ème minute ? Et sur une action magnifique s’il vous plaît, conclue par Delgado. Résultat : 2 buts à 1 pour Lyon, une nouvelle page s’ouvre pour les Gones, mais aussi pour les Reds qui devront batailler comme jamais pour arracher leur ticket pour les huitièmes de finale. La joie de Claude Puel à la fin du match en dit long sur la volonté de gagner ces matches si difficiles à négocier. Lyon trône fièrement et solidement à la première place de son groupe et à 9 orteils et demi, en huitièmes de finale.

Bordeaux, une histoire de penalty

Hier soir, on était sûr que Bordeaux pouvait faire un résultat face à un Bayern Munich orphelin de ses deux dynamiteurs, Robben et Ribéry. Et ça change beaucoup de choses. Résultat, les Bavarois furent vite dépassés par les évènements et commencèrent à accumuler les fautes. Contre le cours du jeu, le malheureux Ciani offrit l’ouverture du score aux visiteurs, en déviant dans ses propres buts un corner tiré à la 6ème minute. Douche froide pour les Girondins. Mais les fautes allemandes continuaient à s’enchaîner pour aboutir à l’expulsion de Müller dès la 30ème minute. Dès lors, on se dit que ce match ne peut pas échapper aux hommes de Laurent Blanc. D’autant qu’une minute avant, Ciani (encore lui) égalisait sur corner par une magnifique « Madjer » aérienne. Quelle force mentale pour ce joueur qui, après avoir inscrit un CSC malheureux, a eu la hargne pour s’arracher sur cette action, et qui était passablement ému après ce coup d’éclat. Les défenseurs étaient à l’honneur dans cette partie, puisqu’à la 40ème minute, Planus donnait l’avantage aux siens, par un but que l’on pourrait qualifier de « racro ». Mais ça suffit. Puis, fait rare dans un match de ce niveau, les Bordelais se sont payés le luxe de rater deux penaltys. Un par Gourcuff, et là il s’agit de faire une petite parenthèse. En manque de rythme, le meneur de jeu des Bleus n’a pas éclaboussé le match de son talent, loin de là. Et lorsqu’il prend la décision de tirer le penalty, il se doit de prendre le moins de risque possible. Qu’est ce qu’il nous tente ? Une panenka… Bien trop prétentieux pour ce garçon de 23 ans, qui, en plus, n’était pas à créditer d’un match ne serait-ce que correct. Il s’enflamme, tire une Panenka sur la droite (donc complètement ratée), et Butt, qui était à l’origine du penalty, parvient à sortir cette feuille morte, qui n’avait rien à faire là. La parenthèse est refermée. Ensuite, c’est Jussié qui s’y est collé. Même côté, même sanction, Butt arrête une nouvelle fois le penalty. Deux dans le même match, c’est beaucoup. Beaucoup trop. Mais cela n’a finalement pas eu de conséquence, puisque Bordeaux s’est imposé 2 buts à 1 sur leur pelouse, faisant ainsi, un pas de plus vers la qualification.

Marouane Chamakh

Marseille à l’arrache, Milan crée la surprise

Dans les autres matches, l’OM s’est imposé à Zurich au terme d’une rencontre insipide, qui a vu Gaby Heinze marquer son deuxième but dans la compétition. Marseille reste cependant à 3 points des deux premiers, Milan ayant battu Madrid à Bernabeu. Voilà un signe fort qu’ont envoyé les Milanais à l’Europe du foot. Cette équipe semble capable du meilleur, comme du pire. Capable de perdre à San Siro, et capable d’aller battre Madrid en Espagne. Avançons-nous un poil, ce Milan là n’est pas mort et pourrait encore étonner son monde.

Sébastien Béquerel

Nouvelles têtes

Posted by Surface On octobre - 19 - 2009

Tout va décidément bien vite en football. La trêve internationale à peine terminée, le championnat national reprenait ses droits avant de laisser place, mardi et mercredi, à la Ligue des Champions. Une Ligue des Champions peut-être responsable ce week-end de bien des maux. Pour Bordeaux et Lyon, la défaite face à Auxerre et Sochaux est surprenante, voire inattendue. L’automne et ses premières cadences infernales commencent à changer la donne. Les Girondins en sont à deux défaites consécutives et manquent l’occasion de passer en tête du championnat. La porte était donc grande ouverte pour les poursuivants… Seul Paris semble ne pas en avoir profité…

Paris dans le flou
Un cinquième match sans victoire et trois points pris sur quinze, la machine paraît enrayée. On pourrait s’en inquiéter du côté de la capitale, car hier, les protagonistes du « clasico » de dimanche prochain ont fait bien pâle figure face à des Toulousains conquérants. Certes la formation parisienne souffre de nombreuses absences et particulièrement de celle de l’attaquant turc Mevlut Erding. Sans lui, Paris ne gagne plus et marque moins. Comble de l’impuissance offensive, Guillaume Hoarau, entré à la 84ème minute, de retour d’une blessure aux ischio-jambiers, s’est de nouveau blessé hier soir. Apparemment, il souffre d’une entorse au genou droit. Il pourrait être indisponible pendant un mois… Les hommes de Kombouaré ont donc été battus 1 à 0 par les Toulousains pour qui les 3 points étaient vitaux après deux défaites consécutives. Un but du marseillais de naissance Albin Ebondo à la 74ème minutes et l’affaire était dans le sac. Seule la frappe lointaine de Sankharé à la 85ème aurait pu tromper la vigilance de Yohann Pelé. Une défaite qui n’entame cependant pas la confiance d’Antoine Kombouaré, « dans les intentions, la qualité de jeu, il y a beaucoup de choses à garder dans ce match, mais la réussite, il faut la provoquer. On n’a pas perdu à cause du terrain, même si la qualité de la pelouse était dramatique. Il aurait fallu oser un peu plus, monter un peu plus, mais sur le match que font les joueurs, je suis quand même satisfait. C’est une période difficile (…) On n’est pas en réussite et la moindre erreur on la paie cash. On est pris en contre à l’extérieur, c’est rageant. Il faut faire le dos rond, continuer à bosser et à croire en ce qu’on fait, et je suis persuadé que ça va finir par payer ». Et la confiance est toujours de mise avec le portier Grégory Coupet, « c’est la meilleure équipe qui a perdu, c’est comme ça. On a des ingrédients mais peut-être pas ceux qui sont décisifs. Il ne faut pas lâcher. Il nous manque de ne pas prendre ce but et de marquer » regrettait-il. Rendez vous dimanche prochain pour le choc OM-PSG…

La passe de trois
Cette semaine s’annonce d’ores et déjà éprouvante pour les trois clubs en lice en Ligue des Champions. Avec trois matches en une semaine, il convient de ne pas manquer de rendez-vous. Mais à ce petit jeu, seuls les Phocéens ont entamé de la plus belle des manières leur semaine européenne. Avant le déplacement ce mercredi à Zurich, qui sera déjà décisif pour la qualification, les hommes de Didier Deschamps ont assuré une large victoire 3 buts à 0 en terre nancéenne. Sur une dynamique de trois défaites toutes compétitions confondues, avant ce match, le collectif marseillais, malgré les absences de Heinze, Diawara, Morientes et Lucho, a su se rassurer… Et remonte accessoirement à 3 points du leader Lyonnais et Montpelliérain. Une très belle affaire puisque les Lyonnais sont retombés dans leur travers face à Sochaux pourtant pénalisé par les absences de Davies ou encore Dalmat. Cette première défaite de la saison tombe comme un cheveu sur la soupe trois jours avant le déplacement capital à Liverpool. Les Girondins de Bordeaux qui accueillent mercredi les Munichois n’ont pas fait mieux, bien au contraire. Face à une formation auxerroise en pleine confiance depuis cinq journées, les champions en titre n’ont dominé que durant une première période où ils auraient même pu ouvrir le score sur pénalty. Mais Fernando Cavenaghi rata cette occasion. Il n’a pas marqué en championnat depuis le 21 février dernier, ça fait 8 mois ! En deuxième période, des Girondins totalement dépassés défensivement finiront par craquer… et concèdent un pénalty qui, lui, sera décisif…

Montpellier et Lorient surprennent toujours
Entre rugby, handball et football, les Montpelliérains ont l’embarras du choix. Mais ces derniers temps, ce sont les performances des hommes de René Girard qui attirent la curiosité. Vainqueur sur Saint-Etienne 2 buts à 1 ce week-end et désormais deuxième du championnat avec le même de points que Lyon (20), le club héraultais est aujourd’hui la grosse surprise de ce début de saison. Lorient étonne aussi de par son animation offensive. Nice n’a rien pu faire face à l’armada merlu et la fraîcheur de Kevin Gameiro, auteur d’un but et de deux passes décisives , ou encore de Marama Vahirua a fait la différence (4-1). Dixième du dernier championnat, le club Lorientais nourrit aujourd’hui des ambitions nouvelles : postuler pour une place européenne…

Kévin Gameiro

Pour Montpellier, Lorient ou même Monaco (vainqueur de Lens ce dimanche) sont auteurs d’un début de championnat tonitruant. Mais aujourd’hui, les grosses écuries sont toujours là, et semblent avoir d’autres chats à fouetter… comme des clubs européens par exemple…

Vincent Ricau

Mamadou Sakho

Posted by Surface On octobre - 16 - 2009

Michael Jackson, Sid Vicious, Slick Rick, Bryan Ferry, les Blues Brothers… Autant de noms qui ont marqué les années 80 dans leurs genres musicaux respectifs, et se sont imposés comme les leaders d’une génération. De par son jeu et son charisme, Mamadou Sakho s’inscrit comme un digne héritier de ces stars intemporelles.

Mamadou Sakho

Mamadou Sakho

Mamadou Sakho

Mamadou Sakho

Mamadou Sakho

Cyril Linette

Posted by Surface On octobre - 16 - 2009

Débarqué il y a treize ans sur Canal +, Cyril Linette, journaliste sportif au timbre de voix connu et reconnu, est aujourd’hui aux commandes du plus important service de la chaîne cryptée : le sport. Avide de challenges, communiquant hors pair au mental de compétiteur, il incarne depuis deux ans le renouveau de l’offre foot sur CanaCyril Linette

Qu’est ce qu’il manque aujourd’hui à la ligue 1, selon vous ?
Ce qu’il manque aujourd’hui, et c’est d’ailleurs dans l’air du temps, ce sont des stades de qualité. Surtout pour un diffuseur ! Quand vous hésitez entre deux matches de valeur équivalente à programmer, vous choisissez toujours le match qui se déroule dans le plus beau stade. C’est une lacune  que nous avons par rapport aux autres championnats. Économiquement, c’est difficile, bien sûr, car l’État ne va plus construire de stades. Je suis content car tout le monde s’en rend compte et cela commence à devenir une priorité nationale, notamment aux yeux des politiques. Cela changerait tout  de rénover cinq ou six stades en France. je ne vais pas citer de noms, mais il y a des clubs que je ne peux pas diffuser en prime time car à l’image, un dimanche soir, ce n’est pas possible.

La critique est à la mode. Est-ce pour cela que vous avez fait venir Pierre Ménès ?
Pierre est capable d’une parole libre et subtile, et il est aussi expert du foot. Il est une sorte de trait d’union avec le téléspectateur. C’est un peu comme si on mettait un abonné, certes très averti, sur le plateau. Il apporte le côté spontané de celui qui vit le match comme nous. Quand il ne s’est pas régalé pendant un match, il le dit et on ne lui passe pas un coup de fil derrière en lui disant qu’il est fou. vis-à-vis du monde du foot, on mesure toujours un peu les choses mais il n’a pas de consignes. je trouvais qu’il y avait une sorte de consanguinité entre tous nos consultants experts, entraîneurs ou joueurs. Il fallait un équilibre entre l’esprit critique, basé sur le ressenti, et la pure expertise. on essaie d’agencer nos personnalités. Des consultants comme Reynald Denoueix, permettent, eux , de voir et de comprendre des choses que le téléspectateur ne perçoit pas forcément.

Certains de vos anciens consultants sont justement entraîneurs. Quels sont vos relations avec eux lorsqu’Ils retournent en club ?
Ils oublient instantanément qu’ils ont travaillé avec nous. on est traités comme les autres. Si Didier Deschamps ou paul le guen ne sont pas contents de ce qu’on peut dire, ils ne vont pas se priver pour le signaler sous prétexte qu’on a collaboré ensemble. C’est tout à fait normal. Quand ils travaillent ailleurs, ils rentrent dans leur logique. didier deschamps n’est plus le même, c’est normal. Entraîneur est un métier de fou. Une fois à ce poste, ils voient tout à travers ce prisme-là. on crée des liens amicaux forts quand on  collabore avec eux, mais leur priorité, une fois revenus sur le banc, c’est leur équipe.

Vous appellent-ils plus facilement pour se plaindre de leur traitement ?
Pas forcément. C’est plus souvent les présidents qui nous appellent car il y a une dimension plus politique. On les écoute, on essaie d’être respectueux mais c’est à nous de tenir la distance. j’ai la chance d’avoir des patrons qui font confiance à leur équipe et qui maintiennent le cap quand certains présidents les appellent directement. si on ne fait pas n’importe quoi, il n’y a pas de soucis et puis ce n’est pas la guerre des tranchées non plus, on reste partenaires ! Une petite anecdote : dans les spécialistes, on était devenus amis avec Frédéric antonetti, un type fantastique, et nous diffusions régulièrement des passages de ses frasques sur le banc niçois. au bout de quelques semaines, il nous a gentiment appelés pour nous dire que cela lui  pesait. Nous avons donc arrêté, on essaie de garder cette logique de partenaires. on sait jusqu’où ne pas aller.

Y a-t-Il une formation spéciale pour les consultants ?
C’est une formation sur le tas car on les lance directement dans le bain. On voit ce que ça donne, puis on corrige le tir si besoin est, et petit à petit, on les fait progresser. on l’a fait pour beaucoup, comme Zinédine Zidane qui était à une époque assez mutique car c’est quelqu’un de timide. Ce qu’il dit prend une telle proportion qu’il préfère parfois ne rien dire. Aujourd’hui, il a pris ses marques, il a plus confiance en lui et il va donc logiquement développer prochainement sa présence sur Canal. d’autres sont trop volubiles, il faut donc les recadrer. Certains parlent peu pendant une rencontre et vont vous la commenter en totalité après, pendant le dîner ! Il y a toutes sortes de cas, il faut les accompagner, c’est un vrai travail de coaching.

Kévin Gameiro

Posted by Surface On octobre - 16 - 2009

La grandeur n’est pas une question de taille. A seulement 22 ans et du haut de ses 1m68, l’attaquant Kevin Gameiro est aujourd’hui un élément essentiel du dispositif mis en place par « The Scientist », christian Gourcuff. Chasseur de buts à l’accélération dévastatrice, cet infatigable droitier a largement contribué, la saison passée, à la surprenante dixième place du Fc Lorient en Ligue 1 avec 11 buts et 8 passes décisives. Originaire de la banlieue  parisienne, le jeune Merlu, arrivé à 18 ans dans l’élite, a vécu toutes les étapes d’une progression de grande ampleur. Lors de sa première année en Ligue 1, il évolue au racing club de Strasbourg, son club formateur. Il y brille instantanément. Mais là, une rupture des ligaments croisés vient démolir sa fin de saison. Six mois de réparations aux termes desquels le club connaîtra la relégation en Ligue 2. c’est un nouveau coup dur, mais aussi l’occasion pour lui de se consolider et de fortifier ses fondations dans l’antichambre de l’élite, réputée pour son âpreté. Débarqué à Lorient en début de saison dernière, alors que Strasbourg refait la navette, Kevin Gameiro a même refusé une offre de l’Olympique de Marseille. aujourd’hui, son cahier des charges est simple : faire vaciller les plus grandes bâtisses de Ligue 1 et faire vibrer les tribunes du Moustoir.

Kévin Gameiro