Prêté par Rennes le temps d’une saison, Daniel Moreira nous a prouvé qu’il avait plus d’un tour dans son sac, en participant à la montée en force de Grenoble. A se demander si, au final, l’avenir de la Ligue 1 ne se trouvait pas chez les joueurs d’expérience, au service des petits clubs.

Daniel porte un blouson Diesel
L’épopée rennaise, tu l’as vécue comme un purgatoire, un enfer…
Oui, et tout ce qu’on peut trouver comme synonyme pour la décrire. Cela a été hyper dur car on attendait beaucoup de moi. Il y a eu un transfert assez élevé donc j’étais attendu au tournant. Même si on a fini 4ème, puis 6èmeétait pas le mien. J’ai joué une fois devant, et puis c’est tout, donc j’estime qu’on ne m’a pas donné la chance que certains joueurs ont eue pendant une saison. l’année d’après, ça n’a pas bien collé, car on me faisait jouer à un poste qui n’
Quand on se trouve dans cette situation, on est dans quel état d’esprit ?
On est avant tout résigné, surtout qu’il y a des joueurs qui pensaient que ça n’était pas normal, qu’il fallait que je joue. À Rennes, ça se passait difficilement, que ce soit avec moi ou d’autres. Sylvain Wiltord était dans ce cas, Cheyrou aussi. On travaillait dur aux entraînements, mais il n’y avait jamais de résultat. On était jamais titulaire le samedi.
Quel regard portes-tu sur le milieu du foot ?
Un monde un peu cruel, dans le sens où j’ai connu de bons moments mais aussi des mauvais. Après mêtre fait critiqué pendant deux ans à Rennes, je peux dire que j’ai vu les mauvais côtés du foot. Il y a eu des choses un peu gratuites, mais je ne suis pas revanchard, pas du tout. Quand je suis sur un terrain, je reste comme un gosse. J’essaye de faire plaisir à l’équipe, et du moment qu’elle gagne, le reste, franchement, je m’en fous.
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