Jonathan Lacourt

Posted by Surface On août - 8 - 2009

Le 21 mars dernier, lors de Rennes-Valenciennes, Jonathan Lacourt, sévèrement taclé par Kader Mangane, subit une double fracture tibia-péroné. Depuis, le milieu de terrain de Valenciennes découvre le quotidien guère réjouissant du footballeur convalescent tout en profitant d’un large soutien populaire.

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Photo: Hugues Anhes

T’ETAIS-TU DEJA DIT QU’UNE TELLE BLESSURE POUVAIT T’ARRIVER ?
Déjà, je n’étais pas capable de regarder les images des blessures d’Eduardo  ou de Djibril Cissé qui ont subi la même chose que moi. Alors, ça va être  difficile de regarder la vidéo de la mienne. À l’époque, je ne me disais pas  que ça pouvait m’arriver : j’avais mal pour eux, c’est tout !

QU’EST-CE QUI EST LE PLUS DUR DANS LA SITUATION QUE TU TRAVERSES ?
Ne pas marcher déjà ! Pendant les deux mois qui ont suivi l’accident, j’étais  plâtré, je ne pouvais pas poser le pied au sol. Ensuite, j’ai commencé à  avancer avec des béquilles mais ce n’est pas pareil ! Ce qui est très dur surtout, c’est de ne pas savoir pour combien de temps j’en ai. Comme disent  les docteurs, c’est la nature qui va faire les choses. Pour ce type de  blessures, certains vont en avoir pour un an, d’autres pour dix mois. Et puis, le foot me manque énormément. Les matches, les entraînements, me lever pour jouer… Quand tu es blessé, tu te rends compte que rien qu’un entraînement, c’est déjà énorme.

QUE VA CHANGER CETTE BLESSURE A TON RETOUR SUR LES TERRAINS ?
Au début, j’aurai sans doute un peu d’appréhension. Comme lorsque j’ai eu  le droit de poser à nouveau le pied par terre après deux mois sans pouvoir le  faire. Mais ce n’est pas quelque chose qui me fait peur. J’ai trop hâte de rejouer.

CERTAINS JOUEURS BLESSES SE PLAIGNENT DE LA SOLITUDE ET DE LEUR  ISOLEMENT PAR RAPPORT AU MONDE DU FOOT. EST-CE TON CAS ?
Pas du tout. J’ai tout le temps quelqu’un du club au téléphone, certains de  mes coéquipiers sont venus me voir alors que le centre est à 200 kilomètres  de Valenciennes. Et on se parle beaucoup sur le Net. Je suis très bien  entouré. Des supporters sont même passés me rendre une petite visite ! J’ai  reçu plein d’appels du monde du foot, y compris de la part de gens que je ne connaissais que de nom comme Damien Perquis, Rudi Garcia ou Ludovic Batelli.

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Jean-Claude Darcheville

Posted by Surface On mai - 2 - 2009

Le mercato hivernal se transforme souvent en fiasco. Jean-Claude Darcheville est l’exception qui confirme la règle. L’ancien Bordelais, arrivé en début d’année, à Valenciennes est incontestablement le petit plus de cette équipe. Surface est allé à la rencontre de ce Guyanais fan de tuning…

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As-tu noté une différence entre le football écossais et le football français ?
Oui ! Le championnat écossais demande plus d’engagement physique. Pas de temps mort, il faut être à fond pendant tout le match. Le championnat français est plus tactique, plus technique et moins engagé. Cela dit, je pense qu’il y a un meilleur niveau en France.

Tu as 33 ans, une longue carrière mais on sait peu de choses sur tes débuts.
J’ai commencé à jouer chez moi en Guyane. Philippe Malouda, le père de Florent, était mon entraîneur. Il m’a repéré et formé dès mon plus jeune âge à l’ASC Rémire. Quand j’ai eu quinze ans, il m’a payé un billet d’avion pour que je fasse un stage à Sochaux. Je suis revenu en Guyane malgré de bons essais. Trop jeune, je n’étais pas encore prêt à quitter ma famille et mes amis. A mon retour, j’ai intégré l’UFC Sinnamary avec qui je suis devenu champion de Guyane trois ans plus tard. Le Stade Rennais m’a recruté pendant la coupe des DOM-TOM…

Quel regard as-tu sur ta carrière ? es-tu un joueur accompli ?
Je ne serai pas un joueur accompli, tant que ma carrière ne sera pas terminée. À 33 ans, j’ai encore les jambes. J’ai soif de victoire et j’espère aller le plus loin possible pendant les années qu’il me reste.

Y a-t-il un joueur ou une équipe avec lesquels tu aurais rêvé jouer ?
Zidane à l’époque du Real de Madrid ! Un attaquant ne peut pas rêver mieux que d’être servi par un joueur de ce calibre dans une équipe aussi mythique.

Souhaites-tu devenir entraîneur comme beaucoup de joueurs à la fin de leur carrière ?
Non, pas du tout ! J’ai la chance de faire un métier formidable, seulement mon fort tempérament et mon franc-parler ne sont pas des qualités dans le milieu. On critique les politiciens mais le monde du football ne vaut pas mieux. Pour réussir, il faut brosser les dirigeants dans le sens du poil. Ce n’est pas mon genre.

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Steve Savidan

Posted by Surface On mars - 11 - 2009

Au foot professionnel, il préfère le foot du dimanche, voire le foot de quartier. Personnage atypique du football français, Steve Savidan tape le ballon avec simplicité, ce qui ne l’empêche pas d’être redoutable quand il s’agit d’envoyer la balle dans les filets.

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