Diego Lugano

Posted by Surface On janvier - 14 - 2013

Arrivé au PSG en provenance de Fenerbahce cet été, Diego Lugano était annoncé comme “LE” complément idéal de Mamadou Sakho en défense centrale. Après des débuts manqués, entre blessures et contre-performances, le capitaine Uruguayen semble toujours aussi déterminé à se fa ire une place. Retour sur un joueur qui aime la pression, au point d’en redemander.

En allant à la rencontre du capitaine uruguayen, nous avons pu constater qu’il y avait bien un changement d’ère dans le club de la capitale. La volonté affichée par les nouveaux propriétaires est bel et bien d’en faire un grand club européen, même si les infrastructures actuelles contrastent avec les ambitions. Mais la ferveur et l’engouement sont là. En arrivant au Camp des Loges, nous devons d’abord traverser une foule de supporters venus braver le vent glacial en cette fin de matinée. La température est clairement en-dessous de zéro et seul Diego Lugano joue en short. Une fois à l’intérieur du Camp des Loges, sur le chemin qui nous mène au défenseur de 31 ans, c’est un défilé de stars qui s’offre à nous. Après avoir aperçu Thiago Motta, et Claude Makélélé, nous croisons Alex et Maxwell au détour d’un couloir. Dans la salle qui nous est réservée, nous entendons des bribes de discussions, où se mêlent l’anglais, l’espagnol et l’italien. Le PSG nouvelle version a résolument une dimension internationale. L’entraînement vient de se terminer et l’odeur du terrain a laissé place à celle des cuisines qui embaume le bâtiment. Diego Lugano se présente à nous avant même d’avoir fini de manger. L’homme est pressé, la télévision uruguayenne l’attend, mais il tient à prendre le temps d’échanger avec nous, pour l’une de ses rares interviews avec un médias français…

Comment trouves-tu le championnat de France ?

Très compétitif. Mais la Liga, la Premier League et la Serie A restent des championnats très pros. Depuis la Coupe du Monde 98, le football français a beaucoup grandi. La France est une puissance dans le football. C’est un championnat très intéressant pour ceux qui viennent y jouer. Mais le championnat brésilien reste pour moi un championnat à part. Là-bas, il y a dix équipes chaque année qui sont capables et obligées de gagner le titre de champion. Si elles ne gagnent pas, c’est un véritable échec. Et puis, c’est un championnat de plus en plus compétitif en vue de la Coupe du Monde 2014. En Turquie, c’est le championnat où la rivalité est la plus féroce. Ça m’a beaucoup plu d’ailleurs. Il y a une passion incomparable dans ce pays. Le peuple turc adore le football. Mais cela ne se ressent pas dans l’organisation de la Ligue. L’acclimatation y est très difficile. Le championnat uruguayen lui, est assez petit, mais très agréable.

Quelle différence de pression y-a-t-il entre le PSG, Fenerbahçe et São Paulo ?

Le football se joue de plusieurs façons dans ces trois pays. Au Brésil, c’est le plus beau du monde. Je suis arrivé jeune là-bas, dans un club qui ne gagnait pas beaucoup de titres, et j’avais déjà de grosses responsabilités. À Fenerbahçe, c’était autre chose. C’est le plus grand club de Turquie. La passion y est énorme. Les gens dans la rue t’arrêtent pour te parler de l’équipe, des matches à gagner. À Paris, la pression est encore différente. Le PSG est un grand club, qui vit une période de transition. Le club a de grandes responsabilités, d’autant plus qu’il est regardé par énormément de monde. Il y a une grosse pression. J’ai appris à la gérer différemment avec l’âge. J’ai toujours voulu laisser mon nom dans l’histoire des clubs où je suis passé.

Quel était ton joueur favori étant jeune ?

Enzo Francescoli, comme tout Uruguayen. Mais il a joué à l’OM, c’est pour ça que je ne peux pas trop en parler ici (rires). C’est ça le problème. En Amérique oui, mais pas ici. Il a marqué une bonne époque du foot uruguayen. Il était admiré ici. C’était l’un des joueurs les plus classes de sa génération.

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Diego Lugano ©Sabrina Lambletin

Diego Lugano ©Sabrina Lambletin

Gaël Clichy

Posted by Surface On novembre - 26 - 2012

Peu reconnu en France, où il n’a d’ailleurs jamais foulé les pelouses de Ligue 1, Gaël Clichy s’est fait un nom de l’autre côté de la Manche. Après neuf ans passés à Arsenal, le plus jeune champion de l’histoire de la Premier League a pris un nouveau départ en s’engageant avec Manchester City cet été. Entre ses objectifs de titres et sa volonté de revenir en équipe de France, l’arrière gauche passe aujourd’hui à l’offensive pour atteindre ses buts.

En ce mardi 27 mars 2012, le soleil frappe fort sur Paris et inonde la ville de reflets éblouissants. Si la capitale semble s’être parée de sa tenue d’été, Surface est en bleu de chauffe. Dans une des suites du Mandarin Oriental nous attend Gaël Clichy, l’arrière gauche de Manchester City, nouvelle équipe “bling-bling” de Premier League et candidate au titre de champion. Sur le chemin qui nous mène à l’international français, nous croisons du beau monde : « C’est vous Surface ? Sympa le dernier numéro. Rémy, c’est un super gars. » nous lance dans l’ascenseur, le plus Anglais des Français, Gérard Houiller. En franchissant le palier de la chambre, l’attaché de presse d’Hugo Boss – pour qui Clichy va devenir l’égérie parfum – nous accueille avec le sourire et une pointe de stress qui accompagne généralement les rendez-vous avec les footballeurs. Gaël se présente à nous avec son fameux accent du sud. Si football rime avec hôtel de luxe, Gaël Clichy rime avec sympathie. L’international va même jusqu’à demander à faire un cliché avec notre photographe assistante. Une décontraction inédite qui tranche avec les événements tragiques survenus quelques jours auparavant à Toulouse, ville d’où il est originaire. Entretien avec un joueur loin de l’image clinquante de son nouveau club.

Qu’est-ce qui différencie Manchester City d’Arsenal ?

Ce sont deux clubs, avec deux philosophies différentes. Pour le premier, c’est de former de jeunes talents et le second, d’investir énormément dans de grands joueurs. Mais ces deux équipes ont le même objectif : gagner des titres. Je pense que mon choix a été plutôt judicieux, on joue les premiers rôles même si ça va être dur jusqu’à la fin contre United. Avoir joué à Arsenal et Manchester City, c’est pas mal car ce sont deux grands clubs et je suis fier d’avoir fait partie de l’histoire d’Arsenal et de jouer aujourd’hui à City.

Comment expliques-tu le fait que les joueurs français évoluant en Premier League ont du mal en équipe de France ?

C’est souvent la problématique des sélections. Vous avez également des exceptions comme Barcelone, Madrid et l’Espagne où la majorité des internationaux jouent dans ces deux clubs. Si vous prenez une équipe comme Chelsea, qui joue en contre-attaque, et que vous arrivez en sélection avec un coach qui vous demande de jouer un  football à la Barcelone, c’est difficile. Même si on donne le maximum, il faut un temps d’adaptation. On n’a pas souvent la chance de jouer avec les mêmes joueurs, c’est pour ça que le sélectionneur essaye de laisser Mexès et Rami ensemble le plus souvent possible car c’est en enchaînant les matches avec le même onze que l’équipe va être meilleure. Donc, c’est difficile de s’adapter en club et en sélection, vu qu’on passe plus de temps en club. Après, c’est le haut niveau, il faut s’adapter le plus vite possible. Mais une chose est sûre : ces joueurs-là donnent le maximum pour leur pays.

Vous êtes en concurrence en championnat et en sélection. Quels sont tes rapports avec Patrice Evra ?

En sélection, ça se passe très bien. Je ne vais pas dire qu’on va dîner ensemble à Manchester parce que je mentirais, mais à chaque fois que je l’ai vu en équipe de France, c’était très sympa. La concurrence existe. Malheureusement, parfois, elle peut être saine ou un peu plus difficile. En sélection, cela a toujours été clair : aux yeux des gens c’est Patrice le numéro 1. Maintenant est-ce que j’ai quelque chose à lui envier ? Pas vraiment. J’ai la même passion que lui, je fais le même travail. Au final, on se bat pour les mêmes choses et les mêmes raisons. En club, c’est l’un contre l’autre, en sélection c’est ensemble pour aller vers l’avant, donc de ce côté il n’y a pas de rancunes. La seule chose qu’on peut espérer, c’est que l’ambiance et la compétition soient bonnes, car dans un groupe c’est ce qu’on recherche. Je suis confiant, je sais ce que je peux faire, ce que je peux apporter à l’équipe. Aujourd’hui Patrice est un super joueur, qui joue dans un grand club. Je joue aussi dans un grand club donc il n’y a pas d’amertume par rapport à lui.

Pourrais-tu être tenté de jouer un jour au PSG ?

J’ai encore trois ans à City donc c’est loin, mais je ne vais pas me cacher. Comme je l’ai dit c’est mon club de coeur. Dire que j’aimerais jouer au PSG c’est autre chose, mais comme on dit : le football va très vite, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. C’est sûr que le maillot de Paris, c’est magique.

Qu’est-ce qui pourrait te faire venir en France ?

Il y a plein de choses, le fait déjà de n’y avoir jamais joué, hormis en National à Cannes. Encore une fois, Paris c’est un club de rêve et ça fait toujours plaisir de porter les couleurs d’un club qu’on supporte. Mais dire que j’ai envie de quitter la Premier League pour jouer en France, je ne le ferai pas parce que ce n’est pas vrai. Si un jour cela doit se faire, je l’accepterai car c’est un beau challenge. J’aimerais bien connaître le  championnat de mon pays.

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Gaël Clichy ©Vivien Lavau

Surface n°17

Posted by Surface On décembre - 1 - 2011

SURFACE

vous présente pour son prochain numéro

MAMADOU SAKHO & JOEYSTARR

Disponible samedi 3 décembre

Premier rôle du fim PolisseJOEYSTARR cartonne au cinéma. Capitaine d’un PSG new look, MAMADOU SAKHO domine la L1. 23 années séparent les deux hommes. D’apparence, tout ou presque pourrait les opposer, et pourtant… Ce sont tous les deux des Parisiens viscéraux, des supporters indéfectibles du PSG. Les visages sont fermés comme sur la pochette d’un album de gangsta-rap ou l’affiche d’un film de mauvais garçons. Rencontre au sommet avec deux figures du milieu parisien.

Making of du shooting


Surface 17 avec Mamadou Sakho & JoeyStarr : le… par SurfaceFootMag

Extraits :

Footballeurs VS rappeurs

«Je suis passé de fraudeur du métro à conducteur de grosses voitures. Je ne vais pas m’en plaindre.» Mamadou Sakho

«Les rappeurs ne sont pas plus engagés que les footballeurs. […] Combien de rappeurs répondent à l’urgence ? Très peu ! Les rappeurs n’ont pas de points de vue politique, ils font du social… et encore ! Cela dit, on aimerait bien que Zidane fasse autre chose que des pubs pour Danone et la sécurité routière.» JoeyStarr

Le PSG version Qatar

«On sent que c’est une équipe encore en chantier, qu’il y a encore des automatismes à trouver. Mais on est premier au classement. Rien que d’y penser, je mouille. Pendant des années, on a mangé notre pain noir.» JoeyStarr

«Pour l’instant, la machine est encore en rodage. […] Les gens ne se rendent pas compte, mais intégrer une nouvelle équipe n’est pas sans difficulté en particulier pour les étrangers comme Pastore. Il faut s’habituer au pays, apprendre la langue, trouver une maison, inscrire les enfants à l’école et que madame soit contente.» Mamadou Sakho

L’arrivée de Beckham et la concurrence

«David Beckham au PSG ? Et pourquoi pas Lady Gaga pendant qu’on y est ?» JoeyStarr

«Les joueurs expérimentés comme David Beckham ou Claude Makélélé sont indispensables pour un vestiaire. […] Par leur simple présence, ils bonifient une équipe. Je ne suis pas contre sa venue à Paris, bien au contraire.» Mamadou Sakho


Également au sommaire de ce numéro

Dossier

*** LE CLASH DANS LE FOOTBALL ***

Partie intégrante du football contemporain, les clashs entre protagonistes du ballon rond prennent aujourd’hui presqu’autant d’importance que les performances sur le terrain. Surface a voulu en savoir plus sur cette évolution, où les mots se sont substitués aux actes.  De Éric Cantona à Louis Nicollin en passant par Maradona, ou encore Jean-Michel Aulas, tour d’horizon du clash dans le football.

PIERRE MÉNÈS & ÉRIC DI MECO

Les deux chroniqueurs foot les plus virulents du PAF confrontent leurs points de vue. Équipe de France, Beckham, le PSG et Pastore, l’OM et Deschamps, Cantona, Nicollin, leur métier… Une interview croisée où la langue de bois n’a pas droit de cité.
« Voir Beckham aller sur le banc et fermer sa gueule ça sera une belle leçon pour certains joueurs en France… » Éric Di Meco

« Le problème de Didier, c’est qu’il ne s’inscrit jamais dans la durée. C’est un mec de « coups. […] Il n’est pas capable de construire » Éric Di Meco

« J’en ai rien à cirer du Qatar Football Club aujourd’hui » Pierre Ménès

« Nicollin ? Souvent vulgaire, parfois drôle, parfois pas du tout. Mais ce n’est pas lui qui me dérange le plus à Montpellier. Le comportement de Girard me gêne beaucoup plus. » Pierre Ménès

LOUIS NICOLLIN

Entre froideur, coups de gueule et mauvaise foi, rencontre avec un clasheur expert.

« Certains clubs voulaient faire partie des plus grands et se retrouvent en Ligue 2 aujourd’hui. Je ne parle de Lens mais de Monaco ! Ça me fait assez rire d’ailleurs. »

Reportage

*** AU CŒUR DE MONTPELLIER ***

Que connaît-on de Montpellier ? Les déclarations de Nicollin, les coups de gueule de René Girard, une attaque fulgurante et un style de jeu souvent jugé rugueux voire agressif. Peu de choses finalement, alors à quoi ressemble le plus professionnel des clubs amateurs qui est aujourd’hui en tête de notre championnat ?

Reportage au cœur du centre d’entraînement du Grammont avec les témoignages de RENÉ GIRARD et RÉMY CABELLA.

Des portraits

RIO MAVUBA

« Cela fait plus d’un an que j’attends une sélection, que j’espère. Et au final, il n’y a rien. Pourtant je ne pense pas démériter par rapport à d’autres. »

JULIEN FÉRET

« Je suis le 3ème plus vieux de l’équipe, et ça fait bizarre. En plus je suis venu dans un rôle de meneur de jeu. Ca demande beaucoup d’exigences et beaucoup de paroles, et je me retrouve dans l’obligation d’être un leader dans l’équipe. »

NOEL GALLAGHER

« La différence entre City et United, c’est Sir Alex. Il nous manque un godfather sur le banc. »

GUY CARLIER

« Il faut dire qu’à l’époque « Le Guen », c’était vraiment un pensum d’aller les voir jouer (le PSG, ndlr). Il y avait Bourillon, Digard… c’était affreux ! Il n’y avait rien, c’était triste. Alors qu’aujourd’hui, Pastore, c’est Susic ! Il faut qu’il y ait des mecs brillants à Paris ! »

Mais aussi

LAURE BOULLEAU, ANTHONY MODESTE, ALEXANDRE RUIZ, BORIS DIAW, M’BAYE NIANG, RENAUD MUSELIER…

SURFACE Disponible samedi 3 décembre

Luis Fernandez

Posted by Surface On septembre - 21 - 2009

Symbole de la génération Platini, Luis Fernandez semble inamovible. Animateur de sa propre émission sur RMC, consultant pour Orange Sport, l’ancien joueur de l’équipe de France s’impose désormais dans l’univers médiatique. Avec pour atout sa grande gueule légendaire.

Luis Fernandez

Luis Fernandez

Sûr de lui, Luis Fernandez rejoint l’équipe de Surface à l’hôtel Meurice, à  Paris. Comme avant un match, l’ancien joueur du PSG semble prêt à en découdre. Son franc-parler impose tout de suite le respect. Lui, le tireur du  dernier penalty face au Brésil en 1986, est là, plus sérieux que jamais. Très détendu pendant la séance photo, Luis semble impatient de parler football.  Sa passion est restée intacte et le temps s’arrête lorsqu’il commence à évoquer le PSG, son expérience d’entraîneur et sa nouvelle vie d’animateur radio. Fidèle à son style, il ne mâche pas ses mots, n’hésitant pas à nous faire part de ses coups de gueule et à nous faire partager ces moments d’émotions  qui ne se vivent qu’une fois. Le PSG dans la peau, le football dans les veines, Luis Fernandez transmet avec plaisir sa vision tranchante de l’univers du  ballon rond. Plus que jamais, avec Luis, le foot c’est du sérieux.

Lorsque vous remportez La Coupe des Coupes avec le PSG en 1996, plutôt que d’être heureux, vous aviez l’air soulagé d’avoir gagné ?
J’ai été très déçu par certaines personnes, comme Denisot ou Moutier. Ce sont des gens qui, pendant deux ans, ont passé leur temps à me saboter, à  me mettre des bâtons dans les roues. Tout ça parce que je n’étais pas de leur  monde. J’ai eu l’impression que ça les faisait plus chier qu’autre chose de  gagner. Ils se disaient « Il va falloir se le farcir, il va parler… » Moi j’étais content pour le PSG. Je me souviens que Denisot, lors de cette Coupe  d’Europe, voulait me mettre Yannick Noah dans les pattes. Je lui ai dit : « Si Noah vient intervenir dans mon travail, je fais tout péter ici ! » Et  finalement, il s’est occupé de sortir et d’aller manger avec eux. Denisot  savait que je quitterais le Paris Saint-Germain. Plutôt que d’être le seul à recevoir tous les mérites, il voulait que je partage ça avec quelqu’un d’autre.  J’ai pris la décision de partir parce que je ne pouvais plus travailler  dans ces conditions.

On a pu Lire que vous montiez un collectif, en collaboration avec certains  supporters du PSG, pour essayer de trouver des solutions pour le club…
Je suis effectivement en train de monter un collectif autour du PSG, parce  que je pense qu’il est important d’avoir une réflexion. Ce n’est pas un contre-pouvoir. Il s’agit de s’asseoir, d’échanger et d’essayer de faire quelque chose.  Les supporters n’ont pas leur mot à dire concernant les  abonnements, les maillots etc… En Espagne, il y a les socios. Non seulement ils sont abonnés mais en plus, ils votent tous les quatre ans pour élire le  nouveau président. Pourquoi en France, on ne pourrait pas faire ça ? Les présidents ne doivent pas arriver et faire n’importe quoi avec le club. Ça me  met hors de moi. C’est pour ça qu’on en parle. L’objectif serait de réunir ces  supporters de temps en temps.

Pensez-vous que Ce Groupe peut avoir un impact ?
Ça peut toujours avoir des effets. Peut-être qu’ils réfléchiront plus avant de  prendre des décisions. Ils ne pensent qu’à une seule chose, c’est « J’ai vendu 10 millions de maillots, j’ai vendu 20 000 abonnements… » Ils pensent en terme business, il n’y a pas cette notion de réfléchir en terme de résultats  sportifs. Je comprends qu’il faille des ressources économiques. Mais que ce soit toujours au détriment du sportif, ce n’est pas possible.

Pensez-vous que ce groupe peut avoir un impact ?
Ça peut toujours avoir des effets. Peut-être qu’ils réfléchiront plus avant de  prendre des décisions. Ils ne pensent qu’à une seule chose, c’est « J’ai vendu 10 millions de maillots, j’ai vendu 20 000 abonnements… » Ils pensent en terme business, il n’y a pas cette notion de réfléchir en terme de résultats  sportifs. Je comprends qu’il faille des ressources économiques. Mais que ce soit toujours au détriment du sportif, ce n’est pas possible.

Qu’est ce qui vous enrichit dans cette expérience ?
C’est le contact. J’ai envie d’expliquer les choses. On n’est pas la radio de Marseille ou de Paris. Il faut pouvoir parler de tous les clubs. L’avantage, c’est que je eux donner le micro aux gens qui ont envie de parler et en même temps, je peux exprimer mon opinion. Si par exemple, j’ai envie de dire que  je n’aime pas Domenech, et bah je le dis ! Et je ne dis pas ça parce que 60 millions de Français sont contre lui !

Qu’avez-vous contre Raymond Domenech ?
C’est juste qu’il y en a d’autres qui, pour moins que ça, se sont fait dégager.  Donadoni, ils l’ont viré en Italie. Et lui, il a gagné des titres en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Mais pas Domenech. Après l’Euro, il y a des  décisions qui auraient dû être prises. Aujourd’hui, les instances sont un peu  inquiètes et frileuses. Raymond ne propose pas de solutions sur le jeu. Il ne communique pas sur le football. De toute façon, on est jusqu’en 2010 avec  lui. Moi, quand j’étais entraîneur ou joueur, j’en ai pris plein la gueule. Mais la critique, c’est quelque chose qui m’a toujours servi de motivation.

Est-ce qu’il y a une probabilité pour qu’on vous revoie sur le banc du PSG ?
Sur le banc non, mais revenir au club oui. C’est sûr que je reviendrais, mais à  un autre poste. Parce que je ne pense pas que l’équipe qui est en place  actuellement le reste encore longtemps. Je pense qu’il leur reste deux ou  trois ans. Il s’agit de trouver la bonne place pour que je puisse apporter le  plus possible à ce club. J’ai déjà eu l’occasion de discuter avec Sébastien Bazin pendant trois ou quatre heures. L’échange s’était bien passé. Il n’était  pas d’accord avec tout. Il y a surtout une question qui me tient à coeur et à  laquelle je pense souvent, c’est: pourquoi Paris n’a pas un deuxième grand  club ?

Dans le troisième numéro de Surface, Raymond Domenech avait évoqué cette idée de deuxième club parisien…
Qu’il essaie déjà de nous emmener en finale de la Coupe du Monde. Et de nous la faire gagner…

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Guillaume Hoarau

Posted by Surface On mars - 14 - 2009

Guillaume Hoarau est la grande révélation de la Ligue 1. Pour sa première saison parmi l’élite, le parisien se place déjà en tête du classement des buteurs, de quoi attiser la convoitise des plus grands clubs lors du prochain mercato. Son prochain challenge, l’Equipe de France, où l’ancien Havrais a reçu sa première convocation pour les matchs éliminatoires de la coupe du monde 2010 face à la Lituanie.

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Guillaume porte: veste Paul&Joe, polo IKKS, jean Hugo Boss, derbys Paul&Joe, noeud papillon porté en broche Hugo Boss, chevalière et gourmette Pianegonda.

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Guillaume porte: chemise G-Star, gilet et pantalon Hugo Boss, Derbys Paul&Joe, chevalière et gourmette Pianegonda, ballon John Woodbridge&Sons Makers LTD

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Guillaume porte: veste Paul&Joe, polo IKKS et noeud papillon porté en broche Hugo Boss

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Guillaume porte un gilet Hugo Boss

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Connu ou anonyme, le tandem père et fils est un classique dans le milieu du  football. Christian et Yoann Gourcuff, Jean et Youri Djorkaeff, Cesare et  Paolo Maldini, Alain et Thibault Giresse, Johan et Jordi Cruijff sont les plus  marquants. Certains veulent perpétuer la légende du père et d’autres tentent d’achever ce que leur modèle avait commencé jadis. Dans les deux cas, les  fils essayeront d’être meilleurs. Désormais, il faut ajouter Pierre et Guillaume Hoarau à cette longue liste…

Vendredi 09 Janvier 16h30 : Il fait un froid de canard, la nuit tombe. Au  Petit Oiseau Va Sortir, un studio photo situé dans le 11e arrondissement de Paris, tout le monde s’affaire. Photographe, assistants, styliste, maquilleuse  et d’autres se préparent à recevoir Guillaume Hoarau, la nouvelle coqueluche du Paris Saint Germain pour un shoot photo et une interview.  Vivien, le photographe, revient sans cesse sur le décor et les lumières. Il  effectue quelques essais concluants. Tout doit être réglé dans les moindres détails avant l’arrivée du jeune prodige et quand on parle du loup ou plutôt du renard des surfaces… La séance peut commencer.

16h45 : Guillaume est là, accompagné d’un homme d’âge mur. Politesses  faites, il se rend disponible et l’équipe le prend en charge immédiatement. D’abord Priscilla la styliste puis Magali la maquilleuse… En peu de temps  Guillaume troque son jogging noir et rouge Nike, sa paire de Jordan série dix assortie pour une tenue plus habillée : une chemise bleue G-Star, un gilet et un pantalon noir Hugo Boss ainsi que des mocassins noirs Paul&Joe.  Relooké, le teint unifié Guillaume s’installe dans le décor.

17h15 : Il s’allonge sur canapé noir avec un ballon de football d’époque posé  à coté de lui. Dans le fond se trouve un paravent en bois et au premier plan  une table basse en verre sur laquelle sont positionnées la statuette d’une panthère noire et une lampe design. De la musique hip-hop pour l’ambiance,  les premiers flashs, Guillaume tient la pose sous la direction de Vivien.

17h50 : Le photographe est pointilleux, le joueur vedette est toujours sous  le feu des projecteurs. Guillaume coopère avec application ce que confirme Frank Hocquemiller son agent arrivé depuis peu : « Je suis agent de droit  d’image chez VIP Consulting et non agent sportif. Nous gérons l’image des  célébrités. C’est-à-dire tout ce qui relève des relations publiques, du  sponsoring, de la publicité, de la presse et des partenariats. Nous comptons  parmi nos clients des sportifs de haut niveau mais aussi des acteurs, des  mannequins, des chanteurs, des animateurs télé… Ayant collaboré avec de nombreux footballeurs comme Samuel Eto’o, Fernando Torres, Steven Gerrard ou encore Djibril Cissé, je peux vous dire que Guillaume fait preuve  d’une grande maturité pour son jeune âge. Il a la tête sur les épaules, il a  conscience des enjeux et du travail à réaliser pour y parvenir. D’ailleurs nous le suivons à sa demande et celle de son agent sportif. Evidemment son  profil nous intéresse depuis son engagement au PSG mais nous connaissions  sa valeur footballistique qui se confirme au fil des matchs cette saison. Nous  voulons l’amener le plus haut possible tant que les différentes sollicitations n’empiètent pas sur l’aspect sportif. Cela dit, la gestion de l’image de marque  est une affaire importante car elle influe sur la valeur marchande d’un  joueur. Les grands clubs, comme le FC Barcelone, arrivent à verser des  salaires mirobolants parce qu’ils achètent une partie des droits d’image des  grands joueurs ainsi, à chaque fois que l’un d’entre eux participe à une  campagne de pub ou à chaque vente de maillot, le club touche un  pourcentage. Je souhaite le même destin à Guillaume. » De toute évidence  Guillaume Hoarau est très bien entouré.

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