Archive for novembre, 2009

Le luxe de la première place

Posted by Surface On novembre - 24 - 2009

On le sait déjà, Lyon et Bordeaux joueront les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Mais il reste tout de même un enjeu pour les derniers matches : la première place du groupe. Cette position de leader permettrait aux Lyonnais de jouer le match retour à Gerland… Pour cela, un match nul suffirait.

Lyon en leader

Les clubs français ont les dents longues cette année en Ligue des Champions. Après avoir obtenu sa qualification assez aisément, Lyon vise à présent la première place de ce groupe. D’abord ce leadership donnerait aux Lyonnais la chance de recevoir pour le match retour. Mais ils pourraient également permettre d’éviter Séville, Arsenal, Manchester United ou Chelsea. Avantage non-négligeable. Après la déferlante concernant la main de Thierry Henry, le monde du foot pourrait se demander si Français et Italiens ne se mettront pas d’accord pour que tout le monde soit content. Lyon laisse gagner la Fiorentina, à condition qu’elle perde à Liverpool lors de la dernière journée, pendant que Lyon se promènera face à Debrecen. Lyon premier, Fiorentina deuxième, Liverpool out. Mais ça n’arrivera pas. Lyon ira à Florence pour gagner, sans aucun doute. Et ce pour le plus grand bonheur de Rafaël Benitez : « «Je ne sais pas si l’incident Henry va affecter Lyon, mais ça peut être bon pour nous. Si les Lyonnais veulent montrer au monde entier qu’ils sont des bons professionnels qui veulent gagner tous leurs matches, ce serait bien. Ça peut être positif pour Liverpool.» Ou comment se servir des évènements pour mettre un peu de pression. Pas très jolie tout ça… Toujours est-il que l’OL devra sortir un gros match pour repartir de Florence avec un résultat. Il faudra d’abord s’occuper du cas Gilardino. Au match aller, le buteur de la Viola avait été expulsé juste avant la mi-temps pour un coup de coude sur Toulalan ce qui avait grandement rendu service au Gones (victoire 1-0). Cette fois il faudra réussir à l’étouffer, et Claude Puel en est conscient : « C’est un danger permanent, c’est le Monsieur plus de cette équipe. Il pèse beaucoup sur les défenses, il est très agressif et ne lâche jamais rien. » Mais pour Cris, il ne faut pas faire une fixette sur l’attaquant italien : « La Fiorentina, ce n’est pas le Gilardino Football Club ! Il y a d’autres joueurs à surveiller. On verra. Mais ce qui est sûr, c’est qu’en Ligue des Champions on est plus concentrés et plus méchants dans les duels… » On aura la réponse ce soir à 20h45.

Aly Cissokho


Bordeaux diminué

Bordeaux jouera demain. Le champion de France en titre accueillera la Juventus de Turin pour l’avant dernier match de poule. Si le match aller fut prometteur avec un excellent résultat nul glané par les hommes de Laurent Blanc, il ne fait aucun doute que le retour sera tout aussi compliqué. Cependant, les Girondins pourraient bénéficier d’un contexte particulier. A Turin, le match face à Bordeaux a été complètement occulté par une autre rencontre. Et oui, la Vieille Dame à la tête ailleurs. Ce week end, la Juve reçoit l’Inter pour LE choc de la journée et du championnat. De quoi reléguer un petit match contre les champions de France au second plan. Dès lors, on peut se demander si Ferrara alignera son équipe type en Gironde. Du côté de bordeaux, la donne n’est pas évidente non plus. Car l’effectif sera quelque peu diminué. Gourcuff était déjà forfait à cause de ses adducteurs, et fait tout ce qu’il peut pour être prêt contre Nancy, ce week end en Ligue 1. Mais Marouane Chamakh pourrait également déclarer forfait pour ce soir. Victime d’une contusion à la hanche, le Marocain est incertain. Pour finir avec le rayon infirmerie, Jurietti souffre d’une gastro et Jussié souffre toujours de la hanche. Il faudra tout donner à Chaban Delmas pour ressortir de cette confrontation avec des points.

Cédric Carrasso


Marseille pour l’espoir

L’OM jouera également demain, mais leur situation n’est pas vraiment la même que les deux autres représentants français. Pour espérer sortir de ce groupe, Marseille devra battre le Milan AC à San Siro. Après avoir perdu le match aller au Vélodrôme (2-1) face à une équipe du Milan en proie au doute et que tout le monde disait prenable, les hommes de Didier Deschamps devront s’imposer en Lombardie face à une formation qui a retrouvé toute sa confiance et son jeu. Ronaldinho a retrouvé sa technique et son sens du jeu, Pato semble au top de sa forme, et Boriello a retrouvé le chemin des filets. Ce week end, les Milanais l’ont emporté 4 à 3 face à Cagliari au terme d’un match très plaisant techniquement. Ce n’est donc vraiment pas le meilleur moment pour les affronter. Fabrice Abriel est cependant confiant mais reste lucide : « On va à Milan sans complexe, oui. On ne dit pas qu’on va dominer le Milan et avoir 80% de la possession du ballon, mais on va jouer notre jeu. Il nous faudra la même insouciance que celle qu’on a eue à Lyon et contre Zurich à domicile. Il faut faire le même début de match, entrer sans calculer, imposer notre jeu, notre rythme… Et gérer les temps forts et les temps faibles. C’est ce qui fera la différence. Mais tout est possible à Milan. » Effectivement tout est possible. Espérons que les Marseillais ait la bonne idée de tout donné pour la qualification.

Fabrice Abriel

Cette journée nous promet de belles surprises.

Sébastien Béquerel

Les petits poucets

Posted by Surface On novembre - 23 - 2009

« Enfin un gros quatre à la française » nous gargarisions-nous durant toute l’intersaison et les premières joutes estivales… Seulement, après 14 journées de championnat, et une Ligue des Champions qui tient toutes ses promesses, c’est Auxerre, Lorient, Montpellier et Valenciennes qui tirent la couverture. Ces quatre clubs, dont la somme des budgets est inférieure de moitié à celui de Lyon, squattent les six premières places. Bienvenue au « petit quatre » !

Un clasico enroué

L’attraction de cette journée était à coup sûr le match OM-PSG de la 10ème journée de championnat reporté à ce vendredi 20 novembre pour de cause de grippe A. Mais cette rencontre n’a été une attraction que par son intitulé et la couverture médiatique qu’elle provoqua. Après les incidents survenus le 25 octobre dernier, la tension était davantage présente dans les rues de la cité phocéenne que sur le terrain. Un impressionnant dispositif de sécurité a été mis en place et quelques 1200 policiers ont permis à ce que cette journée ne se passe sans incidents majeures. Les 700 supporters parisiens ont donc pu rentrer sur la capitale sans encombre. Voici donc le seul point positif d’une soirée sans spectacle, qui fut pourtant, selon le parisien, le classico le plus cher de l’histoire (400 000 € au total pour les deux formations, entre affrètement en TGV et dispositif de sécurité). Sur le plan sportif, Paris n’a jamais réussi à inquiéter la défense Marseillaise si ce n’est sur une frappe en pivot de Melvut Erding dans la surface en première mi-temps. Le tournant du match intervient à la 25ème minute lorsque Heinze voit un coup franc d’Abriel finir sa course sur sa tête… Bousculé par Diawara, l’ancien parisien parvient à lober Coupet et inscrit ainsi l’unique but de la rencontre. Un but plein de réussite et de courage qui aurait pu toutefois être signalé hors-jeu… Mais la réelle polémique dont personne ne parlera est l’apparition de banderoles scandaleuses dans les tribunes du Vélodrôme. On pouvait lire, entre autres, dans le Virage Sud du côté des South Winners: « 3 ans sans Julien, 3 ans qu’on est bien » en référence au décès de Julien Quémener, survenu le 23 novembre 2006… Quand fanatique rime avec pathétique… Rien d’autre à se mettre sous la dent hormis la surpuissante frappe des 25 mètres de Mamadou Niang détournée par Coupet sur son montant droit en fin de 1ère mi-temps. Le reste de la rencontre fut une série de duels en milieu de terrain et d’actions prématurément stoppées. Les Parisiens, quant à eux auront subi durant toute la rencontre, incapables de porter le danger dans les 20 mètres adverses. Seule l’entrée en jeu de Ludovic Giuly à la 70ème minute a apporté un peu de mouvement au jeu parisien. Le score ne semblait pouvoir évoluer malgré dix dernières minutes pendant lesquelles les hommes de Kombouaré ont tenté vainement d’inquiéter une défense marseillaise bien en place. L’analyse d’Antoine Kombouaré inspire le dépit : « C’était vraiment très décevant, surtout les 25 premières minutes. On a été mangé dans les duels. Ça nous a plombé le match car on a perdu beaucoup de ballons. On n’a pas osé prendre nos responsabilités dans le jeu. On a subi. Ensuite, on a été mieux dans le dernier quart d’heure. » Avec 9 points pris en 9 matches et après 2 défaites consécutives, le technicien parisien ne décolère pas : « On dégringole au classement et on n’a pas le choix, il faudra gagner contre Auxerre. On a subi le défi physique, je suis en colère mais je ne vais pas toujours lever les bras au ciel comme contre Nice. » Désormais 13ème du championnat avec 16 points, les Parisiens accueillerons le samedi 28 novembre la formation Auxerroise… Qui est leader du championnat ! L’OM, quant à lui, remonte à la 7ème place avec 22 points.

Bordeaux et Lyon patraques

Cette 14ème journée fut marquée par la défaite des Girondins de Bordeaux à domicile face à Valenciennes (1-0), la meilleure équipe à l’extérieur… Signe du temps, cela faisait plus de deux ans que les supporters de Chaban Delmas n’avait pas eu le droit à une défaite. Rien de très étonnant, direz vous, car la formation girondine semble, depuis quelques matches, avoir perdu de sa superbe. Une seule statistique illustre ce propos : Les hommes de Laurent Blanc en sont à leur 4ème défaite en 6 matches de Ligue 1 ! La Ligue des Champions peut être une des causes de ce passage à vide tant les Bordelais ont fournis d’efforts pour obtenir leur billet pour les huitièmes de finale. Un mal pour un bien ? Toujours est-il que cette défaite ne pèse pas trop lourd du fait du match nul de Lyon en terre Grenobloise (1-1). La lanterne rouge a en effet, une semaine après avoir récolté son premier point face à Monaco, récidivé avec courage et panache face à des Lyonnais toujours aussi irréguliers. A 7 points du derniers reléguable, Grenoble peut-il croire en l’impossible ? Bordeaux et Lyon, malgré leur inconstance restent à la 2ème et 3ème place avec 25 points.

Le petit quatre en pleine santé

Auxerre est aujourd’hui le nouveau leader du championnat et symbolise à merveille l’actuelle tendance de quelques modestes clubs à caracoler en tête du classement, à jouer un football bien léché et à renverser les formations les plus fortunées de Ligue 1. Avec sa victoire 2-0 contre Monaco, Auxerre tient sa 7ème victoire consécutive et pérennise deux mois durant lesquels les hommes de Jean Fernandez ont bénéficié d’une grande réussite. C’est donc en leader qu’Auxerre se déplacera au Parc des Princes… Autres surprises, qui sont davantage à ranger du côté des confirmations, ce sont les victoires incontestables de Lorient à Saint-Etienne (2-0) et de Montpellier à Lille (2-0).

Ces deux clubs figurent aujourd’hui dans les 5 premières places. Le recrutement à outrance ne fait pas , pour l’instant, la différence. Ce serait plutôt le calendrier européen… D’ailleurs, ce mardi, Lyon se déplacera chez la Fiorentina et Marseille devra absolument gagner mercredi à San Siro pour espérer se qualifier pour les huitièmes. Ce même mercredi, Bordeaux accueillera la Juventus… Peut-être y aura-t-il plus de spectacle que le week-end dernier…

Vincent Ricau

Fist à la française

Posted by Surface On novembre - 19 - 2009

Le match le plus important de l’histoire du football français depuis longtemps a eu lieu hier. Et il y a beaucoup de choses à dire de ce match qui s’est soldé par une qualification française grâce à un coup de main de Titi Henry… douloureux pour les Irlandais.

Un non-match
Commençons donc par le positif. L’équipe de France est qualifiée pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud… Voilà pour les aspects positifs de ce match. Passons au reste !
Ne lésinons pas sur les mots, ce fut (une fois de plus !) un vrai calvaire de suivre ce match des Bleus, qui se sont (une fois de plus !) transformés en bleus pâles, voire grisâtre. La question que l’on se pose, c’est comment l’équipe de France a pu passer à côté de ce match d’une telle façon ? Traversant les 120 minutes comme des fantômes sans coeur, sans envie et sans orgueil. Des pantins en somme. Ou une équipe de pupilles, tétanisée dès que le ballon leur arrivait dans les pieds. L’enfer qu’on nous avait promis à Croke Park une semaine avant, c’est au Stade de France qu’on l’a connu. Les Français ont tout simplement été dominés, mangés, étouffés par des Irlandais qui, eux, ont montré une réelle envie de participer à la plus prestigieuse des compétitions. Et cela s’est vu dès les premières minutes. Les Diarra n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes, notamment Alou, qui n’a jamais réussi à s’imposer physiquement alors que c’est là qu’il aurait dû briller. Mais c’est surtout dans l’impact et l’attaque du ballon que la France a été chaotique. Sur les premiers ballons, les Irlandais étaient largement en avance, mais sur les deuxième voire même les troisièmes aussi. A aucun moment, la France n’a donné l’impression de vouloir se battre pour arracher la qualif’. Les Bleus n’allaient pas au duel. Pire encore, ils n’ont même pas essayé. Ils étaient tétanisés. Mais pourquoi ? Avant la rencontre, les joueurs et les membres de la Fédé se sont relayés pour demander aux supporters d’être présent à Saint-Denis et de les encourager, par peur de voir la marée verte de 2005 se déverser à nouveau dans les travées du Stade de France. Les supporters français étaient bien là, chauds comme la braise, prêts à s’embraser pour ce qu’allait leur offrir les joueurs. Malheureusement, les « stars » de l’équipe hexagonale n’ont rien offert (et c’est le moins que l’on puisse dire) à leurs supporters. On se demande d’ailleurs comment les sifflets ne sont pas arrivés plus tôt dans le match, tant le spectacle subit par les 60 000 français était insupportable à regarder. Comme l’a dit Lizarazu après la rencontre, ce match a été une catastrophe. Les hommes de Domenech ont été inférieur aux Irlandais dans tous les domaines, même au niveau technique, alors que ce n’est vraiment pas le point fort de ces joueurs d’Outre-Manche. Seul Hugo Lloris a réalisé une prestation remarquable, et donné, en mains propres, son ticket pour l’Afrique du Sud à chacun de ses coéquipiers. Car sans lui, Henry & Co n’auraient même pas eu le droit aux prolongations. Au moins une satisfaction…

Tous à la rue…
A part un très grand gardien qu’à-t-on vu côté français ? Un Gignac totalement dépassé par l’enjeu, ratant des contrôles inratables et choisissant toujours la mauvaise option, un Gourcuff, euh, comment dire ? Il était sur le terrain Gourcuff ? On a également vu un Squillacci (petite pensée pour Escudé, sorti au début du match) faire le poteau sur le but de Robbie Keane. Observons une petite pause sur ce but. Sagna se fait déborder, d’accord. Mais que fait le Sévillan ? Soit il se précipite sur Duff pour le contrer (ou au moins essayer), soit il serre le marquage sur le joueur qui est derrière lui (et qui soit dit-en passant est le plus gros danger adverse). Et bien le Toto, il n’a fait ni l’un, ni l’autre et est resté planté comme un piquet entre deux eaux et n’a pu que constater les dégâts. 1-0 et c’est logique au vu de cette première mi-temps. Ca devient même miraculeux quand on voit les parades que Lloris a effectuées devant Keane et Duff. On se dit alors que la deuxième mi-temps sera de meilleure facture. Raté ! Le match repartait sur les mêmes bases, et la France était toujours autant à l’Ouest. Aucune présence, et aucun impact, aucun jeu et aucune envie. Thierry Henry était aligné à gauche, mais n’y a jamais joué. Tant et si bien que ce côté a été délaissé pendant tout le match. Patrice Evra avait beau tenter quelques débordements, personne n’occupait le couloir pour l’épauler. Le Capitaine des Bleus préférant bouffer les espaces de Gourcuff, plutôt que de s’en tenir à son rôle. Pour conclure son match, Henry a donné la balle de l’égalisation à Gallas, après avoir contrôlé deux fois le ballon de la main… C’est beau ! Les Irlandais ont fait un grand match, et auraient mérité mieux, mais, le football est cruel. Tout le monde aimerait bien pouvoir dire du positif de cette équipe, de ce match. Mais c’est tellement difficile. L’attente était telle autour de ce match crucial, que voir un tel camouflet ne peut que décevoir les amoureux du ballon rond. Avec Lloris, on peut souligner également la grosse deuxième mi-temps de Nicolas Anelka, qui s’est démené pour créer le danger, conserver le ballon et a failli offrir le but de la victoire a Sydney Govou qui a inexplicablement envoyé le ballon dans les airs, alors que le but était grand ouvert. Cela reste anecdotique bien sûr, mais l’honneur aurait été sauf si les Bleus avaient eu la bonne idée de marquer un deuxième but.

Raymond Domenech

Un coaching incompréhensible
Ca faisait longtemps qu’on avait pas parlé de Raymond et de sa tambouille (on ne peut décemment pas parler de tactique). Depuis quelque temps, plus personne ne disait rien sur la tactique de Domenech. Ca fonctionnait à peu près donc bon… Mais là, ça n’a pas marché du tout. Comment dire les choses clairement ? Anelka et Henry sont des A-TTA-QUANTS, et pas des ailiers. Dès lors s’obstiner à les faire jouer chacun respectivement dans le couloir droit et le couloir gauche relève du non-sens. D’ailleurs il n’y avait pas vraiment de côté, puisque les deux hommes étaient pris d’une irrésistible envie de repiquer dans l’axe. Gignac était aligné en pointe mais, avec tout le respect que l’on doit au joueur et à son club, il ne joue qu’à Toulouse et n’a jamais fait de matches de haut niveau digne de ce nom. Dur pour lui, mais Benzema n’est même pas allé s’échauffer, et donc n’est pas rentré. Préférer un gars qui joue à Toulouse à un gars qui est titulaire au Real de Madrid, il y a quand même un problème. Et ne pas le faire rentrer, relève de la faute professionnelle. A part ça, des remplacements plutôt cohérents, avec l’entrée de Govou et le repositionnement d’Anelka dans l’axe. Et on peut le dire, avec l’entrée de Malouda, c’était du grand n’importe quoi, et il n’y avait plus aucune cohérence.

En bref, un match à oublier très vite, une équipe de France à la ramasse, un but égalisateur entaché d’une double main, et une qualification miraculeuse pour la Coupe du Monde, c’est ce qu’on retiendra d’une soirée cauchemardesque.
Sébastien Béquerel

81’s Playlist by Tex

Posted by Surface On novembre - 18 - 2009

Début des années 1980. Bouillonnement créatif au sein de l’univers musical. New wave, rock et funk fusionnent, s’entrechoquent, brisant ainsi les frontières des styles. À New-York, on découvre le hip-hop culture nee uptown. En Angleterre, les tribus se multiplient : new wave, cold wave, neo-romantique, ska, revival rockabilly. 1981, c’est aussi l’année de  naissance du walk-man qui va révolutionner la manière d’écouter de la musique.

Ecoutez la playlist: 81’s playlist by Tex

Tex

Phoenix

Posted by Surface On novembre - 18 - 2009

Bien occupé entre sa vie américaine aux côtés de sa compagne, la réalisatrice Sofia Coppola, et la vie de tournée, le chanteur de Phoenix, Thomas Mars, reste fidèle à son club de coeur : le PSG.

Phoenix

En place depuis plus d’une décennie, le quatuor versaillais phoenix s’exporte avec son nouvel opus « Wolfgang amadeus phoenix », n’hésitant pas à venir titiller la concurrence indie-rock de l’autre côté de l’atlantique. passionné de football et supporter du paris saint-germain, thomas évoque pour nous ses souvenirs de ballon rond : des vignettes panini au fc chesnay en passant par les tacles «sonores» de Jean-Marc Ferreri…

La passion du foot, c’est venu comment chez toi ?
À la base, c’est mon grand frère qui me l’a transmise. Il est plus âgé que moi de neuf ans, il allait souvent au Parc des Princes et aussitôt rentré à la  maison, il me racontait les matches. C’était magique. Je l’enviais beaucoup, j’avais hâte qu’il m’emmène avec lui. J’ai commencé à m’y mettre vers l’âge  de huit ans avec la collection Panini de 84. C’était une vraie passion. Je me pointais en classe avec mes paquets de vignettes dans mon cartable. Le meilleur moment, c’était la récréation, le préau se transformait en braderie à vignettes Panini. Je me souviens que je n’arrivais pas à me défaire de quelques attaquants brésiliens que j’avais en quadruple (rires).

En tant que supporter du psg, faisais tu des déplacements ?
ça m’arrivait parfois. J’en garde encore aujourd’hui de bons souvenirs et beaucoup d’anecdotes. Je suis allé à Auxerre, à l’Abbé-Deschamps. Je trouvais ce stade paisible, très bucolique. On entendait tout ce qui se passait : les coups de tête, les engueulades entre joueurs, les conseils énergiques de Guy Roux qui semblait scotché à son banc de touche et surtout, les tacles de Jean-Marc Ferreri qui résonnaient dans tout le stade. Quelques semaines  plus tard, je suis parti avec mon frère et des copains à Marseille pour un classique OM-PSG. Le résultat avait été sévère et sans appel: Marseille nous avait mis un bon 3 à 0. À la fin du match, je me retrouve dans les couloirs des vestiaires du Vélodrome, ça poussait derrière moi et puis, au lieu de me retrouver dans le vestiaire parisien, je m’aperçois que le mouvement de la foule m’entraîne inexorablement vers celui des marseillais. J’ai réussi tant bien que mal à rebrousser chemin et à éviter la honte du serrage de paluches  aux vainqueurs du PSG (rires).

Penses-tu que dans les années à venir, Paris peut accueillir deux équipes de football de haut-niveau ?
À Londres, il y a plusieurs grosses écuries qui évoluent en première division, comme Arsenal ou Chelsea. À Paris, ça ne prend pas ! Il faudrait qu’un milliardaire russe injecte plusieurs millions d’euros dans un club francilien comme le Red Star ou le Paris FC… Mais bon, ce n’est pas encore fait.

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