Juan Pablo Pino

Posted by Surface On août - 8 - 2009

Surnommé « le Mage » dans son pays natal, le Colombien de Monaco, Juan Pablo Pino, a connu une intégration très difficile avant de s’imposer cette saison comme l’une des révélations offensives de la Ligue 1.

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Photo: Hugues Anhes

POURQUOI AVOIR CHOISI DE VENIR à MONACO ?
Tous les joueurs sud-américains ont le rêve d’évoluer en Europe. Lorqu’on a  de l’ambition, c’est un pas qu’il faut franchir pour avancer. J’avais plusieurs propositions de clubs et après en avoir discuté avec mon agent, j’ai opté en  2007 pour Monaco qui a pas mal insisté pour m’avoir.

QU’EST-CE QUI T’A LE PLUS SURPRIS EN ARRIVANT ICI ?
Tout ! Arriver ici, c’est un changement complet. Ta vie se retrouve  totalement modifiée. La langue n’est pas la même, tout comme le climat, la nourriture, la manière de jouer au football. Les différences entre ces deux pays sont si nombreuses ! C’est important d’essayer de s’adapter à tout ça le  plus rapidement possible. Aujourd’hui, je me sens vraiment très bien ici.

MAIS TON ADAPTATION A ÉTÉ TRÈS DIFFICILE…
Oui, pour toutes ces raisons. Et puis, n’avoir personne à qui parler et nulle  part où aller, c’est extrêmement difficile. Je suis quelqu’un qui essaie  toujours de s’intéresser aux autres. En Colombie, j’étais toujours bien  entouré et ma famille compte énormément. En plus, je ne jouais pas  beaucoup en arrivant à Monaco. La première année n’a pas été évidente du  tout. Je suis arrivé, j’étais jeune, je ne connaissais pas ce championnat et je  ne jouais que quelques minutes par match. Cinq minutes par ci, dix minutes  par là, un match sans jouer… Je ne me sentais pas bien.

ALORS, TU ES PARTI EN BELGIQUE PENDANT SIX MOIS…
Oui, j’ai été prêté à Charleroi. Malheureusement, j’ai été beaucoup blessé et  je n’ai pas joué beaucoup plus. Il a fallu que je m’adapte de nouveau à un environnement et à un football différents. Et il faisait encore plus froid qu’à Monaco ! J’étais venu pour évoluer et me faire plaisir, et je n’ai finalement joué que quatre matches. Mais j’avais dans la tête d’essayer de devenir  toujours plus fort et de réussir à Monaco. J’ai le sentiment d’y être un peu  parvenu cette saison.

QUELLES SONT LES QUALITÉS NÉCESSAIRES A UN JOUEUR SUD-AMÉRICAIN POUR RÉUSSIR EN FRANCE ?
Je crois que le plus important, c’est de ne pas changer le footballeur que l’on  était en Amérique du Sud. Il faut continuer à jouer avec nos qualités de  départ tout en essayant de s’adapter. En France, le jeu est bien plus physique, plus rapide surtout. Chez moi, durant une rencontre, on a le  temps de garder le ballon, de faire des pauses. Ici, le jeu ne s’arrête vraiment  jamais ! Mais à partir du moment où tu as un niveau physique suffisant, ça devient possible de faire parler tes qualités techniques  naturelles.

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Yohan Mollo

Posted by Surface On mai - 1 - 2009

Il est le cousin du buteur toulousain André-Pierre Gignac et surtout l’une des grandes découvertes de la Ligue 1 cette saison. International espoir, joyau offensif de l’équipe de la Principauté, le fulgurant Yohan Mollo n’a pas l’intention de passer dans le paysage du foot français comme une comète.

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TU DIS PARFOIS EN INTERVIEW QUE TU ES PARTI DE RIEN. CA VEUT DIRE QUOI ?
Quelque part, j’étais le choix qu’on attendait le moins. On parlait tout le temps des autres, j’étais derrière eux au départ. Il y a deux saisons, j’étais en CFA et l’an passé, je jouais en 18 ans nationaux. Donc j’ai baissé d’une catégorie. Cette saison, j’ai fait un grand bond qui m’a amené vers le monde professionnel. Tout ça fait que je n’oublie pas d’où je viens et chaque minute où l’enflammade peut rentrer dans ma tête, aussitôt je pense à ça et je redescends sur terre direct.

QU’EST-CE QUI EST LE PLUS DIFFICILE DANS CE NOUVEAU STATUT ?
C’est l’aspect psychologique. Je n’ai pas envie de faire juste deux matches et qu’on dise « Ah, le petit Mollo, il est bon ». Je cherche à être régulier et prouver que malgré mon âge, je peux être constant. Surtout dans un club prestigieux comme Monaco, je n’ai pas le droit d’être en dent-de-scie. Il faut que je prouve que je peux endurer ce qu’un vieux peut endurer. On ne doit pas me reprocher de « faire le jeune ».

QUELLE RELATION ENTRETIENS-TU AVEC TON COUSIN ANDRE-PIERRE GIGNAC ?
Il est assez doué pour me remettre à ma place (rires). Pour les fêtes de Noël, je suis allé lui rendre visite à Toulouse. A ce moment-là, je n’avais pas encore inscrit de but en Ligue 1. Il me disait : « Tant que tu ne marques pas, ne parle pas avec moi ! » Quand j’ai marqué, c’est lui que j’ai appelé en premier, pour le chambrer. Il n’a pas répondu aux deux premiers coups parce qu’il savait ce que j’allais dire mais je l’ai appelé le lendemain ! Il a connu une belle progression malgré les coups durs (Gignac était remplaçant la saison dernière, ndlr). Je retiens surtout la manière dont il a géré les mauvais moments. Il a une mentalité extraordinaire.

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