Diego Lugano

Posted by Surface On janvier - 14 - 2013

Arrivé au PSG en provenance de Fenerbahce cet été, Diego Lugano était annoncé comme “LE” complément idéal de Mamadou Sakho en défense centrale. Après des débuts manqués, entre blessures et contre-performances, le capitaine Uruguayen semble toujours aussi déterminé à se fa ire une place. Retour sur un joueur qui aime la pression, au point d’en redemander.

En allant à la rencontre du capitaine uruguayen, nous avons pu constater qu’il y avait bien un changement d’ère dans le club de la capitale. La volonté affichée par les nouveaux propriétaires est bel et bien d’en faire un grand club européen, même si les infrastructures actuelles contrastent avec les ambitions. Mais la ferveur et l’engouement sont là. En arrivant au Camp des Loges, nous devons d’abord traverser une foule de supporters venus braver le vent glacial en cette fin de matinée. La température est clairement en-dessous de zéro et seul Diego Lugano joue en short. Une fois à l’intérieur du Camp des Loges, sur le chemin qui nous mène au défenseur de 31 ans, c’est un défilé de stars qui s’offre à nous. Après avoir aperçu Thiago Motta, et Claude Makélélé, nous croisons Alex et Maxwell au détour d’un couloir. Dans la salle qui nous est réservée, nous entendons des bribes de discussions, où se mêlent l’anglais, l’espagnol et l’italien. Le PSG nouvelle version a résolument une dimension internationale. L’entraînement vient de se terminer et l’odeur du terrain a laissé place à celle des cuisines qui embaume le bâtiment. Diego Lugano se présente à nous avant même d’avoir fini de manger. L’homme est pressé, la télévision uruguayenne l’attend, mais il tient à prendre le temps d’échanger avec nous, pour l’une de ses rares interviews avec un médias français…

Comment trouves-tu le championnat de France ?

Très compétitif. Mais la Liga, la Premier League et la Serie A restent des championnats très pros. Depuis la Coupe du Monde 98, le football français a beaucoup grandi. La France est une puissance dans le football. C’est un championnat très intéressant pour ceux qui viennent y jouer. Mais le championnat brésilien reste pour moi un championnat à part. Là-bas, il y a dix équipes chaque année qui sont capables et obligées de gagner le titre de champion. Si elles ne gagnent pas, c’est un véritable échec. Et puis, c’est un championnat de plus en plus compétitif en vue de la Coupe du Monde 2014. En Turquie, c’est le championnat où la rivalité est la plus féroce. Ça m’a beaucoup plu d’ailleurs. Il y a une passion incomparable dans ce pays. Le peuple turc adore le football. Mais cela ne se ressent pas dans l’organisation de la Ligue. L’acclimatation y est très difficile. Le championnat uruguayen lui, est assez petit, mais très agréable.

Quelle différence de pression y-a-t-il entre le PSG, Fenerbahçe et São Paulo ?

Le football se joue de plusieurs façons dans ces trois pays. Au Brésil, c’est le plus beau du monde. Je suis arrivé jeune là-bas, dans un club qui ne gagnait pas beaucoup de titres, et j’avais déjà de grosses responsabilités. À Fenerbahçe, c’était autre chose. C’est le plus grand club de Turquie. La passion y est énorme. Les gens dans la rue t’arrêtent pour te parler de l’équipe, des matches à gagner. À Paris, la pression est encore différente. Le PSG est un grand club, qui vit une période de transition. Le club a de grandes responsabilités, d’autant plus qu’il est regardé par énormément de monde. Il y a une grosse pression. J’ai appris à la gérer différemment avec l’âge. J’ai toujours voulu laisser mon nom dans l’histoire des clubs où je suis passé.

Quel était ton joueur favori étant jeune ?

Enzo Francescoli, comme tout Uruguayen. Mais il a joué à l’OM, c’est pour ça que je ne peux pas trop en parler ici (rires). C’est ça le problème. En Amérique oui, mais pas ici. Il a marqué une bonne époque du foot uruguayen. Il était admiré ici. C’était l’un des joueurs les plus classes de sa génération.

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Diego Lugano ©Sabrina Lambletin

Diego Lugano ©Sabrina Lambletin

Surface n°17

Posted by Surface On décembre - 1 - 2011

SURFACE

vous présente pour son prochain numéro

MAMADOU SAKHO & JOEYSTARR

Disponible samedi 3 décembre

Premier rôle du fim PolisseJOEYSTARR cartonne au cinéma. Capitaine d’un PSG new look, MAMADOU SAKHO domine la L1. 23 années séparent les deux hommes. D’apparence, tout ou presque pourrait les opposer, et pourtant… Ce sont tous les deux des Parisiens viscéraux, des supporters indéfectibles du PSG. Les visages sont fermés comme sur la pochette d’un album de gangsta-rap ou l’affiche d’un film de mauvais garçons. Rencontre au sommet avec deux figures du milieu parisien.

Making of du shooting


Surface 17 avec Mamadou Sakho & JoeyStarr : le… par SurfaceFootMag

Extraits :

Footballeurs VS rappeurs

«Je suis passé de fraudeur du métro à conducteur de grosses voitures. Je ne vais pas m’en plaindre.» Mamadou Sakho

«Les rappeurs ne sont pas plus engagés que les footballeurs. […] Combien de rappeurs répondent à l’urgence ? Très peu ! Les rappeurs n’ont pas de points de vue politique, ils font du social… et encore ! Cela dit, on aimerait bien que Zidane fasse autre chose que des pubs pour Danone et la sécurité routière.» JoeyStarr

Le PSG version Qatar

«On sent que c’est une équipe encore en chantier, qu’il y a encore des automatismes à trouver. Mais on est premier au classement. Rien que d’y penser, je mouille. Pendant des années, on a mangé notre pain noir.» JoeyStarr

«Pour l’instant, la machine est encore en rodage. […] Les gens ne se rendent pas compte, mais intégrer une nouvelle équipe n’est pas sans difficulté en particulier pour les étrangers comme Pastore. Il faut s’habituer au pays, apprendre la langue, trouver une maison, inscrire les enfants à l’école et que madame soit contente.» Mamadou Sakho

L’arrivée de Beckham et la concurrence

«David Beckham au PSG ? Et pourquoi pas Lady Gaga pendant qu’on y est ?» JoeyStarr

«Les joueurs expérimentés comme David Beckham ou Claude Makélélé sont indispensables pour un vestiaire. […] Par leur simple présence, ils bonifient une équipe. Je ne suis pas contre sa venue à Paris, bien au contraire.» Mamadou Sakho


Également au sommaire de ce numéro

Dossier

*** LE CLASH DANS LE FOOTBALL ***

Partie intégrante du football contemporain, les clashs entre protagonistes du ballon rond prennent aujourd’hui presqu’autant d’importance que les performances sur le terrain. Surface a voulu en savoir plus sur cette évolution, où les mots se sont substitués aux actes.  De Éric Cantona à Louis Nicollin en passant par Maradona, ou encore Jean-Michel Aulas, tour d’horizon du clash dans le football.

PIERRE MÉNÈS & ÉRIC DI MECO

Les deux chroniqueurs foot les plus virulents du PAF confrontent leurs points de vue. Équipe de France, Beckham, le PSG et Pastore, l’OM et Deschamps, Cantona, Nicollin, leur métier… Une interview croisée où la langue de bois n’a pas droit de cité.
« Voir Beckham aller sur le banc et fermer sa gueule ça sera une belle leçon pour certains joueurs en France… » Éric Di Meco

« Le problème de Didier, c’est qu’il ne s’inscrit jamais dans la durée. C’est un mec de « coups. […] Il n’est pas capable de construire » Éric Di Meco

« J’en ai rien à cirer du Qatar Football Club aujourd’hui » Pierre Ménès

« Nicollin ? Souvent vulgaire, parfois drôle, parfois pas du tout. Mais ce n’est pas lui qui me dérange le plus à Montpellier. Le comportement de Girard me gêne beaucoup plus. » Pierre Ménès

LOUIS NICOLLIN

Entre froideur, coups de gueule et mauvaise foi, rencontre avec un clasheur expert.

« Certains clubs voulaient faire partie des plus grands et se retrouvent en Ligue 2 aujourd’hui. Je ne parle de Lens mais de Monaco ! Ça me fait assez rire d’ailleurs. »

Reportage

*** AU CŒUR DE MONTPELLIER ***

Que connaît-on de Montpellier ? Les déclarations de Nicollin, les coups de gueule de René Girard, une attaque fulgurante et un style de jeu souvent jugé rugueux voire agressif. Peu de choses finalement, alors à quoi ressemble le plus professionnel des clubs amateurs qui est aujourd’hui en tête de notre championnat ?

Reportage au cœur du centre d’entraînement du Grammont avec les témoignages de RENÉ GIRARD et RÉMY CABELLA.

Des portraits

RIO MAVUBA

« Cela fait plus d’un an que j’attends une sélection, que j’espère. Et au final, il n’y a rien. Pourtant je ne pense pas démériter par rapport à d’autres. »

JULIEN FÉRET

« Je suis le 3ème plus vieux de l’équipe, et ça fait bizarre. En plus je suis venu dans un rôle de meneur de jeu. Ca demande beaucoup d’exigences et beaucoup de paroles, et je me retrouve dans l’obligation d’être un leader dans l’équipe. »

NOEL GALLAGHER

« La différence entre City et United, c’est Sir Alex. Il nous manque un godfather sur le banc. »

GUY CARLIER

« Il faut dire qu’à l’époque « Le Guen », c’était vraiment un pensum d’aller les voir jouer (le PSG, ndlr). Il y avait Bourillon, Digard… c’était affreux ! Il n’y avait rien, c’était triste. Alors qu’aujourd’hui, Pastore, c’est Susic ! Il faut qu’il y ait des mecs brillants à Paris ! »

Mais aussi

LAURE BOULLEAU, ANTHONY MODESTE, ALEXANDRE RUIZ, BORIS DIAW, M’BAYE NIANG, RENAUD MUSELIER…

SURFACE Disponible samedi 3 décembre