Kévin Monnet-Paquet

Posted by Surface On août - 12 - 2009

A 20 ans, Kevin Monnet-Paquet, international espoir, a déjà la tête solidement vissée sur les épaules. Formé au club depuis l’âge de 14 ans, il a connu, la saison passée, la détresse d’une relégation. Cette année, le jeune homme s’est imposé au sein de la formation sang et or et se prépare, en toute décontraction, à retrouver la Ligue 1.

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Le fait d’évoluer en Ligue 2 t’a t-il permis, selon toi, de progresser plus rapidement ?
Si on avait été en Ligue 1, je ne sais pas si j’aurais joué une trentaine de matches comme je l’ai fait cette année. Beaucoup de très bons joueurs sont partis lorsqu’on a été relégués. Personnellement, avec le recul, je me dis que c’est un mal pour un bien. J’ai pu acquérir de l’expérience et j’ai eu la chance d’avoir la confiance de l’entraîneur et du staff. Ça m’a permis d’enchaîner les matches.

Où te sens-tu le mieux sur le terrain ?
Je suis pas encore prêt pour jouer avant-centre, pour assumer tout seul le rôle d’attaquant de pointe. Je préfère jouer sur les côtés ou en soutien quand on joue à deux devant. Cette année, on a joué souvent en 4-3-3, on a beaucoup permuté mais j’ai une petite préférence pour le côté droit.

Cela fait quoi de jouer dans un stade comme bollaert ?
Je pense que c’est un des cinq plus beaux stades de France, de par sa capacité mais surtout ses supporters et l’ambiance. La moyenne d’affluence  cette année, c’était autour de 30 000 et 40 000 pour les deux dernières journées. En France, c’est presque du jamais vu, l’ambiance y est extraordinaire. Et puis les gens sont simples, ils ne sont pas collants, il y a un grand respect entre nous. Le fait que je vienne du centre de formation joue aussi.

Un joueur qui te faisait rêver…
Comme pas mal de jeunes, j’imagine, Thierry Henry (à qui beaucoup le comparent, ndlr). Mais le premier joueur qui m’a vraiment marqué, c’est Jay Jay Okocha. Déjà, pendant la Coupe du Monde 1998, il avait été impressionnant, puis avec son arrivée en France, il a amené son côté fantaisiste, ses dribbles qu’on ne connaissait pas et ses frappes de 40 mètres
dans la lucarne. C’était vraiment un grand joueur.

[...]

Lens et Reebok, l’autre côté

Posted by Surface On juillet - 3 - 2009

Hier, nous vous présentions la version officielle du voyage de presse organisé par Reebok, à l’occasion de la présentation des nouveaux maillots du Racing Club de Lens. Mais ce côté sérieux et un peu ennuyeux est sublimé par d’autres aspects, beaucoup plus divertissants ceux la. Car les coulisses d’un voyage de presse font partie intégrante de ce genre d’évènement. Et ne nous le cachons pas, beaucoup y voient l’occasion de rencontrer des gens mais aussi de se détendre et profiter de tous les avantages qui sont proposés.

Arrivée au pays des Ch’tis

Le rendez-vous est donné sous le panneau des départs de la Gare du Nord, à Paris. Le signe de ralliement ? Un homme avec un sac et un T-shirt Reebok. Après avoir salué notre « guide », il ne nous restait plus qu’à attendre l’arrivée des retardataires. Dans ce genre de déplacement, certains restent à l’écart, lunettes Ray Ban sur le nez, prenant les gens de haut (malgré leur petite taille). Et oui, on aura vite reconnu M. Pataluil. Dans le train, l’ambiance est plutôt calme. Les mentons piquent dangereusement vers le bas, malgré la volonté affichée du contrôleur à mettre de l’ambiance. Après un peu plus d’une heure de trajet, nous arrivons en gare de Lens. L’engouement populaire pour le foot nous arrive en pleine face. Les Lensois présents devant la gare, ne se font pas prier pour arracher les maillots accrochés par l’équipe de Reebok. Tout cela est très bien goupillé. Le bus est déjà là, prêt à nous emmener dans l’antre de Lens, l’endroit le plus animé de la ville : le Stade Bollaert. Car, faut-il le souligner, 400m à pied pour un journaliste sportif, non-sportif, c’est le marathon de New York. Quatre cent mètres plus tard donc, le stade nous tend les bras. Nous sommes d’abord très surpris du nombre important de supporters ch’tis qui se sont déplacés pour l’inauguration du nouveau maillot (évènement plutôt anodin si on y réfléchit deux secondes).

Conférence sportive et économique

La salle de presse nous attend pour une conférence des plus intéressantes. D’abord, le président Gervais Martel commence par aborder l’aspect sportif avec Jean-Guy Walemme. Outre en apprendre un peu plus sur les objectifs fixés pour la future saison, l’intérêt majeur est d’écouter les répliques cinglantes des protagonistes aux journalistes. Gervais Martel et sa verve légendaire ont su mettre un peu de piquant dans les débats. Les journalistes qui font de la critique acerbe leur fond de commerce sont pris à leur propre piège. Le président lensois n’hésite pas à lancer des pics à qui veut les recevoir. À la question : « est-ce que Lens joue le maintien ? » la réponse est tranchante : « vous, vous auriez mieux fait de vous cacher derrière une plante ! » Cela a le mérite de réveiller l’assemblée avant de déboucher sur la deuxième partie de la conférence : le partenariat avec Reebok.Certains journalistes, ayant obtenu ce dont ils avaient besoin, commençaient à se lever, oubliant presque la deuxième partie de la conférence. Et non messieurs, on reste jusqu’au bout !

Lors de cette présentation les représentants de Reebok s’attachent à effectuer un rapprochement entre la marque et le club. Pour illustrer les propos tenus, l’assemblée a droit à un défilé des plus élégants mettant en scène deux des joueurs de l’effectif. Le troisième mannequin s’avère être un monsieur aux cheveux blanc dressés sur la tête, et qui a fait frémir le président du RCL « Je l’ai vu arriver et j’ai cru que c’était un de nos joueurs… j’ai eu peur. » La bonne humeur est de mise… Après s’être hydraté et avoir obtenu notre exemplaire du maillot lensois (poêles à bois !), c’est l’heure de l’entraînement public. Une pause tabac s’impose malgré tout. Et c’est dans ces moments là que l’on peut avoir le droit à quelques infos croustillantes. Gervais Martel est là, et commence à se lâcher sur quelques sujets intéressant notamment sur le cas Dindane. On apprend ainsi que l’ivoirien est très proche du président des Sang et Or, qui le considère même comme son fils. Trois clubs européens seraient intéressés par son profil. Nous n’en sauront pas plus, si ce n’est que Martel a bien l’intention de faire une belle affaire si son protégé venait à partir. Discussion instructive, mettant en scène M. Pataluil (encore lui) qui a la prétention de mieux connaître les joueurs du RC Lens que leur propre président !

L’entraînement public

L’entraînement était suivi de la traditionnelle séance d’étirements sous le soleil du Stade Bollaert.

L’entraînement était suivi de la traditionnelle séance d’étirements sous le soleil du Stade Bollaert.

Place maintenant à ce fameux entraînement. Là, il est difficile de penser que ce genre de « spectacle » intéresse quelqu’un. Et pourtant… Près de 5000 supporters lensois étaient là pour applaudir leur équipe. Jeux avec le ballon ou sans, l’immersion dans le quotidien de ces footballeurs est totale. Nous avons même eu le droit à une séance d’étirements sensationnelle orchestrée de main de maître par Frederic Mankowski, le kiné et préparateur physique de Lens. Interview protocolaire et rond de jambes terminés, la partie la plus attendue par tout le monde se rapproche à grands pas : le buffet/bar/concert, organisé par le club et la marque. Mais d’abord, il s’agit d’inaugurer la boutique officielle du RC Lens. Là encore, les supporters sont au rendez-vous pour s’offrir le nouveau maillot du club. Une visite plus qu’éclaire qui nous a permis de découvrir les milliers de produits dérivés du club Sang et Or, et débouchant sur le moment tant attendu.

La frite est de la partie

Avant le barbecue, le Président du RC Lens et le maire de la ville remerciaient tous les protagonistes de l’opération.

Avant le barbecue, le Président du RC Lens et le maire de la ville remerciaient tous les protagonistes de l’opération.

Bien sûr avant de se faire plaisir, il faut assister à un discours de remerciement de Gervais Martel et du Maire de Lens qui, par ailleurs, avait l’air d’avoir chaud aux étiquettes. Le chalet mitoyen de la boutique propose à la presse et aux personnels du club, un barbecue arrosé par de la bière à volonté (avec modération bien sûr) et accompagné par les frites de la friterie Momo. Et là, grand moment. Il s’avère que Momo n’est autre que LE Momo de la friterie de Bienvenue chez les Ch’tis. Nous ne pouvions pas passer à côté de cette occasion et avons réalisé une interview de ce Ch’ti atypique inconditionnel du RC Lens. Après cette rencontre surprenante, les premières mesures du concert commencent à se faire entendre. Dévorant les frites de Momo goulument, profitant du magnifique temps qui a sévit lors de ce séjour, nous écoutons les reprises effectuées par un groupe local. Vers 22H, les pauvres ne jouaient que pour eux-mêmes, le chalet étant composé uniquement des serveuses qui commençaient à ranger le matériel. Seuls spectateurs restants, nous sommes rejoints par le très sympathique organisateur de ce voyage qui nous invite à regagner la dernière navette, reliant le stade à notre hôtel.

Et voilà. Le périple est fini. Nous garderons un très bon souvenir de ce voyage de presse, où nous avons rencontré un club très familial, que ce soit au niveau des supporters, des joueurs, que des dirigeants et du personnel. L’accueil qui nous a été réservés fut royal. À quand la prochaine ?

Lens en Ligue 1, un invité de marque

Posted by Surface On juillet - 2 - 2009

Mardi 30 Juin, c’est la date du lancement, en grandes pompes s’il vous plait, de la saison lensoise. Reprise de l’entraînement au stade Bollaert, présentation d’un nouvel (et inédit) équipementier et donc d’un nouveau maillot, et conférence de presse pour annoncer la couleur : les Sang et Or reviennent dans l’élite avec humilité et ambitions. Une opération de communication à la hauteur de l’évènement, Reebok vient de signer un juteux contrat de 5 ans avec le RC Lens, et rentre ainsi dans la grande famille du football français.

Le soleil frappe fort sur le chef lieu du Pas de Calais. Pas un nuage ne vient perturber cette journée qui mobilise toute une population, toute une région. Car, est-il encore la peine de le préciser, le football est ici au cœur de toutes les passions. Rares sont les villes où l’intérêt pour le club y est aussi prononcé et assumé. Pas besoin d’avoir les mirettes à l’affût pour s’en rendre compte. Sur le parvis de la gare de Lens, située à deux pas du stade Bollaert, le ton est donné. Un millier de tee-shirts et 150 maillots du club tout fraîchement imprimés aux couleurs du nouvel équipementier ont été disséminés à travers la ville. Cela donnait l’occasion d’assister à des scènes plutôt cocasses et réconfortantes de simplicité : des supporters sautant et utilisant divers ustensiles pour décrocher ces maillots avant de les enfiler fièrement. Cette étape passée, tous direction le stade Bollaert pour un entraînement ouvert au public.

La foule était au rendez-vous pour cette journée "portes ouvertes". Plus de 5000 supporters ont répondu à l'invitation pour l'entraînement public au stade Felix Bollaert

La foule était au rendez-vous pour cette journée "portes ouvertes". Plus de 5000 supporters ont répondu à l'invitation pour l'entraînement public au stade Felix Bollaert

Reebok met le Paquet

La marque, rachetée par Adidas il y a maintenant 4 ans de cela, s’est offert pour la première fois un club de football français comme vitrine. Jusqu’alors, seuls les clubs de Cologne et de Bolton étaient affiliés avec la marque de l’antilope. Pas de plus belle occasion pour organiser une large opération de communication pour le lancement du nouveau maillot. Rabillés de la tête au pied jusqu’à fin 2014 minimum, le club Lensois met ainsi un point final à sa collaboration avec la marque à la petite virgule, qui l’accompagnait depuis huit saisons. « L’Histoire et les valeurs du club et de la marque sont en tout point similaires » constate Guillaume de Monplanet, directeur marketing de Reebok. Des valeurs familiales et conviviales, certes, mais ne doutons pas de l’aspect économique qui a dû contribuer, en grande partie, au rapprochement entre le Racing Club de Lens et Reebok. D’ailleurs, à l’ouverture de la nouvelle boutique installée à l’entrée du stade, c’est déjà l’émeute et aucun supporter ne partira sans son nouveau maillot (dont le prix est exceptionnellement fixé à 65 euros, le moins cher de France), sa paire de pantoufle ou même son petit calepin à l’effigie du club.

Le Maire de Lens, Guy Delcourt, le directeur Marketing de Reebok, Guillaume de Monplanet et l'ensemble de l'équipe du RC Lens sont réunis à l'occasion de l'ouverture de la nouvelle boutique, Emotion foot.

Le Maire de Lens, Guy Delcourt, le directeur Marketing de Reebok, Guillaume de Monplanet et l'ensemble de l'équipe du RC Lens sont réunis à l'occasion de l'ouverture de la nouvelle boutique, Emotion foot.

Outre cette nouvelle collaboration, Reebok a fait, par la même, signé les joueurs Monnet-Paquet et Adil Hermach, tous deux respectivement jeunes internationaux français et marocains. Une nouvelle aventure pour cette marque qui s’engage donc sur le marché du football français après avoir frôlé la faillite dans les années 90.

Une rentrée sportive avant tout

Cette journée était aussi et surtout l’occasion d’afficher les ambitions pour une saison qui promet d’être capitale pour l’avenir du club. Après une saison passée dans l’antichambre du plus haut niveau national, le Président aussi passionné qu’atypique Gervais Martel, et l’entraîneur Jean Guy Walleme venaient s’entretenir avec la presse pour le lancement officiel de la saison lensoise 2009/2010. Gervais Martel , au club depuis 21 ans et « passionné de terrain » comme il se caractérise lui même ne cachait pas sa joie de retrouver ses joueurs et l’ensemble du staff après un mois de vacances. Il l’annonce d’emblée, cette année, compte tenu de la situation financière du club, affaiblie par sa descente en Ligue 2 et d’un large manque à gagner (qui se compte en millions d’euros), sera difficile même « si le club dispose de capitaux propres et d’actifs suffisant pour continuer à vivre ». D’un ton posé, il assure que « la politique du club est extrêmement claire : on a une trentaine de joueurs sous contrat, y compris les jeunes, qui vont participer, je l’espère, de manière active au niveau sportif, donc il n’y aura pas d’arrivées tant qu’il n’y aura pas de ventes ». Jean Guy Walleme le confirme, « la porte n’est fermée pour personne même si j’aspire à avoir un effectif équilibré. On est tributaire du marché actuel. C’est un métier délicat, certes j’aimerais garder certains joueurs sur qui je compte un peu plus mais on est obligé de faire en fonction de l’enjeu économique ».

Jean Guy Walleme observe ses hommes avec attention.

Jean Guy Walleme observe ses hommes avec attention.

Il faudra donc dégraisser pour diminuer la masse salariale du club, étroitement contrôlée par la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion ). Aujourd’hui quinzième budget de Ligue 1 avec 40 millions d’euros, les fonds demeurent « extrêmement raisonnables » pour Gervais Martel mais il faut du temps pour se remettre d’une descente en Ligue 2. « Nous avions budgétisé, il y a deux ans, sur une 6ème place », imaginez donc le manque à gagner, qui explique la situation actuelle du club. Sur le départ, on parle dans les travées de notamment deux joueurs, Nenad Kovacevic et Aruna Dindane, qui reste cependant très attaché affectivement au club. Le cas des attaquants à Lens est épineux, « on a huit joueurs qui peuvent jouer à ce poste là, donc si un ou deux joueurs partent, on ne sera pas pris au dépourvu. On a reçu des offres mais cela ne nous convient pas » dixit avec naturel Gervais Martel. A ce propos, le président à la verve acerbe plaça un petit pic au football hexagonal, pointant du doigt « l’incapacité des clubs français à recruter en interne ». Pour Kevin Monnet-Paquet, attaquant français international espoir, « il y a beaucoup d’attaquants comme l’année dernière. On a un bel effectif, mais maintenant on sait tous que le mercato ne fait que commencer et on ne sait pas ce qu’il va se passer pour certains. Pour l’instant on travaille tous ensemble, et on espère faire une bonne année en Ligue 1. C’est vrai qu’il y a pas mal d’attaquants ici, donc il va falloir travailler et gagner sa place. Mais la concurrence fait avancer. De toute façon, dans ma tête je suis lensois à 100%».

Aruna Dindane annoncé sur le départ signe quelques othographes. Revenu d'une saison marquée par les blessures, Aruna Dindane est, selon son président, revenu à son meilleur niveau et nourrit de grandes ambitions à un an de la Coupe du monde.

Aruna Dindane annoncé sur le départ signe quelques othographes. Revenu d'une saison marquée par les blessures, Aruna Dindane est, selon son président, revenu à son meilleur niveau et nourrit de grandes ambitions à un an de la Coupe du monde.

Pas de modifications majeures donc au club Sang et Or outre trois arrivées officialisées dans la première partie du mercato : le défenseur centrale marocain Issam El Adouale, l’attaquant brésilien Eduardo en provenance de Guingamp et le gardien international tunisien Kasraoui. Dominique Cuperly, ancien adjoint d’Eric Gerets est lui aussi venu renforcer le staff lensois pour apporter son expérience du haut niveau. Cinq jeunes, entre 18 et 21 ans ont aussi signé au club, comme Steven Monrose, William Remy ou encore Samba Sow.

Les joueurs, après une heure et demi d'entraînement, rentrent aux vestiaires dans une ambiance détendue.

Les joueurs, après une heure et demi d'entraînement, rentrent aux vestiaires dans une ambiance détendue.

Humilité oui, mais pas de figuration

« On ne revient pas en Ligue 1 pour faire un petit tour et regarder ce qui va se passer. On privilégiera évidemment le côté sportif » assure Gervais Martel, mais il est conscient que ses joueurs devront faire face à « une année compliquée, on va donc faire preuve d’humilité, on va pas venir en Ligue 1 en faisant les gros bras. Mais on aborde cette saison plein de confiance, d’entrain, de détermination avec un grand plaisir de retrouver le haut niveau et le public ». Ce à quoi Jean Guy Walleme rétorque: « On est aussi ambitieux. C’est inimaginable le nombre de joueurs qui souhaitent venir jouer à Lens. Nous sommes attractifs, maintenant il faut attendre que la situation financière se décante », laissant présager ainsi d’éventuels renforts au cours du mois d’Août si le club parvenait à vendre certains de ses joueurs. Même discours pour les joueurs et notamment Kevin Monnet-Paquet, « on sait d’où l’on vient, et on n’a pas envie de revivre ça. On va essayer d’avoir de l’ambition tout en restant humble ».

Frédéric Mankowski, nouveau préparateur physique du RC Lens, prend en charge les Lensois à la fin de l'entraînement.

Frédéric Mankowski, nouveau préparateur physique du RC Lens, prend en charge les Lensois à la fin de l'entraînement.

Donc pas question de déclarer qu’on joue le maintien, et cela méritait, lorsqu’on pose la question à Gervais Martel, une petite phrase bien sentie : « Guy Roux est parti depuis longtemps, lui aurait dit jouer le maintien ».

Les joueurs sont partis ce jeudi 2 juillet en stage au Touquet. Une nouvelle saison se profile, et la chaleur, l’engouement pour le club de Lens n’a pas vacillé. Plus de 5000 personnes étaient présentes à l’entraînement public, 19 000 abonnements et plus de 28 000 spectateurs en moyenne au Stade Bollaert pour une saison en Ligue 2, c’est un record, « du jamais vu » comme le souligne Kevin Monnet-Paquet. La ferveur populaire et l’esprit familial autour de ce club est toujours aussi fort, reste à savoir si cela suffira pour aborder sereinement la soirée du 8 Août, synonyme de retour officiel sur les terrains de Ligue 1. Le Racing, champion de Ligue 2, a rattrapé sa bourde, et tient en grippe l’exemple de Nantes et du Havre, qui ont fait la navette. Un club droit dans ses baskets, avec un éminent président respecté par ses pairs et un public entier et passionné. Autant de critères qui nous poussent à souhaiter bonne chance au RC Lens. Le grand rendez-vous est donc fixé : le 08 Août, 21 heures, à Chaban Delmas, pour une rencontre entre Champions.

Vincent Ricau