Enfant du Forez, Mickaël Furnon, plus connu sous le nom de Mickey 3d, est tombé dans le Chaudron magique dès l’âge de 8 ans. Et, évidemment, la chambre d’enfant du chanteur était décorée des posters de Michel Platini, Dominique Rocheteau et Johnny Repp.

photo: Hugues Anhes
Mickey 3d poursuit une carrière artistique sans faute de goût depuis près d’une décennie. Auteur d’un nouvel album au charme folk pop évident, intitulé « la grande Evasion » (disponible dans les bacs à partir du 21 septembre), Mickaël Furnon ne manque pas de passions : il aime les chansons revigorantes, les guitares tristes, les joueurs de couloir, les histoires de ballon rond (« Johnny repp », « la footballeuse de sherbrooke ») et retrouver le plus souvent possible l’ambiance surchauffée du stade Geoffroy-Guichard.
Depuis ton plus jeune âge, tu soutiens l’ASSE. Comment est née cette passion ?
Comme tous les gamins de Saint-Étienne. Naître ici, c’est un peu comme Obélix qui tombe dans la potion magique. Moi, je suis tombé dans le Chaudron (sourire). À SaintÉtienne, le football est une véritable religion, comme à Marseille ou à Lens. Ici, même les gens qui n’aiment pas le football s’intéressent aux résultats des Verts.
On parle souvent de l’ambiance fiévreuse du chaudron…
Le Chaudron, c’est énorme ! Il y a des stades, comme Gerland, où le public ne chante jamais. Chez nous, à Sainté, ça chante tout le temps. Être dans ce stade, ça me rend heureux. De la première seconde du match au coup de sifflet final, il n’y a pas une seconde où l’ambiance se relâche. Il y a quelques années, quand l’équipe était en Ligue 2, j’avais été invité à donner le coup d’envoi d’un Saint-Étienne/Châteauroux. Là, quand tu es au milieu de la pelouse, tu comprends pourquoi des joueurs arrivent à se transcender. Avec un public si généreux, qui pousse sans arrêt, il est impensable qu’un joueur stéphanois ne se donne pas à fond.
Sur ton dernier disque,tu évoques le football féminin dans une chanson intitulée « la footballeuse de sherbrook »…
Je me suis retrouvé à jouer à Quebec. Après une courte nuit dans un dortoir de fac, j’ai rencontré l’équipe féminine de football de Sherbrook. Elles étaient belles avec leurs maillots blancs et leurs chaussettes blanches. Tout ça m’a donné l’idée d’écrire cette petite chanson où les rôles s’inversent : le mec tombe amoureux d’une footballeuse, s’occupe des enfants et va voir jouer maman au stade (rires).
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