Marouane Chamakh

Posted by Surface On juin - 23 - 2010

Quel sera son prochain club ? Arsenal ? Liverpool ? Le futur départ de Marouane Chamakh est devenu un feuilleton médiatique à rebondissements. Le Franco- Marocain souhaite quitter Bordeaux à la fin de la saison et préserve le suspense sur sa future destination. Arrivé à maturité grâce à Laurent Blanc, l’attaquant chéri des Girondins se concentre malgré tout sur les défis d’une équipe de plus en plus ambitieuse. Pour lui, l’avenir se conjugue au présent.

Le soleil est couché depuis quelques minutes lorsqu’une longiligne silhouette se présente dans le hall du Regent Grand Hotel de Bordeaux. Malgré la fatigue dûe à une coriace séance d’entraînement, Marouane Chamakh transpire la décontraction et le bien-être lorsqu’il débarque dans le prestigieux palace. Il est ici chez lui, dans une ville, une ambiance, un style de vie qu’il connaît par coeur. Durant la séance photo au parfum so british, une famille marocaine ne peut s’empêcher de lui demander d’immortaliser sa présence, peut-être bien consciente qu’il s’agit là de ses derniers mois sur les bords de la Garonne.

Fidèle aux Girondins de Bordeaux depuis l’âge de 16 ans, Marouane Chamakh a connu dans cette ville joies et désillusions, pour finalement atteindre l’an dernier la plus haute marche du championnat, détrônant un Lyon hégémonique. Régulier et efficace, ce joueur étrangement altruiste pour un attaquant de pointe a pris une dimension supplémentaire depuis l’arrivée en 2007 de Laurent Blanc et de son homme de terrain, Jean-Louis Gasset. « Ce n’est que du bonheur depuis trois ans. Mes quatre premières années en pro se sont bien passées mais elles furent stériles au niveau du palmarès. Là, je gagne des titres et j’y ai vraiment pris goût. » Comme il l’avait déjà annoncé il y a un an dans les colonnes de Surface, le moment est donc venu pour lui de partir l’esprit léger vers d’autres cieux, avec le sentiment du devoir accompli. « Ma priorité, c’est de goûter à la Premier League. Peut-être cet été : j’arrive en fin de contrat en 2010. Partir à la fin de la saison, ça permettrait au club de toucher de l’argent », nous confiait-il en février 2009. Depuis plus de six mois, tout s’est accéléré. L’affaire Chamakh alimente les colonnes de la presse sportive des deux côtés de la Manche.
Un mal pour un bien

Peu habitué à un tel déferlement médiatique, Marouane Chamakh s’en étonnerait presque. « Il y a une focalisation sur mon cas mais c’est normal du fait de mon statut contractuel. Il m’a vraiment fallu faire abstraction de tout ça ». Parfois maladroit face aux journalistes, il se réserve désormais le droit de ne plus communiquer jusqu’à la fin du mois de mars, après le fatidique match retour des huitièmes de finale de la Ligue des Champions face à l’Olympiakos. « Si on parle de moi dans un futur club, ce ne sera pas évident car je suis encore bordelais jusqu’à la fin de la saison,j’ai des obligations. Je souhaite rester en retrait vis-à-vis de tout ça pour me focaliser sur les enjeux du club, sur le terrain. Je déciderai seul d’annoncer mon départ quand bon me semblera. Vers la fin mars je pense. Mais je ne serais plus bordelais, c’est une certitude. » Bordeaux caracole en tête du championnat, et s’est hissé en finale de la Coupe de la Ligue. Son fidèle buteur, déjà auteur de huit réalisations en L1 depuis le début de la saison, se consacre aujourd’hui entièrement à bonifier sa dernière année girondine. Même si ses doléances sont claires. « Je vais émettre le même souhait que l’année dernière, c’est à- dire partir. J’assume et je ne le dis pas trois jours avant la fin du championnat. Je ne vais pas changer d’avis du jour au lendemain. Maintenant, ce qui est sûr, c’est que je veux finir en beauté, encore plus que l’année passée. L’été dernier, je n’ai pas pu partir alors que je le voulais. C’est un mal pour un bien car on a de grands défis à relever. Je ne regrette rien, au contraire.»

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Yoan Gouffran

Posted by Surface On août - 12 - 2009

D’un habile coup de tête lors de la toute dernière journée, il a offert le titre de champion de France à son club: Bordeaux. Le symbole d’une fin de saison réussie après une année pas toujours facile. Si Yoan Gouffran a grandi, c’est parce qu’il s’en est donné les moyens.

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TU ES ORIGINAIRE DE GUADELOUPE. QUEL RAPPORT ENTRETIENS-TU AVEC CETTE ILE ?
J’adore y aller ! Je suis né en région parisienne mais j’ai vécu en Guadeloupe  durant les trois premières années de ma vie. J’essaie d’y aller le plus souvent  possible: ma grandmère vit là-bas, tout comme mes oncles et mes tantes. Ça fait bien trois ans que je n’y suis pas retourné mais j’espère y aller  très vite ! Tout le monde est toujours super content de me voir, les gens me  félicitent parce qu’ils me regardent à la télé et que ça marche bien pour moi.

TU N’AS POURTANT JAMAIS JOUÉ EN SÉLECTION GUADELOUPÉENNE…
Non, c’est vrai. Ronald Zubar m’en a parlé une fois mais je n’étais pas trop  intéressé. Pas parce que je ne suis pas attaché à la Guadeloupe mais plutôt  parce que j’ai grandi en France. Je comprends le créole mais je ne le parle  pas. Il faut prendre l’accent et comme je suis un peu timide, je n’aime pas  trop ! Et puis, je préfère me concentrer sur mon club pour le moment. Un  jour peut-être que j’accepterai de porter le maillot guadeloupéen pour faire  plaisir aux gens. Mais plus tard.

D’OÙ VIENT CETTE PASSION POUR LES VOITURES ?
C’est venu comme ça. Au départ, je n’aimais pas spécialement ça. Et puis une  fois que tu en as une, tu la regardes, tu la trouves bien. J’ai déjà changé  de voiture six ou sept fois. C’est l’équipement qui m’intéresse, plus que la  vitesse. Déjà, les vitres teintées, j’adore. Si une voiture n’a pas les vitres  teintées, je ne la prends pas (rires). Après, c’est bien qu’elle aille vite mais  maintenant, tu ne peux plus trop rouler. Et puis, c’est dangereux. Un accident est vite arrivé.

QUE PENSES-TU DES FOOTBALLEURS QUE L’ON RETROUVE DANS LES PAGES FAITS DIVERS ?
Ça peut arriver. Je ne suis pas un saint non plus. L’alcool, faut faire attention  aussi. Si je conduis, je ne bois pas. Et puis c’est vrai qu’on a une image à  donner aux jeunes aussi. Rester poli, essayer de bien se comporter, c’est  super important. Rigoler avec eux aussi. C’est bien d’essayer de discuter un  moment avec les jeunes supporters. Il faut donner ce qu’on aimait recevoir  lorsqu’on était enfant. Quand j’étais gamin au Red Star, j’ai eu la chance de  voir Steve Marlet qui était venu m’entraîner. C’est un super souvenir.

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Cédric Carrasso

Posted by Surface On juillet - 28 - 2009

Gravement blessé en 2007  alors qu’il était le gardien titulaire de l’Olympique de Marseille, Cédric Carrasso a dû repartir à zéro. Parti à Toulouse, le portier de 27 ans a si bien relevé son défi personnel qu’il a été appelé en équipe de France et transféré chez les Girondins de Bordeaux.

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Jouer à ce poste, c’est un monde à part…
On est différent à tous les niveaux. On ne travaille pas pareil, la gestion du corps n’est pas la même. Et on n’a pas le même maillot sur le terrain (rires). On a aussi une mentalité à part. Plus calme, plus posée mais un peu plus extravagante par moment. Le gardien a toujours des réactions bizarres, un peu insensées. Il fera toujours rire les autres joueurs. On est dans notre monde, en fait.

Les gardiens sont souvent beaucoup plus fidèles à leurs clubs que les joueurs de champ…
Un goal, soit ça joue, soit ça ne joue pas, à la différence des joueurs de champ. Si tu es bien dans ton club, tu ne vas pas partir pour chercher un peu de temps de jeu, ça n’existe pas. Le gardien, c’est tout ou rien. Donc on est obligé d’être beaucoup plus réfléchi dans ce genre de décisions.

Quelle est ta satisfaction en tant que gardien ?
Plus jeune, c’était de faire mon match, ne pas prendre de buts, ne pas faire d’erreurs, réussir un arrêt ou deux, regarder ma note dans le journal… Aujourd’hui, ça a beaucoup changé. Avec les grosses blessures, on évolue. Maintenant, j’ai seulement envie de prendre du plaisir tous les jours et d’accompagner ce groupe jeune, essayer de leur donner un peu de l’expérience que j’ai connue dans un grand club. Je n’ai pas la science infuse mais j’essaie de transmettre ce que j’ai appris.

Pendant une saison (2001/2002), Tu as joué en Angleterre à Crystal palace. Qu’y as-tu appris ?
L’anglais, déjà (rires). Je suis tombé dans un club extraordinaire, en D2. Il n’y avait aucun Français. J’ai vécu à l’hôtel pendant pratiquement huit mois. Et j’ai rencontré des gens fantastiques. En Angleterre, les joueurs sont moins bien formés qu’ici. J’en ai vu certains qui avaient un niveau moyen, genre troisième ou quatrième division française, mais qui soulevaient des stades de 45000 personnes rien que par l’envie et la fougue. Il n’y a pas de différence entre les stars et les autres. Celui qui se défonce le plus joue. L’état d’esprit est génial. Et puis, tout était nouveau, j’ai adoré. Une grande ville comme Londres, c’est super. Depuis ce passage, je me suis toujours dit que j’aimerais y retourner.

Quel rapport conserves tu avec Marseille ?
Dans ce club, tout le monde m’a vu grandir. Mon meilleur ami travaille dans le staff technique. J’ai beaucoup de monde au téléphone: l’entraîneur Eric Gerets, des joueurs… Et puis j’ai ma maison là-bas et j’y vais assez souvent. J’aurai toujours l’impression de devoir quelque chose à l’OM. Si un jour l’opportunité se présente, assez tôt pour jouer ou plus tard pour aider les jeunes, j’y retournerai avec plaisir.

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Souleymane Diawara

Posted by Surface On mai - 4 - 2009

Passé par le Havre, Sochaux, puis par le club anglais de Charlton, Souleymane Diawara s’impose désormais comme le pilier de la défense bordelaise. Véritable rempart, l’international sénégalais se paie parfois le luxe de marquer des buts décisifs, à l’image de son geste technique contre le PSG en Coupe de la Ligue.

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Souleymane porte un jean et un tee shirt Dolce&Gabbana

TON PASSAGE EN ANGLETERRE T’A PLU ?
Tout le monde pensait que signer à Charlton serait pour moi une erreur car c’était une équipe promue qui est directement redescendue en deuxième division. On a dit que jouer là-bas me ferait régresser, ce qui n’a absolument pas été le cas. À Charlton, je me suis éclaté et j’espère, pourquoi pas, pouvoir un jour retourner en Angleterre.

QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE L’ANGLETERRE ET LA FRANCE ?
Le jeu va beaucoup plus vite et les Anglais sont beaucoup plus agressifs. C’est une autre mentalité : il faut toujours aller de l’avant, marquer, gagner. Et puis le public est toujours derrière vous. Même si vous perdez 4-0, ils continuent de chanter. L’ambiance dans les stades est sans commune mesure. Nous étions classés dans les trois derniers et le stade était toujours complet.

TU ES L’UN DES PREMIERS jOUEURS À ÊTRE PASSÉ EN COMMISSION DE DISCIPLINE. QU’EN PENSES-TU ?
Je trouve cela un peu contradictoire. D’un côté, on ne veut pas d’arbitrage par vidéo, mais de l’autre on fait du visionnage après match. Ce n’est pas logique. Quand il y a des faits qui sont susceptibles de changer le cours d’un match, on ne revient pas dessus. Alors qu’on le fait pour autre chose.

QUAND EST-CE QU’UN PAYS AFRICAIN VA GAGNER UNE COUPE DU MONDE ?
On a des talents, tout ce qu’il faut, mais il y a toujours des petits détails qui font qu’on ne peut pas encore gagner une Coupe du Monde. L’Afrique est mal organisée. On ne te paye pas tes primes, tu ne reçois pas tes équipements etc… En France, on fait en sorte que tu ne penses qu’au foot. Maintenant au niveau du style de jeu, on n’a rien à leur envier, même si niveau expérience, les Européens sont largement en avance sur nous.

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Marouane Chamakh

Posted by Surface On mars - 12 - 2009

Chouchou de la sélection marocaine, Marouane Chamakh, à tout juste 24 ans, balade sa coupe tektonik sur les pelouses de Ligue 1 depuis déjà un bon moment. Toujours avec  le maillot bordelais collé au cœur, avant de se laisser peut être séduire par le chant des sirènes britanniques ?

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Marouane porte une veste façonnable, un polo Dolce & Gabbana et une montre Hublot

A quel moment comprends-tu que tu as le potentiel pour devenir pro ?
En intégrant le centre de formation. A Bordeaux en plus, mon club de coeur. J’étais aussi heureux que lorsque je suis passé pro. A ce moment-là, on prend conscience de beaucoup de choses. Je me suis dit qu’en travaillant très dur, je pouvais faire quelque chose. Tout s’est joué durant la première année. En moins de 17 ans, j’ai fait une très bonne saison et on finit en finale de Championnat de France où l’on perd contre le Metz d’Adebayor.

Pourquoi avoir accepté la sélection d’un pays dans lequel tu n’as jamais vécu ?
Quand la possibilité d’intégrer la sélection marocaine s’est présentée, il fallait que je me décide vite. J’avais déjà joué avec l’équipe de France des moins de 19 ans. J’avais 18 ans, j’ai pesé le pour et le contre. Le Maroc, c’est ma culture, mes parents, mes origines. Je connaissais peu ce pays, j’y allais trois semaines tous les deux ans pendant les vacances. C’est avec la sélection que j’ai vraiment découvert le Maroc, et j’y ai passé des moments exceptionnels. Je ne regrette rien.

On te l’a souvent reproché : tu marques peu. As-tu renoncé à devenir un jour un vrai buteur ?
Je n’ai jamais changé mon style de jeu. Je sais que c’est un domaine dans lequel je peux progresser. En tant qu’attaquant, je dois marquer plus et ça ne me suffit pas de me dire que je compense par beaucoup d’efforts. Je travaille à être plus égoïste. Et quand j’y arriverai, je ferai très mal.