Pilier du système défensif rennais, sélectionné en équipe de France à plusieurs reprises, Rod Fanni conjugue son amour du ballon rond avec sa passion pour la musique. Et depuis que l’ancien Niçois fait office de DJ dans les vestiaires du club, Rennes se porte plutôt bien.

COMMENT SE SONT PASSÉS TES PREMIERS PAS DANS LE FOOT ?
J’ai commencé par le foot en salle. C’est grâce à ça que j’ai pu exploiter mon potentiel et que je suis devenu compétiteur. J’ai la chance d’avoir grandi dans un quartier où il y avait pas mal de bons jeunes joueurs. Nous avons notamment été plusieurs fois champions de France. De mon côté, je faisais mes études en parallèle car je ne pensais pas poursuivre dans le foot. Mais il est arrivé un moment où je ne pouvais plus concilier les deux.
EN QUOI LA PRÉPARATION D’UN DÉFENSEUR DIFFÈRE-T-ELLE DE CELLE DES AUTRES POSTES ?
Tout le groupe est très uni mais c’est vrai qu’on se regroupe pas mal entre défenseurs. On n’a pas la même mentalité que celle d’un milieu de terrain, par exemple, qui est plutôt un animateur et un créatif. Il faut qu’on se monte un petit peu la tête entre nous, comme des combattants. Pour ce qui est de la préparation, l’entraîneur nous fait bosser les automatismes défensifs au moins une ou deux fois par semaine en fonction des caractéristiques de nos adversaires.
COMMENT AS-TU RÉAGI A L’ANNONCE DE TA PREMIèRE SéLECTION EN ÉQUIPE DE FRANCE ?
J’ai d’abord pris ça comme une blague. Je pensais qu’on se foutait de moi. Puis j’ai eu la confirmation en allant vérifier sur le net. Cette sélection fut une grande surprise et un grand bonheur, parce que je vivais une période de transition assez délicate. La sélection du Bénin était en effet derrière moi depuis un certain temps, j’avais un peu de mal à jauger, et j’ai finalement fait mon choix.
C’EST UNE PRESSION PARTICULIÈRE DE JOUER SOUS LE MAILLOT BLEU?
Forcément. Je l’ai ressentie mais j’ai trouvé qu’intégrer le groupe France a été très facile. Je me suis vite adapté et les joueurs ont été super cools. Etre épié, surveillé, c’est par contre beaucoup moins évident. Quoi qu’on fasse et quoi qu’on dise, on doit toujours faire attention car tout peut être mal interprété. On essaie de s’isoler en fait.
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